UNIVERSITÉ PARIS 8 – VINCENNES À SAINT-DENIS
PRATIQUE ET THÉORIE DU SENS
DOCTORAT EN SCIENCES DE L’EDUCATION
Viviani SOUSA DO CARMO
ANONYMAT DE VIE ET DE MORT :
LE LIEN SOCIAL À L’ADOLESCENCE
Thèse dirigée par Miriam DEBIEUX ROSA (PUC-SP, Brésil)
Laurence GAVARINI (co-directrice, PARIS 8)
COMPOSITION DU JURY
Mario Eduardo COSTA PEREIRA
Ilana MOUNTIAN
Maria Cristina VICENTIN
Serge LESOURD
Laurence GAVARINI
Miriam DEBIEUX ROSA
Soutenue le
Rapporteur
Rapporteur
Examinateur
Examinateur
Co-directrice
Directrice
Université de Provence
UFMG, Brésil
PUC-SP, Brésil
Université de Strasbourg
Université Paris 8
PUC-SP, Brésil
RESUMÉ
L’anonymat de vie et de mort: le lien social à l’adolescence
Le sujet de cette thèse porte sur les vicissitudes de l’inscription dans le lien social par les
adolescentes qui vivent dans les grands centres urbaines pauvres marquées par le contexte
de la violence urbaine. Nous sommes intéresses par leurs stratégies de subjectivation :
comment faire lien dans un contexte, où la vie s’inscrit et s’efface dans un mort presque
certaine et anonyme ? Comment ils font lien alors que leur vie et leur mort n’a plus de
valeur sociale? Pour cette recherche nous nous sommes adressés aux adolescentes dans
leurs milieux scolaires, à partir de la création de groupes de conversations de thématique
libre. Ces groupes cliniques de conversations que nous avons coordonnées, ont eu une
orientation psychanalytique et ils nous ont permis la construction de quelques vignettes
cliniques qui sont éparpillés dans le corps de la thèse. Nous avons choisi une disposition en
quatre chapitres, dont le premier portera sur la construction adolescente dans le lien social,
mais surtout, sur les difficultés de se faire lien dans un contexte d’un Autre social
anomique. Le troisième chapitre s’ancre sur une forte discussion théorique sur le lien social
dans l’œuvre de Freud et Lacan. En Freud on pourra affirmer que, avec l’arrivé du concept
de surmoi, le lien social se ferra par la voie du sentiment de culpabilité. En Lacan, on ira
parcourir le chemin du dépassement d’une théorie de l’intersubjectivité vers la construction
discursive du lien social. On pourrait dire que, si en Freud, le lien social se maintien grâce
au sentiment de culpabilité, en Lacan, sera l’obéissance le premier fondement du lien,
structuré a partir du discours du maître. Finalement, le quatrième chapitre revient sur le
court-circuit dans le lien social et la violence urbaine comme conséquence d’une
déréglementation anomique du socius. Après l’époque de la discipline, on rentrera sur
l’égide du discours du capitalisme, ce que nos fera passer du triomphe de la culpabilité au
royaume de la jouissance. Ce contexte peut être dévastateur pour le sujet adolescente, qui
trouvera des difficultés pour se subjectiver dans un monde où l’Autre est anomique. Dans
un contexte, où la vie s’inscrit et s’efface dans un mort presque certaine et anonyme, la
violence urbaine apparaît dans le discours adolescent n’ont pas comme un donnée de la
réalité de ses jeunes, mais comme le seul moyen qu’ils trouvent pour se construire face à
l’autre, non pas en acte, mais en parole, un sujet que se raconte par la voie d’une fiction
violente, une histoire violente, où le sujet s’exile et disparaître.
Mots-clés : adolescence ; lien social ; anomie ; violence ; psychanalyse
ABSTRACT
Anonymity of Life and Death: The Social Tie in Adolescence.
This thesis seeks to investigate the vicissitudes of the entrance of adolescents into the
social realm in large urban centers, where they are immersed in a scenario of social anomie
and violence. We are interested in investigating the strategies of adolescent
subjectivization in a context where life in the social milieu tends towards a probable, and
anonymous, death. How can these adolescents be induced into taking part in the social
compact when neither their lives, nor their deaths, are likely to have any positive social
value? To conduct this research, we relied on our clinical work with adolescents in school.
We conducted, in a public school in São Paulo, conversational groups, whose inspiration
we sought from theoretical and clinical psychoanalysis. We will present in this thesis, two
case studies built from this conversational work .This thesis is arranged into four chapters.
The first will deal with the construction of the adolescent and his entry into the social
bond. But above all, it will deal with the difficulties in the context of the social bond, shall
we say, an anomic social other. The third chapter of this thesis, brings a strong theoretical
digression on the social bond in the works of Freud and Lacan. In Freud’s concept of the
superego, we see that the continuation of man in the social compact will be maintained by
way of guilt. In Lacan, from the transcendence of the concept of intersubjectivity, the
psychoanalyst will outline a theory of social ties, from its mounting discourse. We can say
that in Freud the social bond between the men is maintained due to feelings of guilt, while
in Lacan, the glue is obedience, the first foundation of the social compact, structured from
the speech of the Master. Finally, in the fourth chapter of this thesis , we affirm that
something on the order of a short-circuit in the social compact and the emergence of the
phenomenon of widespread violence, has been a consequence of a deregulation of the
anomic socius. We have entered an era ruled by the discourse of capitalism, which will
impose a movement from bonds structured by the triumph of guilt to those (mis)guided by
the dominance of enjoyment. We will say that this scenario could be devastating to the
adolescent subject, that one shall find some difficulties in the process of a
subjetivization. In this context, where life is begun and ends in a death almost always
anonymous, violence appears in the speech not only as a teenager given the fact of the
quotidian, but as one of the manners in which the youth will find ways to construct his own
image towards society. Violence will not only be an act, but form of speech, for a subject
that can only be counted by means of an disqualified fiction, a violent history, where the
subject is exiled and disappears.
Key-words: adolescence; social ties; anomie; violence; psychoanalysis
RÉSUMÉ SUBSTANCIAL EN FRANÇAIS: ANONYMAT DE VIE ET DE MORT:
LE LIEN SOCIAL À L’ADOLESCENCE
INTRODUCTION
Cette thèse de doctorat propose une analyse des vicissitudes de
l'inscription dans le lien social des adolescents des grands centres urbains,
immergés dans un environnement d'anomie sociale et de violence. L'objectif est
d'étudier les stratégies de subjectivation adolescente dans un contexte où leur vie
s'inscrit et s'efface dans une mort probable et anonyme. Dans ce sens, comment
l'inscription de ces adolescents dans le lien social est-elle possible quand ni leur
vie ni leur mort ne possèdent de valeur sociale positive ?
Ce travail est le fruit du suivi clinique d'adolescents dans un cabinet de
consultations privé et de groupes de conversations réalisés en milieu scolaire. La
relation véridique entre le positionnement de ces adolescents face à leur désir et
leur réponse colérique à l'encontre des pouvoirs parental ou étatique qui tentent
de les subjuguer est un point qui nous intéresse tout particulièrement. Mais si
l'adolescence peut être considérée comme un temps de contestation, beaucoup
d'autres images interviennent dans la construction de l'imaginaire social
contemporain, qui allie très souvent ce temps du sujet à la violence, à la
délinquance et à l'agressivité.
Au cours du temps, cette inaptitude de la structure adolescente à la
soumission a favorisé la mise en place de politiques de contrôle social. Cela est
d'autant plus vrai quand il s'agit de sujets adolescents pauvres des ghettos et
bidonvilles des grands centres urbains mondiaux. D'après Castoriadis (1998),
l'imaginaire social met en évidence le lieu concret qu'occupe le sujet dans la
société. Nous verrons dans ce travail que ce lieu est une position discursive qui
privilégie la dimension du lien social reliant le sujet à sa jouissance, aux autres et
à l'Autre. L'adolescence n'est pas seulement un temps structurel de la
subjectivation ou une opération psychique déracinée des mailles du réseau
discursif qui enlacent le sujet. Elle est aussi un temps où la dimension de
l'angoisse, du traumatisme et du malaise sont présentes chez le sujet à fleur de
peau. L'inscription adolescente dans le lien social est un mode de passage vers
un lieu d'appartenance à la scène sociale. Toutefois, il est fréquent que le lieu
destiné au jeune sujet dans un contexte social donné ne produise qu'abandon et
dérive subjective. Le sujet adolescent adhère à ce lieu défini par le champ social
qui le prive d'un nom et ne lui attribue qu'un nombre : un parmi d'autres, qui entre
ou sort de l'institution correctionnelle, carcérale, scolaire. Nous pouvons dire que
cet Autre du social, incapable de nommer et d'attribuer un lieu d'appartenance au
sujet, est un Autre social anomique.
Pour l'élaboration de cette thèse, nous avons divisé le thème en quatre
parties. Dans la première partie, nous nous penchons sur les théories
psychanalytiques de Freud et Lacan autour de ce temps psychique qui sépare
l'enfance de l'âge adulte. Freud a très peu abordé le thème de l'adolescence et
préféré utiliser le terme de puberté. Nous verrons combien ce terme de la puberté
lui a permis, dès le départ, de formaliser un temps biologique du développement
de la sexualité. À partir des nouveaux éléments apportés dans le texte Sur le
narcissisme (1914), Freud élargit sa théorie en incluant la dimension d'une quête
pour un objet à l'extérieur de l'appareil psychique, qui pourrait remplacer le
premier objet d'amour, toujours incestueux et à jamais perdu.
Avec l'arrivée de l'adolescence, le réel du corps réactive les interdits de
l'inceste mis en veille au moment de la période de latence ; d’autre part, il met à
jour la frustration d'une satisfaction pulsionnelle impossible à atteindre. C'est cette
même déception qui le force à regarder en dehors du cercle familial pour
rechercher dans le social l'objet d'amour qui remplacera la satisfaction perdue.
Mais pour que cette opération réussisse, le jeune doit se séparer des idéaux
parentaux et de leurs signifiants ayant marqué son enfance. La promesse familiale
ne peut plus être son seul support. Il s'adresse à la scène sociale pour trouver de
nouveaux savoirs avec lesquels il pourra s'identifier et se construire en tant que
sujet singulier.
La deuxième partie s’étaie sur le travail clinique avec les adolescents.
Pendant près de huit mois, nous avons réalisé dans une école publique de São
Paulo, Brésil, un travail de groupe avec des adolescents âgés de 12 à 16 ans. Ces
groupes ont été constitués comme des groupes de conversation, inspirés
théoriquement et cliniquement de la psychanalyse et du travail du Centre
Interdisciplinaire sur l'Enfant (CIEN). L'objectif de ces groupes de conversation
était de créer un espace où les adolescents puissent rencontrer, par le biais de la
parole, un Autre réceptif, à l'écoute, qui ne soit pas porteurs des signifiants
identifiant et emprisonnant ces jeunes dans l'imaginaire social. Nous avons ainsi
tenté d'apporter à la parole adolescente un ancrage pour qu'elle ne soit pas
seulement un instrument de pure jouissance. De fait, la parole utilisée comme
pure jouissance n'est qu'une destitution de territoire. À travers ces groupes de
conversation, nous avons tenté de construire avec les adolescents – sujets de
parole – un lien fictionnel qui les relie à une histoire collective et singulière. Le
travail en groupe a permis de percevoir les stratégies de capture et de résistance
qu'ils sont susceptibles de construire face à l'insupportable de la rencontre avec
cet Autre que nous nommons anomique.
Dans la troisième partie, nous mettons l'accent sur les modes d'inscription
du sujet dans le lien social et dans la culture. Pour ce faire, il nous a fallu
construire un long chemin théorique par l'intermédiaire des œuvres de Freud et de
Lacan. D’après Freud, le maintien des hommes dans le lien social n'est possible
que grâce à l'action du sentiment de culpabilité. Pour Lacan, le sujet est prisonnier
des griffes du langage, qui l’aliène et le transforme en un être de la civilisation.
Lacan a formalisé une théorie du lien social à partir du concept d'aliénation, qui l'a
conduit à son montage discursif à « quatre pattes ». Le sujet entre dans le lien
social par le discours du Maître qui est aussi le discours spécifique de
l'inconscient. Et sa porte d'entrée se fait par la voie de l'obéissance.
La théorie des discours de Lacan nous mène au discours du capitalisme, ce
+1 des modes d'enlacement du social. Dans la quatrième et dernière partie de
cette thèse, nous voyons que les sociétés contemporaines tendent à s'organiser
sous l'égide de ce discours et que cela a des conséquences importantes sur les
modes de subjectivation et de singularisation du sujet. Le discours du capitaliste
est celui qui prétend abolir la barre séparant le sujet de sa jouissance et qui le
transforme en un être de la civilisation. Ce discours enlace sans tenir compte de la
dimension de la loi – le sujet n'est qu'un sujet désirant quand il est châtré. Partant
de là, il s’affirme dans un processus de subjectivation mobile, régi par l'objet cause
du désir qui le guide dans sa quête de satisfaction, de sens et d'appartenance. Le
sujet est comme paralysé dans le lien du capitalisme dans la mesure où il acquiert
un statut de consommateur.
Cette dernière partie vise à délimiter les bords intelligibles de ce sombre
contexte contemporain d'un Autre social anomique. Pour y parvenir, nous faisons
dans un premier temps référence aux analyses de Foucault (1987, 1989) sur les
sociétés disciplinaires et leurs stratégies d'exercice de pouvoir sur les corps et de
contrôle sur les populations. Nous recherchons dans les sociétés disciplinaires les
premiers signes d'une société de contrôle contemporaine, anomique, dont le
paradigme de son organisation est la règle des états d'exception. Pour mieux y
réfléchir, nous nous basons également sur les analyses de Giorgio Agambem
(2002). Puis nous pensons les sociétés disciplinaires de Foucault et les sociétés
de contrôle contemporaines à partir du schéma discursif lacanien, qui nous permet
d'enlacer le sujet aux stratagèmes du pouvoir en face duquel il s’assujettit, résiste
ou tombe malade.
Dans ce sens, nous recourons à la psychanalyse pour mettre l'accent sur
les artifices de l'exercice du pouvoir du capitalisme contemporain en l'associant à
l'un de ses effets immédiats : un court-circuit du lien social, qui contribue à
l'émergence d'une nouvelle spécificité du phénomène actuel de la violence. Une
violence que l'on a pris l'habitude de nommer violence sans culpabilité, une
violence banalisée. Nous verrons dans ce chapitre que le discours du Capitaliste
fait définitivement sortir le sujet d'une logique sociale fondée sur la culpabilité
laissée par la castration au profit du triomphe de la jouissance. Cette hégémonie
de la jouissance sur la culpabilité apparaît sous la forme du dérèglement de la loi.
Le système capitaliste contemporain s'appuie sur la production d'excès et
d'excédents qui constituent la grande impasse de notre temps. La civilisation tente
de se défaire et d'éliminer ces excédents, c'est-à-dire des personnes produites
comme des marchandises ; mais dans le même temps, leur maintien est aussi
inhérent et fondamental à la structuration des sociétés contemporaines. Quoi qu'il
en soit, leur vie et leur mort n'auraient aucune valeur sociale.
Face à un monde où le sujet se tait et ne fait que consommer, certaines
questions se présentent : comment et quels sont les modes d'inscription dans le
lien social des adolescents des grands centres urbains qui sont trop pauvres pour
la dette capitaliste (1992) et trop nombreux pour l'incarcération ? Comment faire
lien quand les vies sont immergées dans un environnement d'anomie sociale et de
violence sans garanties d'insertion dans un projet personnel et collectif ? Quelles
sont les vicissitudes et les stratégies de subjectivation adolescente dans un
contexte où leur vie s'inscrit et s'efface dans une mort probable et anonyme ?
CHAPITRE I – L’adolescent dans le contemporain : les aventures de
l’enlacement en face d’un Autre social anomique
1.1.La question adolescente et la rencontre avec la perte traumatique de
l’objet
Si le créateur de la psychanalyse fait rarement usage du terme
adolescence dans son oeuvre, il en est tout autrement pour celui de puberté. Dans
une de ses lettres adressées à Fliess et datée du 20 mai 1896 (1956), Freud
utilise un tableau démonstratif pour distinguer quatre périodes de la vie. L'une
d’elle est clairement nommée pré-pubertaire (jusqu'à 14 ans), suivie d'une autre
période qu'il appelle simplement B (de 13 à 17 ans) et qui est un moment de
transition lié au refoulement. Au départ, Freud conçoit la puberté comme un
processus postérieur à la période de latence infantile, à travers toute une série de
signes corporels visibles et invisibles. Il affirme également que la puberté opère
une scission entre deux modes de plaisir : le premier, préliminaire, est similaire à
celui produit par la pulsion sexuelle infantile et destiné à la non-réalisation ; l'autre,
distinct, est le plaisir de satisfaction caractéristique de l'activité sexuelle réalisée.
Mais c'est dans Trois essais sur la théorie de la sexualité (1905) qu'il va
consacrer un essai entier aux reconfigurations de la puberté. Dans ce texte, Freud
fait la distinction entre la vie sexuelle infantile et son passage à une configuration
normale définitive, spécifique de la phase adulte. Il y aurait dès l'enfance une
forme précaire de choix d'objet, avec des pulsions sexuelles non unifiées, toujours
partielles et sans objet défini. À la puberté, ces pulsions commencent à s'organiser
sous le primat des zones génitales et dans un objectif clair de reproduction. En ce
qui concerne ce temps pubertaire, nous pouvons dire que le point fort du
développement de la théorie freudienne concerne les vicissitudes de l'objet
sexuel. Freud annonce dans ce troisième essai (1905/2006) le développement de
la théorie de l'objet sexuel caractérisé comme étant à jamais perdu : « La
trouvaille de l'objet est, à proprement parler, une retrouvaille ».1
La théorie freudienne de la sexualité infantile élaborée dans ce texte de
1905 met l'accent sur une ligne de développement sexuel en trois étapes : autoérotique, narcissique et objectale. Ces étapes rendraient compte d'une sexualité
infantile née d’une indifférenciation du corps propre organisé comme une série de
zones érogènes partielles (organes génitaux, bouche, anus, orifice urinaire), et
d'une fragmentation des objets de satisfaction. Par la suite, elle serait ancrée dans
une phase narcissique, imaginaire, où le sujet renonce à l'investissement
libidineux adressé aux objets de satisfaction et se contente de ses substituts
imaginaires mis en scène dans le fantasme. Et finalement intervient un choix
d'objet basé sur des objets externes réels, médiés par la différenciation
symbolique entre je et autre opérée par la castration. C'est à partir de là
qu'apparaît une série d'objets pour combler un manque d'objet déjà installé – des
objets qui vont garantir une satisfaction toujours partielle et précaire. On peut donc
dire que pour le développement de la sexualité humaine, le refoulement des
pulsions sexuelles infantiles incestueuses est nécessaire ; et cette opération mène
à une période de latence. Au moment de l’adolescence, un deuxième voilement
de ces mêmes motions pulsionnelles à nouveau mises à jour s’opère, car la
maturation du corps réactive une grande décharge d'énergie sexuelle qui ne peut
plus être contenue par le refoulement.
À l'adolescence, le sujet est amené à resignifier toutes ces motions
pulsionnelles qui étaient en veilleuse jusqu'à la période de latence. Dans ce travail
d'attribution d'un nouveau sens au sexuel auparavant mis de côté, quelque chose
demeure et résiste à la signification, « un reste en manque de sens – le
traumatique – à partir duquel s'organise le psychisme. Ce reste se réfère aussi
1
FREUD, S. (1905). « Trois essais sur la théorie de la sexualité ». In : Œuvres complètes :
psychanalyse. Vol VI, 1901-1905. Paris, Presses Universitaires de France, 2006, p. 16.
bien au sexuel directement considéré qu’aux questions narcissiques qui entrent en
scène en fonction des conflits d'autorité et de pouvoir » (Matheus, 2008, p. 622).
Ce nouveau voilement du réel de la castration va permettre à l'adolescent d'aller à
la rencontre de l'Autre sexe lorsqu'il réussit à supporter le traumatisme de la
castration par la voie de la construction d'une fiction qui rende compte du sexuel.
Sur la base de ce qui vient d'être dit, on s'aperçoit que toute problématique
du passage adolescent à la scène sociale tourne autour du déplacement de
l'impossible de la satisfaction incestueuse, du voilement de cet impossible via le
fantasme, du déplacement de l’identification au père vers une identification aux
pairs et la rencontre avec l'Autre sexe. Mais pour bien comprendre cette rencontre
avec l'Autre sexe, il est important de saisir la lecture de Lacan sur la sexualité
infantile freudienne, car c'est à partir de cette rencontre que le sujet accède à la
dimension symbolique de la castration.
1.2.La question adolescente et la rencontre traumatique avec l'Autre sexe
Si dans la théorie freudienne la question du langage n'apparaît que de
manière discrète – mais néanmoins insistante avec la figure des lapsus, des mots
d’esprit –, dans l'œuvre de Lacan elle occupe le devant de la scène quand il
observe que l'inconscient est structuré comme un langage. Dans Trois essais sur
la théorie de la sexualité (1905), Freud évoque l'intérêt initial des enfants pour
l'énigme de la différence des sexes, lorsque le petit garçon est surpris par
l'absence de pénis chez la fille. Il s'agit d'un constat anatomique : avoir ou ne pas
avoir le pénis ; ce constat amène l’auteur (1923) à affirmer l'existence d'un primat
du phallus : «[…] Pour les deux sexes, un seul organe génital, l'organe mâle, joue
un rôle. Il n'existe donc pas un primat génital, mais un primat du phallus »2.
Partant de là, Ouvry (2006) indique qu'il n'y a pas dans l'enfance d'accès possible
à la consistance de l'Autre sexe.
Pour avoir lieu, cette rencontre doit compter sur la médiation d'un Autre qui
se chargera de l'inscrire dans le symbolique, dans la culture. C'est par le langage
que l'accès à l'Autre sexe est possible. En effet, l'humain est différent des animaux
2
FREUD, S. (1923). « L'organisation génitale infantile ». In : La vie sexuelle. Paris, PUF, 1969, p.
114.
pour qui la rencontre sexuelle est de l'ordre du réalisable – l'instinct constitue ce
savoir, dans le réel, qui guide les animaux vers les chemins du sexe de manière
uniforme. L'être humain n'a par contre aucune garantie d'accès à l'Autre sexe. Si
dans l'enfance il ne peut concevoir l'Autre sexe, à l'adolescence il y est confronté
en raison du court-circuit pulsionnel apporté par le réel du corps.
C'est d'ailleurs ce qui s'observe de manière récurrente à l'heure actuelle,
c'est-à-dire des adolescents qui s'amusent à exposer le corps de l'autre ou le leur
sur des enregistrements destinés ou non à être exhibés sur Internet. Dans notre
travail, nous avons fait le constat de l'épisode suivant : des adolescents de 14-15
ans se sont servis d'un téléphone portable équipé d'une caméra pour inciter deux
enfants de huit ans à mettre en scène un acte sexuel. Ces adolescents ont
encouragé, voire dirigé une mise en scène d'un acte en orientant les deux enfants
à effectuer les mouvements de leurs deux corps. Tout cela a été filmé et
rapidement découvert par les adultes de l'école ; une découverte si facile qu'elle
nous amène à croire à l'adresse de cette petite vidéo.
Tout indique que cette mise en scène de l'acte sexuel constitue pour ces
jeunes une manière d'aborder l'excès envahissant du réel du corps, qu’ils sont
incapables de symboliser et donc d’adresser à un Autre pour qu’il leur réponde et
les aide ainsi à symboliser cet excès. Dans Le passage adolescent, Rassial
(2010) souligne que l'adolescence est le temps subjectif où l'image du corps
propre, construite pendant l'enfance, est déstabilisée, « […] c'est-à-dire non plus
soutenue par le regard et la voix de la mère et le phallus paternel mais engagée
dans la relation à l'autre sexe […] »3.
Cependant, cet épisode soulève la question suivante : Pourquoi avoir choisi
comme acteurs principaux de cette mise en scène sexuelle deux enfants au lieu
des adolescents eux-mêmes, leurs maîtres – de - cérémonie ? Si à l'adolescence
le possible de la rencontre sexuelle est actualisé sous la forme de la promesse
irréalisable, c'est seulement dans l'enfance que cette rencontre est de l'ordre du
possible, de la rencontre avec l'objet de satisfaction avant qu'il soit perdu à jamais.
Ce n'est donc pas un hasard que les acteurs de la scène aient été des enfants,
car ils sont les seuls à pouvoir posséder l'expérience de la complétude imaginaire.
3
RASSIAL, J.-J. (1996). Le passage adolescent. Toulouse, Érès, 2010, p. 73.
On voit combien la question adolescente s'actualise avec la déstabilisation
de l'image du corps propre garantie par le regard de la mère et par la confrontation
avec la dimension de l'Autre sexe, symbolisée par l'intermédiaire de la loi. La
question de l'image du corps propre a été travaillée par Lacan au début de son
oeuvre, dans Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je
(1949/1998) et dans les complexes familiaux dans la formation de l'individu
(1938/2001). Le stade du miroir marquerait le début d'une phase narcissique et le
dépassement de la phase auto-érotique du corps fragmenté. Pour Lacan, c'est la
fonction du regard qui permet à l'enfant de sortir progressivement de la confusion
d'un corps morcelé, grâce à l'illusion d'un idéal de l'image d'un Autre.
Dans Les complexes familiaux dans la formation de l'individu (1938/2001),
Lacan affirme, comme Freud, que le processus de socialisation du sujet se fait via
l'identification ; la jalousie entre frères du complexe de l'intrusion ne serait pas la
preuve d'une rivalité vitale, mais d'une identification mentale (Lacan,1938/2001).
Cette idée d'une rivalité vitale est reprise par l'auteur comme élément central de
son argumentation sur les deux temps de la subjectivation : aliénation et
séparation. Comme nous le verrons dans le troisième chapitre, le concept
d'aliénation est fondamental pour comprendre les étapes du développement du
moi et sa relation avec le registre imaginaire de l'altérité (je/tu), ainsi que
l'émergence du sujet (je) en tant qu'effet du signifiant, entrée dans le champ du
symbolique, de l'Autre dans l’œuvre de Lacan. Le concept lacanien d'aliénation a
été repris par Poli (2003) qui a distingué les trois temps du développement de
cette notion dans l’œuvre du psychanalyste : le premier serait présent dans le
texte sur le stade du miroir (1949/1998) et serait de l'ordre d'une aliénation
primordiale. Lacan situe au début de son travail le je-moi, produit des
identifications, dans une relation de soumission à l'image spéculaire garantie par
un Autre, initialement représenté par l’imago maternelle. Dans ce premier temps,
l’opérateur de l’aliénation serait l’imago maternelle de laquelle devra se séparer
l’enfant et cesser d’être l’objet de la jouissance de la mère pour accéder à la
dimension du sujet de l’inconscient en s’aliénant au signifiant.
À partir de là, l’opérateur de l’aliénation devient le signifiant Nom-du-Père,
qui introduit une promesse dans le conflit du temps oedipien : une promesse de
satisfaction retardée, qui fait que le voile recouvrant le sexuel se pose sur l’enfant
pendant la période de latence. Autrement dit, le conflit fonctionnel de l’Œdipe fait
apparaître « dans la répression un idéal de promesse »4 (Lacan, 1938/2001, p.
57). L’enfant quitte la position d’objet de la jouissance de la mère et, pour se
défendre de l’absence de cet Autre primordial duquel il se fait l’objet, il élit un objet
du monde externe qui le fera jouir et rendra compte du manque de ce premier
Autre. Nous sommes ici face au moment d’inscription dans le champ du
symbolique, où le sujet doit laisser de côté la jouissance et ne demeurer qu’avec
la promesse qu’il pourra lui aussi jouir un jour. Quelque chose se perd dans cette
opération, l'objet a cause du désir, responsable de la circulation du sujet dans la
chaîne signifiante. Le sujet se constitue par rapport à un manque et suppose que
l'Autre est détenteur d'une vérité qui lui permettra d'accéder à ce premier moment
antérieur de satisfaction.
C'est cette dette de la jouissance perdue et promise que revendique
l'adolescent. Mais que va-t-il rencontrer ? Qu'il n'y a pas dans le champ de l'Autre
de signifiant qui prouve sa vérité en tant que sujet, et que cet Autre ne détient pas
la clé de sa rencontre singulière avec le sexuel. D'après Poli (2003), il n'y aurait
pas de signifiant plein qui garantisse la signification du sujet, il est également
manquant dans le champ de l'Autre. À l'adolescence, le sujet passe d'une
promesse de jouissance phallique (masculine) à un impossible de la satisfaction
sexuelle de l'Autre sexe, représenté comme manque, comme féminin.
Ainsi, l'adolescence et le temps où l'imago parentale est mise en échec par
la confrontation avec le leurre de la promesse oedipienne. L'adolescent part alors
en quête d'un autre discours qui puisse l'orienter vers la tentative de rencontre
avec l'objet d'amour dans le social pour combler son manque. C'est la raison pour
laquelle il est confronté, dans ce passage, à la blessure ouverte – traumatique –
laissée par le réel de la castration, à partir duquel il inscrit sa jouissance dans la
Loi du langage, de la civilisation. Dès lors, il est indispensable qu'il rencontre un
lieu d'appartenance dans le discours social. Le même travail d'inscription devra
avoir été réalisé dans la scène familiale infantile, où le père et la mère ont investi
4
LACAN, J. (1938) Les complexes familiaux. In : Autres Ecrits. [Paris]: Éditions du Seuil, 2001.
609 p.
symboliquement l'enfant avec leur désir parental, non anonyme. En d'autres
termes, un Autre doit répondre pour le sujet.
Mais dans le contexte de la contemporanéité, où les coordonnées sociales
sont anomiques, la famille en tant que fonction territorialisante et garante d'un lieu
subjectif pour l'enfant peut elle aussi être reproductrice de détresse et génératrice
d'angoisse. Ce contexte où l'Autre social se montre anomique et incapable de
répondre de l'entrée du sujet adolescent dans la scène sociale favorise une
fixation mélancolique narcissique, qui s'installe au moment où le sujet doit
dépasser les identifications aux idéaux parentaux.
1.3.La question adolescente dans le contemporain : la détresse face à l'autre
social anomique
Dans l’œuvre de Freud, c'est grâce à l'ambivalence des sentiments vis-àvis du père que le jeune adolescent peut se diriger vers les objets du monde
extérieur. Un père aimé, ce qui rend difficile le mouvement vers les objets du
monde extérieur, mais aussi un père haï ; dans Totem et Tabou (1913) et le mythe
de la horde primitive, le père est détenteur de toutes les femmes du clan et
empêche, avec son autorité, que les fils réalisent la rencontre amoureuse
incestueuse. Il s'agit ici du père imaginaire que Lacan a très bien délimité et
différencié de l'instance symbolique de la fonction paternelle. Le père symbolique
est celui qui est aussi châtré, donc capable de transmettre la loi de la culture.
On est ici en présence de la conception lacanienne selon laquelle l'Autre
est lui-même barré ( ) , c'est-à-dire soumis aux lois du langage et déjà marqué par
l'effet du signifiant (Lacan, 1957-1958/1999). Le père symbolique est l'agent
responsable de l'inscription de la Loi au sein du sujet. Il s'agit d'une inscription
dans le registre symbolique du langage, qui fonde l'existence de l'être en tant
qu'homme de la culture, marqué par les interdits de la civilisation. Mais d’après
Lacan ce père est lui-même châtré, carent et humilié, différent du père imaginaire
tout-puissant. Et c'est seulement pour cela qu'il est capable de transmettre la loi à
laquelle il est aussi soumis. Il faut noter la différence entre le père imaginaire toutpuissant, non châtré, et le père symbolique, car ce dernier a accepté la Loi et il est
capable de la transmettre. Le premier impose la Loi à tout prix et il est fondateur
de l'instance du surmoi ; l'autre transmet la castration et insère l'enfant dans le
monde de la culture.
La contemporanéité rend difficile le passage, le deuil qui permet le choix
des interdits du père symbolique et sa fonction de responsable de l'inscription du
sujet en tant qu'être culturel. Pourquoi dire que cet Autre symbolique, dont le
premier représentant fut le père des interdits de la civilisation, est anomique ?
Précisément parce qu’en ne voulant pas être manquant, c'est-à-dire soumis à la
Loi qu'il prétend porter, il ne parvient qu’à produire la paralysie du sujet qui obéit
seulement à un ordonnancement sans loi, a-nomique. On peut dire que l'Autre
social anomique est incapable de répondre au sujet avec les balises
symboliques qui garantissent son existence dans un champ de sens.
Répondre signifie aussi se supporter en tant qu'Autre manquant, permettre
au sujet de se confronter au malaise inévitable de sa condition. D'autre part,
répondre c’est supporter l'angoisse de sa propre incomplétude. C'est
précisément cela que la scène sociale contemporaine tente d'éviter en
s'organisant sous l'égide du discours du capitalisme, en tentant d'effacer du
sujet la dimension du malaise avec le remplissage du trou d'incomplétude
par les objets de consommation ou gadgets, pour reprendre Lacan.
Lorsque cet Autre ne supporte pas de porter la barre qui le coupe au milieu
parce qu'il se croit porteur et garant d'une vérité, le sujet n'a très souvent comme
seule solution que de consentir et de succomber au sacrifice, aux règlements et
aux dérèglements arbitraires parce qu'anomiques d'un Autre non barré, qui ne
supporte pas non plus la castration. Selon Ambertin (2009, p. 86), « le sacrifice est
une forme d'alliance avec l'Autre afin de conquérir son appui, mais il est aussi un
piège pour le désir ou pour la jouissance de l'Autre ; et sur ce point, ce qui est en
jeu dépasse l'alliance : ce qui est en jeu, c'est la soumission au père comme
quelqu'un d'atroce »5.
Aujourd'hui, le sujet adolescent est encouragé à ne pas trouer son
fantasme de complétude et à rester dans une logique imaginaire sans limites de
jouissance pleine. Devant un Autre social anomique, il peut s'allier pour le pire et
5
AMBERTIN, M. G. (2009) Entre dívidas e culpas: sacrifícios. Crítica da Razão Sacrificial. [Rio de
Janeiro]: Cia. de Freud, 2009, 269 p
se soumettre à l'Autre comme objet au lieu d'être stimulé par le manque qui le
marquerait en tant que sujet désirant. Dans le prochain chapitre consacré aux cas
cliniques et à la méthode qui a orienté ce travail, nous allons reprendre certaines
stratégies de subjectivation utilisées dans ce contexte où la vie humaine peut
s'inscrire et s'effacer anonymement. Certaines sont des formes de réponse
adolescente ; d'autres, des formes de consentement à la ségrégation, des modes
de sacrifice devant cet Autre anomique qui ne tient pas compte de toute la valeur
sociale de la vie ou de la mort.
CHAPITRE II - La psychanalyse et les groupes : une conversation avec les
adolescents
On l’a vu, cette thèse de doctorat est née d'un travail clinique réalisé dans
une école publique brésilienne de São Paulo avec des adolescents âgés de 12 à
16 ans. Nous faisions partie d'un groupe de psychanalystes volontaires qui ont
proposé la création d'un groupe de « Stratégies en Éducation », dont l'une des
actions était la réalisation de groupes de discussions avec les adolescents de
l’école. Les groupes discutaient de thèmes diversifiés, parfois définis au préalable.
Dans ce travail, nous avons réuni les expériences avec les groupes d'adolescents
et formalisé ces rencontres sous l’intitulé groupes de conversation. L'inspiration
théorique d'orientation psychanalytique et l'éthique pour la création de ces
groupes repose sur le travail du Centre Interdisciplinaire sur l'Enfant (CIEN).
L'objectif de ce chapitre est de légitimer la psychanalyse en tant que
méthode d'intervention dans le social. Dans la préface de Jeunesse à l'abandon
d’Aichhorn, Freud (1925/1996) accepte le bon mot qui établit l'existence de trois
professions impossibles : gouverner, éduquer et analyser. En somme, la méthode
de la psychanalyse comporte en elle-même l'impossibilité de tout analyser. La
psychanalyse ne prétend pas tout guérir, vu que l'humain sera constamment
confronté au malaise causé par la perte de jouissance de son entrée dans la
civilisation, dans le langage. Cette perte ne peut être restituée par aucune
thérapeutique, normalisée par aucune pédagogie ni contrôlée par aucune loi.
Lacan de son côté ajoute aux trois impossibles freudiens un quatrième, le faire
désirer.
Envisagés par Lacan comme des positions discursives, ces quatre
impossibles entretiennent tous un rapport avec le travail proposé dans cette thèse
: analyser est en lien avec notre pratique clinique avec des adolescents en
institution scolaire ; éduquer, avec la demande formulée par l'école et son malaise
; faire désirer, avec la position subjective de l'hystérique qui ressemble beaucoup
à la position adolescente dans son entrée dans le lien social ; et enfin l'impossible
de tout gouverner, en lien avec sa spécificité contemporaine d'un Autre social
anomique.
Ce fut là notre point de départ éthique, à savoir une position qui s'affirme
sur la base de son propre impossible. Cela nous a permis de créer les groupes de
conversation qui sont abordés dans la deuxième et la troisième topique de ce
chapitre : les groupes de conversation, leur formalisation en tant que méthode
clinique d'intervention, le lieu de l'analyste face à la demande de l'institution
scolaire et le lieu de l'analyste face aux sujets adolescents. Enfin, nous
présenterons deux cas cliniques construits à partir de notre expérience dans deux
de ces groupes de conversation. Il convient d’ajouter que les groupes de
conversation ont été coordonnés en partenariat avec la psychanalyste Ana Paula
Musatti Braga.
2.1. L’éthique et la politique de la psychanalyse : les quatre impossibles
Ainsi, Freud a mis en avant l'existence de trois professions impossibles :
gouverner, éduquer et analyser. Pour penser l'impossible de la profession
d'éduquer, il est nécessaire de reprendre la formule de la demande de l'école,
énoncée par la directrice de l'institution en quête d'un travail avec les
adolescents : « Que se passe-t-il avec certains de ces jeunes ? Nous avons la
sensation que notre parole les traverse sans laisser de marques, sans produire
d’effets ? » Il s'agit d'une plainte qui interroge la position du sujet en face de
l'Autre, quelque chose de sa structure apparaissant ici comme étant de l'ordre d'un
court-circuit dans la transmission du savoir.
En se remémorant son vécu scolaire dans Sur la psychologie du lycéen
(1914c), Freud avait déjà le pressentiment d'avoir une tâche à accomplir pour
enrichir le savoir humain. Il observe également que tout son intérêt et celui de ses
camarades de classe tournaient autour des sciences mais aussi de la figure de
leurs professeurs : « C'est auprès des maîtres que le jubilé de l'école retient nos
pensées »6.
Les élèves façonnaient leur personnalité et devenaient adultes en fonction
de l'identification, amoureuse ou répulsive, à ces maîtres. La puissance de cette
identification trouve ses bases dans la substitution de l'imago paternelle. À l'heure
actuelle, quelque chose s'est perdu, les maîtres ont perdu leur charme
d'enchanteur ; ils ne provoquent pas chez leurs élèves le sentiment que tous ont
une tâche envers le monde. Lacadée (2007) s'interroge sur cette question posée
par les adolescents en face d'un savoir qui, à leurs yeux, ne servira à rien.
C'est la raison pour laquelle le psychanalyste établit un parallèle entre la
fonction d'éduquer et la théorie des discours de Lacan par l'intermédiaire du
discours du Maître. Dans la fonction d'éduquer, l'élève serait situé dans le lieu de
S1, de l'agent, de celui qui s'adresse à l'autre, S2, le lieu du savoir occupé par
l'éducateur. Dans ce cas, « l'élève en S1 a lâché la part de jouissance (a) qui lui
faisait refuser ce qui venait de l'Autre, quelque chose qui lui manque, il se sent
divisé, et du coup il s'oriente vers le savoir de l'enseignant en S2, qui devient
attirant de contenir en lui l'objet a qui cause son désir d'apprendre de l'Autre »7
(Lacadée, 2007, p. 161). Dans cet extrait, Lacadée énonce un positionnement
idéal de la pratique d’éduquer.
Cependant, le sujet adolescent a aujourd'hui de plus en plus de mal à
renoncer à l'objet de jouissance interdit pendant l'enfance et promis à l'âge adulte ;
un objet qui l’empêchera de se situer dans le lien social en tant que sujet ouvert à
l'apprentissage grâce à l'interpellation de l’Autre chargé de l’aider à donner sens à
sa perte. Mais les difficultés ne se limitent pas au refus du sujet adolescent de
6
FREUD, S. (1914). « Sur la psychologie du lycéen ». In : Résultats, idées, problèmes. 1. 18901920. Paris, Presses Universitaires de France, 1984, p. 231.
7
LACADÉE, P. (2007) L’eveil et l’exil. Enseignements psychanalytiques de la plus délicate des
transitions : l’adolescence. Psyché. [ Nantes] : Éditions Cécile Defaut, 2007. 220 p.
s'adresser à l'Autre du savoir. On sait que du côté du savoir, de l'esclave, occupé
par l'éducateur, il doit y avoir quelque chose de l'ordre d'un consentement face à
l'interpellation par S1, l'élève, y compris quand cette interpellation ne lui est pas
adressée de manière pacifique (ce qui est très fréquent).
Nous pouvons donc penser à la difficulté du lien social à partir des
modulations de positionnement que peut occuper le couple adolescent-éducateur
par rapport à la transmission du savoir et à la jouissance impossible qui fait se
mouvoir le sujet. Une difficulté très commune de l'entrée de l'adolescent dans le
lien social se produit à la façon du discours de l'hystérique (Lesourd, ?), où
l'adolescent se maintient à la place de l'agent mais en tant que sujet ($) qui
interpelle l'autre, S1, sur les signifiants maîtres qu'il identifie à une vérité – une
vérité face à laquelle le sujet adolescent ne se reconnaît pas. C'est la loi que le
sujet adolescent interroge : pour reprendre Lacan (1969-1970/1992), « la loi mise
en question comme symptôme »8.
Le discours adolescent est déstabilisant, « il interrompt le fonctionnement
du système, il dénonce la sollicitation de S1. L'hystérique rompt avec la
sollilication du maître, et même si la construction n'est pas proposée il finit par
déséquilibrer le lieu du maître auparavant occupé avec tant d'autorité » (Cardoza,
2009, p. 63). Nous pouvons même dire que le discours de l'Hystérique fait
symptôme dans la consistance de la loi, qu'il questionne et revendique les interdits
imposés au moi par l'entrée du sujet dans le champ de la parole. Pour Lesourd
(2005), c'est dans cette interpellation que le sujet s'adresse à l'Autre, que
l'adolescent rencontre l'inconsistance de sa vérité.
L'interpellation du sujet adolescent est une incitation à la création d'un
nouveau savoir, ouvert, pas-tout. Dans le discours de l'Université, de l'institution
scolaire, l’élève est prisonnier d'une transmission fermée et bureaucratique du
savoir, il disparaît sous la barre en tant que reste de l'opération. Le discours de
l'éducation et la position de l'adolescent dans le lien social sont par essence
contraires, même si tous deux comportent chacun leur propre impossible. Dans le
cas de l'adolescent, sa demande ou plainte part dans tous les sens vu que l'Autre
8
LACAN, J. (1969-1970) O Seminário. Livro 17. O avesso da psicanálise. [Rio de Janeiro]: Jorge
Zahar Ed. 1992. 212 p.
ne détient pas le savoir qui rendrait compte du sens du sujet ; autrement dit, il doit
faire avec son manque à être, car même l'Autre est barré et ne peut lui donner ce
qui lui est demandé comme vérité, seulement comme fiction. Dans la profession
d'éduquer, il s'agit par contre de l'impossible du tout savoir, parce qu'il n'y a pas de
savoir tout qui rende compte du réel de la castration. Dans les deux cas, c’est le
malaise qui domine. Afin de minimiser les risques de dérive adolescente, l'école et
l'éducateur doivent produire chez l'adolescent une volonté de savoir, pour
permettre à sa parole singulière d'avoir un espace dans le processus de
transmission du savoir. En d'autres termes, ils doivent se recréer au-delà des
garanties d'un savoir fermé et d'une transmission verticalisée.
2.2. La conversation et la recherche en psychanalyse
La directrice de l'école était demandeuse d’un travail avec les adolescents
considérés difficiles. Si nous avons répondu à la demande de l'institution, nous ne
l'avons cependant pas abordée telle qu’elle nous a été adressée. De l’avis de
Lacadée (2003), il importe de ne pas reculer devant la demande mais de se situer
autrement. Plutôt que de questionner la demande de l'autre en entrant dans
l'institution, il faut se taire et attendre qu'elle puisse céder la place au désir des
sujets. Nous sommes entrés dans le champ, mais muets. Nous avons attendu
dans les couloirs que les adolescents nous interpellent sur la possibilité de monter
des groupes dans lesquels ils puissent parler.
Après deux mois passés dans l'institution, trois groupes de conversations
se sont mis en place. Constituer de petits groupes de conversation fut la méthode
choisie d'intervention dans le milieu scolaire. Nous nous sommes inspirés du
travail du Centre Interdisciplinaire sur l'Enfant (CIEN) et avons également misé sur
la conversation dans des petits groupes lacaniens et sur la fonction analytique de
l’extime.
En ce qui concerne la conversation, Fumaroli (1994) évoque la construction
de son histoire au sein de la société française dans son ouvrage Trois institutions
littéraires. Il part de l'origine de cette pratique langagière en tant qu’art et de sa
réapparition dans les sociétés européennes modernes après une longue période
de disparition, où elle a été envisagée comme un simple jeu de mots éphémères,
futiles et bourgeois. Elle a cédé la place à la communication, mais en
réapparaissant cette fois comme marque de la société française, associée au
plaisir de la causette des parisiens et surtout à leur goût pour la parole partagée.
D'après l'auteur, la conversation serait une sorte d'art, de jeu avec la parole,
particulièrement illustrée par les dialogues de Platon et la présence de Socrate et
de son goût pour l'ironie.
De l’avis de J.-A. Miller (1988), ce lieu de l'ironie de Socrate est le même
lieu que celui que doit occuper le psychanalyste dans la ville. Il doit être comme
l’hystérique qui, avec ses questionnements, finit par produire des trous dans la
tête des idéaux sociaux si bien programmés qu'ils garantissent le fonctionnement
des choses. Ainsi, la position de l'analyste dans la ville est corrélative du lieu d'un
extime : il occupe un lieu qui est là pour décompleter la certitude des signifiants
maîtres qui régissent comme idéaux la marche du socius ; par conséquent, il
travaille pour la désidentification. Le but des groupes de conversation était de
permettre à l'adolescent de rencontrer un Autre réceptif et prêt à lui fournir un
Autre savoir, non fermé, capable de déstabiliser les identifications l'emprisonnant
et de montrer qu'il existe quelque chose au-delà de tout savoir constitué comme
vérité. Lui donner la possibilité de rencontrer une parole pleine de sens, c'est lui
donner la garantie d'un sens et la sensation qu'il existe dans le monde un lieu qu’il
a perdu, c'est-à-dire garantir son existence en tant qu’appartenance, et ce grâce à
l'enlacement de la parole perdue dans une trame fictionnelle. Pour ce faire, nous
avons pris appui sur le travail de Lacan sur les petits groupes, principalement en
ce qui concerne la position que nous occupons en tant que coordinateurs
travaillant pour la désidentification des signifiants maîtres fixes du discours social.
De même que Cecchetti & Grova (2008), nous affirmons soutenir pendant les
groupes de conversation la fonction d'une extimité clinique.
2.3. Une conversation : entre l'école, la demande et les sujets adolescents
La demande de cette école est arrivée jusqu'à nous sous la forme d'une
interrogation : « Que se passe-t-il avec certains de ces jeunes ? Nous avons la
sensation que notre parole les traverse sans laisser de marques, sans produire
d’effets ? ». Il ne s'agissait pas d'un problème d'abandon scolaire ou de violence
des élèves, même si cela faisait également partie du quotidien de l'école. Il
s'agissait en réalité d'une question qui touchait au cœur de la structure du sujet,
victime à l'heure actuelle de certaines torsions ; du problème d'une parole ne
parvenant pas à faire marque sur le corps.
L'angoisse de la directrice montre bien que le savoir scolaire est pas-tout, et
que son trou, son insistance, sont ressentis comme insupportable par l'équipe
pédagogique. C'est cela qui est mis en scène par le comportement résistant des
adolescents. Le corps adolescent résiste à faire semblant de la complétude
imaginaire du discours normatif scolaire, et dès lors la parole des responsables de
l'institution scolaire résonne dans le vide. L'autorité échoue, les tentatives d'écoute
produisent peu d'effets. Les adolescents oscillent entre le bavardage et le
mutisme. Si nous partons du fait que ce qui soutenait le sujet adolescent dans
l'école à l'époque de Freud était la relation intrinsèque produite par l'autorité de
l'idéal du moi, il devient plus facile de comprendre certaines des raisons pour
lesquelles la parole émise par l'institution scolaire actuelle traverse le corps
adolescent sans produire aucune marque ou trait.
Lorsque les idéaux sont victimes de la fausse promesse de satisfaction
pleine obtenue par la jouissance de l'objet, c'est le surmoi qui assume la
commande par le biais de ses impératifs auxquels il faut obéir. La liberté est alors
l'obéissance à son état pur ! L'adolescence est le temps du sujet qui présuppose
la fin du complexe d'Œdipe et la construction du fantasme qui lui permettra de
représenter symboliquement l'impossible de la satisfaction. C'est pour cela que
l'adolescent a besoin de tomber de la scène familiale où la satisfaction sera
toujours de l'ordre de l'impossible pour accéder à l'espace social et s'aventurer en
quête de l'amour capable de combler ce manque d'objet. L'école, lieu chargé
d'éveiller chez l'adolescent cet intérêt pour le monde, doit l'aider à construire les
outils nécessaires pour aller de l'avant, avec comme pilier central pour cette
transition la figure de l'éducateur que l'élève devra prendre comme son idéal (idéal
du moi). Mais aujourd'hui, ce processus est compromis ; il y a un court-circuit des
idéaux exercés par la fonction du Nom-du-père et, paradoxalement, une
recrudescence des regroupements identificatoires ségrégationnistes. Cette
thématique nous renvoie à la question des groupes.
2.4. La psychanalyse et les groupes
Dans Psychologie des masses et analyse du moi (1921), Freud affirme qu'il
y a à la base d'une psychologie sociale des masses la relation de l'individu avec
ses pairs les plus proches, son dépassement de la phase narcissique vers la
phase du choix objectal. Une psychologie des masses qui s'intéresserait
seulement à la relation de l'individu et à son insertion dans de « grands groupes »,
nombreux – comme par exemple la race, la religion, l'institution, etc. –, ne se
justifierait donc pas. Partant de là, Freud indique que tout lien social est un lien
d'amour ! Cependant, toute identification par le biais de l'amour porte en elle
l'ambivalence des sentiments, l'agressivité provenant du renoncement pulsionnel
nécessaire à l'entrée du sujet dans la civilisation. Il n'y aurait pas de lien sans
malaise, car l'homme porte en lui toute l'agressivité liée à la frustration d'avoir
renoncé à la satisfaction de la pulsion sexuelle.
Freud (1921) propose donc d'analyser deux types de groupe et les types
d’individus qui en font partie : l'église et l'armée. De là, il met l'accent sur deux
processus qui se succèdent dans la formation des groupes : le remplacement de
l'idéal du moi par l'objet, dans ce cas le leader, et l'identification à d'autres
individus qui ont connu individuellement le même processus de remplacement
antérieur. L'élément clé du système de Freud est que pour garantir la consistance
du groupe, le leader, le Un, ne peut présenter une fonction équivoque. Cette
fonction du Un peut également être exercée par un principe. Elle se supporte
parce qu'elle est ancrée dans un point d'extériorité qui réunit le groupe et
empêche sa dissolution. Ce point externe est celui qui doit être combattu, l'ennemi
commun. Il y a donc d'un côté l'amour pour le leader, et de l'autre la haine à
l'encontre du différent. Ce qui interpelle dans la théorie des groupes élaborée par
Freud, c'est que le groupe ne se maintient que lorsqu’il est ancré dans un point
d'extériorité ; quelqu’un devra alors être l'objet de notre violence et, pour garantir
la cohésion du groupe, éliminé – en réalité, il ne pourra pas être éliminé, à moins
que soit élu un autre objet extérieur qui maintienne le groupe uni. Parce que si
l'objectif d'extermination est atteint, il n'est pas certain que le groupe se
maintienne. C'est ce que Freud (1921) va nommer le narcissisme des petites
différences.
Dans La psychiatrie anglaise et la guerre (1947/2001), Lacan découvre, à
travers les petits groupes créés par Bion en Angleterre après la deuxième guerre
mondiale, la solution au problème des groupes artificiels de Freud et le danger du
collectif fondé sur la fonction du Un. Cette discussion nous est chère pour deux
aspects : premièrement, pour penser à la possibilité d'une clinique des groupes
fondée sur la désidentification au Un, qui serait le dépassement du lien entrepris
par le discours du Maître en direction du lien proposé par le discours de l'analyste,
lequel donnerait au sujet la possibilité de se distancier des signifiants maîtres qui
l'ont marqué dans son histoire et de permettre un mouvement désirant dans
l'espace d'intervalle entre des sens. Deuxièmement, parce que si nous partons du
fait que nous vivons dans une société caractérisée par la sortie de scène
progressive de l'Autre, il est urgent de penser à une alternative collective qui ne
soit pas la panique des masses en constatant qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion
!
Lacan s'inspire du travail de deux psychiatres anglais, Bion et Rickman,
pour réfléchir au groupe au-delà de celui proposé par Freud, établi sur
l'identification au Un. Les auteurs présentent une expérience de groupe dans un
hôpital militaire qui renferme, pour Lacan, la richesse de la création d'une nouvelle
méthode thérapeutique appliquée au groupe. Or, Bion perçoit en fait la même
chose que Freud dans Psychologie des masses et analyse du moi (1921), à savoir
que le groupe se maintient organisé autour de la figure du leader, qui peut aussi
être un principe, et que lorsque que cette fonction de leader est équivoque les
masses se dispersent et la civilisation tombe en panne. Mais y aurait-il une
manière d'enlacer quand l'Autre n'assure pas et n'établit pas le sens ?
Finalement, en quoi les groupes thérapeutiques de Bion sont-ils
innovateurs ? En fonction de l'inclusion d'un principe capable de décompléter le
groupe. Bion décide de créer trois types d'activités thérapeutiques qui sont le reflet
de la société à cette époque d'après-guerre divisée entre militaires et civils. En
plus de ces deux catégories d'activités, il en ajoute une troisième destinée à
rendre compte de l'expression de l'impuissance névrotique des malades. D'après
Barros (2003), cette troisième catégorie vient décompléter le monde qui, au milieu
de la période de guerre et d'après-guerre, était divisée entre civils et militaires –
quelque chose ouvrant un espace pour la singularité du symptôme de chacun. La
logique de cette formation de groupe aurait son point d'extériorité dans un élément
tiers, destiné à décompléter un tout, empêchant ainsi que la fonction identitaire
imprime son type de lien ségrégatif. C'est ce point d'extériorité qui permettra
l'avancée du traitement en groupe et non son empêchement.
On sait que les petits groupes sans leader de Bion sont à l'origine de
l'inspiration des petits groupes de travail de Lacan, les cartels. Dans l'Acte de
Fondation de l'École Freudienne de Paris (1964), Lacan parle d'un travail qui doit
restaurer le soc tranchant de sa vérité introduite par Freud, et qui dénonce aussi
ses déviations et ses compromissions. Pour l’exécution de ce travail, l’auteur
(1964/2001) indique qu’il adoptera « […] le principe d’une élaboration soutenue
dans un petit groupe. Chacun d’eux […] se composera de trois personnes au
moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure. PLUS UNE chargée de la
sélection, de la discussion et de l’issue à réserver au travail de chacun »9 (LACAN,
1964/2001, p.229).
À l’occasion de la Soirée des Cartels (1986), J.-A. Miller est intervenu
(intervention initialement publiée dans La Lettre Mensuelle) pour analyser
l’expression « l’élaboration provoquée » de Pierre Thèves sur le plus-un et
proposer certaines variations sur le thème. Plusieurs fois utilisé dans l’Acte de
Fondation, le plus-un serait le lieu qui suscite l’élaboration du sujet, de son travail,
et il peut aussi être pensé à partir de l’appareil discursif de Lacan.
C'est dans ce lieu d'agent provocateur que Miller situe le lieu du plus-un,
mais pas comme Maître ni par la voie du Savoir à la place de l'agent provocateur
– discours de l’Université. Il doit venir comme le sujet divisé, questionneur, dans le
lieu de l'agent provocateur. Il y a donc le sujet barré ($) à la place de l'agent, qui
serait là pour mettre en échec la logique des identifications propres au Maître, S1,
9
LACAN, J. (1964) Acte de fondation. In : Autres Écrits. [Paris] : Éditions du Seuil, 2001. 609 p
avec à la place la production d'un savoir nouveau, S2. Néanmoins, ce qui est
nouveau dans la présentation de Miller, très important pour penser le cartel et,
conséquemment, l'action du psychanalyste dans le groupe, c'est que ce plus-un
fait également partie du groupe, tout comme Bion faisait aussi partie de son
groupe d'officiers anglais arrivés du front. Il doit aussi travailler ! Et ce qui le fait
travailler, c'est l'objet a, agalma. Dans la structure proposée par Miller, le plus-un
aurait la fonction de représentant de la division du sujet, c'est-à-dire de celui à qui
il manque quelque chose. Le plus-un serait en vérité un moins-un, il ferait partie
du cartel pour le décompléter.
Nous voyons combien le point d’extériorité est inscrit à l'intérieur du groupe
et l'empêche de tomber dans le piège identificatoire au leader qui, comme on le
sait, a entraîné l'humanité sur le chemin de l'extermination de masse en dévoilant,
via le questionnement, l’existence du manque chez l’Autre, lieu occupé par le S1.
Ainsi, il n'y aurait pas de groupe situé à l'extérieur et qui devrait être mis à part et
éliminé comme dans le cas du narcissisme des petites différences de Freud. Dans
l'article intitulé L’intime, l’extime et la psychanalyse, Pierre-Gilles Gueguen (2001)
analyse la fonction de l'extime en psychanalyse. D'après lui, l'extime se présente
pour rompre avec l'intime qui apparaît dans l'analyse sous la forme du témoignage
individuel, en créant une brèche dans la série d'identifications qui désignent un
lieu pour le sujet, un savoir qui le fait souffrir. Avec Bion, on passe de la
ségrégation spécifique des groupes identitaires à la singularisation de chaque
sujet, qui pourra dès lors se situer en fonction de ses propres symptômes.
Fuir l'identification universalisante et la rompre constitue le défi d'une
psychanalyse dans le social pour trouver dans l'impasse même d’une situation la
force vive de l'intervention (Lacan, 1947/2001). Dans le présent travail, nous
avons affronté un grand nombre de difficultés pour maintenir un point d'extériorité
dans le groupe, comme l’illustrent les extraits cliniques présentés ci-dessous.
2.5. Les cas cliniques. Les minaudières : le lien social ségrégatif de
l'identification et la position féminine
Ces jeunes filles nous ont interpellée dans les couloirs du collège pour
solliciter la création d'un groupe de conversation. Dès la mise en place du groupe,
nous avons pu constater que la parole n'était pas pour elles un motif de gêne.
Mais de quels mots étaient-elles en train de parler ? Elles parlaient toutes en
même temps, indistinctement ! L'impression était que les mots arrivaient de toutes
parts. Un peu comme une parole sourde, ou plutôt une parole qui ne produisait
que des effets assourdissants. Nous n'entendions rien. Cette situation nous
renvoie à l'affirmation de Peixoto (2009) sur les paroles qui ne servent qu'à la
jouissance, dépourvues de toute fonction de signification. Le groupe était déjà
formé : toutes des filles, de la même classe, avec les mêmes intérêts. Une sorte
de lien social via l'identification, où chaque tentative de singularisation par le biais
de la parole était rapidement massacrée par l'intérêt général du groupe à se
maintenir homogène et concordant.
Dans cette sorte de petite conversation entre copines apparaît le thème des
sorties nocturnes et en cachette de Clara à travers les rues d'un bidonville, à
chaque fois qu'elle va dormir chez une amie. Elles attendent que tous dorment à la
maison et sortent. Clara nous dit que son amie la fait sortir par la fenêtre : « Je
suis chez elle, tu crois que je peux rester là toute seule et dormir sans elle ? Si elle
y va, je dois y aller aussi ! ». Dans l'article Sortir avec : l’impossible de la rencontre
amoureuse, Lauru (2000) reprend l'étymologie du terme sortir et le différencie de
sortir avec, qui marque l'entrée de l'adolescent dans la scène sociale.
Ainsi, Clara indique qu'elle sort contre sa volonté, et qu'en le faisant elle se
trouve, comme sans le vouloir, dans un lieu qu'elle n'a pas choisi. Après être
sorties par la fenêtre, les deux adolescentes retrouvent un garçon qui les invite à
faire un tour en moto, à sortir avec lui. Il les emmène dans un terrain isolé et les
laisse seules le temps d'aller chercher un autre copain. Quand il part, elles se
sauvent en courant parce qu'elles sont sûres qu'elles seraient violées. Clara nous
dit : « Mais finalement, quel est le problème ? Il n'y a pas de différence entre être
violée et coucher avec son mec ! ». Nous leur demandons ce qu’est pour elles un
viol, ce que signifie être prise par l'Autre contre son gré. Et comment va-t-on en
direction de ce lieu ? Clara est celle qui va à la rencontre du sacrifice, qui consent
à son désir. Cet extrait clinique est analysé à partir de trois topiques qui se
croisent et traversent le sujet adolescent dans sa subjectivité : la position féminine
qui n'est pas la même que la position masochiste ; la différence entre consentir et
résister ; le non-assentiment de la culpabilité et du sacrifice de la livre de chair.
En partant à la quête de la position féminine, Clara fait équivaloir le
consentir à son désir en se plaçant comme objet de la jouissance de l’Autre avec
le résister, ce qui impliquerait l'affirmation de son désir à partir de l’assentiment de
la culpabilité impliquée dans la castration. Dans la scène fantasmatique de Clara,
il n’y aurait pas de différence entre être prise par l’Autre contre son gré et
consentir à l’acte d’amour. Ses premiers tâtonnements dans le champ de l’Autre
sexuel sont de l’ordre du consentement, de l’effacement de son désir. Clara est
toujours emmenée par quelqu’un dans un lieu qu’elle ne choisit pas. Il est possible
d’entendre son fantasme comme une manière de mettre en scène sa tentative
d’accession au lieu du féminin.
Dés le début de son élaboration sur l’origine de la différence entre les sexes
dans Trois essais sur la théorie de la sexualité (1905), Freud aborde les pôles
« masculin » et « féminin » en termes d’« activité » et de « passivité ». Dans ce
temps, le destin du choix sexuel tourne autour de avoir ou ne pas avoir le phallus.
Parce qu’elle ne possède pas le pénis, la femme se dirige dans le stade génital en
direction de l’amour d’un homme. Dans La signification du phallus (1958), Lacan
reprend la question en termes d’avoir ou d’être le phallus, désormais envisagé
comme signifiant et dissocié de la conception anatomique de Freud. C’est par la
dialectique de la demande d’amour que s’ordonne la prise de position en face de
ce signifiant qui manque à la mère, le premier Autre infantile et premier objet
d’amour de l’enfant. Être ou avoir le phallus constitue un grand tournant effectué
par Lacan dans la logique freudienne qui considérait le lieu du féminin comme
étant toujours de l’ordre d’une négativité.
Le fantasme de Clara apparaît comme une manière de mettre en scène sa
tentative d'accéder au lieu du féminin. Du point de vue de Zizek (1991), le
fantasme serait une construction imaginaire destinée à remplir le vide laissé par le
désir de l'Autre. Le fantasme de Clara fait équivaloir « s'offrir à être dévoré, battu,
ou possédé sexuellement »10 (FREUD, 1924/1973, p. 289) par un Autre, et son
10
FREUD, S. (1924) “Le problème économique du masochisme”. In: Névrose, psychose et
perversion, PUF, 1973, 306 p.
contraire serait de l'ordre d'une résistance et de son affirmation comme sujet
désirant, non mortifié par les impératifs de la jouissance de l'Autre qui veut tout
s’approprier.
Dans sa tentative d'accéder à une jouissance Autre, spécifique du passage
adolescent, Clara tombe dans le piège des liens du contemporain où cet Autre
social anomique ne permet pas que le sujet se sépare de ses griffes et consente
seulement à une existence en tant qu'objet des impératifs d'une jouissance sans
limites ni délimitations. Elle s'offre au sacrifice en payant de sa chair-objet qui sert
à tamponner le manque de cet Autre non châtré et non soumis à la loi. En faisant
équivaloir l'acte d'être violée au consentir à l'acte sexuel, elle donne la
même valeur à la position masochiste et à la position féminine. Dans sa
confusion désirante, Clara va à la rencontre de l'extrême du sacrifice et finit par se
réduire au plus-de-jouir de l'autre au lieu de supporter la culpabilité impliquée dans
la castration. Et dans ce piège, elle parvient à se débarrasser de la culpabilité en
glissant du plus-de-jouir, toujours partiel, à la jouissance de l'Autre, sans limites.
2.6. Les cas cliniques. Les téméraires : le lien social via le lieu du reste
Les groupes de conversation ont été réalisés dans un espace insolite de
l'institution scolaire : une oca ou opy-guasu, qui signifie en langage tupi-guarani
une hute indienne. Une sorte de petit local de la parole, construit par les élèves
eux-mêmes et qui se situe physiquement dans le jardin de l'école, dans un entre
l’institution et la rue. L'extrait clinique qui s'ensuit évoque les éléments d'analyse
qui nous montrent combien le choix de cet espace, entre l'appartenance et
l'extériorité de l'école, n'est pas sans effets sur la production du groupe.
Ce groupe de conversation s'est constitué autour de l'exclusion. Après
quelques semaines de fonctionnement du groupe des filles, Roberto vient nous
voir pour demander s'il peut entrer dans le groupe. Il a participé à quelques
rencontres de ce groupe l'année précédente, et souhaite à nouveau en faire
partie. Nous lui proposons de venir à la prochaine rencontre pour y exposer son
désir de réintégrer cet espace de conversation et permettre au groupe de décider
ou non de sa présence.
L'an dernier, Roberto avait déjà tenté sans succès d'être accepté dans le
groupe des filles ; il disait rechercher un lieu pour pouvoir discuter et pas
seulement dire des conneries, ce qui se passait toujours avec les garçons de sa
classe qui étaient tous plus jeunes que lui. Il dit avoir rempli les tâches
nécessaires à son approbation, et donc terminé ses études, et ne comprend pas
pourquoi il a été refusé. À ce moment, le groupe l'interpelle et lui demande s'il a
vraiment fait tous les travaux. Il répond que oui, mais pas avec sa propre lettre. Il a
emprunté la lettre d'une autre personne, à savoir son père, qui a fait à sa place
ses devoirs scolaires.
En écrivant avec la main de son père, Roberto est distant de ce qui se
passe dans son existence ; il est un sujet non responsable de ce qui lui arrive. Et il
ne comprend pas ce qui lui arrive parce qu'il n'a pas été le responsable de son
destin. Nous le questionnons sur sa responsabilité, et non pas sur sa culpabilité,
vis-à-vis de sa réprobation qui l’a éloignée des amis avec lesquels il pouvait
discuter. Il finit par nous dire qu'il comprend ce qui s'est passé : en empruntant la
lettre de son père, il se reconnaît en tant qu'acteur de sa réprobation et ajoute
avoir ‘voyagé’. Nous lui demandons de définir ce type de ‘voyage’ dont il parle. Il
commence par nous raconter l'histoire d'un voyage qu'il a fait avec sa mère en
Afghanistan au centre d'une zone de guerre, et qui serait d'après lui le seul lieu de
vacances destiné aux pauvres.
La construction de cette fiction ressemblait à un récit fantastique construit
sur une métrique précise, voire musicale, qui nous a bercée pendant quelques
minutes. Robert apparaît comme le sujet de l'histoire qui est racontée ; mais le
narrateur disparaît en faisant de son poème d'exil une issue de sécurité pour son
angoisse. Le sujet qui a voyagé en Afghanistan était un sujet exilé de sa propre
histoire. Que s'est-il passé avec Roberto quand il répond – à la question sur sa
responsabilité en face des directions de sa vie – qu'il ‘voyage’ ou cherche un exil
dans son histoire de guerre et de coups de feu ? Dans l'imaginaire scolaire et
social, Roberto est celui qui occupe un lieu de reste, du refuge. Il parle de son
désir par la voie de la construction d'une fiction socialement disqualifiée, qui trouve
dans la violence urbaine contemporaine sa ligne de récit. Les histoires de violence
n'apparaissent pas comme des récits de la réalité quotidienne, mais comme des
constructions fictionnelles où le sujet se raconte. Nous verrons combien la réalité
de la violence urbaine qui fait partie de la vie de ces jeunes et de tant d'autres
acquiert la forme d’une fiction généralisante qui émerge comme énonciation à
chaque fois que l'adolescent se sent confronté à quelque chose d'impossible à
dire. Autrement dit, une violence en tant que fiction qui s'impose dans l'espace du
vide du dire sur le sujet.
Après avoir raconté son histoire, le groupe des filles décide de l'accepter.
Néanmoins, à la rencontre suivante Roberto arrive avec un ami. La fois suivante, il
amène encore un autre ami. Devant cette invasion de garçons qui n'ont rien à dire
et ne sont là que pour espionner leurs histoires (sic), les filles décident de
l'expulser du groupe. Face à cette décision, il devient muet. La situation va durer
quelques semaines, mais le groupe ne se montre pas capable de soutenir la
présence bruyante de ces garçons. Nous proposons alors d'accueillir les garçons
dans un autre groupe, un groupe qui portera comme marque de naissance
l'adhérence au signifiant non fiables et qui ne peuvent être que du dehors, qui
occupent le lieu de ceux qui restent.
Après les deux premières rencontres de ce nouveau groupe – au départ
composé de trois garçons –, nous n’avons pu pour des raisons personnelles être
présente à la rencontre suivante. La conversation n'a finalement pas eu lieu,
cependant il s'est passé quelque chose en notre absence : cinq nouveaux garçons
ont été inclus dans le groupe, tous un peu plus jeunes que les premiers. Nos
rencontres hebdomadaires avaient également lieu dans le même espace de la
hute. Après environ deux semaines de fonctionnement du groupe, ces garçons ont
commencé à ‘ramasser’ quelques pierres et bouts de bois qui se trouvaient dans
le jardin et à les apporter dans le groupe. Ces pierres et ces bouts de bois
faisaient partie de la cabane et étaient lancés contre les murs de l'école. En
général, les garçons occupaient une partie du temps à jeter les pierres, tandis que
nous passions une partie du temps à attendre et à demander de laisser les pierres
à l'extérieur pour débuter la conversation. Une fois à l'intérieur et le groupe en
place, les pierres continuaient d'interrompre les paroles et étaient projetées contre
les murs de la cabane.
Les pierres ne cessaient pas. Au lieu d'attendre qu'ils arrêtent de les lancer
ou les laissent de côté, nous avons finalement autorisé l'entrée des pierres dans le
groupe de conversation. Ils m'ont alors dit : « On entrera avec les pierres, mais on
promet de ne pas les lancer ! ». Ce à quoi nous leur avons répondu : « Ok, on a
un accord ». Par la suite, le groupe s'est déroulé tranquillement en abordant des
sujets quotidiens, le football, le travail de certains dans le club de tennis, ce qu'ils
aimeraient être en grandissant. Pourtant, nous nous sommes rendue compte que
les pierres ne cessaient pas : elles venaient de l'extérieur, elles étaient lancées
par quelqu'un d'extérieur à la cabane. Le garçon qui nous avait promis de ne pas
lancer des pierres nous demande : « Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? [ils ne
pouvaient pas répondre avec des jets de pierres puisque que nous avions conclu
un accord] On essaie de discuter, mais ils ne nous laissent pas tranquilles ! ».
Les pierres qu'ils ramassaient sur le chemin avant d'entrer dans la cabane
avaient leur fonction : elles étaient un moyen de se défendre contre l'effet
dévastateur produit par le regard de l'Autre, qui entrait par les petits trous de la
cabane. Ce groupe s'était construit à partir de l'exclusion, comme un groupe qui
n'avait pas pu faire partie d'un autre ; le groupe des non fiables. Mais plus que des
non inclus dans le groupe des filles, ces garçons étaient déjà auparavant collés au
lieu de reste de l'institution scolaire, qui les considéraient comme les pires. Les
cailloux qui arrivaient de l'extérieur servaient à ne pas oublier le lieu qu'ils
occupaient, le lieu du reste. Ils étaient lancés par les plus jeunes de l'école alors
en récréation au moment du fonctionnement du groupe et qui utilisaient ce temps
pour observer à travers les fentes et les trous du mur de la cabane. À chaque
morceau de glaise du mur, une pierre, un trou qui permettait l'entrée du regard de
l'Autre. Les garçons résistaient avec des pierres pour ne pas être devinés par le
regard de l'Autre (Didier-Weil, 1995). Les filles avaient lancé comme une pierre le
signifiant non fiable, et cet acte revenait chaque semaine dans les mains des plus
jeunes qui étaient à l'extérieur. En occupant l'espace de la cabane transformé en
lieu de parole, ces garçons tentaient de sortir du lieu institué pour eux de restemuet ; mais en tentant de sortir de cette position, ils étaient la cible de davantage
d'hostilité.
Pour ces garçons, l'appartenance n'a pas été possible. Lorsqu'ils ont
renoncé à répondre par des jets de pierre et de bouts de bois, ils n'ont pas réussi
à discuter mais seulement à se taire en face de l'invasion des regards qui venaient
de l'extérieur et leur rappelaient qu'il n'y a pas de parole possible quand on occupe
un lieu de reste. On peut se demander si on est en présence de ce qu’Agamben
(2008) nomme, dans Ce qui reste d'Auschwitz, une manière de subjectivité dans
la plus complète désubjectivation. Serait-il possible d'effectuer un rapprochement
entre les manières de subjectiver des musulmans et celles qui représentent le
refuge vivant de notre temps (Catroli, 2003) ? Ils ne vivent pas dans des camps de
concentration ou d'extermination nazie, mais se meuvent et vivent en accord avec
les intérêts du capital, dans les espaces pauvres des périphéries et des bidonvilles
des grandes villes. Ils peuvent être considérés comme les étrangers, ceux qui à
partir des considérations de Freud (1919a/1969) portent la possibilité de mettre à
jour ce qui devrait rester occulte. Ils devront toujours être circonscrits dans un
espace de visibilité/invisibilité pour ne pas dénoncer – avec leur présence, vu que
la possibilité de récit leur est niée – le trou, la lacune, qui résident dans tout acte
de gouverner et de réguler les civilisations. Nous verrons plus en avant comment
répondre à cette question.
Notre dernière rencontre fut également notre dernier jour de travail avec les
groupes dans l'école. Ce n'est qu'après le départ des plus jeunes, qui avortaient
chaque tentative de conversation en se concentrant sur les pierres et les regards
lancés à travers les fentes de la cabane, que les trois garçons ont pu soutenir leur
parole : « On a encore cinq minutes, qu'est-ce qu'on va faire ? » Nous leur avons
répondu : « On va nettoyer la cabane et ramasser ces pierres ». Nous avons
nettoyé l'espace tout en continuant à discuter. Sans le vouloir, nous avons laissé
la porte de la cabane ouverte. Celui qui nous a prévenu, c’est le garçon qui à
chaque rencontre insistait pour essayer de cacher le cadenas de la porte. Nous lui
avons donné la clé pour qu'il aille fermer. Mais à son retour, il nous a dit : « C'est
dommage que cette porte ne reste pas toujours ouverte ». Finalement, le chemin
de la parole ne s'est ouvert que quand tout ce qui excédait et provoquait une
expérience de pure jouissance a pu abandonner le groupe.
CHAPITRE III – Le moi et l’autre : le problème du lien social en psychanalyse
Ce chapitre se propose de délimiter les lignes d'une théorie du lien social
dans les oeuvres de Freud et de Lacan. Une telle digression théorique s'est
avérée nécessaire pour pouvoir affirmer qu'il y aurait dans la contemporanéité
quelque chose de l'ordre d'un court-circuit dans les liens sociaux, engendré par la
prévalence du discours du Capitaliste qui mettrait fin au lien fondé sur la
culpabilité au profit des dysfonctions de l'impératif de la jouissance. En face de
cette transition, que reste-t-il au sujet adolescent confronté au sans sens d'un
autre anomique ?
3.1. Freud : lien social via sentiment de culpabilité
À partir de 1914, dans Pour introduire le narcissisme, Freud se penche sur
la question de la formation du moi dans sa relation nécessaire de confrontation à
l'objet, autre. Avant cela, il avait élaboré dans Trois essais sur la théorie de la
sexualité (1905) une théorie débutant par une étape auto-érotique, caractérisée
par les parties fragmentées d'un corps propre non différencié du corps de l'autre.
On peut dire que le projet d'une théorie du sujet dans les premiers textes de Freud
ne se configurait pas à l'horizon de ces travaux, en tout cas jusqu'en 1914 avec la
phase narcissique. À partir de là, il met l'accent sur un mouvement extérieur au
moi, la quête d'un objet externe qui tente de récupérer la sensation perdue de la
première expérience de satisfaction fournie par la première personne à s’être
occupée du sujet et avoir garanti sa conservation. On assiste donc au passage
d'un moi tout-puissant et autosuffisant dans une relation de continuité et de
similarité radicale avec un autre partiel, à une relation de discontinuité moi-autre,
où le corps de l'autre se présente en faisant coupure dans le corps propre, en
s'imposant en tant que différence et discontinuité.
Dans La disparition du complexe d'Œdipe (1924), Freud affirme que ce
complexe constitue le noyau central de la construction d'une sexualité infantile. Il y
aborde les destins de la pulsion sexuelle infantile qui, dans sa tendance
libidineuse incestueuse, subira les interdits de cette satisfaction et devra
succomber à l'action du refoulement et du sentiment de culpabilité. Face à
l'interdiction de la satisfaction imposée par une autorité externe, l'issue
dangereuse rencontrée par le moi pour échapper à ce contrôle représenté par la
figure paternelle est l'identification à cette autorité et son introjection postérieure
par le moi, qui résultera en un surmoi omniprésent. Freud en vient même à
affirmer dans le chapitre VII de Psychologie des masses et analyse du moi (1921)
que l'identification est l'expression la plus éloignée d'un lien émotionnel avec une
autre personne. Il va encore plus loin en soutenant que le mécanisme de
l'identification est responsable du lien groupal autour d'un sentiment commun.
Néanmoins, l'identification ne constitue pas une certitude de bien-être total
du moi. En effet, il y a au sein de cette identification une ambivalence des
sentiments à cause de l'impossibilité de satisfaction libidinale et de garantie du lien
social. Tandis que l'identification via l'amour assure pendant un temps l'illusion
d'un lien social réussi, l'introjection de l'autorité, créatrice du surmoi suprême, se
charge de l'installation du malaise dans les liens sociaux à travers un sentiment de
culpabilité toujours présent pour rappeler au sujet qu'il ne sera jamais quitte de
l'autorité. Par conséquent, si l'identification est la base de l'union dans un lien
social, nous pouvons affirmer que le sentiment de culpabilité, né de l'ambivalence
présente dans toute identification, représente le principe de maintien des hommes
dans le lien, au-delà du sentiment commun.
Dans la contemporanéité, le sentiment de culpabilité sort de la scène en
tant qu'organisateur du lien social et cède la place à la dérégulation du lien en
fonction de la loi aveugle imposée par l'impératif de jouissance. Pour pouvoir
affirmer l’existence d’un passage entre deux formes d'enlacement social – du
triomphe de la culpabilité au règne de la jouissance –, il est indispensable
d'évoquer la théorie lacanienne du lien social.
3.2. Lacan et le lien social via l'obéissance
Penser le lien social chez Lacan implique de penser l'aliénation du sujet au
signifiant – instance de la structure – ainsi que le niveau de la relation entre les
sujets et leur forme d'appareillage de la jouissance par le biais du discours. Au
début de son oeuvre, Lacan affirme dans Le stade du miroir comme formateur de
la fonction du Je (1949) que le processus de socialisation du sujet se produit par
l'intermédiaire de l'identification – et dans ce sens il rejoint Freud. Il écrit : « Il y
suffit de comprendre le stade du miroir comme une identification au sens plein que
l'analyse donne à ce terme : à savoir la transformation produite chez le sujet,
quand il assume une image […] »11 (Lacan, 1949/1988, p. 87). Le concept
d'aliénation est donc fondamental pour saisir les étapes du développement du moi
et son rapport au registre imaginaire de l'altérité (moi et tu), ainsi que l'émergence
du sujet (je) en tant qu'effet du signifiant, entrée dans le champ du symbolique, de
l'Autre.
D'après Poli (2003), il est possible d'identifier trois temps de l'aliénation
dans l’œuvre de Lacan. Le premier, l'aliénation primordiale, est évoqué dans Le
stade du miroir comme formateur de la fonction du Je, dans lequel l’auteur situe le
moi, produit des identifications, dans une relation de soumission à l'image
spéculaire garantie par un autre, initialement représenté par l'imago maternelle. Le
deuxième temps apparaît dans le séminaire Les psychoses (1955-1956), où il
inclut la dimension de l'agressivité qui règne sur la capture du moi par l'image. De
l'avis de Poli, ce temps de l'aliénation s'inspire clairement du travail d’Hegel et met
en scène la question de la domination du sujet par la soumission au désir de
l'Autre,
présente
dans
la
dialectique
du
maître
et
de
l'esclave
dans
Phénoménologie de l'Esprit. À ce stade de la théorie lacanienne, la relation entre
le moi et l'autre est une relation intersubjective, basée sur l'idée d'une efficacité
discursive qui unirait le moi et l'autre sans absence de la dialectique de la
signification au symbolique, et qu'il y aurait au départ un signifiant chez l'Autre qui
garantirait le sens du sujet. Il s'agit de l'opérateur du Nom-du-père ; sans cette
inscription, la porte serait ouverte à la psychose. Ainsi, Lacan effectue dans ce
séminaire une coupure de la logique imaginaire du Stade du miroir par l'inscription
du signifiant phallique comme entrée du sujet dans les réseaux du symbolique.
C'est l'élaboration d'une théorie sur l'objet a qui conduit Lacan à se
repositionner par rapport à l'utilisation du terme intersubjectivité. À la différence de
l'élaboration formulée précédemment dans le Séminaire III – fondée sur une
possibilité de cohérence discursive entre l’Être du sujet et un signifiant adéquat,
11
LACAN, J. (1949) O Estádio do Espelho. In: Escritos. [Rio de Janeiro]: Jorge Zahar Ed., 1998.
944 p.
véritable, qui garantirait son sens, son lieu dans une trame sociale – , la prise en
compte de l'objet a comme point du manque structurel du sujet montre qu'il n'y a
rien chez l'Autre, qu’il ne détient aucune coordonnée garantissant la vérité du
sujet. Pour Poli (2003), c'est là que se situerait la troisième conception de
l'aliénation, désormais véritablement psychanalytique et distante de son inspiration
hégélienne ; à travers l'‘exercice de la rationalité’, on accède à une
correspondance entre l’Être et son Sens, qui laisserait de côté la dimension du
non-sens présente aussi bien dans le champ du sujet que dans celui de l'Autre.
Il est cette fois question de lien discursif et non plus d'intersubjectivité, car
le discours est une forme d'appareillage de la jouissance du sujet. Autrement dit,
la logique discursive est la forme rencontrée par Lacan dans le langage et au-delà
de la parole – qui ne rendrait compte que de l'intersubjectivité entre deux sujets,
où il y aurait une efficacité de la communication vu que la dimension du non-sens,
du non-sensé, de l'inconscient, n'est plus considérée – pour inclure l'objet a dans
la relation entre sujets et entre le sujet et l'Autre. Poli (2003) observe que « sur ce
point, Lacan abandonne Hegel et se rapproche de Marx. Il corrige la dialectique
du maître de l'esclave et propose, à la différence d’Hegel, que l'esclave ne
renonce pas à la jouissance pour préserver sa vie »12 (POLI, 2003, p. 132). Il y
aurait donc un choix pour la soumission au maître en échange d'une jouissanceAutre, la plus-value de Marx qui se transforme chez Lacan en plus-de-jouir. Par
conséquent, le premier lien du sujet se ferait via la soumission, et l'appareillage
discursif serait la machine capable de rendre compte de l'inclusion de ce plus-dejouir dans le circuit du sujet et de l'Autre. Dans la première aliénation apparaît la
capture du sujet par l'imaginaire ; dans la deuxième, une sortie par le symbolique ;
et dans la troisième, l'incidence du Réel dans l'avènement du sujet. Les trois
registres enlacés.
Cependant, ce qui fonde le lien social marxiste, la relation entre le prolétaire
et le capitaliste, est la même chose que ce qui définit la dialectique hégélienne du
maître et de l'esclave, à savoir l'obéissance. Chez Hegel, l'esclave est celui qui, en
face du dilemme la liberté ou la vie !, choisit la vie et se retrouve avec une vie
amputée de liberté (Lacan, 1988b). Il est celui qui obéit aux impératifs du Maître :
12
POLI, M.C. (2003) Clínica da Exclusão: A construção do fantasma e o sujeito adolescente. [São
Paulo]: Casa dp Psicólogo. 233 p
Produis ! Chez Marx, la liberté du prolétaire est également une liberté frustrée qui
l’entraîne vers l'asservissement à l'égard du Capital, car le travailleur est maître de
sa force de travail et libre de la vendre à qui il l'entend. Mais lorsqu'il la vend, il se
trouve dépossédé de ce qu'il avait : « le contenu effectif de cet acte libre de vente
est l'asservissement au capital »13 (Zizek, 1991, p. 140).
Or, dans la logique de la servitude capitaliste, il se passe quelque chose en
plus sous la barre de la formule du discours du Maître ; en bas, où tout se passe
plus ou moins en cachette, où se rencontrent – ou mieux, se ‘dérencontrent’ $ // a.
Il s'agit de la fonction du fantasme, $ ◊ a, qui dans une opération d'illusion fait
équivaloir la force de travail à la plus-value et efface la relation asservissement.
C'est notamment ce que l'on peut observer dans la phrase-devise de l'actuel
président français, Nicolas Sarkozy : Travailler plus, pour gagner plus ! Toutefois,
qui croit encore aux paroles du Maître ? Qui sait s’il nous dit à présent : Jouis ! ?
Peut-être que dans ce cas nous serions tentés. Nous reviendrons sur ce point
dans le prochain chapitre, c'est-à-dire sur la subversion tentée par le discours du
Capitaliste – un dérivé du discours du Maître.
En effet, ce discours serait le lien social des sociétés de contrôle. Il vise à
supprimer les barres qui empêchent que le $ rencontre l'objet destiné à la
satisfaction. Mais s’agit-il néanmoins d'une forme de lien vu que le sujet perd son
statut mobile de désirant et se lie aux objets destinés à boucher son manque à
être structurel ? Plus précisément, comment faire lien avec l'autre si rien ne
manque au sujet pour le faire avancer ? Lorsque la loi sociale est laissée de côté
au profit de l'impératif du capitaliste qui promet le droit à la jouissance pour tous,
de quelle manière les adolescents exposés à cette anomie réagissent-ils,
résistent-ils et font-ils lien ? Nous allons tenter de répondre à ces questions dans
le chapitre suivant, consacré aux artifices du pouvoir sous l'égide du discours du
capitalisme.
CHAPITRE IV – Court-circuit dans le lien social : le violent réseau
symbolique du contemporain
13
ZIZEK, S. (1991) O mais sublime dos histéricos. Hegel com Lacan. [Rio de Janeiro]: Jorge Zahar
Ed., 1991. 286 p.
Le présent chapitre part des considérations formulées dans notre mémoire
de master, intitulé La logique du contrôle mondial et son étrange immanence : le
cas du Brésil et l'émergence d'une norme violente de sociabilité (2003)14. Dans le
premier volume d'Histoire de la sexualité I. La volonté de savoir, Foucault (1984)
constate, non sans surprise, que les guerres n'étaient pas aussi sanglantes avant
le XIXe siècle. L'avènement du capitalisme industriel a produit ses marques sur la
réorganisation des modes de production et sur les processus de subjectivation de
la modernité. Cette réorganisation spécifique des modes de production et ses
effets sur la construction des corps individuels et les instances groupales
d'organisation ont donné lieu à un exercice spécifique du pouvoir, nommé par
Foucault (1987) de sociétés disciplinaires.
On peut dire que les technologies de pouvoir de la modernité disciplinaire
se sont affirmées dans un double fonctionnement. D’après l’auteur (1987), le
premier s'est produit au XVIIe siècle en tant qu’anatomo-politique des corps
individuels et a engendré les disciplines. Les disciplines ont toutes été des
méthodes qui ont permis le contrôle détaillé de l’ensemble des opérations sur le
corps, en assujettissant et en imposant à ses forces une relation d'utilité-docilité.
Dans cette logique, le corps est devenu objet et cible du pouvoir. En concordance
avec ce fonctionnement, on observe au cours de la deuxième moitié du XVIIIe
siècle l'ébauche d'une autre technologie : une biopolitique de l'espèce humaine.
La marque de cette nouvelle stratégie d'exercice du pouvoir est l'apparition d'un
nouveau phénomène, un nouveau personnage : la population. Il est désormais
plus important de s'occuper des phénomènes d'ensemble du corps individuel afin
d'obtenir des états globaux d'équilibre et de régularité (Foucault, 1999). C’est à
partir de la jonction de ces deux stratégies d'exercice du pouvoir – une anatomopolitique des corps (technologie disciplinaire du corps) et une biopolitique des
espèces (technologie réglementant la vie) que l'on est arrivé à un contrôle complet
de toutes les instances du corps social. Pour Agamben (2002), il s'agit de la prise
du pouvoir sur la vie nue (zôè).
Foucault montre la construction d'un apparat de discipline et de contrôle qui
14
Titre original: A lógica do controle global e sua estranha imanência: o caso do Brasil e a emergência de
uma norma violente de sociabilidade.
s'est produit en étant intrinsèquement lié au développement du capitalisme
industriel, dont l'objectif était clairement d'augmenter les forces du corps autour de
sa productivité économique. Ce qui, dans les propos de Zizek (1993), décrit de
manière exemplaire la logique lacanienne du discours du Maître.
Comme on l'a vu dans le chapitre précédent, Lacan élabore sa théorie du
lien social à partir du schéma discursif à quatre pattes, qui indiquent quatre types
de positions subjectives où le sujet, l'Autre, les autres et l'objet a sont pris en
compte. Le premier discours, le discours du Maître, est aussi le discours de
l'inconscient : un signifiant représente le sujet pour un autre signifiant. Comme
résultat de cette opération, quelque chose doit tomber, une perte doit se produire,
l'objet a lacanien.
Inspirée au départ de la dialectique du maître et de l'esclave présente dans
la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel, la formulation du discours du Maître
apparaît pour Lacan comme le point de départ des trois autres formules de lien
social : hystérique, universitaire et analyste. Le discours du Maître renferme le
choc de forces entre le maître et l’esclave, avec le maître qui extrait de l'esclave
son travail. La figure du Maître serait celle d'un leader qui, d'un seul regard,
garantirait la stabilité de la société et la sauverait des excès de la pulsion. Mais ce
qui est essentiel au Maître, c'est la production d'une communauté identificatoire,
exempte de dangers et d'abus des masses et des collectivités. Si à l'époque du
capitalisme de production – des premiers temps des sociétés disciplinaires – le
Maître commençait déjà à donner des signes de transformation, il accède au
temps du capitalisme de marché avec une autre spécificité.
Lacan s'est inspiré au départ de Hegel pour la formalisation du discours du
Maître. Puis il s'en est éloigné au profit de la théorie marxienne sur la structure du
capitalisme, qui lui a permis de situer sa notion d'objet a en la rapprochant du
concept de plus-value transformé en plus-de-jouir. Le maître devient celui qui
capture la plus-value. Dans le séminaire D'un Autre à l'Autre (2008), Lacan
observe que ce qui donne naissance à l'objet a est la perte du savoir du côté de
l'esclave. Ce qui intéresse le Maître, c’est que la production ne cesse pas, et en
cela la devise Travailler plus pour gagner plus n’est pas si actuelle ; en effet, on
peut aussi la lire en mettant l'accent sur son composant occulte, à savoir travailler
plus pour perdre plus. C'est précisément cette dimension de la perte qui est au
centre de la transformation du discours du Maître en discours du Capitaliste. Un
discours au centre du lien social de la contemporanéité, régi par lesdites sociétés
de contrôle.
Dans le petit article Post-scriptum sur les sociétés de contrôle, Deleuze
(2008) écrit que l'ordre disciplinaire moderne constitue ce que nous avons
progressivement cessé d'être. Si les sociétés disciplinaires délimitaient les bords
de l'appartenance sociale en excluant tout le champ du non conforme, les sociétés
de contrôle refoulent en contrepartie tous ceux qui sont trop pauvres pour être
inclus dans le système d'endettement capitaliste et en même temps trop
nombreux pour être enfermés (Deleuze, 1992).
La différence fondamentale entre le fonctionnement des sociétés
disciplinaires (avec leur logique capitaliste industrielle et pré-industrielle) et les
sociétés de contrôle (avec leur capitalisme de marché néolibéral) réside dans la
catégorie de l'excès de cette production, qui concerne directement le statut de
l'objet a. On l'a vu, les sociétés disciplinaires étaient dominées par un contrôle et
une normatisation de tout ce qui excédait : pulsions, excès de comportement,
accumulation de la plus-value. Dans les sociétés de contrôle, il ne s'agit plus de
ceindre l'excédent mais d'accélérer la production de cet excédent et de la mettre à
disposition du sujet. Nous proposons de situer le passage de la société
disciplinaire – organisée selon le mode discursif du Maître – à la société de
contrôle – régie par le discours du Capitaliste – en prenant comme point de départ
la fonction occupée par l'objet a ; un objet auparavant perçu comme un excès
normatisé par la castration, et désormais envisagé comme une pure jouissance,
illimitée et consacrée au gâchis.
Le discours du Capitaliste n'a pas été formalisé par Lacan comme l'ont été
les quatre autres : Maître, Hystérique, Analyste et Université. Néanmoins, le
psychanalyste y fait référence à plusieurs reprises : dans sa conférence donnée à
Milan le 12 mai 1972, dans ses travaux menés entre 1970 et 1974, dans le
séminaire D'un Autre à l'Autre, dans le Séminaire Ou pire…, ainsi que dans
Télévision en 1973. Telle une corruption du discours du maître, son astuce
consiste à obstruer l'impossibilité de rencontre entre le sujet et l'objet. Le discours
du Capitaliste inverse le mathème de la gauche de la formalisation discursive du
discours du Maître et produit un court-circuit dans le sens des flèches qui amène
le sujet $ avoir accès à l'objet a. Ce qui était auparavant disjoint en fonction de la
structure et de la présence de la barrière d'impossibilité (barrière de jouissance)
(Lacan, 1970b/2001) en bas du mathème, se rencontre désormais en fonction du
Capitalisme. Sous l'égide du discours du capitaliste, le sujet ne peut qu'accepter
l'impératif de jouissance avec la promesse de satisfaction via des objets de
consommation. Il s'agit d'une stratégie de soutien qui désordonne le lien social et
agit sur la subjectivation et l’enlacement des sujets devenant des objets pour
l'autre.
L'une des stratégies mortifères de subjectivation dans le contemporain se
produit par le biais du sacrifice (Ambertin, 2009). Lorsque le manque structurel
névrotique imposé par l'entrée du sujet dans la civilisation ne peut être toléré, le
sujet a pour seule possibilité d'accepter la fascination pour l'Autre, en s'offrant
comme corps-objet qui supprime son manque. Selon Ambertin, « si culpabilité et
sacrifice renvoient pour Freud et Lacan à la tentative de restaurer la loi du père et
de l'Autre barré ( ), pour les rendre consistants, cette prétention de complétude –
quête de soutien –, même si elle poursuit une pacification qui garantirait la
pacification de la violence, finit généralement par la potentialiser »15 (AMBERTIN,
2009, p. 82).
Mais il s'agit d'un piège, comme l'illustre le cas de Clara qui fait équivaloir
être violée par l'Autre à consentir à l'acte sexuel avec le partenaire choisi. Clara
risque le sacrifice du corps pour tenter d'assurer une consistance à l'Autre qui, à
l'adolescence, apparaît dans toute sa force comme manquant ; elle se place ainsi
comme objet de servitude de la jouissance de l'Autre. Le problème, c'est que cette
stratégie ne résout pas le problème de l'angoisse du sujet confronté à cet autre
manquant (Ambertin, 2009). Au contraire, elle ne sert qu'à alimenter ses
nombreuses exigences. S'installe alors une dette qui ne pourra jamais être réglée.
Dans le contemporain, le sujet peut osciller entre certaines stratégies de
subjectivation, parmi lesquelles : accepter la castration, supporter la culpabilité
installée par la loi du père de l'autorité et se contenter d'une relation de jouissance
15
AMBERTIN, M. G. (2009) Entre dívidas e culpas: sacrifícios. Crítica da Razão Sacrificial. [Rio de
Janeiro]: Cia. de Freud, 2009, 269 p
qui ne pourra être atteinte que par les bords – ce qui amènera le sujet à être
orienté par l'objet cause du désir. Un éventail de possibilités de subjectivation est
ici possible grâce à la dimension du mouvement du désir. Une autre manière
d'éviter la culpabilité est d'abolir la dimension du lien social entre sujets en
concevant l'autre comme objet qui peut être consommé comme n'importe quel
produit de marché. En sacrifiant la dimension de l'autre, le sujet finit aussi par
sacrifier sa propre dimension. Enfin, une autre forme de mortification subjective
est de servir d'objet à l'Autre pour combler son manque, en tentant avec sa propre
chair de combler le manque inhérent au champ du sens. Dans ce cas, le sujet
passe d’être l'objet à être l'abject.
Revenons brièvement sur la formalisation du discours du Capitaliste. Ce qui
nous intéresse tout particulièrement dans ce discours, c'est l'affirmation selon
laquelle l'objet commande le sujet. En étant commandé par l'objet, le sujet est à la
merci du désordre de la loi qui soutient la jouissance. Si dans le discours du
Maître l'ordonnancement était clair car il identifiait le sujet, dans le discours du
Capitaliste il y a un impératif, un ordonnancement aveugle parce que dirigé par la
jouissance. Peut-on alors parler d'un ordre aveugle ou vaut-il mieux le concevoir
comme un ordre qui aveugle le sujet ? Dans le discours du Capitalisme, la loi
prend la forme de l'abandon. On peut dès lors parler d'un autre social anomique,
incapable de répondre au sujet face à l'énigme qui implique son existence dans un
lien qui le précède.
Par conséquent, le discours Capitaliste sort définitivement d'une logique
sociale fondée sur la culpabilité laissée par la castration pour entrer dans une ère
de triomphe de la jouissance. Cette hégémonie de la jouissance sur la culpabilité
peut être vue à travers son rapport au dérèglement de la loi. Les sociétés
contemporaines se sont instituées à partir d'un Autre social anomique, non
imitateur de la jouissance pleine. Le lien social du capitalisme abolit la dimension
du semblable et le transforme en pur objet, consommable, reste à annihiler pour
tenter d'effacer le trou du parfait scénario du capitalisme de consommation, qui
nous fait croire que nous sommes tous des « sujets-consommateurs » alors qu'en
vérité nous sommes plutôt des sujets consommés par l'objet.
Pourtant, il ne suffit pas d'utiliser les objets de consommation qui garnissent
les vitrines pour guérir l'angoisse de castration que tente d'effacer le discours du
Capitaliste. C'est la raison pour laquelle sont choisis comme symptôme social tous
ceux qui sont trop pauvres pour la dette capitaliste (Deleuze, 1992), les « ennemis
du système » qui défigurent la scène idyllique parfaite mise en place par le
fantasme « sujet-consommateur ». Ce sont eux les sujets d'une société anomique.
Agamben (2002) reprend le concept de l'anomie à travers son analyse des
camps. Elle est envisagée comme le nouveau statut des espaces sociaux
d'exception du contemporain, représentés par les périphéries, les ghettos et les
bidonvilles des grands centres urbains. On peut dire que l'anomie de la loi et ses
espaces d'exception servent à abandonner ceux qu’il faut contrôler et punir.
Cette loi d'un Autre social anomique qui abandonne est la marque du
contemporain et se différencie de l'ordonnancement antérieur, dont le lien social
était basé sur la culpabilité engendrée par la castration en raison de la valeur
d’excédent de l’objet a : auparavant, un malaise advenant de la perte de
jouissance, qui permettait le mouvement du sujet comme désirant. Aujourd'hui,
l'objet est excès, effet de production incessante. Le sujet acquiert un statut
‘objectivisable’, en particulier quand il fait partie du groupe de ceux identifiés
comme reste social, regroupés dans les limitations des camps et sous l'abandon
d'une loi qui sépare dans les limites des états d'exception.
À partir des analyses d’Agamben (2004), nous pouvons affirmer que les
camps sont le nouveau paradigme d'organisation du socius contemporain,
présentifiés en tant qu'espaces de ségrégation des périphéries, des ghettos et des
bidonvilles. Des modulations contemporaines qui ont eu l'holocauste nazi comme
point initial d'un nouvel appareillage d'enlacement social régi par le discours du
Capitaliste et de sa logique objectivante scientifique qui transforme les sujets en
objets ; plus précisément, qui ne tient compte d'aucune manifestation du sujet
dans sa singularité. Dans Ce qui reste d'Auschwitz (2008), Agamben met en
scène deux types de subjectivation dans les camps de concentration : le témoin et
le musulman. En ce qui concerne le témoin, on a très souvent entendu que son
objectif de survie des camps était mû par la certitude de pouvoir raconter au
monde ce qui s'y passait et de donner forme à l'impossible. Quant au musulman, il
est celui qui ne pouvait rien faire, sinon se taire, devant la corporification de
l'impossible.
Sur la base de la thèse d’Agamben (2008), on peut dire que le mutisme est
une manière de subjectiver dans la plus complète désubjectivation du socius.
Roberto, le garçon fabricant de cas de notre groupe de conversation, devient le
garçon-musulman quand il est mis sur la marge par le groupe des filles. Il
considérait que ce lieu était le lieu capable d'accueillir son histoire. Quand il est
parvenu à nous parler des motifs qui l'avaient amené à vouloir entrer dans le
groupe, il s'est présenté comme celui qui écrit avec la main de son père et qui,
parce qu’il est pauvre, ne peut que voyager en Afghanistan au milieu des tirs et
des grenades.
Sa première construction se réfère à un impossible de responsabilisation du
sujet pour son destin : il a écrit avec la main de son père, il a été persécuté par la
directrice, d'où son redoublement et son maintien dans la même école avec des
plus jeunes que lui au lieu d'être avec ses amis, adultes, qui ne racontent pas que
des conneries. Dans l’article Adolesência e contemporaneidade [Adolescence et
contemporanéité] (2004), Jerusalinsky signale que notre société s'affirme dans
une caractéristique aléatoire du destin, ou le sujet est déresponsabilisé, supprimé
de ses propres choix.
Dans l'autre construction – une histoire fictionnelle de guerre et de coups de
feu –, Roberto apparaît comme étant collé à un lieu de reste social, de refuge, qui
semble le situer à partir de cette fiction socialement disqualifiée et qui s'élabore
sur la violence urbaine contemporaine. Il nous dit que l'Afghanistan avec ses
coups de feu et ses grenades est le seul lieu dans lequel il peut faire partie de
l'histoire. Nous voyons combien les histoires de violence n'apparaissent pas
comme des récits de la réalité quotidienne des sujets qui sont exposés, mais
comme des constructions fictionnelles où les sujets se racontent et parviennent à
s'inclure. Lors des conversations en groupe, rares sont les moments où nous
avons pu aborder des points délicats de l'histoire de chacun de ces garçons : les
blessures ouvertes par le quotidien sombre de la violence, par la mort ou
l'incarcération des pères et oncles, ou par la simple disparition de ces figures
masculines.
Néanmoins, la quasi inexistence des récits de situations de violence réelle
n'a pas empêché leur présence active dans les groupes et dans la conversation,
que ce soit dans leur manière de penser et de mettre en scène l'acte sexuel, dans
les jets de pierre qui partaient dans tous les sens – mais qui n'ont jamais atteint
personne, heureusement – ou encore dans les fictions violentes qu'ils
construisaient pour s'inclure dans une histoire collective. Le type de subjectivation
de Roberto comporte également un troisième et un quatrième temps : celui du
mutisme et de la redécouverte de la parole. Dans un premier moment, une
déresponsabilisation par rapport à son destin ; puis une inclusion dans une société
de pairs à partir d'un lieu de reste social, qui fait que sa stratégie narrative – qui
montre son positionnement en tant que sujet – ne peut être construite que sous la
forme d'une histoire fictionnelle violente et socialement disqualifiée.
Le troisième temps est le mutisme, lorsqu'il a été exclu du groupe des filles
et composé ensuite un autre groupe avec d'autres garçons également sur la
marge. Dans ce temps, Roberto se tait et se limite à jeter des pierres. Plus
précisément, il jette une seule pierre, la seule qui a quasiment rencontré le corps
d'un Autre. C'est ce temps que nous rapprochons du mode de subjectivation du
musulman et de son non-lieu en face de l'autre. Rosa & Poli (2009) reprennent le
travail d’Agamben (2008) et s'interrogent sur cet exil identificatoire qui pourrait
signifier une stratégie de subjectivation où se serait toujours trouvé le trait de
l'absence la plus absolue du sujet. Les auteurs évoquent cet étrange paradoxe qui
consiste en un « se retirer de l'identification au semblable et ainsi fouler le sol
commun, au point d'identification maximale, d'objet-reste, qui situe - comme le dit
Agamben - celui qu'il est impossible de regarder mais que l'on ne peut pas ne pas
voir, qui réalise une image absolue, une « image taboue » (AGAMBEN, 2008).
Roberto occupe pendant un moment un temps de garçon-musulman quand
il est expulsé du groupe auquel il aurait aimé faire partie ; de plus, il occupait déjà
l'imaginaire scolaire des pires jeunes, il venait déjà d'une autre solitude du fait de
s'être trouvé sans personne avec qui discuter. Mais en occupant cette position
désubjectivisée, il nous montre que sa structure n'est pas en panne. En effet,
quand tout ce qui excédait et empêchait sa rencontre avec la parole qu'il
recherchait tant, il a pu se retirer du groupe et recommencer à parler à nouveau.
Lors de notre dernière rencontre, il nous a dit qu'avant il voulait être policier ou
militaire, mais qu’à présent il souhaitait aussi être rappeur. Nous lui avions dit que
son histoire de voyage en Afghanistan possédait une construction grammaticale
parfaite et que sa manière de la raconter était musicale, comme la poésie chantée
du slam. Roberto et un autre ami aussi expulsé du groupe des filles ont aidé à
nettoyer la cabane après que tous les plus jeunes, qui empêchaient la signification
de la parole, soient partis. Il a alors pu verbaliser : « C'est dommage que cet
espace soit toujours fermé à clé ! ». Nous étions d'accord. Est alors apparu un
quatrième temps de subjectivation, de reprise de la parole et du témoignage, où il
a raconté ce qu'il aimerait faire de son histoire.
Dans ce quatrième temps de subjectivation, Roberto rencontre un autre
destin que celui du voyage effectué en Afghanistan : à présent, il est celui qui peut
faire de la musique avec son histoire au lieu d'être celui qui, parce qu'il est pauvre,
serait destiné à un monde de coups de feu et de grenades.
CONCLUSION
Sur quelle base s’est construite la formulation qui a donné naissance à
cette thèse de doctorat ? Dans le cadre de notre activité de psychologue
clinicienne d'orientation psychanalytique, nous avons accepté de faire un travail
clinique avec des adolescents d'une école publique de São Paulo après avoir été
confrontée à la question suivante : « Que se passe-t-il avec ces adolescents pour
que notre parole les traverse sans laisser de marques ? » Une question posée par
la directrice de l’établissement, préoccupée par ces adolescents qui ne semblaient
pas réaliser la présence d'un Autre. Lorsqu'ils étaient entre eux, autres, ils
disparaissaient dans une sorte de grande masse uniforme. Certes, privilégier la
compagnie des pairs est un processus très commun à l'adolescence. Ces autres
existaient, mais ils étaient constamment attaqués verbalement et physiquement.
Notre attention a été attirée par le fait que la dimension de la parole ne rencontrait
plus les limites du corps de l'autre.
Ce constat de la directrice allait dans le sens des affirmations mises en
avant dans notre mémoire de Master, à savoir un déchirement des relations
intersubjectives donnant lieu à des effets de violence non motivés. Nous
n'entendons pas par-là qu'il y a une rupture de lien entre le moi et l'autre ni entre
le sujet et l'Autre, que le sujet est désubjectivé, hors du lien, comme dans une
psychose généralisée. Car s'il y a souffrance, il y a forcément sujet. Parler d'un
déchirement intersubjectif signifie le relâchement d'une trame toujours plus ou
moins efficace. Deux aspects ont été considérés au début de l'élaboration de ce
travail : l'analyse effectuée dans le mémoire de Master et l’inquiétude de la
directrice de l'école. Partant de là, nous avons pu formuler les questions suivantes
: Par quelles vicissitudes passe l'inscription des adolescents dans le lien social du
contemporain, en particulier quand il s'agit de jeunes des périphéries pauvres des
grands centres urbains dont la vie se traduit en numéro (entrée et sortie du milieu
carcéral, statistiques du chômage, échec scolaire, nombre de morts violentes) ?
Comment faire lien social dans un monde de l'abandon, où leur vie et leur mort ne
possèdent aucune valeur sociale ?
Cela revient à considérer qu’il y a effectivement sujet, et que la difficulté
semble se traduire par un court-circuit du lien social. Une telle affirmation oriente
la thèse dans son ensemble. Après avoir mis en évidence le chemin emprunté
pour l'élaboration de notre question, nous pouvons à présent reprendre les
hypothèses soulevées au début de ce travail. Pour y parvenir, nous allons revenir
sur chaque chapitre.
Dans le premier chapitre dont le titre affirme que le sujet adolescent
s’engage dans les aventures de la subjectivation en face d'un Autre social
anomique, l'une de nos hypothèses apparaît déjà : le scénario contemporain serait
régi par un Autre social anomique. Dans ses tentatives de subjectivation, le sujet
adolescent se heurte aux difficultés imposées par cet Autre incapable de nommer
et de fournir un lieu dans la culture à un un sujet barré, pour lequel la satisfaction
doit rester non autorisée sous peine de ne pas atteindre la dimension du
mouvement désirant.
Le père d'aujourd'hui ne serait plus disposé à supporter son manque de
jouissance, d'où son incapacité à transmettre la dimension du manque comme
étant intrinsèque au sujet. Dans ce sens, nous revenons à l'absence d'autorité du
père imaginaire non châtré. Toutefois, ce père est différent de celui de l'époque de
Freud, il n'est plus le maître incontestable à l'image du père de Kafka. Il est
remplacé par les spécialistes de différents domaines de la connaissance,
psychologues, pédagogues, pédiatres : des porte-parole du discours de la science
qui propose le tout savoir et efface les bords de la transmission générationnelle
qui attribuait un lieu au sujet.
Il y a donc un Autre social incapable de nommer parce qu'il détient un
savoir sur une généralité et non sur le sujet singulier. Les spécialistes sont
infaillibles dans leur discours sur untel, sur un sujet sans nom, sans filiation. Au
contraire, le savoir générationnel transmis repose sur le un à un, en nommant et
en attribuant un lieu à chaque sujet. Néanmoins, ce discours de la science est le
porte-voix du lien du capitaliste également abordé au cours de ce travail. La
stratégie de ce discours est d'effacer du sujet la dimension du malaise en
remplissant le trou d'incomplétude avec les objets de consommation ou gadgets,
pour reprendre le terme de Lacan. L'Autre sociale anomique est incapable de
répondre aux sujets avec les balises symboliques qui garantissent son existence
dans un champ de sens. Ici, répondre signifie également se supporter en tant
qu’Autre manquant pour permettre au sujet de se confronter au malaise inévitable
de sa condition. Répondre, c'est supporter l'angoisse de sa propre incomplétude.
C'est précisément cela que la scène sociale contemporaine tente d'éviter en
s'organisant sous l'égide du discours du capitalisme. Dans ce premier chapitre,
nous avons tenté de démontrer comment cette stratégie intervient sur les
transformations de la famille du contemporain et ses conséquences sur le
processus de subjectivation adolescente.
Dans le chapitre suivant, nous formulons certaines hypothèses sur la
pertinence de la méthode psychanalytique dans le social, et ce même si elle
comporte en soi une limite pour son efficacité. Nous nous penchons également
sur la possibilité de créer un dispositif de groupe et sur le lieu du psychanalyste
entend qu’extime et producteur de désidentifications. L'une des dimensions
éthiques d'une psychanalyse engagée dans le social est de supporter la
dimension du malaise inhérent au sujet, qui ne peut être réduit au silence par
aucune thérapeutique, standardisé par aucune pédagogie ni contrôlé par aucune
loi. Ne pas respecter cet impossible entraîne le risque d'une alliance avec le type
de discours du capitaliste qui tente d'empêcher la circulation du malaise. C'est en
ne tenant pas compte de la dimension du malaise ou de sa domestication que
nous avons autorisé l'entrée des pierres dans le groupe des garçons ; même si
cela comportait un certain risque.
En ce qui concerne le lieu du psychanalyste dans les groupes, nous
pensons qu'il doit travailler dans le sens de tenter de produire des
désidentifications. C'est précisément pour affronter une parole qui ne rencontrait
pas les limites du corps d'un autre que nous avons proposé la création des
groupes de conversation. Ces groupes avaient pour objectif de permettre à
l'adolescent de rencontrer un Autre non anomique, grâce à un autre capable de
recevoir des appels du sujet. Nous avons attendu que les sujets adolescents
sollicitent un lieu de parole. Par conséquent, ce lieu ne leur a pas été imposé ni
par l'école ni par un chercheur désireux d'extraire du sujet un savoir qu'il était le
seul à posséder. Par le biais de ces groupes, nous avons tenté de garantir à la
parole adolescente un soutien de sens au milieu du torrent de paroles qui
pouvaient être racontées. Nous nous sommes efforcée de changer la parole
comme pure jouissance en une parole pleine de signification. Parfois avec succès,
d'autres fois non !
Notre position dans les groupes visait l'extimité. Mais quand cela n'était pas
possible, nous avons fait en sorte de permettre que chaque sujet, événement,
puisse occuper et développer cette fonction. Nous nous sommes basée sur le lieu
du plus Un (+1) des petits groupes lacaniens, les cartels.
Le chapitre trois ne confirme aucune hypothèse en particulier. Cependant, il
s’est avéré nécessaire pour construire une théorie psychanalytique du lien social,
au-delà du simple lien identificatoire. À partir de cette digression théorique, nous
avons vu que la constitution freudienne du sujet réunit moi-autre en prenant
comme base l'identification. Chez Freud, ce qui fait lien c'est l'identification, mais
ce qui maintient les hommes dans le lien c'est le sentiment de culpabilité. Lorsque
Lacan a initialement entrepris une relecture de l’œuvre freudienne, il a mis l'accent
sur une intersubjectivité fondée sur l'identification. Mais au cours de sa
théorisation il ira plus loin en introduisant le concept d'aliénation du sujet, d'abord
à l'image d'un Autre puis au signifiant. Sa théorie des discours l'éloignera
définitivement de l'utilisation du concept d'intersubjectivité auparavant présent
dans ses textes.
La théorie lacanienne des discours met en scène la dimension de l'objet, de
la jouissance, de laquelle le sujet doit s'éloigner pour entrer dans la civilisation. Le
discours est un lien social où le sujet, l'Autre, les autres et la jouissance sont pris
en compte. Inclure la dimension de la jouissance dans les liens sociaux permet de
penser l'assujettissement du sujet dans l’histoire, son obéissance. Pour Lacan,
l'homme entre dans le lien social par l'obéissance au discours du Maître, qui est
également la structure de l'inconscient. L’auteur va construire trois autres liens
discursifs : les discours de l'Hystérique, de l'Analyste, et de l'Université. Plus un
autre, le + 1 des discours : le discours du Capitaliste. C'est à partir de ce dernier
discours que nous abordons les stratégies de l'exercice du pouvoir dans la
contemporanéité.
Le quatrième et dernier chapitre de cette thèse est consacré à la
théorisation d'un court-circuit du lien social dans la contemporanéité. Rappelons
que nous évoquons un court-circuit du lien social, et non du sujet. La première
partie de ce chapitre part de l’analyse effectuée dans notre mémoire de Master sur
le passage entre les sociétés disciplinaires et les sociétés de contrôle, organisées
en fonction de la logique du capitalisme d’accumulation et de spéculation
contemporain. L'hypothèse est que les sociétés disciplinaires décrites par
Foucault organisent le lien social comme le discours du Maître élaboré par Lacan.
Les sociétés de contrôle contemporaines seraient par contre la formalisation
même du discours du Capitaliste.
Apparu au début de la logique de production capitaliste, ce discours a
atteint aujourd'hui son apogée. L'objectif de notre travail portait sur la différence de
l'excédent et de l'excès dans les deux logiques. On l'a vu, le passage d'une
logique à l'autre se fait par la fonction occupée par l'objet a : dans la première,
l'excès est normalisé par la castration ; dans la deuxième, l'excès est pure
jouissance, illimité et destiné au gâchis. Nous pouvons ainsi affirmer que le
capitalisme et son articulation discursive est le nouveau maître de la
contemporanéité. Avec le discours du Capitaliste, nous sortons définitivement
d'une logique sociale fondée sur la culpabilité laissée par la castration pour rentrer
dans une ère de triomphe de la jouissance. Cette hégémonie de la jouissance sur
la culpabilité apparaît sous la forme du dérèglement de la loi. Organisées par le
discours du capitaliste, les sociétés de contrôle sont régies par un Autre social
anomique qui ne limite pas la jouissance pleine.
Les possibilités de normativité disparaissent surtout quand il est question
d'excédent populationnel, que Deleuze (1992) définit notamment comme « ceux
qui sont trop pauvres pour la dette capitaliste et trop nombreux pour être enfermés
». Ce n'est pas un hasard si le XXe siècle abrite les pratiques d'extermination en
masse les plus sophistiquées et les plus violentes de toute l’histoire. Les sociétés
contemporaines contrôlent leur excès populationnel en le maintenant dans les
périphéries, les ghettos et les bidonvilles. Un tel groupe est la cible d'un état
d'exception perpétuel et juridiquement déréglé. Il correspond aux camps actuels,
où l'anomie de la loi ne sert qu'à produire de l'abandon. Ces sujets sont le refuge
vivant de notre temps, ils sont corporifiés dans l'imaginaire social comme les
ennemis à combattre et à contrôler. La violence fait partie du quotidien de ces
restes sociaux, objets, et conséquemment le sujet excédent ne peut exister que
dans la disqualification. En occupant le lieu d'objets, de restes du social, le sujet
subjective en tant qu'abject.
En guise de conclusion, nous pouvons faire référence aux deux cas
cliniques présentés dans le deuxième chapitre de cette thèse. Ils nous permettent
de percevoir les contours de deux types de subjectivation dans le sombre scénario
contemporain d'un Autre social anomique. Avec sa crainte d'accéder au lieu du
féminin, Clara fait équivaloir le consentir à son désir, en se plaçant comme l'objet
de la jouissance de l'autre, au résister, qui impliquerait l'affirmation de son désir à
partir de l'acceptation de la loi impliquée dans la castration. Nous avons vu
combien deux manques s'interposent et tentent de se cacher, celui du sujet et
celui de l'Autre. Le sujet accepte la loi mais ne parvient pas à supporter la
détresse de son incomplétude. Quant à Roberto qui occupe un lieu de reste, de
refuge, de ségrégation, il se raconte à partir d'une fiction socialement disqualifiée
et qui trouve dans la violence urbaine contemporaine sa ligne de construction.
Nous avons vu que les histoires de violence apparaissaient moins comme des
récits de la réalité quotidienne des sujets qui y sont exposées que des
constructions fictionnelles où les sujets-restes se racontent et parviennent à
s'inclure. Roberto a réussi à circuler entre quatre temps de subjectivation : après
son histoire violente, il se tait, devient muet. Mais ensuite il reprend la parole et
nous parle de son désir de faire de la musique ou autre chose ; autre chose que
d'être policier.
Nous pensons que ne pas consentir au lieu auquel nous sommes destinés
par le contexte social qui nous raconte à travers ses signifiants est possible avec
le jet d'une pierre ou la réalisation d'une musique. Il existe des vies et des histoires
qui sont elles-mêmes l'histoire d'une résistance. Mais ce futur n'est pas pour tous.
Ce qui est commun à tous, c'est une vie composée de temps, de souffrances, de
consentement, de désir et de singularité. Dans ce sens, ce n'est pas la structure
du sujet qui tombe en panne, mais plutôt le lien social du contemporain qui subit
un court-circuit et rend problématiques les stratégies de subjectivation singulières
et non groupales. Tant qu'il y a sujet, il y aura un souffle, et la résistance est
toujours un souffle. Pour quelques-uns, elle est toute une vie.
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION
10
CHAPITRE I – L’adolescent dans le contemporain : les aventures de
l’enlacement en face d’un Autre social anomique
1.1.Adolescence et lien social : une introduction
1.2. La question adolescente et la rencontre avec la perte traumatique de
l’objet
1.3. La question adolescente et la rencontre traumatique avec l’Autre sexe
1.4. La question adolescente dans le contemporain : la détresse face
à l’Autre social anomique
18
21
32
41
CHAPITRE II - La psychanalyse et les groupes : une conversation avec les
adolescents
2.1. L'éthique et la politique de la psychanalyse : les quatres impossibles
2.2. La conversation et la recherche en psychanalyse
2.3. Une conversation : entre l'école, la demande et les sujets adolescents
2.4. La psychanalyse et les groupes
2.5. Les cas cliniques. Les minaudières
2.6. Les cas cliniques. Les téméraires
57
67
73
81
93
108
CHAPITRE III – Le moi et l’autre : le problème du lien social en psychanalyse
3.1. Freud: Le lien social via le sentiment de culpabilité
3.1.1.Le narcisisme: de la similitude radical à un autre partiel et discontinu
3.1.2. Le surmoi: le sentiment de culpabilité et le lien social
3.2. Lacan: Le lien social via l’obeissance
3.2.1. De l’intersubjectivité au lien social
3.2.2. Le discours du Maître : le “travailler plus pour gagner plus”
3.2.3. L’Histérique, l’Universitaire et l’Analyste
122
123
128
137
146
150
158
CAPÍTULO IV – Court-circuit dans le lien social : le violent réseau
symbolique du contemporain
4.1. De la discipline au capitaliste: du triomphe de la culpabilité au royaume
de la jouissance
168
4.2. L’anomie: vers une desubjectivation du socius
180
4.3. L’enfant-mulsuman et la violence comme fiction d’une vie disqualifiée
190
CONCLUSION
198
BIBLIOGRAPHIE
209
PONTIFÍCIA UNIVERSIDADE CATÓLICA
DE SÃO PAULO
PUC-SP
VIVIANI SOUSA DO CARMO
ANONIMATO DE VIDA E DE MORTE:
CONTEMPORANEIDADE E LAÇO SOCIAL
NA ADOLESCÊNCIA
SÃO PAULO
2011
SUMÁRIO
INTRODUÇÃO
CAPÍTULO I O adolescente no contemporâneo:
enlaçamento diante de um Outro social anômico
10
as
aventuras
do
1.1. Adolescência e Laço Social: uma introdução
1.2. A questão adolescente e o encontro com a perda do objeto
1.3. A questão adolescente e o encontro traumático com o Outro sexo
1.4. A questão adolescente no contemporâneo: o desamparo diante de um
Outro social anômico
18
21
32
41
CAPÍTULO II - A psicanálise e os grupos : uma conversação com os
adolescentes
2.1. A ética e a política da psicanálise: os quatro impossíveis
57
2.2. A Conversação e a pesquisa em psicanálise
67
2.3. Uma conversação: entre a escola, a demanda e os sujeitos adolescentes 73
2.4. A psicanálise e os grupos
81
2.5.Os casos clínicos. As melindrosas
93
2.6. Os casos clínicos. Os temerários
108
CAPÍTULO III – O eu e o outro: o problema do laço social em psicanálise
3.1. Freud: Laço Social via sentimento de culpa
122
3.1.1.O Narcisismo: da semelhança radical a um outro parcial e
descontínuo
123
3.1.2. O surmoi: o nascimento do sentimento de culpa e o laço social
128
3.2. Lacan: Laço Social via obediência
137
3.2.1. Da intersubjetividade ao laço social
146
3.2.2. O discurso do Mestre: “travailler plus pour gagner plus”
150
3.2.3. A Histérica, o Universitário e o Analista
158
CAPÍTULO IV – Curto-circuito no laço social: a violenta rede simbólica do
contemporâneo
4.1.Da disciplina ao capitalista : do triunfo da culpa ao reinado do gozo
168
4.2.A anomia: rumo a uma dessubjetivação do socius
180
4.3. O menino-mulsuman e a violência como ficção
de uma vida desqualificada
190
CONCLUSÃO
REFERÊNCIAS BIBLIOGRÁFICAS
198
209
INTRODUÇÃO
Esta tese busca investigar as vicissitudes da inscrição no laço social
dos adolescentes dos grandes centros urbanos, nos casos em que estes,
encontram-se imersos num cenário de anomia social e de violência. Interessarnos-á investigar as estratégias de subjetivação adolescente, num contexto onde
sua vida se inscreve e se apaga numa morte provável e anônima. Assim, como
poderá se fazer a inscrição dos adolescentes no laço social quando nem sua vida,
nem tampouco sua morte, possuem qualquer valor social positivo?
Essa tese surgiu do trabalho clínico com adolescentes, em consultório
privado e em grupos de conversa realizados em ambiente escolar. Sempre me
entusiasmei com a relação verídica com que os adolescentes se posicionavam
diante de seu desejo e com sua resposta colérica face às artimanhas do poder,
parental ou de Estado, que tentavam lhe subjugar. Mas, se a adolescência pode
ser considerada como um tempo de contestação, muitas outras imagens foram se
somando para a construção do imaginário social contemporâneo que alia, não
poucas vezes, esse tempo do sujeito à violência, à delinquência e a
agressividade. Esse efeito de colagem entre adolescência, delinquência e
comportamento violento, é alimentado por fatos fortemente midiatizados:
adolescentes de classe média agridem e matam trabalhadores na rua,
adolescentes trabalhadores no mercado do tráfico e seus ‘acertos de conta’
violentos e mortais, adolescentes que, na escola, perseguem e atormentam
meninos mais frágeis, adolescentes que agridem verbalmente ou fisicamente os
pais, avós ou professores. Enfim, o leque é vasto, e o cotidiano dos jornais está
repleto desss episódios que tentam dar provas de que a associação
adolescência-agressividade não é sem razão de ser.
No decorrer do tempo, essa inaptidão da estrutura adolescente à
submissão, fez com que caísse nas malhas das políticas de controle social. Ou
melhor, talvez o próprio conceito de adolescência tenha sido cunhado, a partir do
10
momento em que as sociedades sentiram necessidade de se proteger dos
arroubos da juventude. De toda forma, o ato positivo de contestação adolescente,
imprescindível para o desenvolvimento das civilizações, foi capturado pelo
discurso médico e jurídico, transformado em patologia, crime e desvio a ser
normatizado. Daí, estarmos a um passo para a associação que faz equivaler
adolescência e comportamento violento. Sobretudo, quando se trata do sujeito
adolescente pauperizado dos guetos e favelas dos grandes centros urbanos
mundiais.
O imaginário social evidencia, segundo Castoriadis (1998), o lugar
concreto que ocupa o sujeito na sociedade. Veremos nessa tese, como esse lugar
é uma posição discursiva, que evidencia a dimensão do laço social que liga o
sujeito a seu gozo, aos outros e ao Outro. A adolescência não é apenas um
tempo estrutural da subjetivação ou uma operação psíquica desenraízada das
malhas discursivas que enlaçam o sujeito. É também um tempo, onde a dimensão
da angústia, do trauma e do mal-estar, serão vivenciados pelo sujeito à flor da
pele. É por isso que esta tese, será construída a partir da teoria dircursiva de
Jacques Lacan, que levará em conta a dimensão da perda de gozo necessária a
toda inscrição no laço social. Sua formalização em quatro discursos, + 1, irá nos
possibilitar situar as posições que ocupará o sujeito diante dos outros, do Outro e
de seu gozo. Veremos como os quatro discursos lacanianos: mestre, histérica,
analista e universitário, e mais o discurso do capitalista, o + Um desse esquema,
nos permitirá construir todas as análises dessa tese.
De volta à adolescência, veremos que sua inscrição no laço social é
um modo de passagem rumo a um lugar de pertencimento a cena social. No
entanto, muitas vezes, o lugar que é destinado ao jovem sujeito num determinado
contexto social, pode produzir apenas abandono e deriva subjetiva. Rosa e
Vicentin (2010) apontam que, muitas vezes, no caso de famílias marginalizadas e
pauperizadas, o discurso familiar é desautorizado pelo discurso social, que
patologiza e criminaliza atos e práticas de existência. O sujeito adolescente adere
a esse lugar que lhe é atribuído pelo campo social, que lhe priva de um nome e
lhe atribui apenas um número: um entre outros, a entrar e a sair da instituição
correcional, prisional, escolar. Diremos que esse Outro do social incapaz de
11
nomear e atribuir um lugar de pertencimente ao sujeito, será um Outro social
anômico. Este, abrirá mão da nomeação para atribuir ao sujeito um número; um
entre tantos outros: uma estatísca da vida, um sujeito desprovido de história.
A travessia adolescente rumo à cena social irá evidenciar os impasses
da subjetivação nos tempos atuais. A ausência de garantias do contemporâneo
irá se atualizar na adolescência. Uma das discussões que instigaram a
elaboração desta tese, foi a de que haveria uma pane no tempo de subjetivação
da adolescência, o que seria evidenciado pela relação dos jovens para com seus
semelhantes, autoridade parental ou com seus pares. Afirmar tal pane, seria
também conceber que o processo de subjetivação adolescente deveria ser
‘consertado’. Nesta tese, iremos trazer elementos que nos permitiram afirmar que
não há nada a ser consertado na estrutura adolescente, pois a peça que falta ao
‘sistema’ é perdida desde sempre. Iremos, no decorrer desta tese, fornecer
elementos que permitem nos posicionar contrariamente a essa hipótese de que o
sujeito entraria em pane estrutural.
Nosso guia neste trabalho, foi o seguinte problema: quais as
vicissitudes da inscrição no laço social na passagem adolescente, sobretudo
quando esta se encontra inscrita num contexto incerto, onde os sonhos de
projeção num futuro coletivo, rapidamente podem ser atravessados e impedidos
pela violência da realidade? Em um contexto onde a vida desses jovens se
inscreve e se apaga numa morte muitas vezes provável e anônima, quais as
possibilidades de inscrição no laço social, quando sua vida ou sua morte não têm
qualquer valor social positivo?
Para a elaboração desta tese, definimos um recorte de nosso tema em
quatro partes. Na primeira delas, nos debruçamos sobre as teorias psicanalíticas
de Freud e Lacan, acerca deste tempo psíquico que separa a infância da idade
adulta. Como veremos, Freud não irá tratar diretamente do tema da adolescência,
preferindo o termo puberdade. Veremos como o termo da puberdade pôde servir
ao psicanalista, que no início de sua obra estava mais preocupado com a
formalização de um tempo biológico do desenvolvimento da sexualidade. A partir
dos novos elementos trazidos pelo texto de 1914 Sobre o Narcisismo, Freud
12
abrirá os limites de sua teoria, ao incluir a dimensão de uma busca por um objeto
no exterior do aparelho psíquico, que poderia substituir o primeiro objeto de amor,
sempre incestuoso e para sempre perdido.
Se no texto de 1905, Três Ensaios sobre a Teoria da Sexualidade,
Freud estará ainda preso ao desenvolvimento autoerótico da sexualidade infantil.
A partir das considerações de uma fase narcísica de escolha de objeto, que
precederia a escolha de objeto sexual da idade adulta, presente no mundo
exterior, o psicanalista irá se dirigir rumo a uma teoria da subjetividade, onde o
sujeito se apresenta em função de uma busca objetal.
Será com a chegada adolescência que o real do corpo reativará os
interditos do incesto, antes adormecidos pelo período de latência, e irá trazer à
tona a frustração de uma satisfação pulsional impossível a ser alcançada. Será
esta mesma decepção que forçará o jovem sujeito, a um olhar mais adiante, em
direção ao exterior do círculo familiar, para buscar no social, o objeto de amor que
fará suplência a satisfação perdida. Mas para que esta operação seja bem
sucedida, caberá ao jovem se separar dos ideais parentais e seus significantes
que o marcaram em sua infância. A promessa familiar não poderá mais ser o
único esteio para o sujeito adolescente. Ele irá se dirigir à cena social, buscando
novos saberes com os quais poderá se identificar e se construir como sujeito
singular.
Mas o imaginário social é avesso às criações, e já possui um lugar
determinado para o sujeito: de acolhida ou de abandono. No entanto, o sujeito
adolescente é aquele que não consente facilmente. Este saber formatado pelo
social, ele tampouco o aceita. É por isso que diremos, que o sujeito adolescente
entrará no laço social, fazendo greve! Recusando-se a aceitar as coisas como
elas são! O adolescente é aquele que não se contenta em ser contado pelo Outro.
É na adolescência que se dará a passagem da cena familiar para a
cena social (ROSA, 2002), graças a experiência de um luto subjetivo que implica
que o jovem abra mão de sua fantasia de completude/fantasia de gozo pleno,
aspecto esse, muitas vezes inviabilizado pelo cenário contemporâneo. Esta
passagem, como veremos, implicará a superação da autoridade do pai-
13
imaginário, não-castrado, acima das leis da civilização, por aquela do paisimbólico, castrado, um sujeito do social, e por isso capaz de acompanhar seus
filhos pelas leis da cultura, ajudando-os a suportarem a perda do gozo renunciado
. Esse é um dos aspectos que entram em pane na contemporaneidade, pois o
pai-imaginário é mantido como presença. Não que ele seja, em nossos dias,
ainda representado pela figura do pai da autoridade. Ele é substituído em sua
potência de completude pela promessa do mercado que tentará garantir ao sujeito
o direito ao gozo irrestrito, via objetos de consumo descartáveis. Veremos no
segundo capítulo dessa tese, como esses aspectos do contemporâneo colocarão
em perigo o processo de subjetivação singular da passagem adolescente.
Nessa segunda parte, iremos nos debruçar sobre o trabalho clínico
com os adolescentes, pois foi ele, um dos pontos de partida para nosso
questionamento acerca das vicissitudes da inscrição no laço social do sujeito
adolescente, no contexto de um Outro social anômico. Realizamos, durante
aproximadamente oito meses, numa escola estadual de São Paulo, Brasil, um
trabalho de grupos com adolescentes entre 12 e 16 anos de idade. Esses grupos
foram constituídos como grupos de conversação, cuja inspiração teórica e clínica
buscamos na psicanálise e no trabalho do CIEN (Centre interdisciplinar de
l’enfant).
O que pretendemos com esses grupos de conversação foi criação de
um espaço onde os adolescentes pudessem encontrar, pela via da palavra, um
Outro receptivo, à escuta, e que não fosse portador dos significantes que
identificam e aprisionam, no imaginário social, esses jovens. Assim, nosso
compromisso ético foi o de tentar descolar o grupo e os sujeitos adolescentes da
aderência aos significantes-mestre que os identificam no social; significantes que
puderam aparecer no decorrer do trabalho. Para isso, mantivemos todo o cuidado
em lhes oferecer garantias de que outras possibilidades de existência poderiam
ser pensadas. Tentamos, através dos grupos de conversação, garantir para a
palavra adolescente, um esteio, para que ela não fosse apenas um instrumento
de puro gozo. Como diremos na tese, a palavra utilizada como puro gozo é
apenas destituição de território. Os grupos de conversação foram nossa tentativa
de construção, com os adolescentes - sujeitos de palavra -, de um laço ficcional
14
que os ligasse numa história coletiva e singular. Com os adolescentes, em grupo,
pudemos perceber as estratégias de captura e de resistência que puderam
construir frente ao insuportável do encontro com esse Outro que diremos
anômico. Que modos de inscrição no laço social estes adolescentes atualizaram
ou construíram?
Traremos, ainda neste capítulo, nossa construção clínica sobre dois
desses grupos. Neles, nos confrontamos com as histórias de Clara e Roberto.
Obviamente, estes, são nomes fictícios que escolhemos para podermos construir
suas histórias, seus caminhos e descaminhos em suas tentativas de subjetivação
num contexto muito pouco receptivo a qualquer existência como singularidade.
Diremos que Clara, cairá na cilada armada pelos laços do contemporâneo, e irá
deslizar entre consentir em seu desejo e resistir em afirmá-lo. Roberto irá assentir,
temporariamente, à segregação do laço social, ocupará uma posição de resto do
social, o que irá apartá-lo de sua dimensão de sujeito.
Mas, para entendermos como o sujeito se inscreve no laço social e
entra na cultura, nos foi necessária a construção de um extenso caminho teórico
pelas obras de Freud e Lacan. Será este o objetivo do terceiro capítulo desta
tese. Se em Freud, a manutenção dos homens no laço social só será possível
graças a ação do sentimento de culpa. Em Lacan, o sujeito estará preso nas
garras da linguagem, na qual se aliena e se transforma em um ser-da-civilização.
Lacan poderá formalizar uma teoria do laço social graças ao conceito de
alienação, que o levará a sua montagem discursiva de quatro patas. A teoria dos
discursos colocará em cena quatro pontos, posições que podem ocupar o sujeito
em relação aos outros, ao Outro e ao seu gozo. O sujeito entra no laço social pelo
discurso do Mestre, que é também o discurso próprio ao inconsciente. E sua porta
de entrada é pela via da obediência.
A teoria dos discursos de Lacan, nos levará ao discurso do capitalismo,
esse +1 dos modos de enlaçamento do social. Diremos, na parte final desta tese,
que as sociedades contemporâneas se organizariam segundo a égide desse
discurso, e que isso traria consequências importantes para os modos de
subjetivação e singularização do sujeito. O discurso do capitalista é aquele que
15
pretende abolir a barra que separa o sujeito de seu gozo e que o transforma num
ser da civilização. É um discurso que enlaça desconsiderando a dimensão da Lei
- o sujeito só é sujeito desejante, quando castrado. Graças a isso, afirma-se num
processo de subjetivação móvel, regido pelo objeto causa do desejo que o guia
em sua busca por satisfação, sentido e pertencimento. O sujeito resta paralizado
no laço do capitalismo, pois adquire um estatudo de consumidor. Ou será que
desaparece ao ser, ele mesmo, consumido pelo objeto do consumo?
Algumas perguntas foram nossos guias neste último capítulo: já que o
sujeito perde seu estatuto móvel de desejante e se relaciona com objetos
destinados a tamponar sua falta a ser estrutural, como poderá fazer laço com os
outros e com o Outro, se não há nada que lhe falte que lhe faça caminhar?
Quando a lei social é deixada de lado em prol do imperativo do capitalista que
promete direito ao gozo a todos, de que forma os adolescentes expostos a esta
anomia reagem, resistem e fazem laço?
Nosso objetivo neste último capítulo da tese, será o de traçar as bordas
inteligíveis desse sombrio contexto social. Para tanto, começaremos lançando
mão das análises de Foucault (1987, 1999) sobre as sociedades disciplinares e
suas estratégias de exercício de poder sobre os corpos e seu controle sobre as
populações. Buscaremos nas sociedades disciplinares os primeiros sinais de uma
sociedade de controle contemporânea, anômica, que terá como paradigma de sua
organização, a elevação à regra dos estados de exceção. Para estas reflexões,
iremos nos basear nas análises feitas por Giorgio Agambem (2002). Pensaremos,
num segundo momento, as sociedades disciplinares de Foucault e as sociedades
de controle contemporâneas, a partir do esquema discursico lacaniano, pois este
nos permitirá enlaçar o sujeito às artimanhas do poder ao qual se sujeita, resiste,
adoece.
Desta forma, lançaremos mão da psicanálise para evidenciar as
astúcias do exercício do poder do capitalismo contemporâneo, associando-o a um
de seus efeitos imediatos, um curto-circuito do laço social, o que irá contribuir
para a emergência de uma nova especificidade do fenômeno da violência na
atualidade. Violência sem culpa, o que se convencionou chamar, a banalização
16
da violência. Iremos afirmar, neste capítulo, que com o discurso do Capitalista,
saímos definitivamente de uma lógica social fundada na culpa deixada pela
castração, para entrarmos na era onde o gozo triunfa. Essa hegemonia do gozo
sobre a culpa aparece sob a forma do desregramento da lei. As sociedades de
controle, organizadas sob a égide do discurso do capitalista, será a era de um
Outro social anômico, não limitador do gozo pleno.
O discurso do capitalismo tentaria garantir a consistência da fantasia
de completude, onde sujeito e gozo poderiam, finalmente, se encontrar num
mesmo destino. No entanto, algo ou alguém viria para poluir esta cena de perfeita
satisfação. O sistema capitalista contemporâneo, se sustenta na produção de
excessos e excedentes que constituem o grande impasse de nosso tempo.
Destes excedentes, ou seja, pessoas produzidas como mercadorias, a civilização
quer se desvencilhar e eliminar, mas ao mesmo tempo, sua manutenção é, ela
mesma, inerente e fundamental a estruturação das sociedades contemporâneas.
De toda forma, sua vida e sua morte não portará qualquer valor social.
Assim, num mundo, onde o sujeito se cala e apenas consome, justificase a nossa pergunta: como e quais são os modos de inscrição no laço social dos
adolescentes dos grandes centros urbanos, que são pobres demais para a dívida
capitalista (1992), mas também numerosos demais para o encarceramento?
Como fazer laço, quando suas vidas se encontram imersas num cenário de
anomia social, de violência, sem garantias de inserção num projeto pessoal e
coletivo? Quais são as vicissitudes e as estratégias de subjetivação adolescente,
num contexto onde sua vida se inscreve e se apaga numa morte provável e
anônima?
17
CAPÍTULO I - O adolescente no contemporâneo: as
aventuras do enlaçamento diante de um Outro social
anômico
1.1. Adolescência e Laço Social: uma introdução
1.2. A questão adolescente e o encontro com a perda do objeto
1.3. A questão adolescente e o encontro traumático com o Outro sexo
1.4. A questão adolescente no contemporâneo: o desamparo diante de um
Outro social anômico
1.1.Adolescência e Laço social: uma introdução
Rousseau (1964), no livro IV de Emile, irá afirmar que o que está em
jogo na adolescência é um segundo nascimento; não um nascimento para a
espécie – que seria o primeiro deles -, mas um nascimento para a questão da
sexualidade. É por isso que ao problematizarmos a noção de adolescência,
devemos diferenciar dois campos distintos que tomarão, num deles, a
adolescência como um fenômeno social, e num outro, como um tempo do sujeito,
que marca o nascimento para o Outro sexo, que chamaremos com Matheus
(2008), a questão adolescente. Se o termo adolescência, do latin (adulescentia),
já era utilizado nos tempos do Império Romano, como nos lembra Matheus
(2008), será somente na Idade Moderna que irá se consolidar como objeto de
estudo, na medida em que será nesse momento que a tradição racionalista irá
forjar a idéia de um indivíduo da qual será derivada. Nas palavras de Matheus,
Desponta como corolário da noção de indivíduo, a crise da
adolescência, que acaba funcionando como condição para
18
sua efetivação: circunscreve a um momento específico da
vida, com um fim previamente estabelecido, turbulências
inevitáveis que cada sujeito é convocado a experimentar, a
fim de conquistar a condição de indivíduo, seguindo as
diretrizes do ideário da modernidade. A crise é, então, fruto
do exercício da interioridade de cada um, em função das
tensões e conflitos que a configuram como tal (...) Essa
experiência subjetiva, ao ser circunscrita à interioridade de
cada indivíduo, resulta, aliás, no velamento do jogo de forças
sociais do qual é resultante, servindo de apoio às estruturas
sociais vigentes. (MATHEUS, 2008.p.618).
Vemos então, como o interesse pelo fenômeno da adolescência como
um fato social, que inscreveria um tempo subjetivo no interior de um contexto
específico, serve exatamente para desresponsabilizar o campo social de seus
efeitos na construção das subjetividades. Ao naturalizar o tempo da adolescência
numa etapa do desenvolvimento biológico, acentua-se a tese de uma cisão entre
social e individual; ao privilegiar os aspectos estruturais da individuação, mascarase as incidências do social para a construção das subjetividades.
A psicanálise freudiana, principalmente a partir das obras de 1914 e do
texto Sobre o Narcisismo, irá se posicionar contrariamente a esta cisão, ao
apontar para a dimensão do mal-estar inerente a toda inscrição do sujeito na
civilização. Lacan segue as pistas deixadas por Freud, leva em consideração
essa dimensão do mal-estar para cunhar seu conceito de objeto a, o quinhão de
gozo a que todos devem consentir em perder para a entrada no mundo da cultura.
Se tratamos, aqui, de modo displicente toda essa teorização a respeito da
dimensão do mal-estar e do objeto a, é porque dela, iremos nos ocupar do
decorrer de toda essa tese.
Para fins deste capítulo, buscaremos entrecruzar três temas, a
passagem adolescente, sua inscrição no laço social e os percalços desta
inscrição quando o Outro social se mostra anômico. A partir da teorização sobre o
objeto a, Lacan irá construir seu esquema discursivo de quatro patas, o laço
social, que é uma forma de aparelhar as relações entre o sujeito e seu gozo, para
além da fala, incluindo também a dimensão do objeto na estrutura significante.
19
Vale ainda ressaltar, que será pela formalização dos discursos em quatro
posições que o sujeito poderá vir a ocupar, que iremos captar suas relações com
os outros e com o Outro: a posição que ocupa no laço social.
A inscrição no laço social está fortemente ligada à estrutura da
adolescência, onde há a descoberta do logro da promessa edipiana de satisfação
plena pelo objeto, instaurada pela castração. Esta promessa sustenta o
narcisismo primário da criança, anterior a clivagem estabelecida pela entrada do
infans na linguagem, acesso fundamental que marcaria a ruptura e a
diferenciação entre gozo da carne e corpo destinado ao prazer. De acordo com
Lesourd, “(...) o gozo primeiro do corpo nesse tempo deve ser entendido como
excitação-satisfação em uma psique em que a carne e o objeto, o sujeito e o
Outro ainda não são distinguidos um do outro, e em que a carne é tanto excitação
quanto satisfação (...)”. (LESOURD, 2004.p.46)
Na adolescência, o corpo pubertário reativa essa experiência anterior
infantil - que havia ficado adomecida no período de latência -, em que a carne é
tanto excitação como satisfação, e lança o sujeito adolescente no vazio, que é
experimentado como ausência de pertencimento trazida pelo esfacelamento do
véu fálico e do encontro do significante da falta no Outro parental, o que fará com
que o adolescente dirija seu olhar para o exterior, numa tentativa de re-encontrar,
ou melhor, re-criar, o esteio significante que lhe garanta uma existência como
pertencimento do social.
Afirmaremos, aqui e no decorrer dessa tese, que o adolescente enlaça,
via de regra, pelo modus operandi do discurso da histérica. Essa tese é de Serge
Lesourd que iremos partilhar. Mas, o que isso quer dizer? Em poucas palavras,
que ele não se deixa escravizar pelo Mestre; que ele não cede em seu saber; que
não aceita o saber que lhe querem imputar à sua revelia! O adolescente, entra no
laço social fazendo greve16! Temos, no discurso da histérica, o $ (sujeito) no lugar
do desejo, se dirigindo ao Outro, fazendo um apelo, que o interroga, colocando
em xeque os significantes-mestre que lhes foram atribuídos.
16
A expressão “fazendo greve” foi utilizada por Lacan, no O Seminario, livro 17, a propósito do
laço discursivo da histérica.
20
Vemos, cotidianamente, o adolescente numa posição que interroga o
adulto, disqualificando o saber que ele detém sobre seu desejo, o que no
momento anterior da infância, era o que garantia sua existência num universo de
sentido: familiar, parental. Diremos que a passagem adolescente interroga e
desqualifica o discurso imaginário do adulto, seu antigo mestre. O discurso da
histérica, traz o sujeito ( $ ) no lugar do agente, exatamente este sujeito barrado,
da dúvida, que interroga com seu sintoma, os signficantes que marcam sua
história. “Diga-me quem eu sou?”, é a pergunta que dirige ao lugar do Outro,
ocupado pelo Mestre. Ela, a histérica e o sujeito adolescente, não se contentam
em serem contados pelo Outro; interrogam-no, de modo que os significantes
mestres que marcaram sua história sejam equivocados. Nas palavras de Lesourd
(2002),
É por essa contestação dos significantes parentais, que
organizam as relações sociais, que se funda a ideologia de
uma geração e sua forma de gerir suas relações com o
mundo. É então, a partir desse duplo aspecto, de
identificação aos siginificantes sociais e de contestação
destes mesmos significantes, que o adolescente constitui
sua relação ao mundo e se posiciona subjetivamente por
relação aos significantes do Outro em sua versão social.17
(LESOURD, 2002. p. 261 ; trad. nossa)
1.2.A questão adolescente
traumática do objeto
o
encontro
com
a
perda
17
Do texto original : « C’est par cette contestation des signifiants parentaux, qui organisent les
rapports sociaux, que se bâtit l’idéologie d’une génération et sa façon de gérer ses rapports au
monde. C’est donc dans une démarche double, d’identification aux signifiants sociaux et de
contestation de ces mêmes signifiants sociaux, que l’adolescent constitue son rapport au monde et
se positionne subjectivement dans les signifiants de l’Autre dans sa version sociale. » In :
LESOURD, S. Adolescences... rencontre du féminin : essai psychanalytique sur la différence des
sexes. [Ramontville Saint-Agne] : Erès, 2002. p. 161.
21
Se Freud fez raro o uso do termo adolescência em sua obra, no
entanto, inúmeras são as referências na obra do criador da psicanálise, ao termo
puberdade. Como nos lembra Ouvry (2004), o termo adolescência não fazia ainda
parte do imaginário social da época de Freud. Talvez por isso ele tenha se
referido ao termo, apenas de forma esparsa e imprecisa no curso de sua obra,
optando pelo uso corrente de puberdade. No entanto, mesmo o termo puberdade
irá sofrer na obra de Freud, algumas transformações de sentido, ao passar do
campo do desenvolvimento biológico e adquirir a dimensão de um tempo de
passagem à cena social, onde o encontro com o Outro sexo se atualiza e inscreve
o mal-estar dos laços sociais no coração do sujeito adolescente. Veremos como
isso se dá no curso da obra do criador da psicanálise. Para Matheus (2008),
Se no texto sobre a puberdade Freud havia apontado a
síntese das pulsões parciais, posteriormente irá sublinhar o
caráter incompleto desse processo e o mal-estar dele
resultante. Há que se considerar que a própria puberdade
está sujeita à intervenção do universo simbólico na qual se
inscreve, ainda que não esteja a ele subordinado, podendo
ser antecipada ou postergada conforme o contexto no qual
cada indivíduo se insere e a história de vida que o
singulariza” (MATHEUS, 2008. p.621)
Em uma de suas cartas a Fliess, que data de 20-05-1896 (1956), Freud
irá distinguir, se utilizando de num quadro demonstrativo, quatro períodos da vida.
Um deles será claramente nomeado como pré-pubertário (até 14 anos), e será
seguido por um outro período que ele denomina apenas como B (13 à 17 anos),
onde nos diz ser um momento de transição relacionado ao recalcamento. Freud
irá conceber, inicialmente, a puberdade como um processo posterior ao período
de latência infantil, através de toda uma série de signos corporais visíveis e
invisíveis. Soma-se a isso, a afirmação de que será na puberdade que
encontraremos uma cisão entre dois modos de prazer, o primeiro deles,
preliminar, do mesmo tipo que aquele produzido pela pulsão sexual infantil,
destinado a não-realização; e um outro, distinto, que Freud irá chamar, prazer de
22
satisfação, próprio a atividade sexual realizada.
Mas será no texto de 1905, Trois essais sur la théorie sexuelle que ele
irá dedicar um ensaio inteiro às reconfigurações da puberdade. Neste texto, Freud
irá desenvolver a distinção entre a vida sexual infantil e sua passagem à
configuração normal definitiva, própria da fase adulta. De acordo com o
psicanalista, haveria já na infância, uma forma precária de escolha de objeto,
mas nesse tempo do desenvolvimento, as pulsões sexuais não seguiriam nenhum
tipo de unificação, seriam sempre parciais, e sem objetivo definido. Já na
puberdade, essas pulsões passariam a se organizar sob o primado das zonas
genitais, com seu claro objetivo reprodutivo. Freud, no texto intitulado, De la
psychanalyse (1909), dará continuação as teses do texto Trois Essais sur la
théorie sexuelle (1905), afirmando que a vida sexual infantil é rica, mas dispersa,
pois cada pulsão parcial buscará garantir sua própria experiência de prazer, e
será somente na puberdade que a direção sexual do sujeito encontrará sua forma
definitiva que restará na fase adulta. Freud nos diz no texto Trois Essais sur la
théorie sexuelle,
Com a chegada da puberdade introduzem-se as mudanças
que levam a vida sexual infantil a sua configuração normal
definitiva. Até esse momento, a pulsão sexual era
predominantemente auto-erótica; agora, encontra o objeto
sexual. Até ali, ela atuava partindo de pulsões e zonas
erógenas distintas que, independendo umas das outras
buscavam um ecrto tipo d eprazer como alvo sexual
exclusivo. Agora, porém, surge um novo alvo sexual para
cuja consecução todas as pulsões sexuais se conjugam,
enquanto as zonas erógenas subordinam-se ao primado da
zona genital.” 18(FREUD, 1905/2006. p.196)
18
Tradução extraída de: FREUD, S. (1905) Três ensaios sobre uma teoria da sexualidade. In
Edição Standard das Obras Completas, vol.VII. Rio de Janeiro: Imago, 2006. p. 196. Do texto
consultado : « Avec l’arrivée de la puberté interviennent les transformations qui doivent faire
passer la vie sexuelle à sa configuration normale définitive. La pulsion sexuelle était jusqu’ici
principalement auto-érotique, elle trouve maintenant l’objet sexuel. Elle s’exerçait jusqu’ici à partir
de pulsions et de zones érogènes isolées qui, indépendamment les unes des autres, cherchaient
comme but sexuel unique un certain plaisir. Maintenant un nouveau but sexuel est donné et toutes
les pulsions partielles agissent conjointement pour l’atteindre, tandis que les zones érogènes se
subordonnent au primat de la zone génitale. » (FREUD, 1905/2006. p. 145) Freud, S. (1905) Trois
Essais sur la théorie sexuelle. In : Œuvres Complètes : psychanalyse. Volume VI. 1901-1905.
23
Podemos dizer que o ponto forte do desenvolvimento da teoria
freudiana, no que concerne ao tempo pubertário, diz respeito as vicissitudes do
objeto
sexual.
Freud,
anuncia
nesse
terceiro
ensaio
(1905/2006),
o
desenvolvimento da teoria do objeto sexual caracterizado como para sempre
perdido; “o encontro com o objeto é, propriamente falando, um reencontro”19”
(FREUD, 1905/2006, p. 16. trad. nossa). Inicialmente, como nos diz Freud, a
primeira satisfação sexual, de amor, se daria entre o bebê e sua mãe, que lhe
oferece o seio e atende sua demanda de alimento que lhe assegura a vida. Seria
este, o momento magistral em que pulsão sexual e pulsão do ego serão
indistintas, e que será regido pela corrente que Freud irá nomear como, corrente
afetiva (courant tendre) (Freud, 1912a/1969), originária na tenra infância, dirigida
àqueles que dedicaram os primeiros cuidados à criança, e correspondente a
escolha primária do objeto infantil.
Esse momento onde nada falta, irá durar pouco tempo, pois logo o
bebê percebe que o seio não é parte constituinte de seu próprio corpo, e que não
vêm à boca a todo momento desejado. Algo irrompe nessa relação dual entre
mãe-bebê, entre pulsão sexual e pulsão do ego, algo então, da ordem de uma
falta se instala, e a criança descobre que pode achar satisfação em uma parte de
seu próprio corpo, sugando o polegar, por exemplo, próprio da etapa autoerótica.
Mas esta etapa, irá se constituir ainda como o modelo segundo o qual o sujeito irá
buscar se reencontrar com esse primeiro objeto sexual para sempre perdido. Na
infância, graças a castração, o encontro com objeto será interditado. Têm início,
graças ao recalcamento, o período de latência, próprio ao desenvolvimento sexual
infantil.
O tempo de latência é, como nos diz Freud (1923-25/1992), o momento
da disparição do complexo de Édipo, da criação e da consolidação do supereu e
da edificação dos diques morais do ego, que irão cuidar da contenção do amor
incestuoso. Nas palavras de Freud, no texto « De la psychanalyse » (1909),
[Paris] : Presses Universitaire de France, 2006. p. 145.
19
Do original : “la trouvaille de l’objet est, à proprement parler, une retrouvaille » FREUD, S.
(1905) Trois Essais sur la théorie sexuelle. In : Œuvres Complètes : psychanalyse. Volume VI.
1901-1905. [Paris] : Presses Universitaire de France, 2006. p. 16
24
Mesmo antes do tempo da puberdade, sob a influência da
educação, o recalcamento extremamente enérgico de certas
pulsões foram impostos e algumas forças anímicas como o
pudor, o asco, a moral foram instaurados, forças que, como
guardiães, mantém esses recalcamentos. (FREUD,
1909/1993. p. 44 trad. nossa)20
Com a chegada da puberdade, vemos se levantar uma outra corrente,
corrente sensual, que não cessará de percorrer todos os caminhos que levam ao
objeto escolhido na primeira fase da infância. Com o impossível do incesto,
trazido à tona pela passagem pelo complexo de Édipo, restará à tendência
sensual investir outras vias, que levarão a escolha objetal do tempo pubertário ao
mundo exterior dos objetos que se apresentarão no socius. Temos então que,
Esses objetos estrangeiros serão ainda e sempre,
escolhidos segundo o modelo (imagem) dos objetos infantis,
mas com o tempo eles irão atrair para eles a afeição que era
destinada aos objetos anteriores. O homem deixará pai e
mãe – como prescreve a Bíblia – e acompanhará sua
esposa: afeto e sensualidade estarão agora reunidos.
(Freud, 1912a/1969, p. 57 trad. nossa)21
Vemos que a teoria freudiana da sexualidade infantil, elaborada em
“Três ensaios sobre a teoria da sexualidade”(1905), apontará para uma linha de
desenvolvimento sexual em três etapas: autoerótica, narcísica e objetal. Estas
etapas dariam conta de uma sexualidade infantil iniciada numa indistinção do
20
Do original consultado : Dès l’avant le temps de la puberté, sous l’influence de l’éducation, des
refoulements extrêmement énergiques de certaines pulsions ont été imposés et des puissances
animiques comme la pudeur, le dégoût, la morale ont été instaurées, puissances qui, tels les
gardiens, entretiennent ces refoulements. FREUD, S. (1909) De la psychanalyse In : Oeuvres
complètes : psychanalyse. Volume X. 1909-1910. [Paris] : Presses Universitaire de France, 1993.
p. 44.
21
Consultado da edição francesa : « Ces objets étrangers seront encore et toujours choisis d’après
le modèle (l’image) des objets infantiles, mais avec le temps ils attireront à eux la tendresse qui
était attachée aux objets antérieurs. L’homme quittera père et mère – comme le prescrit la Bible –
et suivra sa femme : tendresse et sensualité sont alors réunies. » (FREUD, 1912a/1969, p. 57)
Freud, S. (1912a) Sur le plus général des rabaissements de la vie amoureuse. In : La vie sexuelle.
[Paris] : Presses Universitaire de France, (1969). p.57.
25
corpo-próprio, organizado como uma série de zonas érogenas parciais (orgãos
genitais, boca, ânus, orifício urinário), e numa fragmentação dos objetos de
satisfação. Posteriormente, estaria ancorada numa fase narcísica, imaginária,
onde o sujeito renuncia ao investimento libidinal dirigido aos objetos de satisfaçao
e se contenta com seus substitutos imaginários encenados na fantasia. Para
finalmente se propor a um escolha de objeto palpada em objetos externos reais,
mediados pela diferenciação simbólica entre eu e outro, operada pela castração.
E a partir daí, uma série de objetos aparecerão como forma de suprir uma falta de
objeto já instalada; objetos que irão assegurar uma satisfação sempre parcial e
precária. Ouvry (2003) , resume num pequeno parágrafo a menção feita por Freud
em Trois Essais sur la théorie de la sexualité (1905), ao período da puberdade.
(...) a escolha do objeto a partir da puberdade é retomada a
partir dos modelos esboçados durante a infância (na fase
fálica, importante precursora da organização sexual
definitiva) e orientada, graças a barreira imposta pelo
interdito do incesto que surgiu nesse meio tempo, em
direção aos objetos do mundo exterior. O trabalho
psicológico, próprio ao adolescente é o de um afrouxamento
dos laços familiares; trabalho importante e doloroso, como
apontou Freud. Ele passa por uma etapa intermediária que
corresponde a escolha de objeto, sob a forma de
representação; a vida sexual do adolescente se resumirá ao
fantasma. (OUVRY, 2003. p.84-85. trad. nossa)22
Se para a essa escolha do objeto sexual da maturidade, é interditado o
recurso mais cômodo de buscar satisfação junto a pessoa que lhe dedicou tantos
cuidados em outros tempos da infância, restará ao jovem, num primeiro tempo, o
22
Do original consultado : « (…) le choix d’objet après la puberté est repris à partir des ébauches
esquissées pendant l’enfance (lors de la phase phallique, important précurseur de l’organisation
sexuelle définitive) et orienté, du fait de la barrière de l’interdit de l’inceste qui s’est dressée entre
temps, vers des objets adéquats étrangers. Le travail psychologique propre à l’adolescent est donc
celui du relâchement des liens familiaux, travail important et douloureux précise Freud. Il passe par
une étape intermédiaire qui correspond aux choix d’objet sous forme de représentation ; la vie
sexuelle de l’adolescent se résume alors à des fantasmes. ». OUVRY, O. « L’adolescence dans
les minutes de la Société Psychanalytique de Vienne », In : L’adolescence dans l’histoire de la
psychanalyse. (org.) François Marty. [Paris] : In Press éditions, 2003. p. 84-85.
26
recurso da fantasia, ou seja, representações destinadas a nunca se realizarem
(Freud, 1905), uma vez que encenam, no campo imaginário, a tendência
incestuosa dessas moções pulsionais sexuais. No desenvolvimento neurótico
normal, estas tendências libidinais serão desexualizadas e sublimadas, ou
inibidas quanto a sua finalidade de satisfação. A desparição do complexo de
Édipo poderá ser mais ou menos ideal. No caso de uma total destruição do
complexo, vemos a transformação do conteúdo manifesto das pulsões sexuais
ceder à formação de uma fantasia inconsciente. Mas, « se o ego, na realidade,
não conseguiu muito mais do que uma repressão do complexo, este persiste em
estado inconsciente no id e manifestará mais tarde seu efeito patogênico.”
(FREUD, 1924b, p. 197) ”23Ou seja, temos aí um arranjo sintomático.
Freud, (1908c), no texto « Caractère et érotisme anal”, ao fazer
referência ao seu trabalho Trois Essais sur la théorie sexuelle (1905), nos dirá
que vários serão os destinos dessas pulsões parciais rumo ao objetivo da
realização sexual, agora possível com a chegada da puberdade. Em suas
palavras,
De modo geral, só uma parcela dela é utilizada na vida
sexual ; outra parte é defletida dos fins sexuais e dirigida
para outros – processo que denominamos ‘sublimação’.
Durante o período de vida que vai do final do quinto ano às
primeiras manifestações da puberdade (por volta dos 11
ano) e que pode ser chamado de ‘período de latência
sexual’, criam-se na mente formações reativas, ou contra
forças, como a vergonha, a repugnância e a moralidade. Na
verdade surgem às expensas das excitações provenientes
das zonas erógenas e erguem-se como diques para opor-se
as atividades posteriores dos instintos sexuais.” (FREUD,
1908b, p. 160)24.
23
Tradução retirada: FREUD, S. (1924b) A dissolução do complexo de Édipo. In Edição Standard
das Obras Completas, vol.XIX. [Rio de Janeiro]: Imago, 2006.p.197. Consultado originalmente:
“quand le moi n’est vraiment parvenue à beaucoup plus qu’un refoulement du complexe, ce dernier
subsiste, inconscient, dans le ça, et plus tard il manifestera son action pathogène.” (Freud,
1924.p.31) In: FREUD, S. (1924c) La disparitions du complexe. In : d’Œdipe Oeuvres complètes :
psychanalyse. Volume XVII. 1923-1925. [Paris] : Presses Universitaire de France, 1992, p. 31.
24
Tradução retirada: FREUD, S. (1908b) Caráter e erotismo anal. In: Edição Standard das Obras
Completas, vol IX. [Rio de Janeiro]: Imago, 2006. Consultado originalmente: “Généralement
parlant, seule une partie d’entre elles profite à la vie sexuelle; une autre partie est déviée des buts
27
No texto de 1912, Des types d’entrée dans la maladie névrotique,
Freud irá se referir ao tempo da puberdade, como o período onde o sujeito
estaria, particularmente, sensível ao adoecimento neurótico, graças ao aumento
significativo de libido sexual que vêm à tona, e que antes havia sido represada
pelo período de latência infantil. No desenvolvimento da neurose, esse quantum
de libido liberada, não satisfeita e não sublimada, poderá buscar a via da
regressão infantil. Esses dois tempos da vida sexual, e mais o tempo de pausa da
latência, pode estar relacionado, nos diz Freud, ao adoecimento a que encontrase predisposto o ser humano, já que, os animais, ao contrário, não encontram
essa interrupção no seu desenvolvimento sexual (FREUD 1923-1925/1992).
De um modo resumido, podemos afirmar até aqui, com Freud (19231925/1992), que a sexualidade do ser humano se desenvolve na seguinte
disposição: temos um aumento libidinal entre o quarto e quinto ano de vida, essas
tendências sexuais que serão incestuosas, sucumbem ao recalcamento e se
apaziguam num período de latência que irá durar até a puberdade. No tempo da
puberdade, elas viriam novamente à tona, graças a maturação do corpo para a
sexualidade, com força exemplar e deverão ser novamente veladas, para serem
desviadas graças à possibilidade de satisfação com a escolha de um objeto
externo não-incestuoso da idade adulta. Ou seja, podemos dizer que para o
desenvolvimento da sexualidade humana, faz-se necessário um recalcamento
das pulsões sexuais infantis incestuosas, e um segundo velamento posterior, na
adolescência, dessas mesmas moções pulsionais que serão trazidas novamente
à tona nessa fase do desenvolvimento, em que a maturação do corpo reativa uma
grande descarga de energia sexual, que não pode mais ser contida pelo
recalcamento.
O sujeito é convocado na adolescência a re-significar todas essas
moções pulsionais que estavam adormecidas até o período de latência. Desse
sexuels et dirigée vers d’autres buts, processus qui mérite le nom de “sublimation”. à l’époque de
la vie qui peut être qualifiée de « période de latence sexuelle », depuis la fin de la cinquième année
jusqu’aux premières manifestations de la puberté (autour de la onzième année), sont crées dans la
vie d’âme – mêmes au prix de ces excitations livrées par des zones érogènes – des formations
réactionnelles, des contre-puissances, comme la pudeur, le dégoût et la morale, qui s’opposent,
tout comme digues, à la mise en activité ultérieure des pulsions sexuelles. » In : FREUD, S.
(1908c) Caractère et érotisme anal. In : Oeuvres complètes : psychanalyse. Volume VIII. 19061908. [Paris] : Presses Universitaire de France, 2007, p. 191.
28
trabalho de atribuir um novo sentido ao sexual antes adormecido, algo permanece
e resiste a significação, “um resto carente de sentido – o traumático – a partir do
qual o psiquismo se organiza. Esse resto diz respeito tanto ao sexual diretamente
considerado, quanto às questões narcísicas que entram em cena em função dos
conflitos de autoridade e poder.” (MATHEUS, 2008, p.622). Será este novo
velamento do real da castração que irá permitir ao adolescente ir de encontro ao
Outro sexo, quando consegue suportar o trauma da castração pela via da
construção de uma ficção que dê conta do sexual, de uma fantasia, ou nas
palavras de Costa e Poli (2010), de um mistério.
A sexualidade não tem um desdobramento que obedeça a
um desenvolvimento, trazendo sempre junto um real que
excede as condições de representação. Nesse sentido, o
que pertencia ao campo da curiosidade infantil, no qual era
suportado o sexual, perde a âncora das relações primárias
nesse momento de passagem. Torna-se necessário, então,
constituir algo que restabeleça essa função. Não sem antes
passar pelas reações de pudor, que revelam algo de uma
privação. É ali que entra em causa a função da fantasia. A
relação ao “mistério” suporta a tessitura de um véu,
necessária nos laços eróticos. Como se sabe, o sonho tem
também essa função: pelo sonho torna-se possível uma
saída de experiências que atualizam um trauma originário. A
experiência corporal na puberdade também se situa como
uma atualização deste trauma. (COSTA & POLI, 2010, p.4)25
Para que todo esse processo seja levado à cabo, outra operação
psíquica bem dolorosa deve entrar em cena, a saber,
“o afastamento da
autoridade parental, graças a isso que se poderá criar a oposição importante para
o progresso cultural, entre a nova e a antiga geração”.26 ». (FREUD, 1905/2006,
p.165 trad. nossa). Será apenas rompendo com o amor incestuoso parental, que
25
COSTA, A. & POLI, M.C. “Sexuação na Adolescência: um ato performativo”. In: Psicologia
Política. VOL. 10. Nº 19. PP. 141-150. JAN. – JUN. 2010. p. 4
26
Do original consultado : « (…) le détachement d’avec l’autorité des parents, grâce auquel
seulement se crée l’opposition, si important pour le progrès culturel, entre la nouvelle et l’ancien
génération.» In : Freud, S. (1905) Trois Essais sur la théorie sexuelle. In : Œuvres Complètes :
psychanalyse. Volume VI. 1901-1905. [Paris] : Presses Universitaire de France, 2006. p. 165.
29
o adolescente, poderá se inscrever na cena social, onde outros objetos se
apresentam para fazer suplência ao objeto de satisfação para sempre perdido. No
texto « Le roman familiale des névrosés”, (1908 - 1909), Freud chega mesmo a
afirmar que para o desenvolvimento normal do sujeito e para o progresso da
civilização, essa operação de separação e ruptura entre duas gerações, pais e
filhos, é fundamental. Em suas palavras,
Ao crescer, o indivíduo liberta-se da autoridade dos pais, o
que constitui um dos mais necessários, ainda que mais
dolorosos, resultados do curso do seu desenvolvimento. Tal
liberação é primordial e presume-se que todos que atingiram
a normalidade lograram-na pelo menos em parte. Na
verdade, todo progresso da sociedade repousa sobre a
oposição entre as gerações sucessivas. Existe, porém, uma
classe de neuróticos cuja condição é determinada
visivelmente por terem falhado nesta tarefa.27 (FREUD, 1908
-1909, p.219)
Podemos articular a questão adolescente a uma busca identificatória
que garantiria ao sujeito uma pequena ilha, onde o jovem ancora-se para se
proteger da nudez na qual se encontra ao aceder à cena social. No entanto, se no
início a identificação estava do lado do pai – o menino se identificava ao pai,
detentor da chave para o amor da mãe -, na adolescência esta mesma
identificação irá se deslocar e recair sobre objetos do mundo social. Com a
reativação das moções pulsionais adormecidas do período de latência da
sexualidade infantil, que acontece na adolescência, serão também reativados os
27
Tradução extraída In : FREUD, S. (1908/1909) Romances familiares. In Edição Standard das
Obras Completas, vol.IX, [Rio de Janeiro]: Imago 2006 p. 219. Consultado originalmente : « Que
l’individu au cours de sa croissance se détache de l’autorité de ses parents, c’est une des
opérations les plus nécessaires mais aussi le plus douloureuses du développement. Il est tout à
fait nécessaire que ce détachement s’effectue, et l’on peut supposer que chaque être humain
devenu normal l’a, dans une certaine mesure, accompli. En vérité, le progrès de la société repose
d’une façon générale sur cette relation d’opposition entre les deux générations. D’un autre côté, il
est une classe de névrosés dont on reconnaît que l’état est conditionné par le fait qu’ils ont échoué
dans cette tâche.Freud, S. (1908/1909) « Le roman familiale des névrosés”, In : Névrose,
psychose et perversion. [Paris] : Presses Universitaire de France.1973 p. 254.
30
interditos que impedem a realização da satisfação sexual que reivindica o sujeito.
O sujeito adolescente acorda inscrito num cenário de frustração, aonde
anteriormente encontrava-se adormecido numa promessa de satisfação.
A identificação, que como nos diz Freud, é ambivalente desde o início,
ganhará ares de agressividade dirigida ao pai, obrigando o adolescente a olhar
para fora da cena familiar. Assim, o adolescente é confrotado ao real da perda do
objeto e, deve buscar no campo do Outro, o amor anseado; algo que transporta o
adolescente em direção à cena social. Nas palavras de Lesourd (2004b),
A construção do eu adolescente, como a do eu infantil, é
indissociável da questão da relação aos objetos. Como a
primeira identidade se constrói a partir dos objetos infantis
du ‘círculo familiar’, o Outro infantil (objetos de amor paterno,
materno ou fraterno, ou o objeto de satisfação proposto pela
mãe), o adolescente se apoiará nesses objetos que irá
procurar no Outro social para afirmar seu eu juvenil. Esses
objetos de desejo não serão mais aqueles do amor primário
ou edipiano, mais os objetos metaforizados destes,
propostos pela realidade social. As fontes de satisfação do
desejo se inscrevem no campo do Outro social e do Outro
sexo 28 » (LESOURD, 2004b, p.26. trad. nossa)
Podemos dizer até aqui que, toda problemática da passagem
adolescente à cena social gira em torno da superação do impossível da satisfação
incestuosa, do velamento deste impossível via fantasia, do deslocamento da
identificação ao pai para uma identificação aos pares e do encontro com o Outro
sexo. Mas para entendermos do que se trata esse encontro com o Outro sexo,
28
Do original consultado : « La construction du moi adolescente, comme celle du moi infantile, est
indissociable de la question du rapport du sujet aux objets. Comme la première identité s’est
construite au travers des premiers objets infantiles du « cercle de famille », l’Autre infantile (objets
d’amours paternel, maternel ou fraternel, ou objet de satisfaction proposé par la mère),
l’adolescent va s’appuyer sur des objets qu’il cherche dans l’Autre social pour affirmer son moi
juvénile. Ces objets de désir ne sont plus alors ceux des amours primaire ou œdipien, mais des
objets métaphoriques de ceux-ci proposés par la réalité sociale. Les sources de satisfaction du
désir s’inscrivent au champ de l’Autre social et de l’Autre sexe. » In :LESOURD, S. (2004b)
Reconstruction narcissique du moi adolescent. In : Figures de la psychanalyse. [Paris] : Erès,
2004/1, no. 9. p. 25-34. p. 26. http://www.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2004-1-page-25.htm.
31
devemos entender a leitura de Freud que faz Lacan sobre a sexualidade infantil,
já que será a partir desse encontro que o sujeito acede à dimensão simbólica da
castração.
1.3.A questão adolescente e o encontro traumático com o
Outro sexo
Se na teoria freudiana, a questão da linguagem aparecia apenas de
maneira discreta – mesmo que insistente, na figura dos lapsus, dos chistes -, na
obra de Lacan, ela ganhará a cena principal quando o psicanalista irá firmar que o
inconsciente é ele mesmo estruturado como uma linguagem. Freud, em Trois
essais sur la theorie sexuelle (1905), aborda o interesse inicial das crianças pelo
enigma da diferença dos sexos, quando o menininho se surpreende com o fato de
que a menina não possui o pênis. Trata-se de uma constatação anatômica: ter ou
não ter pênis; o que levará Freud (1923) a afirmar que haveria um primado do
falo: “para os dois sexos, apenas um orgão genital, somente o orgão masculino
desempenha um papel. Logo, não é que exista um primado genital, mas sim um
primado do falo.” (FREUD, 1923/1969, p.114, trad. nossa)29.
O menininho, quando confrontado com a ausência do pênis, nega que
exista uma falta, ou melhor, irá explicar a falta como o resultado de um castigo: a
menina tinha o pênis, mas ele lhe foi tirado. E será sua mãe a última das
mulheres a ser castrada: “(...) longe de generalizar, a criança acredita que apenas
as pessoas femininas indignas tiveram de pagar o castigo de perda do orgão
genital; pessoas que, como ele, são culpadas dessas moções interditadas. Mas,
as mulheres respeitadas, como sua mãe, guardaram o pênis por mais tempo.
(FREUD, 1923/1969, p.116, trad. nossa).30 » O que levará Ouvry (2006) a afirmar
29
Consultado originalmente : “(...) pour les deux sexes, un seul organe génital, l’organe mâle, joue
un rôle. Il n’existe donc pas un primat génital, mais un primat du phallus. » In : FREUD, S. (1923)
L’organisation génitale infantile. In : La vie sexuelle. [Paris] : PUF, 1969.p. 114.
30
Consultado originalmente : “(...) loin de généraliser, l’enfant croit que seules des personnes
féminines indignes ont payé amende de l’organe génital, des personnes qui vraisemblablement se
sont rendues coupables comme lui-même de motions défendues. Mais des femmes respectées,
32
que não há, na infância, acesso possível a consistência do Outro sexo.
Esse encontro, para se cumprir deverá contar com a mediação de um
Outro, que cuidará de inscrever esse encontro no simbólico, na cultura. Será pela
via da linguagem que o acesso ao Outro sexo poderá ser encenado. Isto porque,
no humano, diferente dos animais onde o encontro sexual é da ordem do
realizável - o instinto constitui este saber, no real, que guia os animais pelos
caminhos do sexo de modo uniforme -, não haveria nunca qualquer garantia de
acesso ao Outro sexo. E se, na infância, não se pode conceber o Outro sexo, na
adolescência, ao contrário, se é confrontado a ele, graças ao curto-circuito
pulsional trazido pelo real do corpo. Nas palavras de Matheus,
Entende-se que a puberdade pode por vezes funcionar
como elemento disparador do segundo momento da
sexualidade, mas não como condição necessária. É,
sobretudo, a partir do olhar do outro, ou da imagem
especular que este anuncia, que surge, para o sujeito, um
corpo estranho, um componente novo em seu psiquismo que
não encontra registro entre os recursos simbólicos
disponíveis. Esse olhar e essa imagem não estão presos à
concretude da realidade, uma vez que esta é sustentada
pelo campo simbólico que a fundamenta e acompanha. Da
realidade, busca-se ao menos um grão que sirva de suporte
para o real a ser, disparado pela estranheza do olhar do
outro. São as imagens de um corpo transformado,
produzidas em meio a este ou a tantos outros, que instigam
o retorno do recalcado, inaugurando o segundo momento da
sexualidade. É por esse motivo que o momento adolescente
independe imediatamente da puberdade, pois está atrelado
aos sentidos que aquele corpo conquista nos laços nos
quais se inscreve.” (MATHEUS, 2008 p. 622)
Tal é o caso que vemos com uma certa recorrência em nossos dias, de
adolescentes que brincam de expor o corpo do outro e mesmo o corpo próprio
com gravações destinadas, ou não, a serem exibidas e publicizadas na internet.
comme sa mère, gardent encore longtemps le pénis. In :FREUD, S. (1923) L’organisation génitale
infantile. In : La vie sexuelle. [Paris] : PUF, 1969.p. 114.
33
Em nosso trabalho, presenciamos, o seguinte episódio: adolescentes entre 14/15
anos que, de posse de um telefone celular equipado de uma pequena câmera,
instigam duas crianças de 8 anos a encenarem um ato sexual. Esses
adolescentes lhes instigam, ou melhor dirigem uma encenação de um ato,
orientando as duas crianças em relação aos movimentos a serem realizados pelo
corpo de ambos. Tudo isso é filmado e descoberto rapidamente pelos adultos da
escola; descoberto tão facilmente que nos leva a crer no endereçamento deste
pequeno vídeo.
Lacan (1956/1998) em O seminário sobre a “carta roubada”, nos
aponta sobre a importância da transferência da responsabilidade daquele que
escreve a carta, em nosso caso, aqueles que participam e são autores do vídeo,
para a responsabilidade daqueles que detém o vídeo, seu destinatário final. O
vídeo em questão não foi tornado público via internet, mas foi passado de mão
em mão (de telefone a telefone) até chegar nas mãos da direção da escola.
Entendemos que essa encenação do ato sexual, para aqueles que a
orquestraram, constitui uma forma de abordar o excesso do real do corpo que
invade o sujeito adolescente, difícil de ser simbolizada por eles mesmos, e por
isso, endereçada a um Outro que por ele deve responder e, assim ajudá-lo a
simbolizar esse excesso de real. Rassial (2010), em seu livro Le passage
adolescent, nos dirá que a adolescência é o tempo subjetivo em que a imagem do
corpo-próprio, construída na infância, é desestabilizada, « (...) ou seja, não mais
apoiado no olhar e na voz materna e no falo paterno, mas já inserido na relação
ao Outro sexo (...)” 31 (RASSIAL, 2010, p. 73, trad. nossa).
Mas também, esse episódio, nos força a seguinte interrogação: Por
que os escolhidos como atores principais dessa encenação sexual foram duas
crianças e não os próprios adolescentes, seus mestres - de - cerimônia? Pois, se
na adolescência o possível do encontro sexual é atualizado sob a forma da
promessa irrealizável, é somente, na infância que este encontro é da ordem do
possível, do encontro com o objeto de satisfação antes de ser perdido para todo
31
Consultado originalmente: “ (...) c’est-à-dire non plus soutenue par le regard et la voix de la mère
et le phallus paternel mais engagé dans la relation à l’autre sexe (...) » RASSIAL, J.-J. (1996) Le
passage adolescent.[Toulouse]: Erès, 2010. p. 73.
34
sempre. Por isso, não é mera força do acaso que os atores da cena tenham sido
as crianças, pois apenas elas podem podem ter a experiência da completude
imaginária.
Vejamos
como
a
questão
adolescente
se
atualiza
com
a
desestabilização da imagem do corpo próprio garantida pelo olhar da mãe e
também pelo confronto com a dimensão do Outro sexo, simbolizado por meio da
lei. A questão da imagem do corpo próprio foi trabalhada por Lacan no início de
sua obra, no texto O estádio do espelho como formador da função do eu
(1949/1998), e em Les complexes familiaux dans la formation de l’individu
(1938/2001). O estádio do espelho seria o momento inaugural, onde a partir da
idade de seis meses, o bebê humano se surpreende com o ordenamento
perceptivo da imagem de si, a partir da imagem de um Outro que se mostra ao
seu lado diante do espelho. Este seria o início de uma fase narcísica e o
ultrapassamento da fase auto-erótica do corpo fragmentado. Em Lacan, será pela
função do olhar que a criança sairá, progressivamente, da confusão de um corpo
despedaçado, graças a ilusão de um ideal da imagem de um Outro. Nas palavras
do psicanalista, “(…) a unidade que ela introduz nas tendências, irá contribuir,
portanto, para a formação do eu. Mas, antes que se possa afirmar sua identidade,
o sujeito se confundirá com essa imagem que o forma, mas que também o aliena
primordialmente.” 32 (LACAN, 1938/2001, p. 43, trad. nossa).
Ainda, em Les complexes familiaux, Lacan colocará o acento na
importância traumática do complexo de intrusão e do sentimento do ciúme para o
reconhecimento de um outro como objeto e para a constituição do moi nessa
etapa da tenra infância.
Assim, o sujeito preso por identificação ao ciúme, chega a
uma nova alternativa : ou bem ele reencontra o objeto
materno e irá se agarrar a recusa do real e a destruição do
outro ; ou bem, conduzido a qualquer outro objeto, ele irá
recebê-lo segundo o modo característico do conhecimento
32
Do original consultado :: “(...) l’unité qu’elle introduit dans les tendances contribuera pourtant à la
formation du moi. Mais, avant que le moi affirme son identité, il se confond avec cette image qui le
forme, mais l’aliène primordialement. » LACAN, J. (1938) Les complexes familiaux. In : Autres
Ecrits. [Paris]: Éditions du Seuil, 2001. P. 43.
35
humano, como objeto comunicante, na medida em que toda
concorrência indica rivalidade, mas também, acordo. Mas,
ao memso tempo, ele reconhece o outro com o qual ele
entra na luta ou faz um contrato, resumindo, ele encontra, ao
mesmo tempo, o outro e o objeto socializado.33 (LACAN,
1938/2001, p. 43 trad. nossa).
Assim, no início de sua obra, Lacan irá afirmar que o processo de
socialização do sujeito se faz, como em Freud, via identificação; o ciúme entre
irmãos do complexo de intrusão não seria a prova de uma rivalidade vital, mas
sim, de uma identificação mental (Lacan, 1938/2001). Esta idéia de uma
rivalidade vital, será retomada por Lacan, como a chave-mestra em sua
argumentação sobre os dois tempos da subjetivação: alienação e separação.
Como iremos desenvolver mais adiante, no capítulo III desta tese, o conceito de
alienação será fundamental para entendermos as etapas do desenvolvimento do
[eu/moi] e sua relação com o registro imaginário da alteridade (eu e tu), bem
como a emergência do sujeito [je] como efeito do significante, entrada no campo
do simbólico, do Outro na obra de Lacan.
O conceito de alienação na obra de Lacan, será analisado por Poli
(2003), que irá apontar três tempos do desenvolvimento desta noção na obra do
psicanalista: o primeiro deles estaria presente no texto do Estádio do Espelho
(1949/1998) e seria da ordem de uma alienação primordial. Lacan irá situar, no
início de sua obra, o [eu] - moi, produto das identificações -, numa relação de
submissão à imagem especular garantida por um Outro, representado,
inicialmente, pela imago materna. Neste tempo, o operador da alienação é a
imago materna da qual a criança deverá se separar, deixando de ser o objeto do
gozo da mãe, para aceder a dimensão do sujeito do inconsciente, se alienando ao
significante.
33
Do original consultado : « Ainsi le sujet, engagé dans la jalousie par identification, débouche sur
une alternative nouvelle où se joue le sort de la réalité: ou bien il retrouve l’objet maternel et va
s’accrocher au refus du réel et à la destruction de l’autre; ou bien, conduit à quelque autre objet, il
le reçoit sous la forme caractéristique de la connaissance humaine, comme objet communicable,
puisque concurrence indique à la fois rivalité et accord ; mais en même temps il reconnait l’autre
avec lequel s’engage la lutte ou le contrat, bref il trouve à la fois l’autrui et l’objet socialisé.
In :LACAN, J. (1938) Les complexes familiaux. In : Autres Ecrits. [Paris]: Éditions du Seuil, 2001.
P. 43.
36
A partir daí, o operador da alienação passa a ser o significante Nomedo-Pai que irá introduzir no conflito do tempo edipiano, uma promessa: uma
promessa de satisfação adiada, que fará que o véu encobridor do sexual, repouse
sobre a criança nos tempos da latência. Ou seja, pelo conflito funcional do Édipo,
a “repressão aparece como um ideal de promessa” (Lacan, 1938/2001, p. 57).
Nas palavras de Lacadée,
Após haver dado, nesses termos, a definição do sujeito e do
significante, como “o significante é aquilo que representa o
sujeito para um outro significante’, Jacques Lacan tratou das
condições dessa representação, chamada operação lógica
de causação do sujeito, que supõe um tempo da alienação e
um tempo de separação; tempos que permitem a inscrição
do sujeito na linguagem. Assim, esta operação produz, de
um lado, o sujeito do incosnciente, ou seja, o sujeito inscrito
no significante e, de outro lado, relaciona esse sujeito a um
elemento não significante que Lacan chamou de objeto. O
agente desta operação de separação é o encontro com o
desejo do Outro precebido nos intervalos de seu discurso,
que irá ligar o sujeito ao objeto enigmático deste desejo.”34
(LACADÉE, 2003, p.97 trad. nossa)
A criança de desloca da posição de ser o objeto do gozo da mãe, e,
como forma de se defender da ausência desse Outro primordial do qual se faz
objeto, elege um objeto do mundo externo, com o qual irá gozar, como forma de
dar conta da falta desse primeiro Outro. Nas palavras do psicanalista, “Este objeto
irá lhe permitir tratar a falta do Outro pela entrada do objeto olhar, e de recobrir o
vazio da castração que implica a partida de sua mãe, o que colocará em
34
Do original consultado : Après avoir donnée la définition du sujet et du signifiant en ces termes
« le signifiant est ce qui représente le sujet pour un autre signifiant », Jacques Lacan a abordé les
conditions de cette représentation, appelée opération logique de causation du sujet, qui suppose
un temps de aliénation et un temps de séparation, temps permettant l’insertion du sujet dans le
langage. Ainsi, cette opération produit, d’une part, le sujet de l’inconscient, c’est-à-dire le sujet
inscrit dans le signifiant et, d’autre part, corrèle ce sujet à un élément non signifiant que Lacan a
appelé l’objet. L’agent de cette opération de séparation est la rencontre du désir de l’Autre
entraperçu dans les intervalles de son discours, qui réfère le sujet à l’objet énigmatique de ce
désir. » In : LACADÉE, P. (2003) Le malentendue de l’enfant. Des enseignements
psychanalytiques de la clinique avec les enfants. [Lausanne] : Psyché, Éditions Payot, 2003. p. 97.
37
evidência a castração do Outro, expondo sua falta.” »35 (LACADÉE, 2003, p.91
trad. nossa). Temos aqui, o momento da inscrição no campo do simbólico, onde o
sujeito deve abrir mão do gozo e ficar com a promessa de um dia poder também
gozar. Nesta operação algo se perde, o objeto a, causa do desejo, responsável
pela circulação do sujeito na cadeia significante. O sujeito se constitui por relação
a uma falta e, supõe no Outro, o detentor de uma verdade que lhe permita aceder
a este momento primeiro, anterior, onde carne e corpo libidinal não estavam ainda
cindidos. Nas palavras de Lesourd (2005),
Neste confronto inevitável, o adolescente irá encontrar uma
das figuras da falta no Outro, que até agora ele havia
conseguido evitar, ou até mesmo, ignorar. Diante da
descoberta de que a promessa edipiana – “mais tarde quando
serei grande, eu poderei ...” – é um engano, é toda a
organização significante que é desestabilizada. Não haverá
mais resposta possível aos enigmas da vida e do sentido,
nada mais de significação última que organizaria os
significantes lhes atribuindo um certo ordenamento.36
(LESOURD, 2005, p. 56 trad. nossa)
É, então, essa conta do gozo perdido e prometido que vêm o
adolescente cobrar. Mas, qual é sua surpresa? De que não há, no campo do
Outro, esse significante que dê provas de sua verdade enquanto sujeito, e que
esse Outro não detém a chave para o seu encontro singular com o sexual. Assim,
o sujeito adolescente, tendo se submetido à castração, estará fadado ao
desencontro do sexual: « (...) a lei da castração (…) leva o ato sexual a um eterno
35
Do original consultado: “Cet objet lui permet de traiter le manque de l’Autre par la mise en jeu de
l’objet regard et de voiler le vide de la castration qu’implique le départ de sa mère, départ qui a
révelé la castration de l’Autre, en dévoilant son manque. Ibidem, p. 91.
36
Do original consultado: « Dans cette confrontation inévitable, l’adolescent va rencontrer une des
figures du manque dans l’Autre, que jusqu’alors il avait pu éviter, voire l’ignorer. Face à la
découverte que la promesse œdipienne – “plus tard, quand je serai grand, je pourrai ...” – est un
leurre, c’est toute l’organisation signifiante qui est bouleversée. Plus de réponse possible aux
énigmes de la vie er du sens, pas de signification dernière qui organiserait l’ensemble des
signifiants en les ordonnant. » In : LESOURD, S. (2005) La construction adolescente. Collection
Hypothèses. [Strasbourg] : Éditions Arcanes. 2005. p. 56.
38
ato falho, onde não cessam de se verificar a ausência da relação sexual, derrota
em reunir sujeito e Outro como corpo.”.”37 (OUVRY, 2001, p.64 trad. nossa).
Essa teorização é possível, graças ao terceiro tempo do conceito de
alienação na obra de Lacan, cujo operador é o significante. O terceiro tempo do
conceito de alienação apareceria no Seminário XI – Os quatro conceitos
fundamentais da psicanálise (1964/1998), onde Lacan se afasta da fonte de
inspiração hegeliana ao elaborar sua teoria do objeto a, que daria provas que o
campo do Outro é também faltoso. Nas palavras de Poli (2003), não haveria um
significante pleno que garanta a significação do sujeito, ele falta ao também ao
campo do Outro. O sujeito se desloca, na adolescência, de uma promessa de
gozo fálico (masculino), para cair no impossível da satisfação sexual, do Outro
sexo, representado como falta, como feminino. Neste momento, em que a imago
parental é colocada em xeque, o adolescente corre em busca de um Outro
discurso que possa orientá-lo em sua busca pelo encontro com o objeto de amor,
no social, que fará suplência a sua falta. Nas palavras de Poli (2003),
A mãe, como Outro do infantil, é o agenciador do discurso
para a criança, o endereço da demanda e, portanto, o lugar
da alienação primária. Na adolescência, ele é substituído
pelo Outro sexo – o feminino, tanto para meninos quanto
para meninas; o que implica na constatação da sexualidade
materna, à qual se deve, muitas vezes, os momentos de
angústia do púbere. Em termos de organização discursiva,
tal modificação no Outro, produz efeitos de “perda de
bússola” (POLI, 2003, p. 149).
É por isso que nesta passagem, onde o adolescente irá se confrontar
com a ferida aberta – traumática – deixada pelo real da castração, a partir do qual
37
Do original consultado : “(...) la loi de la castration (...) ramene l’acte sexuel à un éternel acte
manqué où ne cessent de se verifier l’absence de rapport sexuel, l’échec de reunir sujet et l’Autre
comme corps. » In : OUVRY, O. (2001) Le Féminin comme nouveauté pubertaire. In: Le feminin:
un concept adolescent ? Sous la dir. de Serge Lesourd. [Ramonville-Saint-Agne] : Erès , 2001. p.
64.
39
o sujeito irá inscrever seu gozo na Lei da linguagem, da civilização, será
fundamental encontrar um lugar de pertencimento no discurso social. O mesmo
trabalho de inscrição deverá ter sido feito na cena familiar infantil, aonde pai e
mãe, investiram simbolicamente a criança com seu desejo parental, não anônimo.
“Da mãe : enquanto que seus cuidados carregam a marca de um interesse
particular, pela via de suas próprias faltas. Do pai: enquanto que seu nome é o
vetor da incarnação da Lei no desejo.”»38 (LACAN, 1961/2001, p.373 trad. nossa)
Rosa (2002; 2006), irá aprofundar essas questões do lugar de incrição
da criança e do adolescente na família e no socius. No artigo O lugar da criança e
a família na contemporaneidade (2006), irá discutir as reconfigurações que o
discurso da parentalidade vêm enfrentando na sociedade atual, regida pelos
mandos e desmandos do discurso da ciência que abole a dimensão da falta do
seio da construção do sujeito, considerando os indivíduos apenas como corpos
biológicos. Nos diz que enfrentamos uma crise na concepção de família, o que
nos convoca a reconsiderar seus princípios fundadores. Prossegue em sua
argumentação ao desnaturalizar a função materna e paterna, ligando-as ao
imaginário social que as produz.
Exercer as funções maternas e paternas supõe mais do que
certa estrutura subjetiva. O sujeito da linguagem constituído
pelo discurso do Outro é impregnado pela produção
imaginária do grupo social, na medida em que contém
fantasmas desses grupos. É desse fantasma que advém a
inscrição de um lugar discursivo para o exercício das
funções parentais; estas supõem uma inscrição que
transcende o desejo ou a vontade de cada um, pois cada
sociedade fabrica pai para filho, designação que não é
arbitrária. Ter pai significa que o sujeito não se auto-funda.
(ROSA, 2006, p. 121)
38
Do original : “De la mère: en tant que ses soins portent la marque d’un intérêt particularisé, le fûtil par la voie de ses propres manques. Du père : en tant que son nom est le vecteur d’incarnation
de la Loi dans le désir. » IN : LACAN, J. (1969) Note sur l’enfant. In : Autres Ecrits. [Paris]: Éditions
du Seuil, 2001. P. 373.
40
No contexto da contemporaneidade, onde as coordenadas sociais são
anômicas, a família enquanto função territorializante, garantidora de um lugar
subjetivo para criança, pode ela mesma, ser produtora de desamparo e geradora
de angústia. Se a cena social está presente na base da cena familiar, como nos
diz Rosa (2002), podemos inferir que a busca do adolescente por um Outro
discurso de pertencimento que não o parental, é também um ir de encontro a uma
nova solidão. Este contexto, onde o Outro social se mostra anômico e incapaz de
responder pela entrada do sujeito adolescente na cena social, favorece uma saída
pela fixação melancólica narcísica, que se instala no momento em que o sujeito
deve superar as identificações aos ideias parentais.
1.4.A questão adolescente no contemporâneo: o desamparo
diante do Outro social anômico
Como nos aponta Freud (1915-1917/1996), em Luto e Melancolia, dois
destinos se anunciam para o ego quando confrontado ao imperativo do abandono
dos primeiros objetos de amor, vítima do interdito do incesto. Ou bem o sujeito
adolescente segue o caminho ‘normal’ do abandono do objeto, acatando ao
doloroso sofrimento implicado no processo de luto que comporta essa perda, se
contentando com os outros objetos que irão se apresentar no mundo social. Ou
pode ainda, recusar essa substituição, na medida em que ela é apenas um
artifício mal-ajambrado, caindo numa cilada melancólica. Podemos então
relacionar a entrada adolescente na cena social a uma passagem entre luto e
melancolia que irá orientar o ego em direção a um lugar de pertencimento ao
desejo do Outro.
O luto é de modo geral, uma reação à perda real de um ente querido,
mas também do ideal representado por esse alguém. O luto, nos diz Freud, seria
um processo não-patológico, doloroso, que sofre o ego diante da perda de um
ente querido, ou de alguma abstração ideal que se colocou no lugar deste ente.
41
Já a melancolia difere, em aspectos ideais do desenvolvimento, de uma situação
de luto, pois se inscreve numa situação de perda de um objeto ideal, e não real;
“O objeto de amor talvez não tenha realmente morrido, mas tenha sido perdido
enquanto objeto de amor (...)”(FREUD, 1915-1917/1996, p. 251)
O adolescente deverá se separar do ideal parental, perdê-lo, para ir em
busca de um lugar no campo social, que lhe dará a possibilidade de compensar
essa falta, via substituição por um outro objeto que venha fazer suplência a essa
perda. Este processo pode se dar como passagem ou como fixação; como luto ou
como melancolia. No caso de ser apenas uma passagem, trata-se do
desenvolvimento ideal do ego, rumo à escolha objetal: àquela apontada por Freud
(1921) em Psicologia de Grupo e a Análise do ego, e O ego e o id (1923), em que
a identificação com os objetos parentais precede à escolha de objeto. No caso da
fixação melancólica a catexia objetal retrocede a uma identificação, e será o
próprio ego a ser investido como objeto de amor, assumindo a forma patológica
de uma regressão ao narcisismo primário. No primeiro teríamos um tempo de luto,
onde a perda do objeto passou pelas exigências do teste de realidade que
constatou que objeto não existe mais (Freud, 1915-1917). O ego protestaria um
pouco, mas se resignaria diante da realidade, fazendo progressivamente, o
desligamento da libido em direção a outros objetos substitutivos. No processo
melancólico, temos uma fixação que impede o reconhecimento da perda, pela via
da regressão que irá identificar o próprio ego ao objeto de que não pôde abrir
mão. Como nos diz Freud, existiria,
(...) num dado momento, uma escolha objetal, uma ligação
da libido a uma pessoa particular, então, devido a uma real
desconsideração ou desapontamento proveniente da pessoa
amada, a relação objetal foi destroçada. O resultado não foi
o normal – uma retirada da libido desse objeto e o
deslocamento da mesma para um novo -, mas algo
diferente, para cuja ocorrência várias condições parecem ser
necessárias. (...) a libido livre não foi deslocada para outro
objeto; foi retirada para o ego. Ali, contudo, não foi
empregada de maneira não especificada, mas serviu para
estabelecer uma identificação do ego com o objeto
42
abandonado. Assim, a sombra do objeto caiu sobre o ego, e
este pôde, daí por diante, ser julgado por uma agente
especial, como se fosse um objeto, o objeto abandonado.”
(Freud, 1915-1917/1996, p. 254-255)
Mas o que faz o processo adolescente estar tão próximo da solução
melancólica é que, ao contrário do luto, que mantém uma relação entre o objeto
perdido e às vicissitudes da realidade, no caso da melancolia, a relação com o
objeto é carregada da ambivalência primária dos sentimentos, suporte também de
toda relação com o objeto de amor parental do qual o adolescente deve buscar de
separar. “Na melancolia, em consequência, travam-se inúmeras lutas isoladas em
torno do objeto, nas quais o ódio e o amor se digladiam.” (Freud, 1915-1917/1996,
p. 261). A porta de saída de uma fixação melancólica é também apontada por
Freud: se é a ambivalência dos sentimentos e o amor que ela implica que irá
tornar o desapego ao objeto tão difícil, é ela também em sua corrente contrária,
que progressivamente, irá dissolvê-lo, matando-o a cada dia, pouco a pouco.
Se, como dissemos, é a força da ambivalência dos sentimentos ao pai
que irá fazer o adolescente mergulhar num tempo melancólico, será esta mesma
força que o fará sair da cilada da fixação ao objeto de amor parental. O pai que é
amado, e que por isso, dificulta que o adolescente se movimente rumo aos
objetos do mundo exterior, é também, o pai odiado, aquele que como nos diz
Freud (1913), em Totem e Tabu e o mito da horda primitiva, é o detentor de todas
as mulheres do clã, e impede com sua autoridade, que os filhos realizem o
encontro amoroso incestuoso. Por isso, é também esse mesmo pai, odiado, que
impulsiona o adolescente a sair da fantasia do incesto, familiar, e o impele a cena
social, onde “novos” objetos irão circular e serão escolhidos, fazendo suplência a
satisfação primordial.
Em nossos dias, algo interessante acontece com essa figura do pai
que, por ser também odiado, autorizava a saída adolescente rumo à escolha do
objeto no social. Ele, esse pai, não suporta sustentar a ambivalência dos
sentimentos do qual deve ser alvo, quer seja, pois está cada vez mais ausente na
43
vida real – está preso, desapareceu, tem outra família -, quer seja, porque se
operou nos últimos tempos, uma revolução em termos de parentalidade e seu
papel na educação das crianças. Para fins desse tópico, traremos o debate
acerca da passagem adolescente no cenário familiar do contemporâneo.
Assim, nos caberia fazer a seguinte pergunta, o que aconteceria, como
é o caso nos dias de hoje, se os liames simbólicos entrassem em ebulição e a
ordem familiar de outrora, dos tempos de Freud, entrasse em desordem?
Veremos a seguir, de que forma esse laço familiar entra em desordem.
(ROUDINESCO, 2002) e quais são as consequências para a passagem
adolescente à cena social, via desapego ao objeto de amor parental. Ou seja,
como o adolescente consegue aceder a dimensão de encontro com objeto sexual,
num contemporâneo marcado por um Outro social anômico, incapaz de
responder ao sujeito com as balizas simbólicas que garantam sua existência
num campo de sentido. Diremos que responder, significa também, suportarse enquanto Outro faltoso, permitindo que o sujeito se confronte com o malestar inevitável de sua condição. Diremos que responder é suportar a
angústia de sua própria incompletude. E isso é extamente o que a cena
social contemporânea tenta evitar ao se organizar sob a égide do discurso
do capitalismo, que tenta apagar do sujeito a dimensão do mal-estar,
preenchendo o furo de incompletude com os objetos de consumo, nas
palavras de Lacan, gadgets. Veremos mais adiante os contornos desse Outro
anômico e sua incidência na organização da família contemporânea, o que não
será sem consenquências para os modos de inscrição do adolescente a cena
social.
Roudinesco (2002), em seu livro La famille en désordre, nos mostra
como a instituição familiar sofreu, a partir do século XIX na Europa, enormes
transformações. Primeiramente, a criança passa a ser um ser desejado e
projetado pelo casal unido em matrimônio por amor. Nos diz a autora, “ (...) a
criança passou a ser olhada, no seio da família burguesa, como um lugar da
transmissão do patrimônio, e como desejante, e não mais fabricada em série, sem
44
controle.”39 (ROUDINESCO, 2002, p.123 trad. nossa). A mulher passa a adquirir
um estuto distinto e ganha direito ao reconhecimento de sua sexualidade, para
além da pura e simples função reprodutiva. Ou seja, mulher e criança passam a
ter um lugar, uma existência, enquanto sujeitos no seio da instituição familiar,
enquanto que a função do patriarca, pouco a pouco irá perder seu poder e
autoridade sobre seus membros.
Constatar esse declínio da autoridade paterna nas sociedades
ocidentais no decorrer dos tempos, e traçar os novos contornos que adquirem a
família até o século XXI, não é o objetivo dessa tese. Partiremos desse fato como
constatação. Que essa nova ordem simbólica tenha se constituído aqui e lá de
forma distinta, sendo legitimada pela modificação da lei jurídica de cada país, é
fato incontestável e alguns trabalhos o atestam (ROUDINESCO, 2002;
BADINTER, 2010) Menos específico de cada sociedade é o efeito que as
descobertas científicas tiveram nessas mudanças, como por exemplo é o caso, da
comprovação da paternidade via teste de DNA, da disseminação dos métodos
contraceptivos que deram as mulheres o poder de decisão sobre o próprio corpo
e a sexualidade, e a criação de terapias reprodutivas que fizeram nascer crianças
desejadas não mais por um casal, mas apenas por uma de suas partes. Ainda,
nas palavras de Roudinesco,
Desde sempre, os homens, incapazes de reproduzirem por si
só seus semelhantes, tiveram de aceitar e se submeter às
mulheres para fabricarem seus filhos para que pudessem
transmitir seu nome. Resignados a lhes confiarem essa tarefa,
eles cuidadosamente, regulamentaram e dominaram os
corpos de suas companheiras, notadamente, pela rejeição
dos ‘bastardos’, e pela instituição do casamento, que
pressupunha (...) que a mulher fosse totalmente fiel. E agora,
elas escapolem e reivindicam o direito ao prazer, recusando
seu dever de procriação.40 (ROUDINESCO, 2002, p.184, trad.
39
Do original consultado: “(...) l’enfant fut alors regardé, au sein de la famille bourgeoise, comme
un placement dans la transmission du patrimoine, et comme un être désirable, et non plus fabriqué
à la chaîne sans contrôle. » In : ROUDINESCO, E. (2002) La famille en désordre. [Paris] : Fayard
p. 123.
40
Do original consultado: Depuis toujours, les hommes, incapables de reproduire eux-mêmes leurs
45
nossa)
Rosa (2006) irá alertar sobre as modalidades discursivas do
contemporâneo que irão incidir sobre a parentalidade, impossibilitando a inscrição
da criança enquanto sujeito do inconsciente, a partir da construção de um
romance familiar que seja capaz de lhe atribuir um lugar como desejada por
alguém. Num mundo onde não é preciso dois para se gerar uma criança, não é
necessário mais nenhum para se transmitir um saber sobre ela. Diante de todo o
aparato científico e suas síndromes, os pais relegam aos especialistas o saber
sobre seus filhos: não se pode nem mais alimentar uma criança sem antes
consultar um especialista da alimentação infantil, ou antes da leitura de dezenas
de livros sobre os ideais da alimentação e do cuidado com as crianças.
Esses dispositivos, ao invés de se articularem a um saber singular que
detém os pais para com seus filhos, servem, ao contrário, para destituí-los de
qualquer autonomia e savoir-faire generacional sobre a criança. De acordo com a
autora, haveria um apagamento do discurso familiar (relação pai-filho) em prol de
um discurso social fundado sobre a díade adulto-criança. Seria próprio ao
discurso familiar a transmissão dos significantes da filiação parental, seus
sintomas e a chave para o encontro com o Outro sexo.
Já o discurso social contemporâneo, ancorado na díade adulto-criança,
relegaria a diversos agentes sociais, especializados, portadores de um
conhecimento científico, a função de passagem desta criança à vida adulta; “A
eles é oferecido apenas o discurso sobre a criança; uma criança que não lhes diz
respeito, que não é filho.” (ROSA, 2006, p. 126)
Se podemos elaborar nesse ponto da tese, a afirmação de que a cena
social seria (des-) organizada sob a égide de um Outro anômico, será a partir de
semblables, avaient dû accepter de s’en remettre aux femmes pour fabriquer leurs fils et
transmettre leur nom. Contraints de leur confier cette tâche, ils avaient soigneusement réglementé
et dominé le corps de leurs compagnes, notamment par le rejet des « bâtards » engendrés par eux
et par l’institution du mariage, qui supposait, (…), que la femme fût absolument fidèle. Et voilà que
maintenant elles leur échappaient en revendiquant le droit au plaisir, en négligeant leur devoir
procréatif. » Ibidem, p. 184.
46
suas incidências efetivas no corpus da instância familiar. Para isso, devemos nos
debruçar sobre o entrecruzamento de três noções: função paterna, Outro e
anomia. Sobre a função paterna e seu declínio na contemporaneidade, Rosa
(1999), em artigo intitulado A subjetivação nas configurações familiares da “pósmodernidade41” irá constatar que a discussão não é recente, e que mesmo Freud
já havia detectado que sua presença e sua função no seio da instituição familiar,
já dava provas de profundas alterações. Em seu lugar, nos diz a autora se
apoiando sob as considerações de Volnovich, serão os saberes sociais do
pediatra, do psicólogo, etc, que irão garantir a eficiência da organização familiar.
Em suas palavras,
(...) os mecanismos de normas, ideais e identificação são
apoiados nas insígnias paternas, derivados da função
paterna (...)Volnovich pensa que ocorreu o que Freud mais
temia, isto é, que houve a queda do significante pai e sua
substituição por um conjunto de saberes, mudando o
sintoma social por excelência, ou seja, o próprio indivíduo.
Segundo o autor, a queda do significante pai resultou numa
fragmentação no nível familiar e numa metaforização do
conjunto de saberes sobre o gozo que nos aproximam à
idéia de que atualmente o sintoma qua amarra os homens à
modernidade é o narcisismo.” (ROSA, 1999, p. 101)
A queda do significante paterno pode ser vista, como demonstramos
acima com Rosa (2006) e Roudinesco (2002), nas incidências jurídicas que
regulamentam a autoridade parental e da existência não mais necessária do casal
para a procriação. Ela incide sobre a emergência do sujeito e sua ligação à
instância imaginária do ideal. Lacan, a partir da metáfora Desejo da mãe (DM), irá
afirmar uma alienação primordial do bebê à imagem materna, seu primeiro Outro
(LACAN, 1957-58/1999), ao que irá se sobrepor o significante Nome-do-Pai (NP)
41
ROSA (1999), A subjetivação nas configurações familiares da “pós-modernidade. In: Psicanálise
e Universidade, São Paulo, v. 9/10, p. 79-104, 1999.
47
e sua função de corte do imaginário pelo simbólico da lei.
Em Lacan, assim como em Freud, a primeira relação entre eu-outro, se
dá com a chegada à fase narcísica. É no estádio do espelho que o bebê
reconhece sua imagem como espelho de um Outro, imagem perfeita refletida da
mãe, que o confronta com sua ainda fragmentação subjetiva. Assim, “(...) o sujeito
tem sempre uma relação antecipada com sua própria realização, que o lança de
volta ao plano de uma profunda insuficiência e revela nele uma rachadura, um
dilaceramento original (...)”. (LACAN, 1952/2008, p. 41).
No Seminário V (1957-1958/1999), Lacan teoriza sobre a estruturação
do desejo do sujeito, como submetido ao de um Outro, inicialmente ao desejo da
mãe – desejo de ter sido desejado por um Outro: “(...) o importante é fazê-lo
reconhecer, em relação ao que é um X de desejo na mãe, de que modo ele foi
levado a se tornar ou não aquele que atende a esse desejo, a se tornar ou não o
ser desejado.” (LACAN, 1957-1958/1999, p. 283). Lacan irá apontar ainda, a
importância da descoberta freudiana da dialética do desejo que necessita da
intervenção de um terceiro, o pai, personagem desejado ou rival. Será essa
intervenção, o operador do interdito da superpotência do desejo materno. E o
símbolo geral que marca a alienação do desejo ao campo do Outro, será o falo, o
organizador da dialética do desejo como falta, como desejo alienado à ordem
simbólica. Nas palavras de Lacan,
Na relação imaginária, como vocês sabem, a imagem de si,
do corpo, desempenha no homem um papel primordial, e
acaba dominando tudo. A eletividade dessa imagem no
homem está profundamente ligada ao fato de que ele está
aberto à dialética do significante da qual falamos. A redução
das imagens cativantes à imagem central da imagem do
corpo não deixa de estar ligada à relação fundamental do
sujeito com a tríade significante. Essa relação com a tríade
significante introduz o termo terceiro através do qual o
sujeito, além de sua relação dual, de sua relação de
cativação com a imagem, pede, por assim dizer, para ser
significado.” (Lacan, 1957-1958/1999, p. 284)
48
No entanto, essa operação de significação que marca a entrada do
sujeito na civilização não é sem perda para o sujeito. Ele deverá abrir mão do
gozo que na tenra infância era experimentado pela completude da relação
imaginária entre o infans e sua mãe. Essa perda de gozo para sempre
irrecuperável, apareceu na clínica freudiana a partir da compulsão a repetição, o
que fez o psicanalista a afirmar a existência de uma pulsão de morte.
Resumidamente, o conceito de pulsão de morte começa a ser esboçado a partir
da hipótese repressiva.
A repressão partirá do ego sobre as catexias libidinais objetais que se
satisfeitas lhe causariam desprazer. Em suma, esse material reprimido retorna,
então, sob a forma de uma compulsão. Como não pode eclodir tende a repetir-se
indefinidamente. Grosso modo, isso foi o que Freud denominou ‘compulsão à
repetição’ tão bem ilustrado em seus exemplos sobre os sonhos daqueles que
padecem de neuroses traumáticas, nos jogos ‘fort-da’ das crianças e na relação
transferencial com o analista. O material reprimido que retorna sob a forma da
repetição é extremamente doloroso e avesso às exigências impostas pelo
Princípio do Prazer, assim Freud irá relacioná-lo a uma pulsão mais primitiva do
aparelho psíquico, a pulsão de morte.
Será essa evidência clínica de Freud, que fornecerá a Lacan as bases
iniciais para a elaboração de sua teoria do objeto a: um quarto elemento a ser
incluído na lógica terciária do esquema edipiano normatizador freudiano, fundado
na tríade criança-mãe-pai. O sistema quaternário da Lacan já estava disposto no
texto de 1952, O mito indivudual do neurótico ou Poesia e verdade na neurose.
Ele nos aponta no seguinte trecho: “O sistema quaternário, tão fundamental nos
impasses, nas insolubilidades da situação vital dos neuróticos, tem uma estrutura
bem diferente daquela dada tradicionalmente – o desejo incestuoso da mãe, a
interdição do pai, seus efeitos de barreira e, em torno disso, a proliferação mais
ou menos luxuriante dos sintomas.” (Lacan, 1952/2008, p. 39).
Para Jacques Lacan, esse sistema de três pontas freudiano,
circunscrito no seio da família conjugal, presume que a função simbólica
desempenhada pelo interdito paterno, conseguiria ter uma eficácia ideal que daria
49
conta de recobrir com o simbólico, todas as manifestações do real, ou seja, do
gozo. Como o próprio Freud havia percebido, esse real não cessa de não se
inscrever, e se repete. Mas, esse mesmo pai é também castrado e a lei que deve
transmitir, a lei da linguagem, é ela mesma inconsistente.
Vemos aí se delinear a concepção lacaniana de que o Outro é ele
mesmo barrado ( ), ou seja, submetido as leis da linguagem, já tendo sido
marcado pelo efeito do significante (Lacan, 1957-1958/1999). Dessa forma,
continuamos com Lacan,
A assunção do pai pressupõe uma relação simbólica
simples, em que o simbólico recobriria plenamente o real.
Seria preciso que o pai não fosse somente o nome-do-pai,
mas representasse em toda a sua plenitude o valor
simbólico cristalizado na sua função. Ora, é claro que esse
recobrimento do simbólico e do real é absolutamente
inapreensível. Ao menos numa estrutura social como a
nossa, o pai é sempre, por algum lado, um pai discordante
com relação à sua função, um pai carente, um pai humilhado
(...)”.(Lacan,1952/2008, p. 39).
Será o pai simbólico o agente responsável pela inscrição da Lei no seio
do sujeito. Trata-se de uma inscrição no registro simbólico da linguagem, que
funda a existência do ser como homem da cultura, marcado pelos interditos
civilizatórios. Mas esse pai é ele mesmo castrado, carente e humilhado, nas
palavras de Lacan, diferente do pai imaginário todo-poderoso. E é somente por
isso, que é capaz de transmitir a Lei, pois que também é a ela submetido. Devese entender aqui a diferença entre o pai-imaginário todo-poderoso, não-castrado,
e o pai-simbólico, pois este, pelo fato de ter assentido à Lei é capaz de transmitila. O primeiro impõe a Lei a todo custo e é o fundador da instância do supereu; o
outro, transmite a castração e insere o filho no mundo da cultura. Rosa (1999), irá
corroborar as análises de Julien (1998) sobre a função simbólica do pai para além
da fixação imaginária que pode produzir esse pai todo-poderoso. Em suas
palavras,
50
(...) para além do pai imaginário e ideal, para além do amor e
do ódio ao pai, o luto por ele só se dará quando houver
como pai um homem que não se identifique com a imagem
de soberano ou se arvore em fazer lei para tudo, um homem
que encontra gozo junto à mulher e não ao filho. (...) Fala de
relações não complementares ou narcísicas mas fundadas
na ética e na alteridade, com a sexualidade marcada pelo
gozo próprio e do outro, deixando para a criança o enigma
sobre o que une e separa homem e mulher. Trata-se então,
de restituir, não o pai mas o enigma.” (Rosa, 1999, p. 103)
Kafka, em Lettre au père (1957), irá nos fornecer a imagem da
submissão a autoridade desse pai todo-poderoso, e do desamparo subjetivo com
o qual teve que viver toda sua vida, respondendo às injunções tirânicas desse pai.
Em um trecho exemplar nos mostra como seu pai, ele mesmo, se fazia exceção
aos mandamentos que ele próprio ditava. Nesse trecho, ele diz ao pai que todos
os ordenamentos que ele devia obedecer, aqui em questão, uma série de regras
de conduta à mesa, “« (…) me (lhe) eram acablantes, na medida em que você,
que representava a meus olhos, a autoridade, você mesmo não respeitava as
ordens que tentava me impor.”.”42 (KAFKA, 1957. p.25 trad. nossa) Em seguida,
ele diz que para ele, na infância, o mundo se dividia em três partes :
(…) uma, onde eu vivia como escrevo, submetido às suas
ordens, as quais eu nunca poderia satisfazer
completamente, sem nem mesmo saber porque; uma outra,
que me era incrivelmente distante, onde você vivia, ocupado
em governar, a dar ordens e a se irritar pois estas não
podiam ser cumpridas; uma terceira, enfim, na qual o resto
do mundo vivia contente, livres de ordens e obediências.”43
(KAFKA, 1957, p. 25 trad. nossa).
42
Do original cosultado : « (...) ne devenaient accablantes pour moi dans la mesure où toi, qui
faisais si prodigieusement autorité à mes yeux, tu ne respectais pas les ordres que tu
m’imposais. » In : KAFKA, F. (1957) Lettre au Père. [Paris] : Gallimard. 1957.
43
Do texto consultado: “(…) l’une, celle où je vivais en esclave, soumis à des lois qui n’avaient été
inventées que pour moi et auxquelles par-dessus le marché je ne pouvais jamais satisfaire
entièrement, sans savoir pourquoi; une autre, qui m’était infiniment lointaine, dans laquelle tu
vivais, occupé à gouverner, à donner des ordres, et à t’irriter parce qu’ils n’étaient pas suivis; une
troisième, enfin, où le reste du monde vivait heureux, exempt d’ordres et d’obéissance. » Ibidem.,
p. 25
51
Fica evidente os efeitos produzidos por esse pai que incarna a Lei sem
a ela se submeter. Logo adiante, entraremos nas análises feitas por Ambertin
(2009) em seu livro Entre dívidas e culpas: sacrifícios, onde trata dos modos de
sacrifício feitos pelos sujeitos diante dos imperativos do supereu. De toda forma,
por ora, podemos já afirmar tomando como base as considerações da autora, que
os efeitos da submissão a esse pai imaginário todo-poderoso, é o suplício
sacrificial que impede que o sujeito se afirme como sujeito desejante, já que
castrado.
Nossa sociedade contemporânea experimenta, como vimos em
considerações anteriores, uma pane, um curto-circuito, no funcionamento deste
pai imaginário, todo-poderoso. Sua imagem caiu, foi destituída e diminuída, como
vemos no aparato da lei jurídica – que é um dos braços da Lei simbólica
fundadora da civilização -, que atribui uma autoridade parental compartilhada,
numa sociedade que garante a mulher, o direito a procriação solitária, a
interrupção da concepção e a decisão do momento ideal para a chegada de um
filho. Mas sua presença permanece, incarnada nos especialistas do discurso da
ciência que impelem ao sujeito que obedeça!
Como nos mostra o trecho acima citado de Lettre au père, emitir uma
ordem cega é a garantia de que o sujeito nunca estará quites com o que lhe
pedem: o menino Kafka nos diz que ele nunca pôde satisfazer plenamente aos
ordenamentos do pai, sem jamais saber o porquê. O sujeito se aprisiona nesse
circuito fechado, onde a única saída seria a dos irmãos da horda primitica de
Totem e Tabu (1913) que matam o pai e fazem o luto de sua morte, ficando
apenas com o peso de seu nome.
Nosso contexto contemporâneo dificulta a passagem, o luto, que
permite a escolha pelos interditos do pai simbólico e sua função de responsável
pela inscrição do sujeito como ser cultural. Por que dizemos que esse Outro
simbólico, cujo representante primeiro foi o pai dos interditos da civilização, é
anômico? Exatamente, porque como ele mesmo não se quer faltoso, ou seja,
submetido à Lei que pretende carregar, consegue apenas produzir a paralizia do
sujeito, que apenas obedece a um ordenamento sem lei, a-nômico.
52
Quando esse Outro não suporta carregar a barra que lhe corta ao
meio, pois se crê portador e garantidor de uma verdade, o que resta ao sujeito é
na maioria das vezes, assentir e sucumbir ao sacrifício, aos mandos e desmandos
arbitrários, já que anômicos, de um Outro não barrado, ele mesmo não
suportando a castração. Nas palavras de Ambertin (2009, p. 86), “O sacrifício é
uma forma de aliança com o Outro a fim de conquistar seu amparo, mas é
também uma cilada para o desejo ou para o gozo do Outro; e, neste ponto, está
em jogo algo que ultrapassa a aliança: Está em jogo a submissão ao pai como
atroz.” (AMBERTIN, 2009, p. 86)
Como dissemos logo acima, trata-se de um Outro social anômico,
incapaz de responder ao sujeito com as balizas simbólicas que garantam
sua existência num campo de sentido. Diremos que, responder é suportar a
angústia de sua própria incompletude. E isso é extamente o que a cena social
contemporânea tenta evitar, o que no âmbito da cena familiar se realiza no que
Kehl (2001) nos mostra ao dizer do medo dos pais em sustentar o ato necessário
para fazer de seu filho um ser de cultura, um sujeito barrado em seu gozo” (KEHL,
2001, p. 37).
Assim, na contemporaneidade, o sujeito adolescente é incitado a nãorealizar o furo em sua fantasia de completude, permanecendo numa lógica
imaginária sem limites ao gozo pleno. Diante de um Outro social anômico, o
sujeito adolescente pode fazer aliança pelo pior, se submetendo ao Outro como
objeto, ao invés de ser impulsionado pela falta que o marcaria como sujeito
desejante. Veremos no próximo capítulo que será dedicado aos casos clínicos e
ao método clínico que orientou esse trabalho, algumas estratégias de
subjetivação nesse cenário anômico, onde a vida humana pode se inscrever e se
apagar, anonimamente. Algumas serão formas de resposta adolescente; outras,
serão modos de assentimento à segregação, modos de sacrifício, diante desse
Outro anômico, que desconsidera todo o valor social da vida ou da morte.
53
CAPÍTULO II - A psicanálise e os grupos : uma
conversação com os adolescentes
2.1. A ética e a política da psicanálise: os quatro impossíveis
2.2. A Conversação e a pesquisa em psicanálise
2.3. Uma conversação: entre a escola, a demanda e os sujeitos
adolescentes
2.4. A psicanálise e os grupos
2.5.Os casos clínicos. As melindrosas
2.6. Os casos clínicos. Os temerários
Essa tese de doutorado surgiu de um trabalho clínico realizado numa
escola estadual de São Paulo, Brasil, com adolescentes entre 12 e 16 anos de
idade. Fizemos parte de um grupo de psicanalistas voluntárias que propuseram a
criação de um grupo de Estratégias em Educação, que em uma de suas ações,
realizavam grupos de discussão com os adolescentes da escola. Esses grupos
tinham temática diversificada, sendo algumas vezes, previamente definida. Para
fins dessa tese, reunímos as experiências com os grupos de adolescentes e
formalizamos esses encontros, intitulando-os, grupos de conversação. A
inspiração teórica, de orientação psicanalítica, e ética para a criação desses
grupos foi o trabalho do CIEN (Centre interdisciplinar de l’enfant). Nossa postura
nesses grupos e toda a formalização sobre a qual nos debruçamos, na tentativa
de garantir um esteio teórico e ético que desse conta desses encontros, poderão
ser acompanhados no decorrer dessa tese, mas principalmente neste capítulo
que será inteiramente dedicado a metodologia e a pesquisa em psicanálise.
O objetivo deste capítulo será o de legitimar
a psicanálise como
método de intervenção no social. Freud (1925/1996), em prefácio a Juventude
54
desorientada de Aichhorn, aceita o bon mot, que estabelece existirem três
profissões impossíveis: governar, educar e analisar. O que significa dizer que o
método da psicanálise comporta nele mesmo o impossível de tudo analisar. A
psicanálise não pretende tudo curar, pois sempre permanecerá, no humano, o
mal-estar causado pela perda de gozo de sua entrada na civilização, na
lingugaem. Esta perda não poderá ser restituída por nenhuma terapêutica,
normalizada por nenhuma pedagogia, nem contraloda por nenhuma lei. É por isso
que Freud irá citar mais duas outras profissões impossíveis, são elas, governar e
educar. Ao que Lacan irá incluir mais uma, fazer desejar.
Esses quatro impossíveis, tomados por Lacan como posições
discursivas, possuem todos uma ligação com o trabalho proposto nesta tese: o
analisar se relaciona com nossa prática clínica com adolescentes em instituição
escolar; o educar, com a demanda da escola que buscou nosso trabalho e o seu
mal-estar; o fazer desejar e a posição subjetiva da histérica que muito se
assemelha a posição adolescente em sua entrada no laço social; e o impossível
de tudo governar, com a sua especificidade contemporânea de um Outro social
anômico.
Foi este nosso ponto de partida ético, qual seja, de ocupar uma
posição que se afirma com base no seu próprio impossível. Isto foi o que nos
permitiu a criação dos grupos de conversação. Eles serão o tema do segundo e
do terceiro tópicos deste capítulo: os grupos de conversação, sua formalização
como método clínico de intervenção e produção de novo sentido no social, o lugar
do analista diante da demanda da instituição escolar e o lugar do analista diante
dos sujeitos adolescentes.
O que pretendemos com os grupos de conversação foi criar a
possibilidade dos adolescentes encontrarem, pela via da palavra, um Outro que
fosse receptivo a sua demanda e, uma vez que responsável pelo impossível de
seu discurso, não estivesse fechado e reduzido às identificações de base do
imaginário social que tanto aprisionam estes adolescentes. Assim, pudemos
afirmar nosso desejo de garantir um campo de sentido para a palavra
adolescente, um esteio, para que ela não fosse apenas um instrumento de puro
55
gozo. Como diremos mais adiante, a palavra como gozo é apenas destituição de
território. Os grupos de conversação possibilitaram ao adolescente um encontro
com uma palavra com significação, não vazia, que faz laço numa construção
ficcional coletiva e, ao mesmo tempo, singular.
Mas, se de um lado, trata-se de garantir, nos grupos de conversação,
um esteio para a palavra adolescente pela via da conversa, ainda soma-se que
essa conversa é sempre realizada em grupo, uma vez que busca no laço social,
com os outros e com o Outro, uma possibilidade de existência singular que
escape dos efeitos de massificação do próprio grupo e da solidão causada pela
cola identitária. Assim, trataremos ainda neste capítulo, do dispositivo grupal, de
seu lugar na clínica psicanalítica e do manejo do analista para produzir efeitos de
des-identificação subjetiva, assegurando que o sujeito tenha os recursos
necessários para ser lançado nessa aventura.
Para fecharmos este capítulo, apesentaremos dois casos clínicos
construídos a partir de nossa experiência em dois desses grupos de conversação.
O primeiro deles, um grupo composto exclusivamente de meninas, se construiu a
partir de uma demanda das próprias adolescentes. Elas nos abordaram no pátio
da escola, e nos pediram que retomássemos o grupo de conversa do ano
anterior. Os encontros desse grupo haviam terminado sem qualquer fechamento
ou encerramento. Aceitamos retomar o grupo, que seguiu com a mesma base de
meninas do grupo anterior, mas sofreu algumas alterações: a entrada de novas
participantes, minha chegada como coordenadora e a alteração do lugar onde
seria realizado o grupo, desta vez, não mais numa sala de aula que estivesse
vaga, mas no espaço da Oca. Coordenei esse grupo em parceria com a
psicanalista Ana Paula Musatti Braga. As questões centrais desenvolvidas nesse
primeiro grupo de conversação, foram: a passagem adolescente e o encontro com
a posição do feminino, a diferença entre consentir em seu desejo ou resistir em
afirmá-lo, a identificação como laço segregatório.
O segundo grupo se formou como tentativa de furar o laço segregatório
que havia sido criado pelo grupo de meninas. Alguns meninos tentam fazer parte
daquele grupo, composto apenas por meninas adolescentes. Estas, não os
56
aceitam, identificando-os como àqueles que não são confiáveis. Depois de um
série de encontros frustrados na tentativa de possibilitar a inclusão desses
meninos, decidimos criar um novo grupo para eles, onde pudessem falar.
Infelizmente, só fomos capazes de romper com a segregação produzida pelo
grupo de meninas, no último encontro desse grupo, do qual eu era a única
coordenadora. As questões que atravessaram esse grupo, rico e difícil, foram: o
laço social via lugar do resto, a violência como ficção e a subjetivação diante de
um Outro anômico.
As análises desses casos não serão fechadas, esgotadas, neste
capítulo. Iremos discutir alguns de seus aspectos no decorrer de toda tese.
2.1. A ética e política da psicanálise: os quatro impossíveis
Se no início da psicanálise, tudo se passava entre as paredes do
consultório de Freud, ele soube nos seus escritos a partir de 1914, com o texto
Sobre o Narcisismo, nos dar alguns indícios que permitiram o ultrapassamento
dessa limitação de método. Neste texto, Freud começará a traçar as linhas de
uma teoria da subjetividade, incluindo a dimensão de um outro para a constituição
do sujeito. O ultrapassamento da dualidade indivíduo-sociedade começa a se
esboçar de forma mais clara e definitiva, na medida em que será o narcisismo o
ponto intermediário entre o auto-erotismo infantil e a escolha de objeto, própria da
fase adulta, onde o sujeito busca, no mundo, um substituto que fará suplência ao
objeto sempre perdido da satisfação. Veremos, pormenorizadamente, no capítulo
III desta tese, as relações entre sujeito e objeto no decorrer da teoria psicanalítica,
na medida em que será a base para o enlaçamento do sujeito no social.
Em Psicologia De Grupo e análise do Ego (1921), Freud irá afirmar que
toda psicologia individual é, também, social. A partir da análise dos grupos
artificiais – igreja e exército -, Freud
analisa os enlaçamentos do sujeito via
57
identificação ao líder. Neste texto, como nos lembra Rosa (2002), ele trabalhará o
conceito de identificação como fundamento para a emergência da instância do
ideal do eu e fornece as bases para se pensar no conceito de sintoma social, a
partir da idéia de sintoma compartilhado.
No texto sobre o Mal-estar nas Civilizações (1929), ele irá afirmar que
nem tudo na identificação é movido pelo amor, pois o homem ao fazer a escolha
pela civilização, deverá abrir mão da realização da pulsão sexual que lhe garantiu,
uma vez, a satisfação e felicidade. Neste texto, Freud, nos dirá que as instituições
criadas para manter essas pulsões sexuais sob controle, a lei, não será capaz de
deitar a mão sobre as mais finas manifestações do humano.
Mas, tudo isso será devidamente tratado e esmiuçado no capítulo III
desta tese. Nosso objetivo aqui é, primeiramente mostrar que a psicanálise é um
método válido de intervenção no social, mas que, ao mesmo tempo, é um método
que comporta um impossível, o de tudo analisar. Será este, nosso segundo
objetivo, afirmar nossa escolha por um método que comporta em si mesmo seu
próprio impossível. A psicanálise não pretende tudo curar, pois sempre
permanecerá, no humano, o mal-estar causado pela perda de gozo de sua
entrada na civilização, na linguagem. Esta perda não poderá ser restituída por
nenhuma terapêutica, normalizada por nenhuma pedagogia, nem controlada por
nenhuma lei. É por isso que Freud irá citar mais duas outras profissões
impossíveis, são elas, governar e educar. Ao que Lacan irá incluir mais um
impossível, a saber, fazer desejar. Nas palavras de Quinet,
Em o Mal-estar na civilização, Freud aponta o
relacionamento com os outros homens como a causa de
maior sofrimento do homem. O mal-estar na civilização é
portanto o mal-estar dos laços sociais. Estes se expressam
nos atos de governar e ser governado, educar e ser educado
e também, como mostrou Freud, tanto no vínculo entre
analista e analisante, que ele inaugurou, quanto no ato de
fazer desejar. Essas quatro formas de as pessoas se
relacionarem entre si - governar, educar, psicanalisar e fazer
desejar - Lacan chamou de discursos pois os laços sociais
58
são tecidos e estruturados pela linguagem. Governar
corresponde ao discurso do mestre/senhor em que é o poder
que domina; Educar constitui o discurso universitário
dominado pelo saber; Analisar corresponde ao laço social
inventado no início deste século por Freud em que o analista
se apaga como sujeito por ser apenas causa libidinal do
processo analítico. E o discurso da histeria é aquele que é
dominado pelo sujeito da interrogação (no caso da neurose
histérica, trata-se da interrogação sobre o desejo) que faz o
mestre não só querer saber mas produzir um saber.”
(QUINET, 1999, p. 1)
Para fins deste capítulo, abordaremos em detalhe os dois primeiros
impossíveis, analisar e educar. Vale ressaltar que iremos trabalhar esses
impossíveis pela via de Lacan, ou seja, em sua relação ao aparelho discursivo e
os posicionamentos possíveis para o sujeito no laço social, numa relação para
além da intersubjetividade já que leva em conta a presença da dimensão
econômica do gozo como perda.
Para pensarmos o impossível da profissão do educar, faz-se
necessário retomarmos a fórmula da demanda da escola, que se enuncia junto
com o pedido da diretora da instituição para que fizéssemos algum trabalho com
os adolescentes. Nos diz a diretora da escola: “o que se passa com alguns
desses meninos, pois temos a sensação de que nossa palavra os atravessa sem
deixar marcas, sem produzir efeitos?” Trata-se de uma queixa que interroga a
posição do sujeito diante do Outro, algo de sua estrutura, que no entanto, aqui,
aparece como algo da ordem de um cuto-circuito na transmissão do saber.
A função do educador em sua origem é aquela de produzir no aluno,
ser ainda em formação, uma vontade de saber, um desejo de saber. Muitas
vezes, em nossos dias, é a própria função deste saber que é colocada em xeque
pelos alunos, o que desestabiliza, consequentemente, a própria profissão do
educador que se sente ameaçado e, por sua vez, parte para o ataque. Os
adolescentes não se cansam de repetir: “Mas por que tenho que aprender isso, se
não irá me servir para nada? Por que devo aprender História se desejo seguir
uma carreira de engenharia, por exemplo, nos dizem os jovens de classe média
59
que vêem ainda na aquisição de um saber a forma de ascender socialmente,
fazer uma carreira, ser alguém na vida. Já no caso dos adolescentes pobres das
grandes periferias urbanas, a queixa não é a mesma, mesmo se coloca em xeque
o mesmo estatuto do saber, já que este não é garantia de qualquer mudança em
sua situação de vida e de sua família: “Para que vir mesmo pra escola se nada
disso irá me servir pra nada?”
Sabemos que é esta uma das funções da escola, a transmissão de um
saber. E quando dizemos que o que podemos observar em nossos dias é que se
passa algo da ordem de um curto-circuito na transmissão do saber, isso nos
remete também, ao estatuto desse Outro, do social, da experiência, garantidor do
sentido e da transmissão. Freud (1914c) escreve em Sur la psychologie du
lycéen, que ao se lembrar de sua vida escolar, ele tinha já o pressentimento de ter
uma tarefa a cumprir para o enriquecimento do saber humano. Ele dirá ainda que
todo seu interesse, dele e de seus companheiros de escola, girava em torno das
ciências, mas também, pela figura de seus professores: “Era junto aos mestres
que o júbilo da escola retinha nossos pensamentos.”44 (FREUD, 1914c/1984, p.
231, trad. nossa).
Era em função da identificação, amorosa ou aversiva, a esses mestres
que os alunos moldavam suas personalidades e se tornavam adultos. A potência
desta identificação acha suas bases na substituição da imago paterna. Em nossos
dias, algo se perdeu, os mestres perderam seu charme de encantadores; não
provocam em seus alunos o sentimento de que eles carregam, cada um, uma
tarefa para com o mundo. Lacadée (2007) se interroga sobre esta questão
colocada pelos adolescentes diante de um saber que, para eles, não servirá a
nada. Em suas palavras:
O aluno que pergunta « a quê isto serve ? » tem a ilusão de
que sozinho, ele dará um jeito. Ele pensa que sabe, que
conhece a verdade de seu ser, e é isto que o conduz à
errância, primeiramente da língua e, depois, para o exterior.
44
Do texto consultado : « “C’est auprès des maîtres que le jubilé de l’école retient nos pensées. ».
In : FREUD, S. (1914) Sur la psychologie du lycéen. In : Résultats, idées, problèmes. 1. 18901920. [Paris] : Presses Universitaires de France, 1984.
60
Ele deverá consentir a perder alguma coisa, perder sua
posição de gozo para se abrir ao Outro, a uma Outra ditmensão. Deve existir aí, uma certa perda.»45 (LACADÉE,
2007, p. 161 trad. nossa)
É por isso que o psicanalista irá traçar um paralelo entre a função do
educar e a teoria dos discursos de Lacan, pela via do discurso do mestre. Na
função do educar, segundo ele, o aluno estaria posicionado no lugar de S1, do
agente, daquele que se dirige ao outro, S2, lugar do saber, ocupado pelo
educador. Neste caso, “O aluno em S1, abriu mão de sua parte de gozo (a) que o
fazia recusar o que vinha do Outro; algo lhe falta, ele se sente dividido, e por isso
se orienta em direção do saber que detém o professor em S2; este passa a atrair
sua atenção por conter o objeto a que causa o desejo de aprender do Outro”
(LACADÉE, 2007, p.161, trad. nossa)46. Lacadée enuncia, nesta passagem, um
posicionamento ideal da prática do educar.
No entanto, vemos cada vez mais em nossos dias, uma dificuldade do
sujeito adolescente abrir mão do objeto de gozo interdidato na infância prometido na idade adulta -, que o impedirá de se situar no laço social como
sujeito aberto ao aprender, graças a interpelação que deverá dirigir ao Outro que
o ajudará a dar sentido a sua perda. Mas vemos que as dificuldades não são
restritas a recusa do sujeito adolescente se dirigir ao Outro do saber. É sabido
que do lado do saber, do escravo, ocupado pelo educador, deverá haver algo da
ordem de um consentimento à interpelação por S1, aluno, mesmo quando esta,
muitas vezes, não lhes é adereçada de maneira pacífica.
Podemos então pensar a dificuldade do laço social, a partir das
modulações de posicionamento que podem ocupar o par adolescente-educador,
45
Do original consultado : « L’élève qui demande “à quoi ça sert? » a l’illusion que tout seul, il s’en
sortira. Il pense qu’il sait, qu’il a la vérité de son être, et c’est ça qui le conduit à l’errance d’abord
dans la langue puis au-dehors. Il faut qu’il consente à perdre quelque chose, qu’il quitte sa position
de jouissance, pour s’ouvrir à l’Autre, à une Autre dit-mension. Il y a là la nécessité d’une certaine
perte. » In :LACADÉE, P. (2007) L’éveil et l’exil. Enseignements psychanalytiques de la plus
délicate des transitions : l’adolescence. [Nantes] : Éditions Cécile Defaut, 2007. p.161.
46
Do original consultado: “L’élève en S1 a lâché la part de jouissance (a) qui lui faisait refuser ce
qui venait de l’Autre, quelque chose lui manque, il se sent divisé, et du coup il s’oriente vers le
savoir de l’enseignant en S2, qui devient attirant de contenir en lui l’objet a qui cause son désir
d’apprendre de l’Autre. » Ibidem.p.161.
61
em relação a transmissão do saber e ao gozo impossível que faz girar o sujeito.
Uma dificuldade bem comum é decorrente da entrada do adolescente no laço
social se fazer aos moldes do discurso da Histérica, onde o adolescente se
mantém no lugar do agente, mas como sujeito ( $ ) que interpela o Outro, S1, a
propósito dos significantes-mestre que o identifica a uma verdade; verdade na
qual o sujeito adolescente não se reconhece. É a lei que o sujeito adolescente
interroga: “ a lei questionada como sintoma”, como nos diz Lacan (19691970/1992).
O discurso adolescente é desestabilizante, “o que ele faz é interromper
o funcionamento do sistema, ele denuncia a pretensão do S1. A histérica rompe a
pretensão do mestre, embora não se proponha a construção, ele acaba por
desequilibrar o lugar do senhor antes ocupado com tanta autoridade.”
(CARDOZA, 2009, p.63). Podemos mesmo dizer que o discurso da Histérica faz
sintoma na consistência da lei, ou seja, questiona e reivindica para si os interditos
impostos ao ego pela entrada do sujeito no campo da palavra. Como nos diz
Lesourd (2005), será nesta interpelação que o sujeito dirige ao Outro, que o
adolescente irá se encontrar com a inconsistência de sua verdade.
Não mais uma resposta aos enigmas da vida e do sentido,
não mais uma significação última que organizaria os
significantes e lhes ordenaria. Não mais um grande
organizador do sentido da vida; o céu está vazio, Deus está
morto, ou para dizer em termos analíticos, não existe mais,
como nos tempos da infância, do Outro que tinha resposta
para tudo, que sabia tudo; há um significante que falta no
Outro.»47 (LESOURD, 2005, p. 96 trad. nossa)
Mas o que quer o sujeito adolescente ao interpelar o Mestre, o
educador, S1? Ele quer que o Mestre trabalhe e construa um saber novo, S2
47
Do original consultado : Plus de réponse possible aux énigmes de la vie et du sens, pas de
signification dernière qui organiserait l’ensemble des signifiants en les ordonnant. Pas de grand
organisateur d’un sens de la vie, le ciel est vide, Dieu est mort, ou pour dire en termes analytiques,
il n’existe plus, comme au temps de l’enfance, d’Autre qui aurait réponse à tout, qui saurait tout ; il
y a un signifiant manquant dans l’Autre. In : LESOURD, S. (2005) La construction adolescente.
Collection Hypothèses. [Strasbourg] : Éditions Arcanes. 2005. p. 96.
62
como produção, um saber que seja aberto. E a verdade que impele o sujeito
adolescente a questionar o saber completo de S1, é a própria perda de gozo da
qual teve de abrir mão ao entrar na civilização; é o objeto a que sustenta a
posição do adolescente no lugar de agente e que irá impelir o Outro a trabalhar,
equivocando sua governança. Este é o modo de passagem à cena social
adolescente, pela interpelação que equivoca e força o Outro a produzir um saber.
Aqui, o importante, é que o adolescente « (..) possa ter um lugar onde encontrar o
campo de um Outro saber : se ele não tiver isso, será o corpo real que irá entrar
em cena. É isso que vemos em alguns adolescentes e sua forma de gozar de seu
corpo.”48 (LACADÉE, 2003, p.153 trad. nossa). No entanto, esta equivocação de
seu saber, que impõe a presença adolescente ao educador é que é por ele, o
educador, sentida como desestruturante e insuportável.
Como saída ao mal-estar causado pela equivocação de seu saber, o
educador pode se sentir convocado a se impor pela via do saber, aliás é isto que
lhe sugere a instituição escolar em sua lógica de transmissão fechada e
verticalizada. Nesta estrutura vemos o saber no lugar de agente - S2 no lado
esquerdo, em cima da barra -, e o adolescente, aluno, é colocado no lugar do
saber, do escravo, como objeto a, daquele que não sabe que sabe. É a estrutura
do discurso do Universitário que dita suas regras e que, nas palavras de Lacan,
se afirmaria na forma de um você nada sabe!, dirigida ao aluno preso à lógica
educacional. O sujeito, no discurso do Universitário, está na posição do produto
da operação, do lado de baixo da barra, longe da posição de poder se dirigir ao
Outro, de ser acolhido por ele, aceitando mesmo que a ele falta um significante
preciso que o represente. No discurso do Universitário, o S1 do lado de baixo da
barra, à esquerda, é o que irá sustentar o S2 no lugar do agente, sob a forma do
tudo-saber, sem equivocação. Nas palavras de Lacan,
48
Do original consultado : « (…) puisse avoir un lieu où rencontrer le champ d’un Autre savoir: s’il
n’a pas ça, c’est alors son corps réel qui va montrer sur la scène, ce qui apparaît sur certains
adolescents dans leur façon de jouir de leur corps. » In : LACADÉE, P. (2003) Le Malentendue de
l’enfant. Des enseignements psychanalytiques de la clinique avec les enfants. Psyché.
[Lausanne] : Éditions Payot Lausanne, 2003. p.153.
63
(...) aquele que aqui se articula no termo S2, e que está na
posição, de uma pretensão insensata, de ter como
produção, um ser pensante, um sujeito. Como sujeito (...) de
maneira alguma poderia se perceber por um só instante
como senhor do saber. O S2 provoca no outro – objeto a, o
efeito de nada saber, a ordem é: você nada sabe! Pois o
saber é pronto – produzido, e burocratizado o bastante para
dirigir-se ao outro apenas na condição de objeto, este saber
estando sustentado o bastante por um S1 - no lugar da
verdade e da ordem, produz um sujeito barrado ($), sem
tamanha possibilidade de acesso a palavra ou a verdade,
que está resguardada com o S1.” (LACAN, 1969-1970/1992,
p.166)
Mas o sujeito adolescente não se deixa tão facilmente capturar pelo
discurso Universitário que é próprio a educação. Ao contrário dos jovens
universitários parisiences de maio de 68, que Lacan os acusa de serem créditos,
unidades de valor da universidade “ (...) a mais-valia são vocês, quando menos no
seguinte, que não apenas consentem, mas aplaudem, e ao que eu não teria por
que fazer objeções – é que saem dali vocês próprios equiparados a mais ou
menos créditos. Vocês vêm aqui se tornar créditos. Saem daqui etiquetados como
créditos, unidades de valor.” (LACAN, 1969-1970/1992, p. 191). O adolescente
interpela o Outro em busca de um novo saber que vele, que o ajude a lidar com a
angústia deixada como rastro pelo impossível do gozo. O discurso da educação
se sustenta por um saber-todo ancorado no lugar de verdadeo, produtor de
alunos-créditos, notas.
Trata-se, no caso do adolescente, de uma incitação a criação de um
novo-saber, aberto, não-todo, pela via da interpelação. No discurso do
Universitário, da instituição escolar, o aluno encontra-se amarrado a uma
transmissão fechada e burocrática do saber, e desaparece por debaixo da barra,
como resto da operação. O discurso da educação e a posição em que se
encontra o adolescente no laço social, são, em sua essência, contrários; mesmo
se ambos comportam, cada um, seu próprio impossível. No caso do adolescente,
sua demanda, sua queixa, dará voltas, já que o Outro não detém o saber que
daria conta do sentido do sujeito, ou seja, ele terá que se virar com sua falta a ser,
pois até mesmo o Outro é barrado, e não pode lhe dar o que se pede. Já no caso
64
da profissão do educar, trata-se do impossível do tudo-saber, pois não há sabertodo que dê conta do real da castração. Em ambos os casos, fica-se com o malestar.
Como forma de minimizar os riscos de deriva adolescente, a escola e o
educador deverão produzir no adolescente uma vontade de saber, permitindo que
a palavra singular adolescente tenha espaço no processo de transmissão do
saber. Ou seja, deverão se re-criar para além das garantias de um saber fechado
e de uma transmissão verticalizada. Nos diz Lacadée (2003) fazendo referência
ao livro de Rossetto (2004), Une école pour les enfants de Seine-Saint-Denis,
A relação aos saberes e o engajamento do professor em
uma forma de transmissão é um ingrediente essencial na
aquisição de um sentido da escola para a criança. Se,
através de seu trabalho, o professor pode fazer nascer um
desejo, abrir o olhar da criança em direção ao mundo, ele
pode, num sentido contrário, produzir um impedimento, uma
barreira quase intransponível quando o aluno acaba por
construir uma relação de desconfiança ou cínica definitiva
em relação a uma disciplina ou um método (...) 49
(LACADÉE, 2003, p. 159, trad. nossa)
Mas, o educador não deverá ser confundido com o analista, como já
indicava Freud ao dirigir uma série de recomendações ao educador no prefácio
que escreve para o livro de Aichhorn (1973), Jeunesse à l’abandon. O educador
será aquele que produzirá uma vontade de saber no sujeito adolescente, e este
fará desta busca o véu encobridor do real como perda. O operador de ligação
desta forma de laço é a identificação, nos casos em que pode ainda ser ativada.
No caso do analista, ao se colocar no lugar do agente, como objeto a, causa do
49
Do original consultado : Le rapport aux savoirs et l’engagement de l’enseignant dans une forme
de transmission est un ingrédient essentiel dans l’acquisition du sens scolaire par l’enfant. Si par
son travail, l’enseignant peut faire naître un désir, ouvrir le regard de l’enfant sur le monde, il peut
aussi constituer un handicap, un barrage presque infranchissable quand l’élève finit par construire
un rapport définitif, méfiant ou cynique à une discipline ou à une méthode (…) » In: LACADÉE, P.
(2003) Le Malentendue de l’enfant. Des enseignements psychanalytiques de la clinique avec les
enfants. Psyché. [Lausanne] : Éditions Payot Lausanne, 2003. p.159.
65
desejo, o analista irá produzir no outro, sujeito ( $ ), a evidência de sua
completude perdida por sua entrada na civilização; isso graças ao saber
inconsciente, S2, que no lugar de verdade irá impulsionar o movimento do
analista que interpela o sujeito.
O que interessa à educação é a produção de um saber ligado ao
conhecimento, próprio ao campo da ciência; já, ao psicanalista, seu interesse é da
ordem do saber do inconsciente – seus lapsos, chistes, atos falhos - , que são a
verdade do sujeito. O campo da educação trabalha via o operador da
identificação, já a psicanálise só pode operar produzindo des-identificações. Não
se deve confundir um campo com outro, é Freud que nos alerta desde cedo, no
prefácio que escreve ao livro de Aicchorn,
Uma formação desse gênero é mais bem executada se a
própria pessoa se submete a uma análise e a experimenta em
si mesma; a instrução teórica na análise fracassa em penetrar
bastante fundo e não traz convicção. A segunda lição tem
uma aura um tanto conservadora. Afirma-se no sentido de
que o trabalho da educação é algo sui generis: não deve ser
confundido com a influência psicanalítica e não pode ser
substituído por ela. A psicanálise pode ser convocada pela
educação como meio auxiliar de lidar com uma criança,
porém não substitui um substituto apropriado para a
educação. Tal substituição não só é impossível em
fundamentos práticos, como também deve ser aconselhada
por razões teóricas. (FREUD, 1925/1996, p. 308)50
50
FREUD, S. (1925) Prefácio a juventude desorientada de Aicchorn. In: Edição Standard das
Obras Completas, vol.XVII. [Rio de Janeiro]: Imago, vol.XIX p. 308. Do original consultado:
L’éducateur doit posséder une formation analytique sans laquelle l’objet de ses efforts, l’enfant,
reste pour lui une énigme indéchiffrable ; le meilleur moyen d’acquérir cette formation est pour
l’éducateur de se soumettre à une analyse, et de la vivre dans son être. Un enseignement
théorique à propos de l’analyse ne toucherait pas assez profondément et ne convaincrait pas
suffisamment. La seconde leçon a une résonance plus conservatrice ; elle montre que l’œuvre
éducative est d’une nature particulière, elle ne doit pas être confondue avec les modes d’action de
la psychanalyse et ne peut être remplacée par eux. L’éducation peut faire appel à l’analyse d’un
enfant à titre de technique d’appoint mais non d’équivalent, pour des raisons aussi bien théoriques
que pratiques. » Ibidem., p. 10. (Prefácio a juventude desorientada de Aicchorn, vol.XIX p. 308)
66
2.2. A Conversação e a pesquisa em psicanálise
A diretora nos pedia que fizéssemos algum trabalho com os
adolescentes, ditos, difíceis. Nossa estratégia foi a de atender ao pedido da
instituição, mas nos negamos a atendê-lo da forma a que nos foi endereçado.
Lacadée (2003), nos diz que diante da demanda não devemos recuar, mas sim
nos situar, de outro modo. Uma estratégia possível nesses casos, teria sido a de
colocar em análise o próprio desejo da instituição. Anuncio logo de início que não
optamos por este caminho. Entramos na instituição, mas ao invés de questionar a
demanda do Outro, nos calamos e esperamos que ela pudesse ceder lugar ao
desejo dos sujeitos. Entramos no campo, mas mudos. Esperamos pelos
corredores até que os adolescentes nos interrogaram sobre a possibilidade de
montarmos grupos aonde eles pudessem falar51.
Ao fim de dois meses, três grupos de conversação puderam se
construir. Constituir pequenos grupos de conversação, foi nosso método de
intervenção clínica no ambiente escolar. Para esses grupos buscamos inspiração
no trabalho realizado pelo laboratório do CIEN52, Centro Interdisciplinar sobre a
Infância, iniciado na França em 1996, sob a iniciativa de J.A.Miller. Trata-se de
um modo de intervenção do psicanalista no campo social, em diálogo com outros
professionais de diversos áreas – médicos, professores, sociólogos, pedagogos,
psicólogos, etc -, implicados com a problemática da infância e adolescência em
nossos dias; mas, também, com os próprios sujeitos adolescentes. O CIEN faz
uma aposta na conversação, nos pequenos grupos lacanianos e a função do
extimo, que veremos logo a seguir ainda neste capítulo.
Uma história da conversação na França foi proposta por Fumaroli
(1994), em Trois institutions littéraires. Neste livro, ele irá partir da origem desta
prática linguageira como arte e seu reaparecimendo nas sociedades européias
modernas, após um longo período de desaparecimento, onde foi tomada como
51
Os grupos de conversa já haviam sido desenvolvidos anteriormente na escola. No entanto, das
vezes anteriores, os temas eram escolhidos pelos coordenadores e incluíam uma turma inteira de
alunos de determinado ano, ou ainda, por vezes, alguns alunos eram ‘escolhidos’ pela escola para
participarem de tal ou tal grupo.
52
Para
maiores
esclarecimentos
sobre
o
trabalho
do
CIEN,
ver
site :
http://www.champfreudien.org/index.php/cien/cien-psychanalyse-enfants
67
um simples jogo de palavras efêmeras, fúteis e burguesas. Cedeu lugar a
comunicação, mas reapareceu, desta vez, como marca da sociedade francesa,
associada ao prazer de causar dos parisiences, sobretudo, de seu gosto pela
palavra compartilhada. Segundo o autor, a conversação seria uma espécie de
arte, de brincadeira com a palavra, que teve seu ponto central nos diálogos de
Platão, ainda mais quando contavam com a presença de Sócrates e seu gosto
pela ironia. Nas palavras de Fumaroli,
Desde sua aparição, a conversação, expressão do
relaxamento superior entre homens livres, aparece também
como método pedagógico o mais sutil e a forma de
enciclopédia a mais completa sob sua aparência
descontínua. É claro, Sócrates e sua ironia são o fermento
que transforma uma troca prazeirosa de opiniões em uma
luta cansativa a dois ou a vários de onde partem raios, que
muitas vezes cegam. Mas a massa, ela mesma, a natureza
humana, com a diversidade e a singularidade de seus
representantes, na realidade de seus tipos psicológicos e
sociais, se revela bem feita para essa deliciosa e sutil fartura
de palavras, de emoções, de pensamentos. Sócrates (...),
ele sozinho, a felicidade ingênua e elementar desse jogo
reparador de palavras entre homens livres, já é um meio de
dar asas a gravidade física, social, política, econômica. Ele
abre uma clareira. (...) Da multiplicidade dos interlocutores,
de suas divergências, de seu dissenso, o espírito de
Sócrates consegue fazer uma rosácea onde, da unidade
inacessível da verdade, algo se faz luz e, com isso, o dia de
uma de qualidade que nenhum gozo ou posse mundana
poderia se igualar. 53 (FUMAROLI, 1994, p. 115 trad. nossa)
53
Do texto original consultado: Dès son apparition, la conversation, délassement supérieur entre
hommes libres, apparaît aussi comme la méthode pédagogique le plus subtile et la forme
d’encyclopédie la plus complète sous son apparence discontinue. Bien sûr, Socrate et son ironie
son le levain qui transforme un échange plaisant d’opinions en une lutte haletante à deux ou a
plusieurs d’où jaillissent des éclairs, parfois aveuglants. Mais la pâte elle-même, la nature
humaine, dans la diversité et la singularité de ses représentants, dans la réalité de ses types
psychologiques et sociaux, se révèle bien faite pour ce délicieux et subtil festin des paroles,
d’émotions, des pensées. Socrate […], lui seul, le bonheur naïf et élémentaire de ce jeu réparateur
de paroles entre hommes libres est déjà un décollage de la pesanteur physique, sociale, politique,
économique. Il ouvre une clairière. [...] De la multiplicité des interlocuteurs, de leurs divergences,
de leurs dissensions, l’esprit de Socrate réussit à faire une rosace où quelque chose de l’unité
inaccessible du vrai se fait jour et, avec ce jour, un bonheur d’une qualité qu’aucune jouissance ou
possession mondaines ne saurait égaler. » FUMAROLI, M. (1994) Trois institutions littéraires.
[Paris] : Folio, 1994. p. 115.
68
Este lugar da ironia, de Sócrates, é o mesmo lugar que deverá ocupar
o psicanalista na cidade, segundo J.-A. Miller (1998). Ele deverá ser como a
histérica que com seus questionamentos, acaba por produzir buracos na cabeça
dos ideais sociais tão bem programados para garantirem que as coisas
funcionem. Temos então que a posição do analista na cidade é correlata do lugar
de um extimo, ou seja, ele ocupa um lugar que está aí para descompletar a
certeza dos significantes-mestre que regem como ideais, o andamento do socius.
Nas palavras de Miller (1998), o analista é
(…) como Sócrates, a fazer vacilar os ideais, as vezes
simplesmente, colocando-os entre aspas, colocando em
dúvida os significantes-mestres da cidade – liberdade,
propriedade, pátria. (...) Com sua forma de colocar pontos de
interrogação, de fazer repetir, de não entender, de se fazer
de bobo, o psicanalista está nesta posição de ironia. 54
(Miller, 1998, p. 14, trad. nossa)
Assim, convém dedicarmos algumas linhas ao início de nosso trabalho
na instituição escolar e do lugar que ocupamos durante aproximadamente oito
meses em que fizemos o trabalho clínico de conversação com os adolescentes.
Foi a partir de um convite da diretora da instituição, que pensamos em criar os
grupos de conversação com os adolescentes. A demanda nos foi dirigida e
evidenciava uma falha, ratage, da palavra que ‘atravessava os adolescentes, sem
lhes produzir marcas’. Nossa escolha pela criação de um dispositivo de
conversação que pudesse acolher a palavra adolescente, levando em conta o
mal-estar que lhe é inerente, estava então justificada.
Vale lembrar que a escola em questão sempre acolheu a proposta de
54
Do original consultado : “ (...) plutôt comme Socrate, à faire trembler, à faire vaciller les ideaux,
parfois simplement en les mettant entre guillemets, en ébranlant un peu les signifiants-maîtres de
la cité - liberté, propriété, la patrie … Avec sa façon de mettre des points d’interrogation, de faire
répéter, de ne pas comprendre, de faire la bête, le psychanalyste est dans cette position
d’ironieté. In : MILLER, J.-A. (1998) La Psychanalyse, la cité, les communautés. In : Tabula.
Bulletin de l’ACF- voie domitienne, 04/2008. P.9-30.
69
grupos temáticos, coordenados por psicólogos, que eram propostos aos jovens.
Estes grupos, muitas vezes tinham caráter de participação obrigatório e giravam
em torno de uma temática específica. Esta mesma escola pôde criar também um
grupo com crianças sobre o corpo e a sexualidade, que se chamou oficina de
descobertas, proposto e coordenado pela psicanalista Ana Musatti Braga, com a
qual trabalhei em parceria na coordenação dos grupos de conversação com os
adolescentes. Nossos grupos de conversação, ao contrário, não tinham caráter
obrigatório e nem seguiam uma temática previamente estabelecida. Eles não
foram propostos aos adolescentes. Eles foram propostos pelos adolescentes.
Certamente, o fato de estarem habituados com a presença dos
psicólogos na escola e de já terem participado de alguns dos grupos, ou pelo
menos já haverem ouvido falar deles pelos corredores, influenciou e favoreceu o
laço que rapidamente se estabeleceu entre nós e os alunos. Como já dissemos,
apostamos em uma presença na escola que consistiu, no início, na circulação
livre pelos corredores e salas da escola. Foram os adolescentes que nos
interpelaram e nos pediram que criássemos um grupo de conversação, no qual
eles pudessem falar. A psicanálise extra-muros, muitas vezes é convocada a se
inserir num contexto desfavorável, que não permite que o analista, nem o
analisando, se debrucem anos a fio num processo de análise. Mas isso não
significa que ela não possa se inserir no campo social dos conflitos da civilização,
muito pelo contrário, este é o seu destino. Segundo Rosa (2004), os fundamentos
teóricos e éticos da psicanálise possibilitam a abertura da via do inconsciente e
revelam a posição do sujeito face a seu gozo, via aparelhamento discursivo.
O que pretendemos com os grupos de conversação foi criar a
possibilidade do adolescente encontrar um Outro receptivo, e disposto a lhes
fornecer um Outro saber, não fechado, que desestabilize as identificações que
lhes aprisionam, mas que ao mesmo tempo, aponte que existe algo para além de
todo saber constituído como verdade. Garantir o sentido da palavra adolescente
para que ela não seja apenas um instrumento de puro gozo; a palavra como gozo
é apenas destituição de território. Possibilitar ao adolescente um encontro com
uma palavra prenhe de significação, é dar-lhe a garantia de um sentido e a
sensação de que haveria no mundo um lugar que o perdeu, ou seja, garantir sua
70
existência como pertencimento. E isto, graças ao enlaçamento da palavra perdida
numa trama ficcional. Sem isso, é o corpo real, como carne, que entrará em cena,
num sem limites ao gozo pleno, como nos diz Lacadée (2003).
Para isso, nos inspiramos no trabalho de Lacan sobre os pequenos
grupos, principalmente no que diz respeito a posição que ocupamos ao
coordenarmos esses grupos de conversação, trabalhando pela des-identificação
dos significantes-mestre fixos do discurso social. Cabe repetir que estávamos nos
grupos como psicanalistas, e não como pesquisadoras que haviam proposto um
grupo de conversação como um terreno do qual buscávamos extrair da palavra
adolescente, a comprovação de nossas hipóteses anteriormente levantadas.
Neste caso, estaríamos operando no social pela via do discurso do Universitário,
como S2 no lugar do agente que impele o outro ao trabalho para dele extrair o
saber singular que detém, e do qual o pesquisador deve se apropriar. Nas
palavras de Miller, esta operação « (...) faz passar um ser de seu estado de ser
único, ao estado de um-ser-entre-outros. O que o sujeito ganha ou perde, dessa
operação: ele aceita ser comparado, ele se transforma em comparável, ele acede
ao estado de estatística.”»55 (MILLER e MILNER, 2004, p. 58 trad. nossa)
A pesquisa em psicanálise não pode se guiar pelos mesmo preceitos
que regem as ciências diversas, pois o estatuto de seu objeto é distinto. Como
nos diz Pinto (texto online), o inconsciente, objeto da psicanálise, é exatamente
aquilo que não se dá a conhecer. O discurso da ciência, ao contrário, é aquele
que elimina o sujeito para chegar ao conhecer. Segundo o autor, a psicanálise já
nasce carregando esse ponto parodoxal que faz dela ao mesmo tempo, um
método de pesquisa sobre a subjetividade, um corpo teórico e uma forma de dar
tratamento ao gozo do sujeito, do mal-estar de sua entrada na civilização,
viabilizando a construção singular de cada sujeito confrontado aos impasses da
formação discursiva hegemônica de seu tempo. Nas palavars de Rosa (2004), “O
método psicanalítico vai do fenômeno ao conceito, e constrói uma metapsicologia
não isolada mas fruto da escuta psicanalítica, que não enfatiza ou prioriza a
55
Do original consultado : “ (...) fait passer un être de son êtat d’être unique à l’êtat de l’un-entreautres. C’est ce que le sujet gagne, ou perd, dans l’opération : il accepte d’être comparé, il devient
comparable, il accède à l’êtat statistique. » In : MILLER, J.-A. e MILNER, J.-C. (2004) Voulez-vous
être évalué ? : entretiens sur une machine d'imposture. [Paris] : Grasset, 2004. p. 58.
71
interpretação, a teoria por si só, mas integra, teoria, prática e pesquisa.” (ROSA,
2004, p. 341)
Assim, dissemos pretender criar a possibilidade do adolescente
encontrar um Outro que seja receptivo e que esteja disposto a lhes fornecer um
Outro saber, não fechado, pela via da inscrição de um ponto de extimidade no
grupo, quer seja por sua própria presença, quer seja pela sustentação de um
ponto estranho colocado em cena pela própria fala dos participantes. Afirmamos
que este ponto de extimidade só poderá emergir quando não tamponado pelo
discurso Universitário e sua lógica de pesquisa científica, que busca no outro a
extração de um saber já construído de antemão, aguardando apenas sua
ratificação. Por isso, nos cabe afirmar que entramos na escola onde colocamos
em prática os grupos de conversação, como psicólogos clínicos e não como
pesquisadores; a experiência clínica dos grupos, se transformou a posteriori numa
pesquisa. Afirmamos então, com
Cecchetti e Grova (2008) que, durante os
grupos de conversação, sustentamos a função de uma extimidade clínica. Em
suas palavras:
Sem encarnar aquele que saberia a resposta sobre o malestar com que se chega ao grupo, nossa função, de
extimidade clínica, é oferecer um percurso de elaboração em
que algo da posição do sujeito diante da queixa que traz até
ali possa ser tocado e reverbere no grupo. Fazendo circular
neste o que foi produzido por um determinado sujeito, os
demais integrantes têm a possibilidade de usá-lo de um
modo que não os faça se identificarem com a posição desse
sujeito. O trabalho, assim, opera indicando que não há, de
saída, uma resposta prévia à demanda de cada um, sendo
necessária uma produção do sujeito que inclua a
reformulação do Outro ao qual ele se adereça.” (CECHETTI
e GROVA, 2008, p. 90)
72
2.3. Uma conversação: entre a escola, a demanda e os
sujeitos adolescentes
Nós inventamos de fazer que os sujeitos da conversação, esses sujeitos dos quais
falamos sem lhes dar a palavra, tomados como objetos de estudos sociológicos e outros,
virassem sujeitos em conversação.»56 (Lacadée, 2008, p.20 trad. nossa)
A escola é o lugar aonde a criança dá o primeiro passo em direção à
cena social. A escola tem a tarefa de romper com o saber-todo que detém a
família sobre a criança, o que tornará possível sua entrada na cena social. Mas
como a família, a instituição escolar pode impedir a emergência da palavra
singular do sujeito, na medida em que desconsidera os limites do educar. Neste
caso, como portadora de um saber pleno, sem furos, a instituição escolar se
coloca no lugar de detentora da palavra do Outro. Freud (1910) irá se referir a
escola como o lugar que deverá dar a criança,
(…) desejo de viver e devia oferecer-lhes apoio e amparo
numa época da vida em que as condições de seu
desenvolvimento, os compele a afrouxar seus vínculos com
a casa dos pais. (...) a escola nunca deve esquecer que ela
tem de lidar com indivíduos imaturos a quem não pode ser
negado o direito de se demorarem em certos estágios do
desenvolvimento e mesmo em alguns um pouco
desagradveis. A escola não pode ajudicar-se o caráter de
vida: ela não deve pretender ser mais do que uma maneira
de vida (jeu de vie)” (FREUD, 1910a/2006, p. 243-24457).
56
Do original consultado : « Nous avons inventé de faire que les sujets de la conversation, ces
sujets dont on parle sans leur donner la parole ; pris comme objets d’études sociologiques et
autres, deviennent des sujets en conversation. » In : LACADÉE, P. (2008) “ De la norme de la
conservation au détail de la conversation”. In: Comment se faire entendre à l´ école. CRDP,
Aquitaine, 2008. p. 20.
57
Do original consultado : « (…) l’envie de vivre et leur offrir soutien et point d’appui à une époque
de leur vie où ils sont contraints, par les conditions de leur développement, de distendre la relation
à la maison parentale et à leur famille […] L’école ne doit jamais oublier qu’elle a affaire à des
73
Esta última expressão, jeu de vie, é o mais importante a ser retido das
palavras de Freud. É uma pena que pela tradução para a língua portuguesa,
pouco pode ser retido do que se convencionou como, maneira de vida. Arendt
(1972), em seu texto de 1954, La crise de l’éducation, irá afirmar que o jogo, o
brincar, é o modo pelo qual a criança experimenta o mundo. O brincar é um ato
que, diferente de toda atividade racional de conhecimento, não estaria fundado
numa posição de passividade do aprender. Nas palavras de Arendt,
Consideramos que o jogo é o modo de expressão o mais
vivo e a maneira a mais apropriada para a criança se
conduzir no mundo, e que seria a única forma de atividade
que nasce espontaneamente de sua existência de criança.
Somente aquilo que se pode aprender brincando,
corresponde a sua vivacidade. A atividade característica da
criança – ao menos é assim que pensamos – é brincar.
Aprender, no sentido mais antigo do termo, forçando a
criança a adotar uma atitude de passividade, a obrigaria a
abandonar sua própria iniciativa que se manifesta no jogo.58
(ARENDT, 1954/1972, p. 235, trad. nossa)
Consideramos que é pela via do jogo que a criança irá produzir uma
ficção capaz de apaziguar a força do real da perda de gozo de sua entrada no
mundo da linguagem. No entanto, o que observamos cada vez mais nos dias de
hoje, é uma escola impregnada dos princípios da meritocracia capitalista,
produzindo ao invés de uma ficção capaz de sustentar a existência da criança
individus encore immatures […] Elle ne doit pas vouloir être plus qu’un jeu de vie » In : FREUD, S.
(1910b) Pour introduire la discussion sur le suicide. In : Résultats, idées, problèmes. 1. 1890-1920.
[Paris] : Presses Universitaires de France, 1984.p.228.
58
Do original consultado : « On considérait que le jeu est le mode d’expression le plus vivant et la
manière la plus appropriée pour l’enfant de se conduire dans le monde, et que c’était la seule
forme d’activité qui jaillisse spontanément de son existence d’enfant. Seul ce qui peut s’apprendre
en jouant correspond à sa vivacité. L’activité caractéristique de l’enfant – du moins pensait-on – est
de jouer ; apprendre, au vieux sens du terme, en forçant l’enfant à adopter une attitude de
passivité, l’obligeait à abandonner sa propre initiative qui ne se manifeste que dans le
jeu. » ARENDT, H. (1954) La crise de l’éducation. In: La crise de la culture. [Paris] : Gallimard,
1972.
74
num sistema simbólico de pertencimento, a lógica do fracasso escolar, signo da
exclusão social. Vemos assim que o jogo é, em nossos dias, substituído pela idéia
de trabalho.
O jogo teria sua essência da repetição, como Freud (1920/1996)
percebeu quando pode observar a brincadeira de que se ocupava seu neto de um
ano e meio, na tentativa de simbilizar a ausência do seu objeto de amor, no caso
em questão, sua mãe. Trata-se do célebre jogo do fort-da, onde a criança fazia
desaparecer e reaparecer um carretel de linha, brinquedo que se encontrava a
seu alcance e que encenava o desprazer da criança pela ausência do objeto, pela
via do prazer causado pelo seu posterior reaparecimento. Pela via do jogo, a
criança saía da posição de passividade diante do desaparecimento do objeto, de
sua perda, para assumir o controle, ativo, de trazer o objeto de volta a cena.
Benjamin (2011) nos dirá que o jogo é para a criança, o que a linguagem é para o
adulto. Em suas palavras,
O adulto apazigua seu coração e seus medos, goza
duplamente de uma mesma alegria ao recontá-la. E a
criança se cria tudo de novo, recomeça desde o começo,
uma vez mais. (...) Repetir a mesma coisa seria o fundo em
comum. Não apenas um “fazer-como-se”, mas um “fazersem-cessar”, a transformação da experiência que
desestabiliza em um hábito, esta é a essência do jogo.»59
(BENJAMIN, 2011, p. 97, trad. nossa)
Já a dimensão do trabalho no capitalismo pós-industrial, que assume
um papel fundamental na lógica educacional de nossos dias, ao contrário, irá
fincar suas bases no princípio da acumulação infinita do conhecimento. Diz-se de
uma criança que possui boas notas na escola, que ela trabalhou bem/ elle a bien
59
Do original consultado : L’adulte soulage son cœur de ses frayeurs, jouit doublement d’un
bonheur en le racontant. Et l’enfant se crée tout l’affaire à nouveau, recommence depuis le début
encore une fois. […] Répéter la même chose serait le fond commun à proprement parler. Non pas
un « faire-comme-si », mais un « faire-sans-cesse », la transformation de l’expérience qui
bouleverse le plus en une habitude, voilà l’essence du jeu. BENJAMIN, W. (2011) Enfance. Éloge
de la poupée et autres essais. [Paris] : Éditions Payot e Rivages, 2011.
75
travaillé. Ao contrário do jogo, aqui, a criança torna-se um receptáculo passivo,
onde alguém que detém um determinado conhecimento, deverá lho transmitir.
Essa capacidade de passividade será avaliada pelo produto de seu trabalho, suas
notas. Lacan irá dizer dos universitários parisiences que questionavam seu
seminário em 1969, que estes entravam na universidade como sujeitos e saíam
dela, como créditos!
A escola de nossos dias irá marcar com o estigma do fracasso escolar,
todos aqueles não disponíveis à passividade de retenção de conhecimento. A
escola é o lugar aonde se trabalha duro, e não o lugar de brincar e de comer a
merenda. No entanto, só aqueles que conseguem brincar, sobrevivem às
pressões impostas pelo sistema escolar de nossos dias. Como nos diz Cordié
(1993), a escola assente à lógica do capitalismo liberal, transformando fracasso
escolar em fracasso de vida. Freud (1910), Pour introduire la discussion sur le
suicide, já apontava o fracasso da escola em sua tarefa de causar a vontade de
saber nos alunos. Ele nos diz que, “Parece-me indiscutível que as escolas falham
nisso, e a muitos respeitos deixam de cumprir seu dever de proporcionar um
substituto para a família e despertar o interesse pela vida do mundo exterior.”
(FREUD, 1910b, p. 243-244 trad nossa)60
Assim, quando a instituição demanda algum tipo de intervenção de um
profissional, sendo ele orientado pela prática da psicanálise ou não, faz-se
necessário uma tomada de posição, estratégica, que não desconheça as
artimanhas dos enlaçamentos discursivos de nosso tempo. Sendo este o caso,
quais os riscos de um trabalho se constituir a partir de uma demanda vinda do
Outro, a instituição escolar, e não dos sujeitos em questão?
Não sem razão a queixa escolar que nos foi endereçada como
demanda de intervenção nada teve a ver com o fracasso escolar de alguns alunos
ou sua falta de interesse pelo conhecimento. Esta escola na qual fizemos um
trabalho clínico, de grupo, de orientação psicanalítica, fugia aos moldes
60
Do original consultado : « reste en deçà de sa tâche : offrir un substitut de la famille et éveiller
l’intérêt pour la vie à l’extérieur, dans le monde. In : FREUD, S. (1910b) Pour introduire la
discussion sur le suicide. In : Résultats, idées, problèmes. 1. 1890-1920. [Paris] : Presses
Universitaires de France, 1984. p. 132.
76
normalmente esperados de um escola pública de uma grande cidade brasileira.
Sua organização espacial e seu programa pedagógico haviam sido singularmente
pensados pela nova diretora que, confrontada com o problema entre o tamanho
físico da escola e o número elevado de alunos, propôs a queda dos muros entre
as salas de aula. Criou-se grandes salas de aula, onde reuniu alunos de
diferentes idades em torno de roteiros de pesquisa temáticos, cujo grau de
complexidade variava individualmente, respeitando o tempo de aprendizagem
singular de cada aluno. Esta escola, mesmo que fazendo ainda uso da
organização verticalizada de progressão da apreensão do conhecimento,
operacionalizada pelo sistema de séries, não fazia desse sistema seu modo
exclusivo, mas apenas representativo.
A aula expositiva, muitas vezes fatigante para alguns, deixou de ser o
pilar no qual toda transmissão de conhecimento se deve embasar. Cada aluno é
implicado no processo de aprendizagem, ou seja, no seu próprio processo uma
vez que impulsiondao pela necessidade de pesquisar sobre cada tema para
avançar no tempo da aprendizagem, desenvolvendo assim, no aluno, sua
capacidade de raciocínio e autonomia. Além disso, os alunos mais velhos
participam do processo de aprendizagem dos outros alunos menores, que quando
trabalhando sobre a mesma temática, recorrem aos maiores para auxiliá-los em
suas buscas. Com isso, o papel do professor se transforma, mas não deixa de
existir, guardando sua verdadeira importância. Ele deixa de ser o pilar central da
transmissão do conhecimento. Sua função é mais a de orientar do que explicar, é
mais pesquisar do que ensinar. O professor é aquele que detém o saber que irá
orientar o aluno em sua busca por respostas, e uma vez que aí se estabelece um
laço, o aluno será aquele que irá interpelar o professor em sua pesquisa,
buscando seu apoio.
Essa construção pedagógica que aqui expomos de forma resumida, é
possível graças a vontade diária de todos os profissionais implicados no projeto;
todos, com voz ativa: educadores, psicólogos, pais, alunos, funcionários
responsáveis pela cozinha, pela limpeza, etc. E, principalmente, a comunidade
que cerca a escola, bem como os intelectuais das universidades que se encantam
com os desafios do projeto. Os alunos antigos que já partiram, podem continuar a
77
fazer parte do projeto da escola, dando oficinas de artes, capoeira, ou
outros.Concluindo, as portas desta escola nunca são trancadas, mantendo aberta
a via que liga escola e sociedade.l do
Asim, a demanda dessa escola nos chegou sob a forma de uma
pergunta, “o que se passa com alguns desses meninos, pois temos a sensação
de que nossa palavra os atravessa sem deixar marcas, sem produzir efeitos?”
Não se tratava, como podemos observar, de um problema de evasão escolar ou
de violência dos alunos, mesmo se isso fizesse parte também do cotidiano da
escola. Tratava-se uma questão que tocava no âmago da estrutura do sujeito, que
em nossos dias, enfrenta algumas torções; problema de uma palavra que não
consegue fazer marca no corpo.
Mas é claro que não se trata de qualquer palavra, é sempre a
instuituição escolar que fala, mesmo quando se elimina todos os muros que
tentam cercear e moldar a subjetividade desses seres em formação. Trata-se do
discurso que faz laço via vontade de saber, mas que comporta também, como já
dissemos, um impossível.
A angústia da diretora é a evidência de que o savoir escolar é nãotodo, e esse furo, sua insistência, é sentido como insuportável pela equipe
pedagógica. É isso que é colocado em cena pelo comportamento resistente dos
adolescentes. Lacadée (2007), alerta sobre o risco de uma pedagogia da
eficiência e do controle, que aplainaria as singularidades, transformando alunos
em objetos de mais-valia, o que levaria o adolescente a um resposta resistente e,
muitas vezes, violenta. O corpo adolescente resiste a
faire semblant da
completude imaginária do discurso normativo escolar, e assim, a palavra dos
responsáveis pela instituição escolar, ecoa no vazio.
A autoridade falha, as tentativas de escuta não produzem grandes
efeitos. Os adolescentes oscilam entre o falatório e o emudecimento. Tem-se a
sensação de que o barco está à deriva ou que, muitas vezes, está sob o comando
dos próprios jovens. Lacadée (2007) a esse propósito irá nos dizer que a escola
poderá ser, tanto o lugar por excelência onde o adolescente se colocará em cena
diante do Outro, como ao contrário, poderá ser o lugar do fechamento do
78
adolescente numa posição narcísica que irá inviabilzar a saída adolescente rumo
ao Outro. Em suas palavras,
A escola, pela utilização da linguagem que ela promove, é o
lugar onde se coloca em cena, para cada um, aquilo que faz
a base do laço social, qual seja, a função de apelo ao Outro,
que comporta o fato de ser acolhido em uma turma. A turma
pode ser um lugar de abertura quando fazemos uma aposta
no Outro, ou um lugar de fechamento no caso de rejeitarmos
esse Outro.61 (LACADÉE, 2007, p. 151 trad nossa)
Se podemos pensar que o que sustentava o sujeito adolescente dentro
da escola no tempos de Freud, era a relação intrínseca produzida pela autoridade
do ideal do eu, chegamos ao ponto de partida que nos permitirá entender
algumas das razões pelas quais a palavra emitida pela instituição escolar nos dias
de hoje, atravessa o corpo adolescente sem produzir qualquer marca ou traço.
Lacadée (2007), em concordância a Miller (1997), irá afirmar que vivemos na
época em que os ideais foram rebaixados, perderam sua função, e que em seu
lugar, foram promovidos os objetos de gozo, de consumo. Ele nos diz,
Desde 1938, em Os complexos familiares, Lacan chamava a
atenção sobre as consequências do declínio da imagem
paterna e seus ideais. Ele começava a entrever um
fenômeno que só fez se acentuar, a saber, que em nossa
sociedade moderna, não é mais o campo do ideal que
orienta o sujeito, mais sim o do gozo.»62 (LACADÉE, 2007,
p. 79, trad. nossa)
Quando os ideais caem pela falsa promessa de satisfação plena a ser
61
Do original consultado: L’école, par l’utilisation du langage qu’elle promeut, est le lieu où se
rejoue pour chacun ce qui fait la base du lien social, soit la fonction d’appel à l’Autre que comporte
le fait d’être accueilli dans une classe. La classe peut être un lieu d’ouverture si on parie vers
l’Autre, ou un lieu de fermeture si on rejette l’Autre. Ibidem., p. 151.
62
Do original consultado: « Dès 1938, dans Les complexes familiaux, Lacan attirait notre attention
sur les conséquences du déclin de l’imago paternelle et de ses idéaux. Il commençait à entrevoir
un phénomène que ne devait aller qu’en s’accentuant, à savoir que dans notre société moderne,
ce n’est plus le champ de l’idéal que oriente le sujet, mais celui de la jouissance. » Ibidem., p. 79.
79
obtida pelo gozo do objeto, é o supereu que assume o comando via seus
imperativos a serem obedecidos. A liberdade é então a obdediência em seu
estado puro! A adolescência é o tempo do sujeito que pressupõe o fim do
complexo de édipo e a construção do fantasma que permitirá ao sujeito
representar, no simbólico, o impossível da satisfação. É por isso que o
adolescente precisa sair da cena familiar, onde a satisfação será sempre da
ordem do impossível, para aceder ao espaço social, se aventurando em busca do
amor que fará suplência a esta falta de objeto.
Assim, a escola é o lugar encarregado de despertar no adolescente
esse interesse pelo mundo, ajudando-o a construir as ferramentas necessárias
para seu caminho adiante, tendo como pilar central para essa transição, a figura
do educador, que o aluno deverá tomar como seu ideal (ideal do eu). Mas este
processo é desfeito em nossos dias; há um curto-circuito dos ideais exercidos
pela função do Nome-do-Pai, mas paradoxalmente, há um recrudescimento dos
agrupamentos identificatórios segregadores. Essa temática nos remete a questão
dos grupos. Nas palavras de Lacadée (2007),
Devemos remarcar que a modernidade deslocou a questão
daquele que faz autoridade : este está longe, a família, os
pais, a escola, foram caindo um a um, e perderam o controle
que dispunham em outros tempos sobre o adolescente. Se
produziu uma queda da autoridade exercida pelo Nome-dopai, um desabamento du crédito feito ao pai. (...) A cultura da
tecno-ciência agravou o paradoxo do adolescente na medida
em que se conjuga a instância do supereu que quer sempre
mais, ao oferecer os objetos para satisfazer a pulsão (...)
Este objeto de consumo inverte o lugar dos ideais sem
promover nenhum em seu lugar, e o uso do gozo ligado a
uma prática em curto-circuito do Outro da palavra. 63
(LACADÉE, 2007, p. 80-81, trad nossa)
63
Do original consultado: On ne peut que remarquer que cette modernité a déplacé la question de
ce qui fait autorité: celle-ci est désormais ailleurs, la famille, les parents et l’école, tour à tour, ont
perdu le contrôle dont ils disposaient autrefois sur les adolescentes. Il s’est produit un
effondrement de l’autorité exercée au Nom-du-père, un effondrement du crédit fait au père. […] La
culture de la techno-science aggrave le paradoxe de l’adolescent dans la mesure où elle se
conjugue à l’instance surmoïque qui en veut toujours plus, en offrant des objets pour satisfaire la
pulsion […] Cet objet de consommation troque la place des idéaux sans en promouvoir aucun,
contre un usage de jouissance les plus souvent lié à une pratique de court-circuit de l’Autre de la
parole. »Ibidem., p. 80-81.
80
2.4. A psicanálise e os grupos
Freud começa seu trabalho Psicologia de grupo e análise do Ego
(1921), afirmando que na base de uma psicologia social dos grupos, estaria a
relação do indivíduo com seus pares mais próximos; de seu ultrapassamento da
fase narcísica para a fase da escolha objetal. Não se justificaria, então, uma
psicologia dos grupos que se interessasse apenas pela relação do indivíduo e sua
inserção em “grandes grupos”, numerosos, como por exemplo, raça, religião,
instituição, etc. Há em Freud, na base da formação do sujeito, uma dupla
alteridade: a primeira interna, conflituosa, que se daria entre o ego e o ideal do
ego, e ainda, uma alteridade externa entre o sujeito e o objeto, neste caso, aquele
que faria o sujeito deslizar rumo a uma nunca alcançada satisfação das pulsões
sexuais. Essa dupla dimensão da alteridade fará com que a distinção entre uma
psicologia individual e outra dedicadas aos fenômenos grupais, não se justifique.
É com a seguinte frase que o psicanalista começa o livro:
É verdade que a psicologia individual relaciona-se com o
homem tomado individualmente e explora os caminhos pelos
quais ele busca encontrar satisfação para seus impulsos
instintuais64; contudo, apenas raramente e sob certas
64
A palavra instinto que aparece na Edição Standard Brasileira das Obras Psicológicas
Completas de Sigmund Freud, deve ser entendida como pulsão. Optamos, nesta tese, por
conservar a tradução do termo alemão Trieb errôneamente por instinto, quando esta é assim feita
na edição brasileira, para evitar maiores alterações do texto traduzido original. Mas devemos
guardar a distinção de sentido entre os dois termos, pois ela é respeitada na escritura da tese. J.
Laplanche e J.-B. Pontalis (2009/1967), em Vocabulaire de Psychanalyse, Paris, PUF, fazem a
seguinte consideração quanto a pertinência do termo e sua tradução. Na língua alemã
encontramos tanto os termos Instinkt, quanto Trieb. “Le terme Trieb est de racine germanique, il
est très anciennement emplyoé et conserve toujours la nuance de poussée (…) ; l’accent est
moins mis sur une finalité précise que sur une orientation générale et souligne le caractère
irrépressible de la poussée plutôt que la fixité du but et de l’objet. (…) Quand Freud parle d’Instinkt,
c’est pour qualifier un comportament animal héréditairement fixé (…) ». (LAPLANCHE e J.-B.
PONTALIS, 2009/1967, p. 360). Ao que traduzimos : « O termo Trieb é de raiz germânica, ele é
muito utilizado e conserva ainda hoje a nuance do termo impelir (...); o acento é menos colocado
sobre uma finalidade precisa que sobre uma orientação geral e sublima o caráter irrepreensível do
que impele, mais do que sobre a fixidez do objetivo e do objeto. (...) Quando Freud fala de Instinkt,
81
condições excepecionais, a psicologia individual se acha em
posição de desprezar as relações deste indivíduo com os
outros. Algo mais está invariavelmente envolvido na vida
mental do indivíduo, como um modelo, um objeto, um
auxiliar, um oponente, de maneira que, desde o começo, a
psicologia individual, nesse sentido ampliado mas
inteiramente justificável das palavras, é, ao mesmo tempo,
também psicologia social.” (Freud, 1921/1996, p. 81)
Sendo este seu ponto de partida, Freud irá afirmar ainda que, todo laço
social, é laço de amor! Será Eros o responsável pelo enlaçamento do sujeito com
os outros, com o grupo. Isso foi apontado por Freud em alguns textos, como em
Sobre o Narcisismo (1914), mas será neste texto de 1921, no capítulo VII
intitulado Identificação, que o psicanalista irá traçar o caminho rumo as origens do
mal-estar entre os homens, ao afirmar que toda identificação via amor, carrega
em si a ambivalência de sentimentos, trazendo também a agressividade advinda
da renúncia pulsional necessária a entrada do sujeito na civilização. Não haveria
laço sem mal-estar, já que o homem carrega em si, toda a agressividade pela
frustração de ter aberto mão da satisfação da pulsão sexual.
Em sua entrada no mundo civilizado, no mundo da lei, o homem é
aquele que teve de abrir mão de seu gozo. Rosa (2002), em artigo intitulado
Adolescência: da cena familiar à cena social, irá apontar que a obra de Freud,
articula constituição subjetiva e laço social grupal, na medida em que demonstra “
(...) que o narcisismo é rearticulado na construção de laços que possibilitem a
entrada nos grupos sociais, entrada que modifica o sujeito e seu sintoma (...).”
(ROSA, 2002, p. 3). Levando em conta esses aspectos do laço social – que aqui,
não serão exaustivamente trabalhados, tendo em vista ser este o objetivo do
próximo capítulo -, Freud se propõe a analisar dois tipos de grupos e as formas
dos indivíduos a eles se ligarem: a igreja e o exército.
Em ambos, igreja e exército, trata-se de um grupo artificial, ou seja,
que necessita de uma força externa – um líder, seu artifício - que, por seu amor,
é para qualificar um comportamento animal hereditariamente fixado.” (LAPLANCHE e J.-B.
PONTALIS, 2009/1967, p. 360 trad. nossa).
82
indistinto a todos os membros do grupo, conseguiria mantê-lo coeso e unido.
Trata-se de uma forma de laço que se manteria pela ilusão do amor. Temos, nos
dois casos, que um laço vertical funda e mantém um outro laço, horizontal, entre
os participantes do grupo. No caso da igreja, o amor de Cristo, pelos fiéis,
mantém unida a fratria – são todos irmãos em Cristo; já no caso no exército, o
comandante-chefe é o pai de sua companhia e assim, progressivamente, em
cada patente menor. Uma vez que esta ilusão é abalada, a união do grupo
enfraquece e este tende a se dissolver, cedendo lugar ao medo que se dirige
contra o exterior, a tudo aquilo ou aquele que não faz parte do grupo em questão.
Lembremos que todo laço de amor,
carrega consigo a ambivalência de
sentimentos a que já fizemos referência logo acima; logo, o amor quando
desestabilizado cede lugar à agressividade e o ódio. Nas palavras de Freud
(1921),
(...) quando um grupo se forma, a totalidade desta
intolerância se desvanece, temporária ou permanentemente,
dentro do grupo. Enquanto uma formação de grupo persiste
ou até onde ela se estende, os indivíduos do grupo
comportam-se como se fossem uniformes, toleram as
peculiaridades de seus outros membros, igualam-se a eles e
não sentem aversão por eles. Uma tal limitação do
narcisismo, de acordo com nossas conceituações teóricas,
só pode ser produzida por um determinado fator, um laço
libidinal com outras pessoas. O amor por si mesmo só
conhece uma barreira: o amor pelos outros, o amor pelos
objetos.” (Freud, [1921] 1996, p. 113)
Veremos no próximo capítulo que, em Freud, é o amor que faz laço
social, mas o que mantém os homens no laço, não será este amor e sim a culpa
que acompanha a ambivalência dos sentimentos. Até este ponto, faz-se
necessário seguir pelo caminho de Freud em sua preocupação pela constituição
libidinal dos grupos; para isso, ele nos dirá que o fundamental é que um certo
número de indivíduos possa eleger um só e mesmo objeto, colocando-o no lugar
de seu ideal de ego, e por consequência teríamos a identificação desses mesmos
indivíduos, uns com os outros em seu ego (Freud, 1921). Temos então, dois
83
processos que se sucedem na formação dos grupos: a substituição do ideal do eu
pelo objeto, no caso, o líder, e a identificação com outros indivíduos que
passaram, individualmente, pelo mesmo processo de substituição anterior. O
ponto-pivô do sistema de Freud é que, para se garantir a consistência do grupo, o
líder, o Um, não poderá ser equivocado em sua função. Esta função do Um pode
ser desempenhada, também, por um princípio.
Barros (2008), em artigo intitulado Da massa freudiana ao pequeno
grupo
lacaniano,
irá
circular
entre
as
duas
teorias,
mostrando
suas
especificidades. Ao nomear esse lugar do Um e seu papel para a coesão do
grupo freudiano, nos dirá que será o Um, ideal ou líder, que garantirá a
consistência do múltiplo. O autor nos lembra como esta lógica pôde ser levada ao
extremo pelo nazismo alemão:
Hitler, por exemplo, não devia nada a povo alemão. Aliás,
quando não havia mais esperança de vitória, ele,
aparentemente, quis que o povo alemão fosse destruído,
para que algo de puro finalmente surgisse. Já que os
alemães são incapazes de matar todos os judeus, é preciso
que eles mesmos pereçam, pensava Hitler nessa época.”
(BARROS, 2008, p. 56)
Será ao mito da horda primeva que irá se remeter Freud (1921) em sua
hipótese de constituição e manutenção do grupo humano. Para o psicanalista,
apenas o líder, o pai da horda, era livre. Seu ego, continua ele, deveria possuir
poucos vínculos libidinais, “(...) ele não amava ninguém, a não ser a si próprio, ou
a outras pessoas, na medida em que atendiam às suas necessidades.” (FREUD,
1921, p. 134). Ele, o único que não seria privado da satisfação sexual, manteria
os outros agrupados em torno da identificação à sua própria imagem - a ele este
ser extraordinário -, pela ilusão de que ama a todos os membros do grupo de
forma igual, e pela ilusão de que qualquer um deles, poderia aceder a seu lugar
no caso de sua morte; pela ilusão de que qualquer um poderia, um dia, ter acesso
ao gozo do qual o líder desfruta. O problema reside exatamente aí, pois o que
84
acontece quando um dos membros do grupo, neste caso, os irmãos da horda
primitiva, resolve reivindicar para si o gozo do pai? E se o pai imortalizado como
Totem fica livre de sua função do Um?
Na teoria freudiana, a resposta seria, o grupo se desfaz! O que inquieta
na teoria dos grupos elaborada por Freud, é que este só se mantém quando
ancorado num ponto de exterioridade, àqueles que deverão ser objeto de nossa
violência e que, para garantir sua coesão deverá ser eliminado – ou melhor, não
poderá ser eliminado, a não ser que se eleja um outro objeto exterior que
mantenha o grupo unido, pois se o objetivo de extermínio é alcançado, não é
certo que o grupo se mantenha. É o que Freud (1921) vai chamar de narcisismo
das pequenas diferenças.
É assim que Lacan (1947/2001) em seu texto “A psiquiatria inglesa e a
guerra” de 1947, irá descobrir nos pequenos grupos criados por Bion, na
Inglaterra do pós II Guerra, a saída para o problema dos grupos artificiais de
Freud e o perigo do coletivo fundado na função do Um. Esta discussão nos é cara
por dois aspectos, primeiramente para pensar a possibilidade de uma clínica dos
grupos pautada na des-identificação ao Um, que seria o ultrapassamento do laço
empreendido pelo discurso do Mestre, em direção ao laço proposto pelo discurso
do Analista que daria ao sujeito a possibilidade de se descolar dos signficantesmestre que o marcaram em sua história, possibilitanto seu movimento desejante
num espaço de intervalo entre sentidos. E em segundo lugar, pois se
concordamos que vivemos numa sociedade caracterizada pela saída de cena
progressiva do Outro, urge pensarmos numa alternativa coletiva que não seja o
pânico das massas ao perceberem que o piloto sumiu! Inquietação em manter a
dignidade do social, tão bem colocada por Barros (2008) no trecho a seguir,
Se é verdade que nossa civilização se caracteriza por uma
não-resposta do Outro, pela inexistência do Outro, então é
preciso que haja grupos que saibam manejar a ligação
horizontal entre iguais. É preciso uma nova estruturação
simbólica que parta não da adesão de cada um ao chefe, e
sim, da ligação horizontal entre os iguais, sem que isso se
dê pela via de um ‘todos iguais’, que tende a restabelecer o
85
Um sob a forma do pior – seja pela democracia de massas,
do consumismo, seja pela dimensão do império do supereu,
de ordens insensatas.” (BARROS, 2008, p. 58)
Será no trabalho de dois psiquiatras ingleses, Bion e Rickman, que
Lacan achará inspiração para pensar os grupos para além daquele proposto por
Freud, assentado na identificação ao Um. Lacan parte em viagem à Londres em
setembro de 1945, quando estavam todos a celebrar o fim da II Guerra. Os
ingleses, ao contrário dos franceses que, nos diz ele, viveram a guerra
aprisionados numa bolha irrealista, saíram da guerra mantendo uma espécie de
dignidade moral, o que em suas palavras, se deve a uma relação verídica com o
real.
Os autores apresentam uma experiência de grupo em um hospital
militar, que, aos olhos de Lacan, carrega a riqueza da criação de um novo método
de terapêutica aplicada ao grupo. Tratava-se de um grupo estabelecido no serviço
de reeducação para os militares num contexto de pós-guerra, onde a sociedade
inglesa estava arruinada, sem ideiais e sem liderança, motivo pelos quais ali se
encontravam os mesmos soldados. O que fariam, uma vez que não mais se
organizavam em torno de um líder, cujo papel era mantê-los unidos graças a
definição de um inimigo comum? Nos relata Bion (1965),
Eu adquiri a convicção que a disciplina que precisavam era
aquela estabelecida sobre o teatro das operações militares
por um oficial que comanda um batalhão de preguiçosos.
Em que consistia esta disciplina? (...) ela repousava sobre
dois fatores : 1° a presença do inimigo que cria, a um só
tempo, um perigo e um objetivo comum; 2° a presença de
um oficial que, graças à sua experiência, conhece seus
próprios defeitos, respeita seus homens e não teme nem seu
camarada, nem sua hostilidade. 65 (BION, 1965, p. 4 trad.
65
Do original consultado : J’ai acquis bientôt la conviction que la discipline dont ils avaient besoin
était celle établie sur le théâtre des opérations militaires par un officier qui commende un bataillon
de tire-au-flanc. En quoi consiste cette discipline ? (…) Elle reposait sur deux facteurs : 1° la
présence de l’ennemi qui crée à la fois un danger et un but communs ; 2° la présence d’un officier
qui, grâce à son expérience, connait ses propres défauts, respecte l’être propre de ses hommes et
ne craint ni leur camaraderie, ni leur hostilité. » In : BION, W.R. (1965) Recherches sur les petits
groupes. [Paris] : Presses Universitaires de France. 1965, p.4.
86
nossa)
Ora, o que Bion percebe é o mesmo que Freud em Psicologia dos
Grupos e análise do eu (1921), que o grupo se mantém organizado em torno da
figura do líder, que também pode ser um princípio, e que quando essa função do
líder é equivocada - ou, como é o caso na situação do pós II Guerra Mundial,
onde o maior crime contra a humanidade teve lugar -, as massas se dispersam, a
civilização entra em pane. Mas haveria uma forma de enlaçar quando o Outro não
assegura e estabelece o sentido? O que propõe Bion como chefe do serviço
psiquiátrico? Qual o objetivo desse serviço de readaptação instalado neste
hospital militar? Ajudar esses pacientes a se re-inscreverem na comunidade, bem
como lhes ajudar a resolverem seus problemas interpessoais, nos diz Bion. Lacan
irá descrever a postura de Bion diante do grupo:
Na situação prescrita, Bion tem ainda mais controle sobre o
grupo que o psicanalista sobre o indivíduo, porque por direito
e como chefe, ele faz parte do grupo. Mas é exatamente isso
que o grupo não consegue realizar. Assim, o médico deverá
passar pela astúcia inerte do psicanalista, e se apoiar sobre
a única possibilidade que lhe é dada, a de segurar o grupo à
boa distância de seu verbo66 (LACAN, 1947/2001, p. 109,
trad nossa)
O que Bion elegeu como o maior perigo ao sucesso do tratamento?
Ora, sabemos que o que faz resistir é a neurose, e é por este motivo, que ele
decide criar três tipos de atividades que sejam o reflexo da sociedade, nesta
66
Do original consultado : Dans la situation prescrite Bion a même plus de prise sur le groupe que
le psychanalyste n’en a sur l’individu, puisqu’en droit au moins et comme chef, il fait partie du
groupe. Mais c’est justement ce que le groupe réalise mal. Aussi le médecin devra-t-il en passer
par la feinte inertie du psychanalyste, et s’appuyer sur la seule prise de fait qui lui est donnée, de
tenir le groupe à portée de son verbe. In : LACAN, J. (1947) La psychiatrie anglaise et la guerre.
In : Autres Écrits. [Paris] : Éditions du Seuil, 2001. p. 109.
87
época de pós-guerra dividida entre militares e civis. Mais ele irá incluir além
dessas duas categorias de atividades, uma a mais, que dava conta da expressão
da impotência neurótica dos doentes. O importante nessa divisão, é de acordo
com Barros (2008), que a terceira categoria de atividades, as neuróticas, viria
para descompletar o mundo que, no meio do período de guerra e do imediato
pós-guerra, era dividido entre civis e militares. Algo que abriria espaço para a
singularidade do sintoma de cada um.
A lógica dessa formação de grupo teria num elemento terceiro, que
viria para descompletar um todo, seu ponto de exterioridade, impedindo assim
que a função identitária imprima seu modo de laço segregatório. Este ponto de
exterioridade é o que permitirá o avanço do tratamento em grupo, e não o que irá
impedí-lo. Vemos como isto é evidente ao lermos o regulamento ordenador das
atividades e do funcionamento desses pequenos grupos.
1° Todos os homens devem fazer uma hora de exercício
físico por dia, menos no caso de apresentação de um
certificado médico. 2° Todos os homens devem aderir a um
ou a vários dos grupos de atividades seguintes: trabalhos
manuais, curso por correspondência organizado pelo
exército, carpintaria, cartografia, construção de maquetes,
etc. 3° Cada homem pode formar um novo grupo, quer seja,
pois ele ainda não existe para esse tipo de atividade
desejada, quer seja porque por alguma outra razão
qualquer, é impossível de aderir a um dos grupos já
existentes. 4° Todo homem que não se sentir em condições
de assistir as reuniões de seu grupo, deve ir para a sala de
repouso. 5° a sala de repouso estará sobre o controle de um
enfermeiro militar. Nesta sala de repouso, pode-se ler e
escrever e brincar com jogos silenciosos, como por exemplo,
o jogo de damas. O enfermeiro poderá autorizar a
conversação a voz baixa, à condição dos outros pacientes
não serem incomodados.67 (BION, 1965, p. 6-7, trad nossa)
67
Do original consultado : 1° Tous les hommes sont tenus de faire une heure d’exercice physique
par jour, sauf sur présentation d’un certificat médical. 2° Tous les hommes doivent adhérer à un
ou a plusieurs des groupes des activités suivants : travaux manuel, cours par correspondance
organisés par l’armée, menuiserie, cartographie, construction de maquettes, etc. 3° Il est loisible à
tout homme de former un groupe nouveau, soit parce qu’il n’en existe pas pour le genre d’activité
qu’il souhaite, soit parce que, pour une raison quelconque, il lui est impossible d’adhérer à l’un des
88
Ou seja, em cada ponto do regulamento, que deveria prescrever um
ordenamento fechado, é, ao contrário, aberto logo em seguida, por uma
prescrição que relativiza a anterior, equivocando a certeza do mesmo Um para
todos igualmente. Nas palavras de Barros (2008),
Estre traço permite que um pequeno grupo não seja
universal, devendo-se lembrar que o fato de o grupo ser
pequeno não quer dizer que ele não seja universal. É o fato
de haver uma dimensão que descompleta o somatório que
assegura que este não seja universal. Dito de outro modo, a
dimensão sintomática racha com a inteireza do somatório
entre militares e civis. (...) Reintroduzir a dimensão
sintomática nessa grande divisão da humanidade entre civis
e militares corresponde a combater o supereu como
imperativo de gozo, como um “goza!” sem sentido. Trata-se
aqui do imperativo superegóico no momento em que o Outro
não responde, ou seja, quando uma utopia universal não
responde.” (BARROS, 2008, p. 66)
Sabe-se que os pequenos grupos sem líder de Bion são a origem da
inspiração dos pequenos grupos de trabalho de Lacan, os cartéis. Lacan no Acte
de Fondation da Escola Freudiana de Paris (1964), irá falar de um trabalho que
deve restaurar a relha cortante da verdade introduzida por Freud, que denuncie
também seus desvios e degradações. Para a execução deste trabalho, nos diz
Lacan (1964/2001), “(...) nós iremos adotar o princípio de uma elaboração
sustentada em um pequeno grupo. Cada um deles (...) será composto por ao
menos de três pessoas, cinco no máximo, quatro será a justa medida. MAIS UN
encarregado da seleção, da discussão e do caminho reservado ao trabalho de
groupes déjà existant. 4° Tout homme ne se sentant pas en état d’assister aux réunions de son
groupe doit se rendre à la salle de repos. 5° La salle de repos sera placée sur la surveillance d’un
infirmier militaire. On pourra y lire, y écrire ou y jouer à des jeux silencieux tels que le jeu de
dames. L’infirmier pourra autoriser les conversations à voix basse à condition que les autres
malades ne soient pas dérangés. »In : BION, W.R. (1965) Recherches sur les petits groupes.
[Paris] : Presses Universitaires de France. p. 6-7.
89
cada um”.68 (LACAN, 1964/2001, p. 229, trad nossa). Grupos sem chefe, como
em Bion, como forma de escapar das ciladas identificatórias dos grupos trazidos
por Freud (1921). Mas qual a função deste MAIS UN (+1) no grupo do cartel?
J.A-Miler, na ocasião da Soirée des Cartels (1986) faz uma
intervenção, inicialmente publicada na revista La Lettre Mensuelle, onde discute a
expressão “l’élaboration provoquée” (elaboração provocada) de Pierre Thèves
sobre o mais-um, e propõe algumas variações sobre o tema. O mais-um seria o
lugar que suscita a elaboração do sujeito, de seu trabalho, se quisermos utilizar
esta palavra tantas vezes empregada no Acte de Fondation e que pode ser
pensada, também, pela via do aparelho discursivo de Lacan. Em suas palavras:
E é sempre assim que se elabora : a partir de … e sendo
convocado, sucitado por … O trabalho é sucitado sempre
por um apelo, uma apelo provocador qui irá buscar aquilo
que é latente e que, ao convocar, ele coloca em relação, ele
cria. Um chamado ao trabalho, é o golpe que acorda, faz
apelo. A estrutura mais simples da elaboração provocada
nos é dada pela primeira linha dos quatro discursos: S1 →
S2.69 (MILLER, 1986, p. 1, trad nossa)
Aqui, tudo vai do que colocamos no lugar do agente, na esquerda,
daquele que faz o apelo ao trabalho, que lhe provoca. No discurso do Mestre, por
exemplo, o S1, dirige um apelo de trabalho ao escravo, para dele extrair seu
saber. Já, se colocarmos como no discurso do universitário, o S2 no lugar de
68
Do original consultado : “(...) nous adopterons le principe d’une élaboration soutenue dans un petit
groupe. Chacun d’eux (…) se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est
le juste mesure. PLUS UN chargée de la sélection, de la discussion et de l’issue à réserver au
travail de chacun. »In : LACAN, J. (1964) Acte de fondation. In : Autres Écrits. [Paris] : Éditions du
Seuil, 2001. p. 229.
69
Do original consultado : « Et c’est toujours ainsi qu’on élabore: à partir de ... et en étant appelé,
suscité par … Le travail est suscité toujours par un appel, un appel de provocateur qui va chercher
ce qui est latent et qu’en appelant, il révèle, voire qu’il crée. L’appel au travail, c’est le coup de
clairon pour le réveil, fait appel. La structure le plus simple de l’élaboration provoquée nous est
donnée par la première ligne du premier des quatre discours : S1 → S2. » In : MILLER, J.-A,
(1986) « Cinq variations sur le théme de l’élaboration provoquée”. Intervention lors de soirée des
cartels du 11/12/1986. Publiée dans ‘La lettre Mensuelle », n. 61.
90
agente que impele o outro ao trabalho, teremos que a elaboração será bloqueada,
ou como nos diz Miller, será adiada – que é o que vemos na frase “Vai, continua.
Não pára. Continua a saber sempre mais.” (Lacan, 1992, p. 110 grifos nossos),
pois, Você é aquele que não sabe nada! É neste lugar, de agente provocador, que
Miller irá situar o lugar do mais-um, mas não como Mestre, nem pela via do Saber
no lugar de agente provocador – discurso do Universitário. Mas, não poderá
tampouco atuar como analista, pois terá como produção do trabalho do cartel
alguns significantes-mestre, S1. Ele deverá vir como o sujeito divido,
questionador, no lugar do agente provocador. Nas palavras de Miller (1986), “O
mais-um deverá vir com pontos de interrogação, e, como me diria um sujeito
histérico, que se vangloriava de sua função no mundo: fazer buracos na cabeças
das pessoas.”70 (MILLER, 1986, p.4, trad nossa)
Teríamos então, o sujeito barrado, ( $ ), no lugar de agente que, aí
estaria, para colocar em xeque a lógica das identificações própria ao Mestre, S1,
tendo no lugar da produção um saber novo, S2. Mas o que Miller irá apresentar
de novo, que é tão importante para pensarmos o cartel, logo para pensarmos a
atuação do psicanalista no grupo, é que esse mais-um também faz parte do
grupo, como Bion também fazia parte de seu grupo de oficiais ingleses saídos do
front de guerra. Ele também deve trabalhar! E que o faz trabalhar é o objeto a,
agalma. “Pois que ele trabalha, é que, longe de estar situado sobre a barra, vem
agora em posição de fazer trabalhar o sujeito.” 71 (MILLER, 1986, p.5, trad nossa).
Na estrutura proposta por Miller, o mais-um teria a função de representante da
divisão do sujeito, ou seja, daquele a quem falta alguma coisa. O mais-um seria
na verdade, um menos-um, ele faria parte do cartel para descompletá-lo. Temos
então a estrutura do cartel proposta por Miller:
a → $ → S1
70
Do original consultado : “Le plus-un doit venir avec des points d’interrogation, et, comme me le
disait tel sujet hystérique, qui s’en vantait comme de sa fonction éminente en ce monde, faire des
trous dans les têtes. » In : MILLER, J.-A, (1986) « Cinq variations sur le théme de l’élaboration
provoquée”. Intervention lors de soirée des cartels du 11/12/1986. Publiée dans ‘La lettre
Mensuelle », n. 4.
71
Do original consultado : « Puisqu’il travaille, c’est que a, loin d’être situé sur la barre vient en
position de faire travailler le sujet ». In : Ibidem., p. 5.
91
↓
S2
Vemos como o ponto de exterioridade encontra-se inscrito no interior
do próprio grupo, é ele que impede que o grupo caia na armadilha identificatória
ao líder, que, como sabemos, levou a humanidade para o caminho do extermínio
de massa, ao desvelar, via questionamento, como que ao Outro, lugar ocupado
pelo S1, algo falta. Assim, não haveria um grupo situado em seu exterior, que
deveria ser segregado e eliminado, como no caso do narcissimo das pequenas
diferenças de Freud. Quando Bion, este mais-um no grupo dos soldados, institui
um regulamento que leva em conta, em cada princípio, uma possibilidade de
exceção que impediria o fechamento num impossível de completude, permite que
algo da ordem do singular advenha. Podemos chamar de corajosa a proposta de
Bion, propor a um grupo de militares - que adoecem no momento mesmo em que
o líder desaparece -, um sistema de grupo terapêutico regido por um regulamento,
onde cada lei instituída possui um furo, um ponto de exterioridade, o extimo, se
nos referirmos a Lacan.
Pierre-Gilles Gueguen (2001), em artigo intitulado L’intime, l’extime et
la psychanalyse, se debruça sobre a função do extimo em psicanálise. Segundo
ele, o extimo viria para romper com o intimo que aparece na análise sob a forma
do testemunho individual, criando uma brecha na série de identificações que
designam um lugar para o sujeito, saber do qual ele padece. Sairíamos, com
Bion, da segregação própria aos grupos identitários, e passaríamos ao plano da
singularização de cada sujeito, que poderão agora se situar em função de seu
próprio sintoma. Esse ponto de exterioridade, seria um lugar, marcado por sua
incompletude.
Vemos como não é nada fácil propor um trabalho de grupo, quer seja
nos dias de hoje, quer seja como fez Bion em meio aos estilhaços deixados pela
guerra. Quando trata-se de uma instituição que elabora uma demanda por grupos
junto ao analista ou ao psicólogo clínico, muitas vezes o que se espera é que este
trate, numa orientação comportamental-pedagógica, o próprio grupo, este sendo
reunido em função de um sintoma sem sujeito. Este é o caso, por exemplo, de
92
grupos temáticos reunidos por um universal de comportamento ideal que deve ser
buscado via trabalho terapêutico. Fugir da identificação universalizante, quebrá-la,
é esse todo o desafio de uma psicanálise no social, para transformar o impasse
da situação na força viva da intervenção. (Lacan,1947/2001). No caso do
presente trabalho, enfrentamos inúmeras dificuldades em manter um ponto de
exterioridade no grupo. O caso clínico do grupo de meninas, As melindrosas, que
apresentaremos logo a seguir dá provas deste desafio. Ele constitui o exemplo de
que nem sempre conseguimos sustentar, num grupo, este lugar do extimo.
2.5. Os casos clínicos.
As melindrosas: o
laço social
segregatório da identificação e a posição feminina
Estamos no espaço da Oca, que do tupi-guarani significa casa de índio,
esta espécie de reduto da palavra, construído pelos próprios alunos, que se situa
fisicamente no jardim da escola; num entre a instituição e a rua. Antes que fosse
habitada por nossa presença, a Oca era apenas mais um espaço da institução.
Certo, um espaço que carregava um história particular, a de ter sido construída
numa semana de integração entre os índios e os alunos, mas que foi, pouco a
pouco, desinvestida com o passar da rotina escolar diária. Posso afirmar que foi,
a partir da entrada da palavra neste espaço, que a Oca se transformou num
espaço informal adolescente. De acordo com Maurin (2010),
Se os espaços e os momentos formais, nas intituições
educativas, são agenciados por regras, normas, funções,
eles são delimitados por denominações, atribuições de
horarios, de lugares. O informal, seria, ao contrário, o que
não é normatizado, organizado, pensado, utilizado enquanto
tal pelas instituições, mas que os indivíduos investem,
conferindo a esses espaços, papéis, funções sociais aos
espaços e ao tempo deixado vago. A compreensão e a
circunscrição desses espaços e o tempo informal são
93
delicados (...), essas duas noções podem ser tomadas pelo
paradoxo inerente a sua própria constituição: separar e
religar, fechar e abrir, em memso movimento.72 (MAURIN,
2010, p.1, trad nossa)
Podemos ver como esta passagem entre o formal e o informal se deu,
na medida em que fomos avançando com o trabalho da conversação. A Oca era
um lugar que inicialmente incomodou as meninas: diziam que ela era suja,
fedorenta, no meio da terra. Elas nos diziam que não eram índias e que não iriam
sentar-se em troncos de madeiras. Propusemos a elas que pensassem na Oca
como um espaço diferente, com outra imagem daquela a que estavam
acostumadas a lhe atribuir. Um lugar onde estaríamos resguardadas do entra-esai de pessoas da escola – como seria o caso se fizéssemos os encontros numa
das salas de aula -; um lugar protetor da palavra. Elas rapidamente concordaram,
retirando folhas de caderno para não sujarem suas roupas ao se sentarem nos
troncos feitos como banquinhos.
Foram estas as meninas que nos interceptaram nos corredores do
colégio e nos pediram que re-criássemos o grupo de conversação. Logo que o
grupo começa, depois da recusa momentânea do espaço da Oca, percebo que a
palavra não é, para elas, um motivo de embaraço. Mas que palavras falavam?
Falavam todas ao mesmo tempo; uma indistinção de sons! Sinto como
se palavras chegassem de todos os lugares, palavras que vinham de dentro da
Oca, mas que vinham também de fora, entrando por cada buraco aberto na terra.
72
Do original consultado : Si les espaces et les moments formels, dans les institutions éducatives,
sont agencés par des règles, des normes, des fonctions, ils sont délimités par des dénominations,
des attributions d’horaires, de lieux. L’informel, serait, au contraire, ce qui n’est pas normé,
organisé, pensé, utilisé en tant que tel par les institutions, mais que les individus investissent, en
conférant ainsi des rôles, des fonctions et des enjeux singuliers et sociaux aux espaces et aux
temps laissés vacants. La compréhension et la circonscription de ces espaces et temps informels
sont tout aussi délicates (…) ces deux notions étant aux prises avec un paradoxe inhérent à leur
constitution et à leurs fonctions : séparer et relier, fermer et ouvrir, dans un même mouvement. »
MAURIN, A. (2010) Référence électronique « Passages adolescents : leurs matérialisations dans
les espaces et les temps informels des institutions éducatives », Conserveries mémorielles [En
ligne], #7 | 2010, mis en ligne le 10 avril 2010, Consulté le 11 février 2011. URL :
http://cm.revues.org/445
94
Pensamos numa palavra surda, ou melhor, uma palavra que produzia apenas
efeitos de ensurdecimento. Nada escutamos. Penso na afirmação de Peixoto
(2009) sobre as falas que servem apenas ao gozo, desprovidas de qualquer
função de significar. E guardo quase sempre esta mesma impressão no começo
de cada grupo de conversa com adolescentes de que participo.
Uma vez que os ânimos de acalmam, tentamos conversar, mas as
tentativas são vãs. Podemos dizer que cada fala que começa a se esboçar, cada
tentativa de produção de sentido, é minada pelo atravessamento de outra fala que
chega com o papel de desestabilizar o fino laço que tentou se estabelecer. E
então caímos de volta na confusão de palavras ensurdecedoras. Percebo que
assisto passível a uma encenação grupal da qual não faço parte; uma encenação,
encenada para ninguém, quase automática, que talvez continuasse mesmo se
não estivéssemos ali. Mas talvez não! O grupo já estava formado: todas meninas,
da mesma turma, com os mesmos interesses. Espécie de laço social via
identificação, em que cada tentativa de singularização via palavra era
rapidamente massacrada pelo interesse geral do grupo de se manter homogêneo
e concordante.
É assim, como numa pequena conversa entre amigas, que chega a
Oca o tema das saídas que Clara fazia às escondidas, no meio da noite, pelas
ruas de uma favela, sempre que ia dormir na casa de uma amiga. Esperavam que
todos dormissem na casa e saíam, saltando pela janela do quarto. Clara e sua
amiga não iam a festas quando saíam; elas simplesmente, saíam e andavam
pelas ruas. Ela nos diz que é levada, pela amiga, a sair pela janela: “Eu estou na
casa dela, você acha que eu posso ficar lá sozinha na casa dela, dormindo, sem
ela? Se ela vai, eu tenho que ir junto!”. Lauru (2000), em seu artigo Sortir avec:
l’impossible de la rencontre amoureuse, retoma a etimologia da palavra sair/sortir:
“Vem do latim sortiri, tirar na sorte, receber ao acaso. O verbo vem de sosrs sortis
(o acaso). A deriva progressiva como ir em direção ao fora, se efetuou a partir de
sortitus, “que foi designado ao acaso”, de onde ‘aquele que escapa a’, e ‘que se
manifesta do lado de fora”.73. (LAURU, 2000.p. 97, trad. nossa).
73
73
Do original : “Vient du latin sortiri, ‘tirer au sort ’, ‘recevoir par le sort’, ‘échoir en héritage’. Le
verbe vient de sosrs sortis (le sort). La dérive progressive vers aller du dedans vers le dehors’,
95
Mas o que busca o sujeito adolescente quando sai? Raramente o
adolescente sai sozinho. Na maioria delas, ele sai com amigos, amigas, sujeitosadolescentes como eles, buscando apagar todo traço singular de subjetividade.
Estratégia de proteção diante dos apelos do Outro sexuado que lhe espreita e
convida a embarcar num mais além da ficção familiar. De uma grande massa
disforme que sai junta/ sorte ensemble, para um sujeito que sai com alguém/ sortir
avec quelq’un, que vai marcar a entrada adolescente na cena social, inúmeros
caminhos e descaminhos se apresentarão, até que o sujeito adolescente se dê
conta de que a promessa de gozo pleno não passava de uma falácia, e que o
encontro sexual é nada mais do que um pleno desencontro.
Assim, Clara nos diz que sai, não por sua vontade, e que ao fazê-lo,
encontra-se, como sem querer, num lugar que ela não escolheu. Ao saltar pela
janela, as duas meninas encontram um rapaz numa moto, que as convida para
uma volta, uma saída com ele/sortir avec lui. Ele as leva de moto para um terreno
isolado na favela, as deixa sós para ir buscar mais um amigo. Quando ele parte,
elas saem correndo, pois, nos diz ela, teve a certeza de que seriam estupradas.
Assim, o círculo se fecha para o sujeito adolescente em sua busca pela harmonia
ansiada com o Outro amoroso: do espaço familiar - a casa parental-, para o
espaço público - a rua -, onde o encontro se faz com um Outro – que neste caso,
se apresenta como aquele que irá tomar o seu corpo sem consentimento – para,
correr de volta, novamente, ao familiar e conhecido. Nas palavras de Lauru
(2000),
Sair com alguém remeteria a um insistência particular, no
sentido de que sair é um primeiro elemento, e sair com
alguém uma outra etapa específica que implica um outro.
Sair com não é apenas uma expressão polissêmica, mas um
tipo de ideal a ser alcançado. Um ideal que conjuga a saída
do espaço do conhecido para ir de encontro ao Outro
s’effectuer à partir de sortitus, « qui a été désigné par le sort », d’où « qui échappe à » et « qui se
manifeste au-dehors »In : LAURU, D. (2000) Sortir avec: l’impossible de la rencontre amoureuse.
In : Sortir, l’opération adolescente, sous la dir. De Jean-Jacques Rassial. [Ramonville-Saint-Agne] :
Érès , 2000.p.97.
96
amoroso. 74 (LAURU, 2000, p. 92, trad nossa)
Toda a cena é narrada por Clara num mixto de euforia e excitação,
numa fala que buscava um estatuto de liberdade, afrontando, graças a este
episódio, as outras meninas do grupo – que diante do caso de Clara, se
transformam pouco a pouco em meninhas infantis, bobas, sem experiência. Clara
assume, constantemente, o lugar do Um, do líder que garantiria a união do laço
horizontal do grupo de meninas. Clara trabalha em prol da homogenização dos
sujeitos do grupo, e toda tentativa de fala singular feita por alguma outra menina é
atravessada por seu apelo identificatório: ela mantém o grupo unido pela via de
um laço identificatório imposto pela verticalidade de sua posição. De acordo com
Barros (2008),
A montagem freudiana dos grupos exige uma consistência
extraordinária da função do Um. Este não é
necessariamente uma pessoa – pode ser, por exemplo, um
princípio -, mas é preciso, de todo modo, que haja algo
inquestionável para que esse grupo exista. Neste contexto, é
o Um que garante a consistência do múltiplo, e não o
contrário, sendo nisto que este grupo é tão particular.
(BARROS, 2008, p. 56).
Mas sua fala vai, pouco a pouco, se transformando num discurso da lei
parental – é, eu não deveria ter feito isso! Mas, no final de contas, ela acaba não
se reconhecendo como sujeito responsável pelo ato de colocar sua vida em risco.
Aonde estava Clara quando saltou pela janela levada pela amiga? E quando, sem
haver escolhido, se coloca diante do Outro que, em suas palavras, se apresenta
como aquele que irá violentá-la? Clara está na situação quando diante do perigo,
corre, corre de volta pra casa. Mas desaparece, mais uma vez, pois ao narrar o
74
Do original consultado : Sortir avec reviendrait avec une insistance particulière, dans le sens où
sortir est un premier élément, et sortir avec une autre étape qui spécifie et implique l’autre. Sortir
avec est non seulement une expression polysémique, mais une sorte d’idéal à atteindre, un idéal
qui conjugue la sortie de l’espace du connu pour rejoindre l’inconnue de la rencontre avec l’Autre
amoureux. »LAURU, D. (2000) Sortir avec: l’impossible de la rencontre amoureuse. In : Sortir,
l’opération adolescente, sous la dir. De Jean-Jacques Rassial. [Ramonville-Saint-Agne] : Érès ,
2000.p.92.
97
episódio de forma corriqueira e natural, faz com que seu corpo deixe de existir.
Uma outra menina do grupo concorda. Clara nos diz: “mas, afinal, qual
é o problema? não há mesmo diferença entre ser estuprada e transar com o
próprio namorado!”.
Perguntamos o que era, para elas, um estupro? Como é que era para
elas ser tomada pelo Outro à revelia? E mais, como se vai em direção a esse
lugar? Clara é então, aquela que vai de encontro ao sacrifício, que consente em
seu desejo.
Esse fragmento clínico será analisado a partir de três tópicos que se
cruzam e que atravessam o sujeito adolescente em sua subjetividade. São eles: a
posição feminina não é mesmo que posição masoquista; a diferença entre
consentir e resistir; o não-assentimento a culpa e o sacrifício da libra de carne.
Entre Resistir e Consentir: a lógica do “sacrifico-me a Ti”
Afirmamos que Clara, ao ir em busca da posição feminina, tornará
equivalente consentir em seu desejo, colocando-se como o objeto do gozo do
Outro, e resistir, o que implicaria a afirmação de seu desejo, a partir do
assentimento à culpa implicada na castração.
Vejamos como isso se apresenta na adolescência, relacionando esse
encontro com o Outro sexo como algo inevitável desta passagem. A inscrição no
laço social está fortemente ligada à estrutura adolescente, onde há a descoberta
do logro da promessa edipiana de satisfação plena pelo objeto, instaurada pela
castração. Esta promessa sustenta o narcisismo primário da criança, anterior a
clivagem estabelecida pela entrada do infans na linguagem, acesso fundamental
que marcaria a ruptura e a diferenciação entre gozo da carne e corpo destinado
ao prazer (Lesourd, 2004).
98
Na adolescência, o corpo pubertário reativa essa experiência anterior,
em que a carne é tanto excitação como satisfação, e lança o sujeito adolescente
no vazio, que é experimentado como ausência de pertencimento, trazido pelo
esfacelamento do véu fálico e do encontro do significante da falta no Outro.
Assim, ainda segundo Lesourd (2004), caberá ao adolescente reconstruir, num
segundo tempo, os véus fálicos apoiando-se na construção das instâncias ideais
pelas quais o sujeito se inscreve em sua relação com os outros. Difícil trabalho
que deve ser feito na adolescência e que na contemporaneidade encontrará
alguns novos percalços a serem pensados. O autor afirma que haveria cada vez
mais uma impossibilidade de separação dessa fantasia de completude instaurada
pelo laço imaginário parental e, assim, uma maior dificuldade dos jovens
afirmarem um desejo adulto marcado pela castração, se contentando com um
gozo parcial e não pleno como prometido, encenado na fantasia.
Na cena fantasmática de Clara,
não haveria diferença entre ser
tomada pelo Outro à revelia e consentir com o ato de amor. Os primeiros
tateamentos de Clara no campo do Outro sexual, são da ordem do consentir, do
apagamento de seu desejo. Clara é sempre levada por alguém, a um lugar que
não escolhe. Tentaremos entender o fantasma de Clara como um modo de
colocar em cena sua tentativa de aceder ao lugar do feminino, pois, nas palavras
de Costa e Poli (2010) “Afirmar-se homem ou mulher, sem que esses significantes
possam tirar sua consistência nem da anatomia, nem da escolha do objeto sexual
e amoroso, é um dos principais desafios com o qual o jovem se confronta.”
.(COSTA & POLI, 2010, p.143)
Não iremos aqui nos deter além do necessário, no curso da elaboração
freudiana sobre a origem da diferença entre os sexos, mas sabemos que no texto
de 1905, Trois Essais sur la théorie de la sexualité, o psicanalista irá abordar os
pólos “masculino” e “feminino” em termos de “atividade” e “passividade”,
respectivamente. Mais adiante, no texto L’organisation genitale infantile (1923),
Freud irá tratar a diferença entre os sexos relacionando-a aos estádios do
desenvolvimento sexual infantil. Em suas palavras,
99
No estágio da organização pré-genital sádico-anal não existe
ainda questão de masculino e feminino; a antítese entre
ativo e passivo é a dominante. No estágio seguinte da
organização genital infantil, sobre o qual agora temos
conhecimento, existe masculinidade, mas não feminilidade.
A antítese aqui é entre possuir um orgão genital masculino e
ser castrado. Somente após o desenvolvimento ter atingido
o seu completamento, na puberdade, que a polaridade
sexual coincide com masculino e feminino. A masculinidade
combina [os fatores de ] sujeito, atividade e posse do pênis;
a feminilidade incampa [os de ] objeto e passividade.
(FREUD, 1923/1969, p.161)75
Assim, por não possuir o pênis é que a mulher, irá se dirigir, na fase
genital, em direção do amor de um homem. Soler (2003), em sua leitura de Freud,
dirá: “(...) ao se descobrir privada do pênis, a menina se tornará uma mulher se
ela espera pelo falo – ou seja, o pênis simbolizado – daquele que o possui.”76
(SOLER, 2003, p. 30 trad. nossa). A questão é deveras espinhosa também na
obra de Lacan; ele irá no texto de 1958, A significação do falo, apresentar a
questão em termos de ter ou ser o falo, este agora tomado como significante,
dissociado da concepção anatômica de Freud. E será pela dialética da demanda
de amor que irá se ordenar a tomada de posição diante desse significante que faz
falta na mãe, primeiro Outro infantil e primeiro objeto de amor da criança. Ser ou
ter o falo, eis a virada dada por Lacan na lógica freudiana que apontava o lugar do
feminino sempre como sendo da ordem de uma negatividade. Nas palavras de
Lacan,
75
Do original consultado : « Au stade de l’organisation prégénitale sadique-anale il n’est pas
encore question de masculin e féminin, l’opposition entre actif et passif est celle qui domine. Au
stade suivant, celui de l’organisation génitale infantile, il y a bien un masculin, mais pas de
féminin ; l’opposition s’énonce ici : organe génital masculin ou châtré. C’est seulement quand le
développement, à l’époque de la puberté, s’achève, que la polarité sexuelle coïncide avec
masculin et féminin. Le masculin rassemble le sujet, l’activité et la possession du pénis ; le féminin
perpétue l’objet et la passivité. » In : FREUD, S. (1923) L’organisation genitale infantile. In: La vie
sexuelle. [Paris] : Presses Universitaires de France, 1969. p. 116.
76
Do original consultado : “ (...) à se découvrir privé du pénis, la petite fille devient une femme si
elle attend le phallus – soit le pénis symbolisé – de celui qui l’a. » In : SOLER, C. (2003) Ce que
Lacan disait des femmes. Étude de Psychanalyse. [Paris] : Éditions du Champ Lacanien, 2003. p.
30.
100
Se o desejo da mãe é o falo, a criança quer ser o falo para
satisfazê-lo.” E, mais adiante, “(...) é para ser o falo, isto é, o
significante do desejo do Outro, que a mulher vai rejeitar
uma parcela essencial da feminilidade, nomeadamente
todos os seus atributos na mascarada. É pelo que ela não é
que ela pretende ser desejada, ao mesmo tempo que
amada. Mas ela encontra o significante de seu próprio
desejo no corpo daquele a quem sua demanda de amor é
endereçada. (Lacan, 1958/1998, p. 700-701)
Temos então, no interior do sistema significante, uma fórmula proposta
por Lacan (1958) que incluiria a função Nome-do-pai como o ato que autorizaria a
Lei simbólica, e mais ainda a função do falo que trataria de simbolizar o desejo do
sujeito. Desejo este que apareceria para o sujeito como uma impossibilidade: de
significar e, mesmo ainda, de satisfazer. Assim, como saída, “... o sujeito
preenche sua própria falta ao se oferecer ao Outro como objeto que preenche a
falta no Outro...” (ZIZEK, 1992.p.114). Esta falta no Outro, que chegaria ao sujeito
como uma interpelação O que o Outro quer de mim?, o Chez vuoi? lacaniano,
terá como resposta uma elaboração fantasmática do sujeito convocado. Nos diz
Zizek, “A fantasia aparece, pois, como uma resposta à pergunta ‘Chez vuoi?’, ao
enigma insustentável do desejo do Outro; mas, ao memso tempo, é a própria
fantasia que, por assim dizer, fornece as coordenadas de nosso desejo, isto é,
constrói o contexto que nos permite desejar algo.” (ZIZEK 1992.p.115). Sem a
elaboração fantasmática resta ao sujeito apenas a angústia.
Assim, será necessário retomar o fantasma de Clara, onde ser tomada
pelo Outro como objeto equivale a se afirmar como sujeito desejante. Freud
escreve em (1919), um texto paradigmático, intitulado Un enfant est battu.
Antevenho que será fundamental a nossos propósitos determos-nos um pouco
mais demoradamente neste texto, seguindo-o passo a passo. Mas, antes disso,
valeria a passagem por um texto mais antigo de Freud, escrito em 1908, Les
fantaisies hysteriques et leur relation à la bisexualité, pois este texto condensa e
antecipa algumas das afirmações acerca da fantasia que serão desenvolvidas de
forma magistral do texto de 1919.
101
Já em 1908, Freud dirá de forma categórica que podemos inferir das
fantasias histéricas à causa dos sintomas histéricos. Temos, desta forma, uma
relação importante entre esses dois modos de expressão da neurose, a saber,
uma relação de localização entre uma e outra. Ambas seriam o efeito do recalque
do complexo de Édipo, no entanto, a fantasia seria anterior ao sintoma. Na
fantasia, que deverá restar inconsciente, o encontro com o objeto de satisfação é
sempre possível; já no caso dos sintomas, o que há é uma encenação da
satisfação possível graças à aderência a um objeto substitutivo que se dá,
sobretudo, na consciência.
Ao avançarmos dez anos na obra de Freud chegamos a seu texto
fundamental para o estudo da fantasia, Un enfant est battu (1919). Neste texto, a
partir da análise de seis casos clínicos, sendo eles em sua maior parte de
mulheres, Freud
constrói o caminho do desenvolvimento das fantasias de
fustigação, e vai de sua aparição na primeira infância até sua evolução posterior
terminal. Essas fantasias, nos diz ele, estariam sempre ligadas a um sentimento
de prazer – ao contrário da formação sintomática -, guardariam um caráter
secreto, que se evidencia na resistência do paciente em contá-las na análise e
apareceriam sempre associadas a um grande sentimento de culpa e de pudor.
Segundo sua observação, as primeiras fantasias desta espécie datam
da mais tenra infância e viriam à tona no início da vida escolar da criança. Esta
fantasia chega a Freud através de um enunciado de sujeito indeterminado: Batese numa criança. Só o que se saberia a respeito desta fantasia, nesta fase inicial,
é que a criança que está apanhando, nunca é a mesma que fantasia. Sempre
quem apanha é um outro, uma outra criança, normalmente um irmãozinho ou
irmãzinha, e nunca quem bate é a própria criança que enuncia. Quem bate
sempre é um adulto, nos diz Freud. Um pouco mais tarde, sabe-se que o adulto
que bate é sempre o pai. Chegamos então ao seguinte enunciado: “o pai bate
numa criança”, onde a criança que fantasia logo conclui - apoiada no interesse
egoísta de seu amor incestuoso -, “o pai ama apenas a mim, e não essa outra
criança, pois nela ele bate” (Freud, 1919b. p130 trad. nossa).
Esta fantasia que era consciente, sofrerá a ação violenta do
102
recalcamento e, será graças a consciência de culpa - despertada pela
impossibilidade desse amor incestuoso - que esta fantasia inicial sofrerá os mais
importantes deslocamentos. O sujeito da ação será ainda o pai, mas desta vez, a
criança que fantasia é também a mesma que apanha. Esta segunda fase da
fantasia de fustigação terá o seguinte enunciado – inconsciente e que será
construído em análise, já que após a eficicácia do recalcamento, não deverá vir à
tona -, “o pai bate na criança, coitado de mim”. Donde pode-se inferir seu
componente de significação da seguinte asserção: “ele não te ama, pois ele te
bate”. Freud, nos diz:
A transformação do sadismo em masoquismo parece deverse a influência do sentimento de culpa que participa do ato
de repressão. Assim, a repressão opera, aqui, de três
modos: torna inconscientes as consequências da
organização genital, obriga essa organização a regredir ao
anterior estádio sádico-anal e transforma o sadismo deste
estádio em masoquismo, que é passivo e novamente, um
certo sentido, narcísico. (FREUD, 1919a, p.17-18) 77
Já na última fase da fantasia de fustigação, vemos um retorno aos
moldes da primeira fase, pois a figura da criança que é batida, anteriormente na
segunda fase, a mesma que fantasia, desaparece. Novamente vemos que a
criança que é batida deixa de ser ativa na cena e passa a ser apenas uma
espectadora que observa, desta vez, várias crianças serem batidas. Da mesma
forma, o pai deixa de ser o sujeito do ato, para retornar na figura de algum
representante, na maior parte dos casos, um professor. Freud, nos alerta, no
entanto, que apenas em sua fórmula esta fantasia é sádica, pois a criança que
77
Do original consultado : « La mutation du sadisme en masochisme semble se produire sous
l’influence du sentiment de culpabilité qui est partie prenante dans l’acte de refoulement. Le
refoulement se manifeste donc ici par trois sortes d’effets : il rende inconsciente les succès de
l’organisation génitale, oblige cette organisation elle-même à la régression au stade sadique-anal
antérieur et transforme le sadisme de ce stade en masochisme passif, en un certain sens de
nouveau narcissique » In :.Idem., (1919b) Un enfant est battu. In Œuvres Completes, vol. XV 19161920. Paris: PUF, 2000. p. 136.
103
fantasia não está completamente afastada da cena, apenas olhando as várias
crianças serem batidas, ela é, ela mesma, a multiplicidade de todas essas
crianças que apenas a representam.
Lacan, em seu Seminário V (1957-58/1999), no tópico dedicado As
fantasias para além do Princípio do Prazer, seguirá à risca o texto de Freud Batese numa criança. Mas, assim ele o fará no intuito de incluir uma dimensão à
leitura freudiana, a saber, ele desenvolverá uma dialética da simbolização
presente na segunda fase do desenvolvimento da fantasia – à guisa de
recordação, inconsciente e masoquista -, que irá girar em torno do falo.
Retomemos, a título de recordação, as três fases da fantasia perversa
do texto Bate-se numa criança (1919). A primeira fase, será ela consciente e
quem fantasia nunca é a mesma criança espancada, e sim, algum irmãozinho (a);
a fantasia é significada pelo desejo de amor incestuoso dirigido ao pai. Na
segunda fase, esse desejo sofrerá os efeitos do recalcamento e do sentimento de
culpa e, se tornará inconsciente e masoquista, pois será a própria criança que
fantasia que apanhará do pai. Na terceira fase, esta fantasia regride à primeira
fase, volta a ter a forma sádica, consciente, e a criança que fantasia apanhará por
intermédio da multiplicação de várias crianças que serão batidas; o pai sofrerá
também um deslocamento metonímico e será substituído por um representante,
um professor, por exemplo.
Em Lacan (1957-58/1999), a primeira fase da fantasia será anterior ao
Édipo, pois a triangulação representada irá girar em torno da criança, do pai
amado e de um irmãozinho (a): “Meu pai não o (a) ama, eis o sentido da fantasia
primitiva, e é isso que dá prazer ao sujeito – o outro não é amado, ou seja, não é
estabelecido na relação propriamente simbólica.” (Lacan,1999.p.246).
Já na
segunda fase, trata-se da tringulação edipiana propriamente dita, pois a menina
que fantasia é a mesma que apanha do pai e que entrará em contato com o
desejo da mãe, organizado em torno de um “significante-pivô”, a saber, o falo. Por
último, temos a terceira fase da fantasia, cuja forma é sádica, mas sua
significação masoquista, que irá determinar a posição na qual o sujeito estará
fixado. Veremos, como a posição masoquista difere da posição feminina, mas
104
como Clara, acaba por fazê-las equivalentes.
Cerruti & Rosa (2008), no artigo intitulado Em busca de novas
abordagens para a violência de gênero: a desconstrução da vítima, demonstram
coma a psicanálise pode contribuir para uma superação do binômio vítima/algoz,
no qual se centram o imaginário social sobre a questão da violência sofrida pela
mulher, e abordam também como o discurso jurídico é, ele também, devedor
dessa polarização, contribuindo assim, para a vitimização da mulher e seu
enfraquecimento diante do homem. Um dos conceitos centrais no qual focam
suas análises é o do masoquismo, que no discurso do senso-comum, está
imediatamente associado a posição feminina, sobretudo em sociedades
tradicionalmente machistas. Frase conhecida, Toda mulher gosta de apanhar! As
autoras irão demonstrar, com a virada de Freud nos textos da segunda tópica,
que funda o aparecimento da noção de pulsão de morte e supereu, que será o
próprio ego, ele mesmo masoquista, pois submetido à agressividade violenta do
supereu. Ao acrescentarem as considerações de Lacan a propósito do
masoquismo, concluem:
O masoquismo, ao ser considerado como algo constituinte e
estruturante, revela a existência de uma disponibilidade do
eu em se posicionar como uma representação de objeto de
gozo do Outro. O masoquismo perverso, pode-se dizer
então, denuncia, de maneira radical e com um realismo
apavorante, o engodo da completude, pois sua cena revela
um sujeito que se faz de objeto, submetido
incondicionalmente ao desejo do Outro. O masoquista
perverso anseia dar consistência a um Outro completo,
reduzindo-se à miserabilidade de um objeto destacado da
cadeia significante. (CERRUTI & ROSA, 2008, p. 375)
A partir daí, podemos perceber que associação mulher - posição
masoquista pode se prestar a uma série de confusões. As autoras apontam que o
masoquismo é originário, pois é, em si mesmo, o modo alienante da inscrição do
sujeito à linguagem. O que significa, por si só, afastá-lo de um modo de gozo
próprio a mulher. A posição feminina implica uma segunda alienação, como nos
diz Soler (2003), de um lado sujeito submetido às leis da linguagem, e de outro,
105
de um sujeito que consente diante do desejo do Outro, se colocando como objeto.
Aí está a grande distinção entre a posição masoquista e a feminina, quanto ao
modo de ser esse objeto.
Para
Soler, “(...) o masoquista se quer o objeto
rebaixado, ele cultiva a aparência do resto, ele se faz de dejeto. A mulher, ao
contrário, se veste do brilhante fálico para ser o objeto agalma”78 (SOLER, 2003,
p.75, trad nossa). Ou seja, a posição feminina faz semblant de ser esse objeto
agalma, cativo do desejo do Outro.
Entendemos o fantasma de Clara como um modo de colocar em cena
sua tentativa de aceder ao lugar do feminino. A fantasia seria, nas palavras de
Zizek, uma contrsução imaginária, que viria para preencher o vazio deixado pelo
desejo do Outro. O fantasma de Clara se apresenta sobre o deslizamento que faz
equivaler: “se oferecer a ser devorado, batido, ou possuído sexualmente”79 a um
Outro, e seu oposto, que seria da ordem de uma resistência e de sua afirmação
como sujeito desejante, não mortificado pelos imperativos do gozo do Outro que
tudo quer tomar.
Em sua tentativa de aceder a um gozo Outro, próprio da passagem
adolescente, Clara cai na cilada armada pelos laços do contemporâneo, onde
esse Outro social anômico não irá permitir que o sujeito se separe de suas garras,
podendo apenas consentir, neste caso, a uma existência como objeto aos
imperativos de um gozo sem limites e delimitações. Ela se oferece ao sacrifício,
pagando com a própria carne-objeto que serve para tamponar a falta desse Outro
que se quer não-castrado e não submetido à lei. Ao equivaler o ato de ser
violada e consentir com o ato sexual, ela torna equivalente a posição
masoquista e a posição feminina. Clara, em sua confusão desejante, vai de
encontro ao extremo do sacrificio, e acaba se reduzindo ao mais de gozar do
outro (plus de jouir de l’autre), ao invés de suportar a culpa implicada na
castração. Diremos que nesta cilada, consegue se livrar da culpa ao deslizar do
78
Do original consultado : “le masochiste se veut objet rabaissé, il cultive l’apparence du rebut, il
fait le déchet. La femme, au contraire, s’habille du brillant phallique pour être objet agalmatique. »
In : SOLER, C. (2003) Ce que Lacan disait des femmes. Étude de Psychanalyse. [Paris] : Éditions
du Champ Lacanien, 2003. p. 75.
79
Do original consultado : “s’offrir à être dévoré, battu, ou possédé sexuelement” In : Freud, S.
(1924) “Le problème économique du masochisme”. In: Névrose, psychose et perversion, PUF,
1973, p.289.
106
mais-gozar, do gozo parcial, ao gozo do Outro, lugar do plus de jouir. Trata-se do
que dizem Junqueira & Coelho Jr.,
Na medida em que a linguagem não pode dizer tudo, há
sempre um resto que fica fora do processo de significação,
esse é o mais-gozar. A ética da psicanálise tem assim
relação com uma saída do sujeito do campo mortífero do
Outro em direção ao campo mais-gozar, onde o gozo é
referenciado à castração, e o desejo, interditado pela lei é
gozado pelas bordas. Para Lacan (1959-60), o que ele
introduz de novo no campo da ética é a atenção a barreira
que existe em relação à das Ding, a inacessibilidade do
objeto de desejo como objeto de gozo; deixando claro que
não está falando de uma ética que prega a realização do
desejo a qualquer custo, e sim, de uma ética que não existe
senão articulada com a lei. Desse modo, a psicanálise
lacaniana propõe uma renúncia ao gozo do Outro, que
resultaria na destruição do sujeito na medida em que o
encontro com o objeto de desejo implica na anulação da
falha estrutural e na abolição do universo da demanda, e
abre ao sujeito a possibilidade de encontrar no universo da
fala, por meio do mais-gozar, a proximidade suficiente com o
objeto do desejo. (JUNQUEIRA, C.& COELHO Jr, N.E.,
2005, p.115)
A angústia de dissolução face ao Outro sexual, aparece também no
grupo e faz com que Clara se empenhe tanto em manter o laço identificatório que
as une enquanto meninas. O encontro com o Outro sexual implica que o sujeito
se responsabilize pelo seu desejo, e é contra isso que o laço identificatório se
erige como escudo. Isso, pudemos perceber, face às tentativas de abertura do
grupo de conversação também a participação dos meninos. A cada vez que era
colocada a questão do por que o grupo deveria ser restrito as meninas, um furor
se instalava na Oca. Elas nos diziem, uma vez eles aqui dentro, não sobrará nada
de nossas vidas. Eles contarão toda a nossa vida para o resto da escola.
Se colocar diante do outro, do estranho, para essas meninas estava
intimamente relacionado ao lugar do risco. Risco físico? Risco de ser tomada pelo
107
outro como objeto? E, ao mesmo tempo que recusavam a entrada dos meninos
no grupo, não havia uma semana que não deixassem de passar ao menos os dez
primeiros minutos do grupo de conversação, do lado de fora da Oca, na quadra,
onde os meninos jogavam bola no mesmo horário. Veremos, a seguir, como o
grupo dos meninos pode produzir enlaçamento, ao terem sofrido os efeitos da
segregação do posicionamento identificatório das meninas.
2.6. Os casos clínicos. Os temerários: o laço social via lugar
do resto.
Como dissemos, nos propusemos o desafio de realizar os grupos de
conversação num espaço insólito da instituição escolar. Devo dizer que a Oca foi
uma feliz escolha. Numa escola pode não ser uma tarefa simples encontrar um
lugar que guarde certa exterioridade em relação à instituição. Certamente que
realizar um grupo de conversação numa sala de aula convencional é possível,
mas toda tentativa de ruptura mínima com o aprisionamento à lógica escolar é
bem-vinda e contribui para uma circulação mais livre da palavra. A vinheta clínica
que será trabalhada, trará os elementos de análise que nos mostram como a
escolha desse espaço, entre o pertencimento e a exterioridade da escola, não
será sem efeitos para a produção do grupo.
Esse grupo de conversa se constituiu em torno da exclusão. Após
algumas semanas iniciado o grupo de conversação com as meninas, este que
mencionamos no caso clínico acima construído, Roberto nos procura e nos
pergunta se poderia participar do grupo. Roberto havia feito parte desse grupo no
ano anterior. Como ele havia participado de alguns encontros desse grupo
anteriormente, ele agora não via problemas em novamente fazer parte dele.
Respondemos que ele fosse ao próximo encontro e lá expusesse ao grupo seu
desejo de voltar a fazer parte desse espaço de conversa, e que, uma vez decidido
pelo grupo que sim, ele poderia voltar a integrá-lo.
108
Primeira Conversa: A palavra singular e uma viagem em terra
estrangeira
Roberto havia sido reprovado no ano anterior e chega ao grupo de
meninas dizendo que queria um lugar onde ele pudesse conversar e não apenas
falar besteiras, o que ele dizia que sempre acontecia, já que os meninos de sua
classe eram todos mais novos do que ele. Ele dizia que precisava de um lugar
para falar, e que ali, pensava ter um lugar para conversar. Perguntamos sobre a
repetência e como estava sendo pra ele não ter podido acompanhar os amigos
que foram embora da escola. Ele nos conta que não sabia o por que de ter sido
reprovado, mas que certamente era culpa da diretora que o perseguia.
Perguntamos se ele tinha conseguido cumprir as tarefas necessárias a sua
aprovação e, conseqüente saída da escola, ao que ele responde que sim, e por
isso não entende o porque de ter sido reprovado. Neste momento o grupo o
interpela e pergunta se ele tinha feito mesmo todos os trabalhos. Ao que ele
responde sim, mas diz que não com sua própria letra. Ele diz que tomou de
empréstimo a letra de outra pessoa. No caso, a letra de seu pai, que foi quem fez
suas tarefas escolares.
Sobre a responsabilidade e o adolescente, Lacadée (2003) nos lembra
que na obra de Lacan, a criança é efeito de um duplo assentimento, a saber, à
sua própria demanda, já que incapaz de satisfazer as necessidades fundamentais
para garantir sua vida sem contar com a ajuda de um Outro, mas também a uma
outra demanda, de amor por esse Outro. Esse duplo assentimento é, segundo o
psicanalista, a forma encontrada pela criança de organizar seu desejo em função
do enigma do desejo do Outro. Em suas palavras,
Daí se articula, do fato da resposta do Outro, a dimensão de
apelo, vetor de apoio e suporte de sua demanda ao Outro.
Este Outro vira seu primeiro ‘respondente’, de onde a
109
importância de sua presença incarnada que lhe permite
manter a distância, pacificando sua grande proximidade do
real, no qual ele é pego direto, mais do que qualquer outro
sujeito, pelo fato de sua prematuridade.”80 (LACADÉE, 2003,
p. 168, trad. nossa).
Trata-se, da entrada do sujeito no campo simbólico da linguagem, S1
→ S2, onde S1 faz um apelo a S2, que irá lhe garantir uma resposta, um saber,
que pacifique sua existência num campo de sentido. Assim,
O Outro tem aqui uma responsabilidade ética, fonte de todos
os conflitos morais segundo Freud, a responsabilidade de se
fazer o destinatário daquilo que o sujeito lhe endereça. O
‘pequeno homem’, aonde tudo para ele é tensão, semsentido, sofrimento, com vários ataques do real, recebe ou
não do Outro uma resposta: resposta da qual ele portará sua
marca,
pronto
a
se
fazer,
mais
tarde,
um
destino.81(LACADÉE, 2003, p. 168, trad. nossa)
Mas caberá ao sujeito consentir ou não em carregar esta marca do
Outro que o humaniza, e é neste ponto que pode ser pensado como um sujeito
responsável; responsável pela perda de gozo necessária à sua entrada na
civilização. Trata-se de consentir à alienação imposta pelo significante, o que
veremos de forma cuidadosa no próximo capítulo. De toda forma, “Esta alienação
serve ao sujeito para re-colocar sua demanda, subjetivar seu ser, testemunhar
sua existência, responder no campo do significante, mas sobretudo, para
aparelhar seu gozo, ao mesmo tempo permitindo identificar o que lhe acontece do
80
Do original consultado : “De là s’articule, du fait de la réponse de l’Autre, la dimension de l’appel,
vecteur et soutien de sa demande à l’Autre. Cet Autre devient son premier répondant, d’où
l’importance de sa présence incarnée qui lui permet de maintenir à distance, en la pacifiant, sa trop
grande proximité avec le réel, avec lequel il est en prise directe, plus que tout autre sujet, du fait de
sa prématurité. »LACADÉE, P. (2003) Le malentendue de l’enfant. Des enseignements
psychanalytiques de la clinique avec les enfants. Psyché, Éditions Payot Lausanne. p. 168.
81
Do original consultado : L’Autre a là une responsabilité éthique, source de tous les conflits
moraux selon Freud, la responsabilité de se faire le destinataire de ce que le sujet lui adresse. Le
« petit homme », là où il n’y a pour lui que tension, hors-sens, voire suffrance, comme autant des
grimaces du réel, reçoit ou non de l’Autre une réponse ; réponse dont il portera la marque, quitte à
s’en faire, plus tard, un déstin. Ibidem., 168.
110
real e de articular seu desejo»82 (LACADÉE, 2003, p. 169, trad. nossa). Ou seja,
ser capaz de responder mesmo por aquilo que lhe escapa, mas que se
presentifica como repetição, a saber, seu gozo.
Roberto, ao escrever com mão de seu pai, se encontra apartado do
que lhe acontece em sua existência; é um sujeito não-responsável por aquilo que
lhe causa. Lhe pergunto sobre sua responsabilidade, e não sua culpa, por sua
reprovação, o que o distanciou dos amigos com os quais podia conversar.
Lacadée (2003) nos diz que o analista não é aquele que irá buscar comprovar no
dizer do sujeito o que seria da ordem da verdade, ao contrário, ele será aquele irá
apreender a posição subjetiva que o sujeito adota, em função de sua forma de
dizer que sim ou que não ao que lhe acontece, pois é pelo dizer que o sujeito é
responsável. Ao dizer de seu ato, ele se reconhece como ator de sua reprovação,
e nos diz que de fato, ‘viajou’. Perguntamos que tipo de ‘viagem’ foi essa. Ele
começa a nos contar uma história de uma viagem com sua mãe pelo Afeganistão,
no centro de uma zona de guerra, onde, segundo ele, seria o único lugar pra onde
os pobres tem direito a viajar nas férias.
A construção dessa ficção se assemelhava a uma narrativa fantástica,
construída numa métrica precisa, até mesmo musical, que nos embalou por
alguns minutos. Roberto aparece como sujeito da história que estava sendo
narrada; mas, o narrador, este, desaparecia ao fazer de seu poema de exílio uma
saída de segurança para o desaparecimento do sujeito. O sujeito que viajou para
o Afeganistão era um sujeito exilado por sua própria história. O que aconteceu
com Roberto, que quando questionado sobre sua responsabilidade sobre os
rumos de sua vida, ‘viaja’, ou melhor, busca exílio em sua história de guerra e de
tiros? Roberto, era aquele que ocupava no imaginário escolar e no imaginário
social, um lugar de resto, do refugo. A saída para falar de seu desejo será pela via
da construção de uma ficção socialmente desqualificada, que terá na violência
urbana contemporânea, sua linha de narração.
As histórias de violência não
aparecem como relatos da realidade diária, mas sim, nas construções ficcionais
82
O original consultado : “Cette aliénation sert au sujet à placer sa demande, à subjectiver son
être, à témoigner de son existence, à répondre dans le champ du signifiant, mais surtout à
appareiller sa jouissance tout en lui permettant d’identifier ce qui lui arrive de réel et d’articuler son
désir. Ibidem., 169.
111
onde o sujeito se conta. Veremos como a realidade da violência urbana com a
qual estão habituados esses jovens, e tantos outros, adquire a forma de ficção
generalizante que emerge como enunciação a cada momento em que o
adolescente se sente confrontado com algum impossível a dizer. Ou seja, a
violência como ficção que se impõe no espaço do vazio do dizer sobre o desejo.
Não é a primeira vez que nos deparamos com o uso de fatos de
violência urbana sendo usados como o próprio véu encobridor da subjetivação. A
violência como véu encobridor, como objeto escolhido nos dias de hoje, para
tamponar aquilo que não tem resposta. Como nos diz Lacadée (2007), não é
sempre que o sujeito pode suportar ser confrontado com a questão que o
interroga sobre seu desejo. Diante da angústia colocada pela questão, o sujeito
não sabe mais aonde se segurar, et voilà que aparece um dos significantesmestre de nosso tempo, a violência urbana, com o qual todos nos identificamos;
afinal, não temos todos uma história de violência a contar? Um outro tempo
também de resposta do sujeito, quando enlaçado no social identificado ao lugar
de resto, é o emudecimento.
Após Roberto contar sua história, o restante do grupo, apenas
meninas, decide por lhe acolher. No entanto, no encontro seguinte, Roberto
chega acompanhado de um amigo. E, depois, leva mais um outro amigo, o que
será o motivo de sua expulsão do grupo, pois as meninas do grupo acabam se reposicionaram diante do que chamaram, uma invasão de meninos que não tinham
nada a dizer, mas que queriam apenas espionar suas histórias. Roberto que
antes contara com a acolhida das meninas, já que ali, narrou sua história, se
cerca, nos encontros seguintes, de dois amigos, diante do qual ele só pôde
emudecer.
Rosa (2010) irá traçar um paralelo entre o desamparo discursivo
adolescente e àquele próprio ao imigrante. Segundo ela, ambos viveriam o
mesmo dilema, estariam “(...) entre a ânsia identitária – uma identidade social
pela qual possa ser reconhecido e que o estabilize no laço com o outro – e a
ânsia desejante – que lhe abre novas experiências e possibilidades até então
adiadas por promessas de realização posterior.” (ROSA, 2010, p. 5). Num
112
contexto de fragilização social, caracterizado por enormes zonas anômicas, e
seus bolsões de exceção, o sujeito adolescente pode encontrar dificuldades em
arrimar sua existência a um Outro que se faça fiador de seu desejo. Assim, como
nos diz Rosa (2010), o adolescente se expõe ao risco de confrontação com o
traumático e de emudecimento diante deste, já que esse Outro não lhe garante
mais uma experiência de sentido e pertencimento que lhe facilite sair da solidão e
de responder como sujeito.
A conversação: a sexualidade, a exclusão e as pedras
Vejamos como tudo se passou. Encerramos o primeiro dia de conversa
pedindo a Roberto que retornasse na semana seguinte para continuarmos a
trabalhar a entrada dele no grupo. Ele retorna na semana seguinte, mas dessa
vez ele vem acompanhado de mais um menino, que iremos chamar A.,. Roberto,
que antes havia se arriscado numa viagem em terra estrangeira, desta vez, se
cala e se mistura a excitação trazida pela entrada desse outro menino. Ele então
se emudece diante dos gritos de indignação das meninas, que diziam que neles
não poderiam confiar. Algo altera o estatuto de Roberto diante do grupo: ele que
tinha despertado o interesse das meninas no primeiro encontro; ele que, com sua
narrativa fantástica, tinha lhes contado sua história e que tinha ganhado sua
confiança, agora, ao vir acompanhado, se transforma em alvo diante do furor do
recrudescimento identitário desse grupo de meninas que se fecha em torno do
significante, não-confiáveis.
Esse significante é evocado inicialmente a partir do momento que A., o
menino que acompanha nosso inventor de histórias, vacila ao nos dizer seu nome
próprio. Ele oscila entre três nomes distintos e essa sua impossibilidade de se
auto nomear, numa situação onde todos o conheciam e sabiam seu nome,
causou no grupo uma inquietação, um estranhamento. Seu jogo de auto-
113
nomeação estilhaça um dos princípios que mantinha o grupo unido, regra
inquebrantável segundo o prejuízo do esfacelamento do próprio grupo, e que
neste caso podia ser expressa dessa forma, tudo aqui dito, aqui deve ficar. O
resto da escola não pode ficar sabendo do que falamos. Logo, segundo a fala do
grupo, alguém que não consegue se apresentar, que esconde seu verdadeiro
nome quando todos o conhecem, não pode ser digno de confiança. A., ao se
perder no meio de todos-os-nomes, parece querer criar uma nova história para si
mesmo; uma ficção de si que lhe desse um lugar digno aos olhos das meninas.
Assim, rejeita a suposta verdade de si, que lhe marca e identifica, para se lançar
no insólito, que não lhe fixa a nenhum nome, a uma herança simbólica recebida.
A situação dura algumas semanas, mas o grupo não se mostra capaz
de sustentar a presença emudecida, mesmo que muito barulhenta, desses
meninos. Proponho-me então, a acolher os meninos em um outro grupo, um
grupo que porta como marca de nascença a aderência ao significante nãoconfiáveis, e que, portanto, só podem estar de fora, ocupando o lugar daqueles
que restam, que sobram.
Após duas primeiras conversas atribuladas com esse grupo - que neste
momento era formado por três meninos -, eu precisei me ausentar um encontro. A
conversação não aconteceu neste dia, mas algo se passou com a minha
ausência: cinco novos meninos foram incluídos no grupo, todos eles um pouco
mais novos que aqueles iniciais. Uma regra da formação do grupo era que o
grupo fosse formado por alunos da mesma série escolar, dentro desta regra, a
participação em nossos encontros era facultativa, mas uma vez incluídos eles
deveriam permanecer para não causar muitas dificuldades para a organização de
sua rotina de atividades escolar. A diferença de idade era devida a repetência
escolar dos meninos mais velhos. Nossos encontros se seguiram, a partir de
então, com 8 meninos.
Esta formação não foi sem consequências para o
andamento do grupo.
Nossos encontros semanais aconteciam no mesmo espaço da Oca, no
jardim da escola. Os atrasos eram constantes, pois não era raro que eles
fizessem uma pausa no ginásio de esportes para uma partida de futebol.
114
Inicialmente, ia buscá-los na quadra de esportes para lembrá-los do grupo.
Depois de umas duas semanas eles começaram a vir sozinhos, mas ao entrar na
Oca, passavam parte de seu tempo a ‘catar’ algumas pedras e paus que ficavam
no chão do jardim. Essas pedras e paus, eles os arremessavam contra o muro e
contra as paredes da escola. Essas pedras faziam parte da Oca. Normalmente,
eles ocupavam parte de nosso tempo arremessando as pedras, enquanto eu,
passava parte de nosso tempo esperando e pedindo para que deixassem as
pedras do lado de fora para iniciarmos nossa conversa. Meus esforços se
mostravam inúteis: minha interdição e minha espera. Uma vez do lado de dentro,
iniciado o grupo, as pedras continuavam a interromper as falas e se espatifavam
nas paredes da Oca. Um menino diz que gostaria de falar sobre sexo. Um início
de silêncio e parece que o tema interessa a todos. Pergunto o que no tema ‘sexo’,
os interessa. Eles se interessam pelo que não sabem do sexo, suas dúvidas.
O sexual: entre a comunicação e a conversação
Eles me pedem que lhes explique o que é a menstruação das
mulheres. Todos se calam para ouvir a explicação, mas seu interesse não dura
muito tempo e um falatório ensurdecedor recomeça. Insistindo em responder ao
sexual pelo discurso científico, opto pela estratégia da comunicação e como
resposta recebo deles um blá, blá, blá, um eco de palavras surdas. Instala-se um
caos entremeado por uma contação de casos que giravam em torno
das
aventuras sexuais de seus amigos com as meninas. O sexual só pode ser
abordado ou, pela explicação científica e sua diferenciação biológica entre os
sexos, ou pelo tout-parler evidenciado pelos discursos modernos sobre a
sexualidade (Foucault, 1984). Nos dois casos, encobre-se o real da diferença
sexual que só pode ser alcançado, na linguagem, em suas bordas. A isto é que
são confrontados os adolescentes em sua dimensão mais radical. Faço mais uma
tentativa, não mais pela via da comunicação, mas sigo pela mão contrária, o
caminho da conversação. Pergunto aos meninos se eles já tiveram uma
115
namorada. Um dos meninos, o mesmo que iniciou o grupo com sua dúvida, nos
diz que nunca havia namorado, pois não entende o que querem as meninas. O
que o confunde, nos diz ele, é como elas num instante se aproximam, são
atenciosas e doces, mas logo no momento seguinte, passam por eles e os
desdenham, se mostrando malvadas e desinteressadas. Essa fala que traz a
marca do desencontro com o Outro sexo, permite a A. trazer de volta seu malestar com o lugar dado a eles pelas meninas, àqueles não-confiáveis.
Através do furo deixado pela inserção do sexual no grupo, do
malentendue aberto e não satisfeito pela tentativa de comunicação de minha
resposta, nossa estratégia foi a de levar em conta o excesso de gozo,
caminhando pelas bordas da equivocação - já que como apontei, o gozo não se
satisfaz pela linguagem. Nesse sentido, ao incluir o sexual na história dos
meninos através da pergunta: vocês têm namorada?, vemos emergir seu ponto
sintomático, singular a cada um, o que acabou por descompletar sua identificação
de grupo: um nos diz de sua angústia, pois não sabe o que elas – as meninas querem; o outro não se contenta com o rótulo não-confiável dado por elas. Na
conversação é essa a função do clínico, ele é responsável pelo enlaçamento do
grupo, ao mesmo tempo em que deve marcar certa separação entre eles,
funcionando não como líder, mas como êxtimo, sustentando para o grupo, o ponto
do estranhamento que fará furo nos significantes-mestre que identificam o sujeito,
descompletando suas verdades. Pour Lacadée,
A esperança - da conversação – reside sempre no elemento
de novidade que cada criança traz consigo. Parte da
esperança e da ilusão que deve fazer compartilhar, sabendo
acolher e lhe dando seu devido lugar. Saber acolher, é
atribuir um lugar, de onde ele terá a possibilidade de entrar
num discurso, em uma tomada de enunciação. Dar-lhe a
palavra a partir do que se é, a partir de sua singularidade, e
da parte de novidade que traz em si. A prática da
conversação dá a chance ao discurso de cada um.83
83
Do original sonsultado : L’espoir – de la conversation – réside toujours dans l’élément de
nouveauté que chaque enfant apporte avec lui. Part d’espoir et d’illusion qu’il lui faut faire partager
en sachant accueillir et lui donner sa place. Savoir l’accueillir, c’est lui donner une place d’où il
aura la possibilité d’entrer dans une discours, dans une prise d’énonciation. C’est lui donner la
parole à partir de ce qu’il est, à partir de sa singularité, et de la part de nouveauté qu’il porte en lui.
116
(LACADÉE, 2008, p. 20, trad. nossa)
As pedras e a violência da identificação
As pedras não cessaram. Mas dessa vez ao invés de esperar que eles
desistissem de lançá-las ou de pedir que as deixassem de lado, eu autorizo a
entrada das pedras no grupo; que levassem as pedras para a conversação. Ao
que eles me dizem, nós entraremos com as pedras, mas prometemos não tacálas! Eu digo, ok, então nós temos um trato. O grupo transcorre tranquilamente
com assuntos cotidianos, futebol, o trabalho de alguns no clube de tênis, o que
eles gostariam de ser quando crescerem. Até que eu percebo que as pedras não
cessaram; elas vinham de fora, elas estavam sendo lançadas por alguém de fora
da Oca. O menino que me faz a promessa de não lançar as pedras, me alerta; ele
me diz, e agora, o que fazemos? (já que dessa vez eles não poderiam responder
com suas pedras, pois tínhamos um trato). Estamos tentando conversar, mas eles
não nos deixam em paz!
As pedras que pegavam pelo caminho, antes de entrarem na Oca,
tinham sua função: eram a forma que encontraram de se defenderem do efeito
devastador produzido pelo olhar do Outro, que entravam pelos furinhos da Oca.
Esse grupo tinha se constituído a partir da exclusão, como um grupo que não
poderia fazer parte de um outro. Grupo dos não-confiáveis. No entanto, mais do
que não-incluídos no grupo das meninas, esses meninos já estavam
anteriormente aderidos, colados, ao lugar de resto na instituição escolar, que os
diziam os piores. As pedras que chegavam de fora eram para que não
esquecessem do lugar que ocupavam, lugar de resto. As pedras eram lançadas
pelos mais novos da escola que tinham aquele horário como seu horário de
recreio, e que usavam esse tempo lançando seus olhinhos pelas frestas e pelos
La practique de la conversation donne chance de discours à chacun.” In: LACADÉE, P. (2008) “
De la norme de la conservation au détail de la conversation”. In: Comment se faire entendre à
l´´ecole?. CRDP, Aquitaine. p.20.
117
buracos criados da parede da Oca. A cada pedaço de barro tirado da parede,
uma pedra, um furo que permitia a entrada do olhar do Outro. Os meninos
resistiam, com pedras, a serem “(...) adivinhados pelo olhar, ao serem
repentinamente transparentes : mais nada dele(s) pode restar escondido do
Outro. (DIDIER-WEIL, 1995, p. 71 trad. nossa).84 As meninas lançaram como
uma pedra o significante não-confiável e esse ato retornava, a cada semana, nas
mãos dos pequenos que os cercavam de fora. Ao ocuparem o espaço da Oca,
transformado em lugar de palavra, esses meninos tentavam sair do lugar que se
havia instituído para eles, de resto-mudo; mas, ao tentarem sair dessa posição,
foram alvo de mais hostilidade.
Temos então um grupo constituído a partir da violência identificatória
que os expulsou. Freud (1913), em Totem e Tabu, vai mostrar através do mito da
horda primitiva, que para a manutenção do coletivo é fundamental que algo
encubra a inconsistência da identificação vertical ao Um - um chefe, um pai –
mas, também, a identificação horizontal aos pares. Nosso primeiro grupo,
formado apenas por meninas, havia elegido seu Um que as mantinha unidas.
Diante do risco de diluição que pode representar a abertura de um grupo já
constituído, em nosso caso, em torno do eixo meninas-da mesma série, lançou-se
mão de um princípio, o Um, que regulava o grupo e que deixava de fora todos
aqueles nomeados como não-confiáveis.
Para esses meninos não foi possível o pertencimento, e quando
desistiram de responder com paus e pedras, não conseguiram conversar e só
puderam calar diante da invasão dos olhares que vinham de fora e os faziam
lembrar que não há fala possível quando se ocupa um lugar de resto. Podemos
nos perguntar, se estamos diante do que Agamben (2008), em “Ce qui reste
d’Auschwitz”, irá nomear como uma forma de subjetivar na mais completa
dessubjetivação. (AGAMBEN, 2008). Neste livro, o autor coloca em cena a figura
do musulman, um modo de subjetivar na mais absoluta dessubjetivação dos
campos de extermínio nazista. Do musulman, aquele que diante da corporificação
84
Do original citado : “(...) deviné par le regard, d’être soudain absolument transparent: plus rien de
lui, en effet, ne peut être caché à l’Autre » In : DIDIER-WEIL, A. (1995) Les trois temps de la loi.
[Paris] : Ed. Seuil, 1995. p.71
118
do impossível, nada podia fazer, senão calar. Os musulmans causavam
estranheza naqueles que conseguiam colocar em palavras o que viviam.
Será que podemos fazer um esforço de aproximação entre os modos
de subjetivar dos musulmans e daqueles que representam o refugo vivo de nosso
tempo (Catroli, 2003). Estes, não habitam os campos de concentração ou de
extermínio do nazismo, mas se movimentam e vivem de acordo com os
interesses do capital, nos espaços pauperizados das periferias e das favelas das
grandes cidades. Estão mais próximos de serem os estranhos, aqueles que a
partir das considerações de Freud (1919a/1969), carregam a possibilidade de
trazer à tona o que deveria permanecer oculto. Estes que deverão, sempre, estar
circunscritos num espaço de visibilidade/invisibilidade, para que não denunciem –
com sua presença, já que lhes é negado a possibilidade de narrativa - o furo, a
lacuna, que reside em todo ato de governar e de regular as civilizações. Veremos,
mais adiante nesta tese como poderemos responder a essa pergunta.
Última Conversação: a retomada do fio da conversa
Nosso último encontro foi também o último dia do meu trabalho com os
grupos na escola. Como havíamos combinado apresentei aos meninos uma
psicóloga que poderia retomar os grupos, já que eles insistiam em manter o
espaço da conversação. Como era de costume, muitas falas entrecortadas, muito
barulho e a falta de sentido vinda das palavras que não significavam. A psicóloga
se despede e se coloca a disposição para a conversa após o recesso das férias.
O grande grupo de meninos mais novos que povoava o grupo e desestabilizava a
fala dos mais velhos que inicialmente pediram o grupo de conversa, vai embora.
Eles partem dizendo que já que é para terminar eles querem ir embora mais cedo
e seguem para o campo de futebol. Ficamos na Oca, eu e os dois meninos que
tentaram fazer parte do grupo com as meninas. Conversamos.
Depois da exclusão das meninas, depois de terem sido engolidos pelos
119
meninos mais novos que estavam dentro do grupo e que a cada tentativa de
conversa traçavam um desvio que fazia com que o sentido se perdesse
novamente, e depois das pedras e dos olhinhos que se esgueiravam lá para
dentro por entre as frestas da Oca, apenas depois que todos partiram é que foi
possível para esses três meninos sustentarem sua fala. Eles me dizem, ainda
temos 5min., o que vamos fazer? Ao que eu respondo, nós vamos limpar a Oca e
catar essas pedras. Terminamos limpando o espaço, saímos conversando, e eu
por azar esqueço a porta da Oca aberta. Um dos meninos, que a cada encontro
insistia em tentar esconder o cadeado da porta, me avisa, eu lhe dou a chave
para que feche a Oca. Ele volta e me diz, é uma pena que essa porta não fique
sempre aberta. O caminho da palavra se abriu apenas quando tudo o que
excedia, e que levava a uma experiência de puro gozo, pode abandonar o grupo.
No próximo capítulo desta tese, iremos construir as bases da teoria do
laço social em psicanálise, o que nos irá permitir interrogar sobre os
posicionamentos do sujeito, no contemporâneo, face a seu gozo, aos outros e ao
Outro da cultura. Assim, poderemos situar teoricamente toda a discussão sobre o
sujeito adolescente e seus modos de se increver no laço social nos tempos de um
Outro social anômico; o que irá trazer alguns outros elementos para fecharmos as
análises dos casos clínicos aqui apresentados.
120
CAPÍTULO III – O eu e o outro: o problema do laço
social em psicanálise
3.1. Freud: Laço Social via sentimento de culpa
3.1.1. O Narcisismo: da semelhança radical a um outro parcial e
descontínuo
3.1.2. O surmoi: o nascimento do sentimento de culpa e o laço
social
3.2. Lacan: Laço Social via obediência
3.2.1. Da intersubjetividade ao laço social
3.2.2. O discurso do Mestre: “travailler plus pour gagner plus”
3.2.3. A Histérica, o Universitário e o Analista
O objetivo deste capítulo será delimitar as linhas de uma teoria do laço
social nas obras de Freud e Lacan. Afirmaremos que a manutenção dos homens
no laço social, na obra freudiana, só será possível graças a ação do sentimento
de culpa. Já em Lacan, o sujeito é preso nas garras da linguagem, na qual se
aliena e se transforma em um ser-da-civilização. Lacan poderá formalizar uma
teoria do laço social graças ao conceito de alienação, que o levará a sua
montagem discursiva de quatro patas. A teoria dos discursos colocará em cena
quatro pontos, posições que podem ocupar o sujeito em relação aos outros, ao
Outro e ao seu gozo. O sujeito entra no laço social pelo discurso do Mestre, que é
também o discurso próprio ao inconsciente.
Essa digressão teórica nos será necessária, pois afirmaremos que na
contemporaneidade, haveria algo da ordem de um curto-circuito nos laços sociais,
engendrado pela prevalência do discurso do Capitalista que poria fim ao laço
fundado na culpa, nos levando em direção as disfunções do imperativo do gozo.
Diante desta transição, o que resta ao sujeito adolescente confrontado ao sem
121
sentido de um Outro anômico? Esta será a pergunta que nos levará ao último
capítulo desta tese.
3.1. Freud: Laço Social via sentimento de culpa
Situar na obra de Freud essa discussão talvez seja, das tarefas, a mais
árdua, dado o nível de enredamento de sua trama conceitual. Para desenvolvê-la,
no entanto, sustentaremos nossa leitura no ultrapassamento da concepção
metapsicológica da primeira tópica, onde a teoria da representação psíquica seria
a base para a construção da personalidade. Privilegiaremos, em nosso trabalho, o
momento de reviravolta teórica na obra de Freud, assim chamada por
comentadores como Mezan (1986), o tournament dos anos 20, onde se delineia
um segundo modelo tópico tridimensional organizado pelos processos de
identificação e introjeção. A partir do narcisismo, eixo central para a articulação
dos dois conceitos acima mencionados, o ego figurará como protagonista na
teoria freudiana e, sua estruturação contará com a participação de um outro em
seu desenvolvimento.
Essas idéias já haviam sido antes anunciadas, Freud já as esboçava
em 1905 em Trois Essais sur la théorie de la sexualité, em 1910 em seu texto
sobre Leonardo. Mas será em Sobre o Narcisismo (1914), As Pulsões e suas
Vicissitudes (1915), Luto e Melancolia (1915) Psychologie des foules et analyse
du moi (1921), para, finalmente em O mal-estar na Civilização (1929), ganhar a
consistência teórica de que precisamos.
Freud em sua teorização sobre o auroerotismo (1905), estágio em que
a catexia libidinal estaria voltada para a satisfação das pulsões do ego, apontará
para um segundo estágio, onde esta carga libidinal será re-transmitida aos
objetos. Assim, se daria a consolidação do ego, num progressivo deslocamento
da libido autoerótica infantil em direção aos objetos que poderiam resgatar esse
ideal de satisfação inicial, onde as pulsões de ego e as pulsões sexuais, uma vez,
122
coincidiram. Será como estágio intermediário entre o investimento autoerótico
infantil e a escolha de objeto, própria da fase adulta, que Freud irá situar o
conceito de narcisismo.
3.1.1. O Narcisismo: da semelhança radical a um outro parcial e
descontínuo
A teoria freudiana da sexualidade infantil, elaborada em “Três ensaios
sobre a teoria da sexualidade”, texto de 1905, aponta para uma linha de
desenvolvimento sexual em três etapas: autoerótica, narcísica e objetal. Estas
dariam conta de uma sexualidade iniciada numa indistinção do corpo-próprio e
numa fragmentação dos objetos de satisfação, tomados como zonas erógenas
autoeróticas, característica desta fase. Posteriormente, estaria ancorada numa
fase narcísica, imaginária, onde o sujeito renuncia ao investimento libidinal
dirigido aos objetos de satisfaçao e se contenta com seus substitutos imaginários
encenados na fantasia. Para finalmente se propor a um escolha de objeto paltada
em objetos externos reais, mediados pela diferenciação simbólica entre eu e
outro, operada pela castração. Vemos então, se operar na teoria freudiana, a
partir do desenvolvimento da sexualidade, a assunção do ego como base central
para uma teoria da subjetividade que contaria com um outro em sua constituição.
Assim, inicialmente, toda manifestação sexual será autoerótica, ou
seja, a satisfação estará apoiada sobre o corpo-próprio e não contará com a
presença de um outro para sua realização. Aqui, poderíamos nos servir do tão
usual exemplo do bebê que suga o seio da mãe e não se apercebe que há uma
diferenciação entre sua boca e o seio. De acordo com Athanassiou-Popesco
(2003), no autoerotismo, “O objeto é reduzido a simples sensação que ele
produz ; também essa sensação pode ser reproduzida por ela mesma, na medida
em que o laço com sua origem é apagado, o que conta é o resultado erítico obtido
de qualquer forma.”» (ATHANASSIOU-POPESCO, 2003, p. 29, trad. nossa)85.
85
Do original consultado : “L’objet est réduit à la simple sensation qu’il produit; aussi cette
123
Mas, a fusão entre a mãe e o lactente estará com seus dias contados a
partir do instante em que o bebê se apercebe que o seio não é parte integrante de
seu corpo, já que muitas vezes se mostra indisponível para garantir sua
satisfação. Uma separação começa a se produzir entre necessidade de alimento
e satisfação sexual, e o bebê descobre que pode obter o mesmo prazer ao eleger
uma parte de seu próprio corpo como zona erógena substituta de uma primeira,
representada pelo seio da mãe. Assim, o bebê se distingue em relação ao mundo
exterior e se livra de sua dependência quanto a satisfação sexual e também do
desapontamento que um dia, dele obteve. Este estágio do desenvolvimento da
sexualidade foi claramente explicitado por Freud.
Além do mais, é claro que a ação da criança que suga é
determinada pela procura de um prazer – prazer já
experimentado e, agora rememorado. É pela sucção rítmica
de um lugar da pele ou da mucosa que ele encontra
satisfação, no caso mais simples. É também fácil de
adivinhar que em alguns momentos, a criança teve suas
primeiras experiências deste prazer que ele agora aspira a
renovar. A primeira atividade da criança, e a mais importante
para a vida, a sucção do seio materno (ou de seus
sucessores), apenas pode lhe familiarizar com este prazer.
(FREUD, 1905/2006, p. 117 trad. nossa)86
É aqui que começa a se diferenciar o autoerotismo da fase
intermediária narcísica : o lactente que, após perceber sua dissociação do objetosensation peut-elle être reproduite par soi-même, tant le lien avec son origine est effacé, et tant
compte seul le résultat érotique obtenu de quelque manière que ce soit. ATHANASSIOUPOPESCO, C. (2003) Le narcissisme : de soi à l’autre. Suisse, [Paris] : Delachaux et Niestlé,
2003.
86
Do original consultado: De plus, il est clair que l’action de l’enfant qui suçote est déterminée par
la recherche d’un plaisir – plaisir déjà vécu et maintenant remémoré. C’est par la succion
rythmique d’un lieu de la peau ou de la muqueuse qu’il trouve alors la satisfaction dans le cas le
plus simple. Il est aussi facile de deviner en quelles occasions l’enfant a fait les premières
expériences de ce plaisir qu’il aspire maintenant à renouveler. La première activité de l’enfant, et la
plus importante pour la vie, la succion du sein maternel (ou de ses succédanés), ne peut que
l’avoir déjà familiarisé avec ce plaisir. In : FREUD, S. (1915) Trois Essais sur la théorie sexuelle.
In : Œuvres Complètes : psychanalyse. Volume VI. 1901-1905. [Paris] : Presses Universitaire de
France, 2006, p.117.
124
seio que outrora lhe garantiu a satisfação - mantendo em harmonia as pulsões
sexuais e pulsões do ego -, agora, começa a experimentar a unidade do corpopróprio, fonte de investimento libidinal pelo ego, graças a formação de uma
representação global de um outro-mãe da qual se separou. Como nos diz Freud
em Totem et Tabu (1913), no estágio intermediário do narcisismo « (…) as
pulsões sexuais, até então isoladas, passam a ser compostas em uma unidade e
já encontraram um objeto ; mas este objeto não é um objeto externo, estrangeiro
ao indivíduo, é o próprio eu, constituído nesta época.”87. (Freud, 1913/1998, p.
299, trad. nossa)
Do lado da satisfação autoerótica da primeira fase, vemos emergir da
teoria da sexualidade infantil, o que Freud chamou de narcisismo primário (1914).
Uma vez operada a distinção entre o eu e o outro, representado pela figura da
mãe detentora do seio que não pertence ao lactente, o que se tem no narcisismo
primário é uma imagem de corpo-próprio que será o objeto do investimento
libidinal – o que difere da fragmentação corporal da fase autoerótica. O eu é o
componente necessário para a elaboração do estágio do narcisismo e o conceito
fundamental para instrumentalizar a diferença entre narcisismo e autoerotismo.
No narcisismo primário será o próprio eu a ser investido pela libido sexual; já com
a introdução do narcisismo secundário podemos contar com a incorporação da
instância objetal externa para a constituição do sujeito.
A partir do texto de 1914, com o texto Introdução ao narcisismo, Freud
irá se colocar como problema a questão da formação do moi, eu, em sua relação
necessária de confrontação ao objeto, outro. Até a formulação do autoerotismo
infantil só havia fragmentação entre partes de um corpo-próprio não diferenciado
do corpo do outro, logo podemos dizer que o projeto de uma teoria do sujeito não
se configurava no horizonte freudiano. Isso, até 1914. De acordo com
Athanassiou-Popesco, no autoerotismo,
87
Do original consultado : “(…) les pulsions sexuelles, jusqu’alors isolées, se sont dejá composées
en une unité et ont aussi déjà trouvé un objet ; mais cet objet n’est pas un objet externe, étranger à
l’individu, c’est le moi propre, constitué a cette époque. In :”FREUD, S. (1913) Totem et Tabou. In
Œuvres Complètes, vol. XI, 1911-1913. Paris: PUF, 1998.
125
Não existe solução de continuidade entre eu e outro, na
medida em que o outro é criado por si-mesmo, na maneira
que a sensação se obtém auto-eroticamente. (...) Com a
relação de objeto à parte inteira, a discontinuidade entre eu
e objeto é assumida plenamente. É a passagem da
continuidade absoluta à discontinuidade que permite a
introdução do conceito de narcisismo. Podemos dizer que
Freud ao ‘introduzir o narcisismo’ tentou responder a
questão da aceitação progressiva pelo eu da existência de
um objeto de satisfação. E foi a partir dessa questão que ele
colocará o lugar do objeto na constituição da
subjetividade.»88 (ATHANASSIOU-POPESCO, 2003, p. 29,
trad. nossa).
E o que irá impulsionar este olhar para o objeto externo será o
movimento incessante do sujeito que nunca deixará de buscar a sensação da
primeira experiência de satisfação, incarnada na pessoa que lhe dedicou os
primeiros cuidados e garantiu sua conservação. É isto que fará com que se
desloque de um narcisismo primário em direção a uma escolha de objeto externo:
a busca do amor uma vez perdido. Temos então, em Freud, uma passagem de
um eu todo-poderoso e autosuficiente, em relação de continuidade e de
semelhança radical com um outro parcial, a uma relação de descontinuidade euoutro, onde o corpo do outro se apresenta fazendo corte no corpo-próprio, se
impondo enquanto diferença e descontinuidade. Se bem que a escolha de objeto
na maturidade possa estar fixada no tipo narcísico (Freud, 1914), mas de toda
forma, como nos diz Freud, “Nós somos assim levados a conceber o narcisismo
que aparece por inclusão dos investimentos de objeto como um narcisismo
secundário que se edifica por cima de um narcisismo primário, obscurecido por
88
Do original consultado : Il n’est existe pas de solution de continuité entre soi et l’autre puisqu’il
n’est d’autre que créé par soi-même, à la manière dont la sensation s’obtient auto-érotiquement.
( …) Avec la relation d’objet à part entière, la discontinuité entre le moi et l’objet est pleinement
assumée. C’est la passage de la continuité absolue à la discontinuité qui permet l’introduction du
concept de narcissisme. Nous pouvons donc dire que Freud en « introduisant le narcissisme » a
tenté de répondre à la question de l’acceptation progressive par le moi de l’existence d’un objet de
satisfaction. Et c’est à partir de cette question qu’il se posera celle de la place de l’objet dans la
constitution du moi. In : ATHANASSIOU-POPESCO, C. (2003) Le narcissisme : de soi à l’autre.
Suisse, [Paris] : Delachaux et Niestlé, 2003.p. 29.
126
múltiplas influências.” »89 (Freud, 1914/2005, p. 219 trad nossa). De todo modo,
narcísica ou não, esta busca pelo objeto de amor perdido não estará livre de
inúmeros percalços.
Se o desenvolvimento da etapa narcísica no desenvolvimento da
sexualidade foi essencial para Freud postular uma teoria da subjetividade
baseada na transição da fase auto-erótica infantil para a etapa da escolha do
objeto de amor - onde a alteridade estaria presente -, ela também colocou à prova
toda sua teoria das neuroses ao abalar o dualismo pulsional freudiano que
opunha as pulsões do ego às pulsões sexuais. Ora, toda a teoria das neuroses
estava apoiada sobre este dualismo pulsional, sendo a neurose, o resultado do
combate entre essas duas pulsões; combate este em que o ego sairia vitorioso às
custas da formação dos sintomas. Nos diz Freud,
O decisivo passo à frente constituiu na introdução do
conceito de narcisismo, isto é, a descoberta de que o próprio
ego se achava catexizado pela libido, de que o ego, na
verdade constitui o reduto original dela e continua a ser, até
certo ponto, seu quartel-general. Essa libido narcísica se
volta para os objetos, tornando-se assim, libido objetal, e
podendo transformar-se novamente em libido narcísica.”
(Freud, 1929/2006. p. 122)
Mas Freud não tinha a intenção de capitular diante o desafio que sua
elaboração sobre o narcissismo lhe impunha. Em O Mal-estar na Civilização
(1929) ele nos diz ter certeza de que haveria um dualismo pulsional fundamental
capaz de sustentar sua teoria das neuroses, e ele vai buscar a solução para este
impasse nas suas próprias observações sobre a ‘compulsão a repetição’,
analisada em seu texto de 1920, Mais além do Princípio do Prazer. Ele irá, então,
89
Do original consultado : “Nous sommes ainsi amenés à concevoir le narcissisme qui apparaît par
inclusion des investissements d’objet comme un narcissisme secondaire qui s’édifie par-dessus
d’un narcissisme primaire obscurci par des multiples influences.FREUD, S. (1914) Pour introduire
le narcisisme. In Œuvres Complètes, vol. XII, 1913-1914. Paris: PUF, 2005.
127
se apoiar sobre um novo dualismo pulsional, a saber, o combate entre Eros e
Thânatos, entre a vida e a morte.
3.1.2. O surmoi: o nascimento do sentimento de culpa e o laço social
Em O fim do complexo de Édipo (1924), Freud irá afirmar que será este
complexo o nó central da construção de uma sexualidade infantil. Ele trabalha,
neste texto, os destinos da pulsão sexual infantil, que em sua tendência libidinal
inscestuosa, sofrerá os interditos desta satisfação e deverá sucumbir face a ação
do recalcamento e do sentimento de culpa. Freud nos diz que para o
desenvolvimento normal de sexualidade, o importante é que o interesse narcísico
da criança seja mais forte que o investimento libidinal nos objetos parentais
(Freud, 1924). Ou seja, que « (…) de uma parte a criança substituiu os objetos
reais pelos objetos imaginários de sua lembrança ou misturou uns aos outros, e
que de outra parte ele renunciou a empreender ações motoras para atingir os
objetivos concernentes a estes objetos.”90 (Freud, 1914/2005, p. 218, trad. nossa).
Mas por que, finalmente, o ego abriria mão da satisfação? Freud nos
responde que apenas o medo da perda de amor pode motivar a renúncia de
satisfação, e o temido representante desta autoridade externa é incarnado pela
autoridade parental, ao mesmo tempo que é a fonte de amor. E todo ato ou
sentimento passível de levar a perda desse amor será considerado “mau” pelo
ego. Logo, para Freud, não haveria de início uma consciência moral capaz de
distinguir o “bom” do “mau”; para o ego, “bom” é tudo aquilo que não levaria o
sujeito a experimentar o desamparo insuportável da perda de amor. E, como
dissemos, o agente da punição é incarnado numa autoridade externa, e será o
90
Do original consultado : « d’une part il (l’enfant) a remplacé les objets réels par des objets
imaginaires de son souvenir ou a mêlé les uns aux autres, et que d’autre part il a renoncé à
engager les actions motrices pour atteindre ses buts concernant a ses objets. »In : FREUD, S.
(1914) Pour introduire le narcisisme. In Œuvres Complètes, vol. XII, 1913-1914. Paris: PUF, 2005.
p. 218.
128
medo desta autoridade o causador do sentimento de culpa. Mas talvez neste
primeiro estado do desenvolvimento do sentimento de culpa, seja mais prudente,
denominá-lo – como sugerido por Freud (1929). – ansiedade social. Com o
decorrer do tempo, algumas outras vozes virão unir forças a esta primeira
autoridade, tentando, assim, garantir que os impulsos da libido sexual se
mantenham sobre controle; serão elas, as vozes disciplinares dos educadores,
professores e a lei jurídica.
A saída perigosa encontrada pelo ego para tentar escapar ao controle
libidinal imposto pela autoridade externa, controle este que é o responsável pela
ambivalência dos sentimentos que são despertados pela figura paterna, será a
identificação a esta autoridade e sua posterior introjeção pelo ego, resultando no
onipresente supereu. Freud chega mesmo a afirmar no capítulo VII de Psicologia
de Grupo e Análise do Ego (1921), que a identificação é a mais remota expressão
de um laço emocional com outra pessoa. Ele vai ainda além, ao sustentar que
será também o mecanismo da identificação o responsável pelo liame grupal em
torno de um sentimento comum.
Num primeiro momento, a identificação estaria relacionada a referência
segura do pai, amoroso e protetor. Nas palavras de Freud, “Um menino mostrará
interesse especial pelo pai; gostaria de crescer como ele, ser como ele e tomar
seu lugar em tudo. Podemos simplesmente dizer que toma o pai como seu ideal.”
(Freud, 1921/1996, p.115). Algo que poderíamos classificar, de acordo com o
tableau de choix d’objet, proposto por Freud (1914), como uma escolha de objeto
narcísico, já que quem se ama aquele que gostaríamos de ser nós mesmos (c’est
qui l’on voudrait être soi-même). Quase que ao mesmo tempo, começa a se
desenvolver um investimento libidinal em relação a mãe, mas este não será da
ordem do narcisismo, pois terá um caráter anaclítico e será movido pelas pulsões
sexuais.
Mais uma vez Freud nos apresentaria uma tendência a unificação
pulsional, entre pulsões do ego e pulsões sexuais, buscada pelo sujeito como
tentativa de recuperar a perda da harmonia do estado de satisfação primeira. No
entanto, a manutenção desses dois laços de amor não encontra espaço na cena
129
do Complexo de Édipo, pois “O menino nota que o pai se coloca em seu caminho,
em relação à mãe. Sua identificação com ele assume então um colorido hostil e
se identifica com o desejo de substituí-lo também em relação à mãe. A
identificação, na verdade, é ambivalente desde o início.” (Freud, 1921/1996, p.
115).
Temos então a ambivalência do sentimento ao pai, representado pelo
aparecimento do pai odiado, já que censor e agente da interdição do acesso a
mãe como escolha de objeto. Com a resolução do Complexo de Édipo, a criança
faz uma escolha pelo amor e, por medo da punição, ela irá renunciar a colocar em
prática toda e qualquer ação que a leve a alcançar seu objetivo de satisfação com
o objeto. No desfecho do Complexo de Édipo, duas saídas se colocam: ou o
menino se identifica a mãe, como no caso consacrado a Leonardo da Vinci
(1910), e a toma como idéal du moi, o que implicará nas suas escolhas de objeto
de amor se espelharem nas desta. Como nos diz Freud, “ A identificação esforçase por moldar o próprio ego de uma pessoa segundo o aspecto daquele que foi
tomado como modelo.” (Freud, 1921/1996 p. 116). É o caso também do primeiro
exemplo dado por Freud no texto da Psicologia das Massas (1921), em que uma
menininha desenvolve o mesmo sintoma que sua mãe, ao identificar-se com ela
em seu desejo de amor pelo pai. Temos então o caso de uma identificação ligada
ao sujeito, onde a menina deseja ser a mãe.
Numa outra possibilidade de saída identificatória ligada ao Complexo
de Édipo, tem-se o objeto como alvo da ação. É o caso de Dora que desenvolve,
via identificação, o mesmo sintoma do pai, no caso a pessoa amada. Aqui, a mola
da identificação se desloca do ser a mãe para ter o pai. Já o terceiro exemplo de
Freud é bastante conhecido: trata-se do caso das meninas do mesmo convento
que desenvolvem o mesmo sintoma da amiga que, ao receber uma carta de
amor, se martiriza numa crise histérica movida pelas suspeitas do ciúme. A
identificação neste caso, foi com a situação: as meninas foram despertadas pelo
desejo de se colocarem na mesma experiência de viver um amor proibido. Nas
palavras de Freud, “As outras moças também gostariam de ter uma caso amoroso
secreto e, sob a influência do sentimento de culpa, aceitam também o sentimento
envolvido nele” (Freud, 1921/1996, p. 135).
130
No entanto, percebemos com estes exemplos que nos são dados por
Freud, que a identificação não é certeza de total bem-estar para o ego já que o
que fica como resto do processo de recalque da satisfação é o sintoma. E é
porque no seio da identificação está a ambivalência dos sentimentos, resultado da
impossibilidade de satisfação libidinal, que não haverá garantias para o laço
social. Enquanto a identificação pelo amor garantirá por algum tempo, a ilusão de
um laço social bem sucedido, a introjeção da autoridade, criadora do supremo
surmoi, cuidará da instalação do mal-estar nos laços socias, graças a um sempre
presente sentimento de culpa que nos serve para lembrar que nunca se está
quites com a autoridade e nunca se pode ser feliz quando o caminho para a
satisfação é impedido.
Podemos então afirmar que se a identificação é a base para a união
num laço social, será o sentimento de culpa, originado pela ambivalência presente
em toda identificação, o princípio mantenedor dos homens no laço, para além do
sentimento comum. É por isso que em Freud só podemos garantir uma teoria da
intersubjetividade, que enlaçaria sujeito-outro, pela mediação da autoridade do
surmoi e pela instalação do sentimento de culpa. Ou seja, Freud não era alheio a
dificuldade de manuntenção dos homens num laço.
Como garantir a manutenção do pacto social quando não há nenhum
interesse comum que ligue os homens entre si? Como manter unidos, homens, já
que estes não são capazes, livremente, de amarem ao próximo como amam a si
mesmos? De um lado, temos a instauração da lei jurídica, ou seja, de um
ordenamento normativo que inside sobre os corpos individuais limitando seus
impulsos pulsionais em prol da manutenção do interesse comum. No entanto,
mesmo esta, não é capaz de regular e controlar, de forma eficaz, as pulsões
humanas. Mais eficaz é a força de controle do supereu. Como nos diz Ambertin,
A lei estabele os parâmetros do proibido e do permitido, no
entanto, a humanidade toda e a subjetividade que se aloja
nela, manteve e mantém uma tentação sempre renovada a
ultrapassar as bordas que demarcam o proibido e o custo
131
que se paga pela atração a condescender esse limite, fazia
do interdito o elo de uma humanidade culpada – aquilo que
Freud estabaleceu como culpa inconsciente – implicada
nessa eterna atração que convoca o proibido. Ainda que a
lei pacifique os humanos, não deixa de provocar-lhes a
inquieta fascinação por transpor esse limite.91 (Ambertin,
2011, p. 1085 trad. nossa).
Logo, a lei não impede o ato, mas captura o sujeito no laço via
sentimento de culpa. De acordo com Freud, o sentimento de culpa se instalaria
com a passagem da identificação com a autoridade parental externa, para a
introjeção desta autoridade no ego, com a criação do supereu, ou seja, com a
criação de uma instância interna de controle da libido. Se, no caso do medo da
autoridade externa, é possível ao sujeito evitar a angustia apenas por não passar
ao ato que traria satisfação pulsional – por exemplo, evitando cometer um ato
ilícito previsto pela lei jurídica -, num segundo momento, nunca se estará quites
com a autoridade. Se abster de cometer o ato, não é garantia de bem-estar. Esta
autoridade externa é internalizada pelo ego, se transformando na autoridade
interna, o supereu.
E nada escapa ao controle do supereu; para que ele se volte contra o
ego, punindo-o cruelmente, basta apenas que o ego deseje, não sendo
necessário que ele passe ao ato. Assim, como nos diz Ambertin, “A culpa é muito
mais que um sentimento, é uma posição estrutural do sujeito que, como ser-emdívida (schuldigsein), isto é, ser-em-falta, que nunca pode responder a todos os
ordenamentos da lei (...) Daí a culpa inocente, essa falta ignorada pelo sujeito que
o remói desde sua consciência moral.”.”92(Ambertin, 2011, p. 1085 trad. nossa).
91
Do original consultado: La ley establece los parámetros de lo prohibido y lo permitido, sin
embargo, la humanidad toda y la subjetividad que se aloja en ella, ha mantenido y mantiene una
tentación siempre renovada a franquear los bordes que demarcam lo prohibido y el costo que se
paga por la atracción a condescender hacia lo interdito es el de una humanidad culpable - aquello
que Freud ha establecido como culpa inconsciente – implicada en esa eterna atracción a la que
convoca lo prohibido. Aunque la ley pacifica a los humanos, no deja de provocarles la inquietante
fascinación por abimarse más allá de ese límite.” In: AMBERTIN, M.G. (2011) Culpa, anomia y
violencia. Rev. Mal-Estar Subj., Fortaleza, v.9, n.4, dez. 2011.p.1085.
92
Do original consultado: “La culpa es mucho más que un sentimiento, es una posición estructural
del sujeto que, como ser-en-deuda (schuldigsein), esto es, ser-en-falta, nunca puede responder a
todo el ordenamiento de la ley (...) De allí la culpa incosciente, esa falta ignorada por el sujeto que
132
Freud é explícito acerca deste ponto:
Originalmente, a renúncia ao instinto constituía o resultado
do medo de uma autoridade externa : renunciava-se às
próprias satisfações para não se perder o amor da
autoridade. Se se efetuava esta renúncia, ficava-se, por
assim dizer, quite com a autoridade e nenhum sentimento de
culpa permaneceria. Quanto ao medo do superego, porém, o
caso é diferente. Aqui, a renúncia instintiva não basta, pois o
desejo persiste e não pode ser escondido so superego.
Assim, a despeito da renúncia efetuada ocorre um
sentimento de culpa.” (Freud, 1929/2006.p. 131)
Mas ainda, nos é fundamental o recurso ao texto de Freud de 1913,
Totem e Tabu, onde a questão do laço social via sentimento de culpa é tratada de
forma evidente. O mito da horda primitiva é uma ficção das origens que, como nos
diz Poli (2003), dá suporte ao complexo de édipo. Em suas palavras,
(...) isso significa dizer que a passagem individual pelo
complexo de Édipo pressupõe que o mito da horda primitiva
esteja inscrito no discurso que dirige o laço social. Em
termos freudianos, podemos considerar que o Édipo é a
atualização ontogenética de uma herança filogenética, a
horda primitiva. Ambas são estruturas que organizam
discursivamente o jogo de posições do enlace pulsional.”
(POLI, 2003, p.187)
Neste trabalho, Freud nos diz que nos primórdios do totemismo havia o
pai violento, detentor de todas as mulheres do clã, e que, na medida em que seus
filhos cresciam, ameaçando sua supremacia, acabavam sendo expulsos do clã.
le remuerde desde su conciencia moral. Idem.p. 1085.
133
Esses irmãos um dia retornam e, movidos pelo ódio, matam o pai e devoram-no.
Assistimos ao assassinato do pai severo, representante simbólico do interdito do
incesto, responsável pela resolução do complexo de Édipo e determinante para a
sublimação da libido incestuosa da primeira infância, do seu bom recalcamento,
bem como por seu posterior deslocamento em outros objetos substitutos. Freud
(1913) se refere a esse assassinato do pai como um “ato memorável e criminoso,
que foi o começo de tantas coisas: da organização social, das restrições morais e
da religião” (Freud, 1913/2005, p. 146).
Mas, o resultado do ato foi o remorso que agrupou os irmãos
parricidas. Esse pai não era apenas odiado, era também amado por seus filhos
que desejavam se identificar a ele. Após o crime o que restou foi a culpa e com
ela a tentativa de apagar o ato abrindo mão da satisfação incestuosa reivindicada
anteriormente – o que podemos entender como resolução do complexo de Édipo.
Foi assim, através do sentimento de culpa, que os irmãos abriram mão de seu
desejo inicial, para se uniram como sociedade. Desta forma, o fracasso do ato
possibilitou a formação de uma resposta moral, possível graças a instauração do
surmoi, que com a permanência do sentimento de culpa, interditou a satisfação
dos irmãos e produziu reações sociais e individuais, arranjos, mais ou menos
eficientes para lidar com essa decepção. Nas palavras de Freud
Esse remorso constituiu o resultado da ambivalência
primordial de sentimentos para com o pai. Seus filhos o
odiavam, mas também o amavam. Depois que o ódio foi
satisfeito pelo ato de agressão, o amor veio para o primeiro
plano, no remorso dos filhos pelo ato. Criou o superego pela
identificação pelo pai; deu a esse agente o poder paterno,
como uma punição pelo ato de agressão que haviam
cometido contra aquele, e criou as restrições destinadas a
impedir uma repetição do ato. E, visto que a inclinação à
agressividade contra o pai se repetiu nas gerações
seguintes, o sentimento de culpa também persistiu, cada vez
mais fortalecido por cada parcela de agressividade que era
reprimida e transferida para o superego. (Freud, 1929/2006,
p. 135)
134
Logo é importante marcarmos o nosso propósito de afirmar que todo
laço social se dá, em Freud, via sentimento de culpa. Assim, toda possibilidade de
assentimento a castração irá implicar na renúncia da escolha objetal incestuosa,
via recalque efetivado graças a introjeção da lei e permanência do sentimento de
culpa que manterá as pulsões sexuais sob controle. E, como nos diz Freud
(1929), o sentimento de culpa é o maior problema para o desenvolvimento da
civilização; ele é o preço que pagamos pela renúncia da satisfação libidinal, e ele
é ao mesmo tempo, a certeza de que nunca quitaremos esta dívida. E, uma vez
constituído o supereu, pouco importa se o mal-estar é causado pela renúncia
pulsional, no caso do complexo de édipo, ou se é resultado do arrependimento
pelo ato levado a cabo, como no mito da horda primitiva. Com a introduçao do
surmoi como instância de controle, apaga-se as bordas entre o apenas desejar e
o cometer o ato, e o resultado é sempre o sentimento de culpa e a ferida narcísica
que se instala. O que deveria vir para garantir o laço entre os homens, a lei, é o
que instaura o mal-estar.
Se podemos resumir, vemos em Freud que para o desenvolvimento
normal da sexualidade, o importante é assentir a castração imposta pela lei
paterna, que irá impor que o interesse narcísico da criança seja mais forte que
seu desejo pelo investimento libidinal nos objetos parentais. Desta operação
advém o sintoma como rejeton de satisfação plena nunca alcançada. Para a
eficácia deste processo faz-se necessário o desenvolvimento de uma consciência
moral, a partir da identificação ao pai-amoroso (ideal do eu) e da introjeção da lei
paterna, que em sua ação de censura e proibição do incesto, deixará em seu
lugar o sentimento de culpa.
Temos, então, que o momento de constituição subjetiva na teoria
freudiana inicia-se com o desenvolvimento, na criança, de uma moção pulsional
agressiva advinda do confronto com a autoridade externa que lhe impede a
satisfação pulsional. Em seguida, se é obrigado a abrir mão desta agressividade
para se guardar o amor parental; como saída para o sentimento de ambivalência amor e ódio – pela autoridade paterna, a criança incorpora a própria autoridade
castradora, introjeta-a, transformando-a em seu surmoi, que passa a estar de
posse de toda a agressividade que a criança gostaria de exercer contra a
135
autoridade da repressão. Esta agressividade se voltará contra o próprio ego, ou
poderá ser desviada para o exterior, se tornando um grande impecilho para a
civilização. De toda forma, podemos afirmar que a alteridade, em Freud, se dá
com a internalização da autoridade, formando o surmoi, cuja a expressão é o
sentimento de culpa. Temos então um primeiro laço com o Outro, o surmoi, pela
via do sentimento de culpa.
Assim, após passar pelo corte estabelecido no corpo-próprio,
marcando a heterogeneidade entre eu-outro, Freud dará seu passo de entrada
numa teoria da subjetividade, implicando o sujeito num laço social, via
internalização de uma consciência moral, o surmoi, construída pela introjeção da
autoridade paterna, origem do sentimento de culpa. Assim, “O laço entre os
sujeitos precisa sempre de uma referência terceira, a lei instaurada como Outro
simbólico. Não uma estrutura diádica (sujeito-sujeito), mas triádica (sujeito, Outro
simbólico, sujeito).”93 (Ambertin, 2011, p. 1084 trad. nossa);
Talvez todo este trabalho em torno da elaboração freudiana para tentar
da conta de uma teoria do sujeito que levaria em conta a participação de um outro
em sua constituição – outro este que é, primeiramente, objeto de amor, mas que
mais adiante será um Outro a ser temido, a partir da introjeção do surmoi – fique
mais claro se déssemos ao leitor uma mostra de como isto se apresenta, de fato,
na clínica. Isso, porque, não podemos mais dizer que, em nossos dias,
padeçamos de nosso sentimento de culpa, como era o caso das histéricas de
Freud. Ao contrário, na contemporaneidade, o sentimento de culpa sai de cena
como organizador do laço social, e cede espaço a desregulação do liame graças
a lei cega imposta pelo imperativo de gozo. Para entendermos como chegamos a
poder afirmar haver uma passagem entre duas formas de enlaçamento social, do
triunfo da culpa ao reinado do gozo, devemos antes de tudo entender como
Jacques Lacan teorizou o laço social.
93
Do original consultado: “El lazo entre los sujetos precisa siempre de una referencia tercera, la ley
instaurada como Otro simbólico. No una estructura diádica (sujeto – sujeto) sino triádica (sujeto,
Otro simbólico, sujeto). In: AMBERTIN, M.G. (2011) Culpa, anomia y violencia. Rev. Mal-Estar
Subj., Fortaleza, v.9, n.4, dez. 2011.p.1084.
136
3.3. Lacan e o laço social via obediência
(...) No fim das contas, há apenas isto, o liame social.
Eu o designo com o termo discurso, porque não há outro meio
de designá-lo, uma vez que se percebeu que o liame social só
se instaura por ancorar-se na maneira pela qual a linhuagem
se situa e se imprime, se situa sobre
aquilo que formiga, isto é, o ser falante.(LACAN, 1992, p. 74)
Lacan começa seu texto do Estádio do Espelho dizendo que a
psicanálise rompe com o postulado da filosofia cartesiana, que faria da
experiência do [eu] o princípio de toda possibilidade de conhecimento.
Roudinesco (1993), nos relata a entrevista concedida por Lacan a jornalista do
l’Express, Madeleine Chapsal, em 1957, onde ele afirma que a obra de Freud
mostra que toda insvestigação científica impinge um golpe ao narcisismo humano.
Nos diz Roudinesco,
Entre as humilhações sucessivas, ele revelava três
principais. A primeira de ordem cosmológica, foi inflingida
pela revolução coppernicana que arruinou a ilusão segundo
a qual a Terra era o centro do universo. A segunda, de
ordem biológica, viria do darwinismo e destruiu a pretensão
do homem se afirmar ‘outro’ que o animal. A terceira, de
ordem psicológica, foi a consequência da existência do
inconsciente freudiano: ele contradiz a idéia segundo a qual
o eu é mestre em sua casa.94 (Roudinesco, 1993. p.346,
trad. nossa)
94
Do original consultado : Parmi ces humiliations succecives, il en revelait trois principales. La
prémière d’ordre cosmologique, avait été inflingée par la révolution coppernicienne qui ruinait
l’illusion sellon laquelle la Terre siégeait au centre de l’univers. La deuxième, d’ordre biologique,
venait du darwinisme et détruisait la prétention de l’homme à s’affirmer « autre » que l’animal. La
troisième, d’orde psychologique, était la conséquence de l’existance de l’incoscient freudien : elle
contredisait l’idée selon laquelle le moi est maître en sa demeure. » In : ROUDINESCO, E. (1993)
Jacques Lacan: esquisse d’une vie, histoire d’un systéme de pensée. [Paris]: Fayard, 723p. 1993.
p. 346.
137
A terceira humilhação, se podemos também assim dizer, trata de uma
consciência de si dividida, e não mais senhora do [eu], porque sujeita aos
implusos inconscientes. Como sabemos, o sujeito freudiano é marcado por
lapsos, chistes e pelos sonhos, que servem a demonstrar que a consciência não é
a única morado do sujeito. Há uma fratura no sujeito freudiano, e isto graças à
castração, resumida por Cottet (1987), como a interdição ao gozo a que se
submete todo ser falante. Já de início, o processo de socialização do sujeito, para
Freud, se daria num progressivo ultrapassamento da etapa autoerótica, onde
haveria apenas fragmentação do corpo-próprio, tal como todos objetos, rumo a
uma etapa objetal, possível graças ao Complexo de Édipo – que
garantirá
também a entrada do indivíduo no mundo da cultura, via identificação ao pai,
culpa e submissão a Lei. Ou seja, haveria já em Freud, segundo a leitura
lacaniana, uma submissão da pulsão sexual à linguagem, fato social por
excelência. Podemos aqui, lançar mão de um exemplo da vida cotidiada; a mãe
que diz a criança: não se fala com a boca cheia. Nas palavras de Cottet (1987),
haveria uma «alienção do sujeito ao significante »95 (COTTET, 1987 p.17).
Pensar o laço social em Lacan, implica pensar a alienação do sujeito
ao significante – instância da estrutura -, mas também no nível da relação entre
sujeitos e sua forma de aparelhamento do gozo, via discurso. Mas no início de
sua obra, Lacan no texto do Estádio do Espelho (1949), afirmará que o processo
de socialização do sujeito se faz, como em Freud, via identificação. Nas palavras
de Lacan, “Basta compreender o estádio do espelho como uma identificação, no
sentido pleno que a análise atribui a este termo, ou seja, a transformação
produzida no sujeito quando ele assume uma imagem (...)”.(LACAN, 1949/1998,
p.97)
Trata-se, como todos sabemos, da jubilação do bebê diante de sua
imagem refletida no espelho; momento em que se reconhece na imagem refletida,
se projeta e se diferencia em relação ao ambiente que o cerca e as pessoas que
o acompanham. Mas como nos diz Safatle (2007) não há nada de próprio na
95
Do original consultado : « alliénation du sujet au signifiant » In :COTTET, S. (1987) Je pense où
je ne suis pas, je suis où je ne pense pas. In : Lacan. Sous la dir. de Gérard Miller. [Paris] : Bordas,
1987.p.17
138
imagem de si, pois a formação do Eu implica a alienção a um outro, pois será este
outro que lhe fornecerá a base identificatória que definirá, para o bebê, sua
imagem do corpo próprio. Será numa operação de subtração que o bebê
reconhecerá sua imagem a partir da imagem de um outro que será seu fiador,
reconhecedor de sua imagem. É nesta operação, onde um outro se faz fiador de
um [eu], que o bebê percebe sua imagem como corpo-próprio integrado. Nas
palavras de Safatle (2007),
Lacan quer mostrar como a formação do Eu só se daria por
identificações: processos através dos quais o bebê introjeta
uma imagem que vem de fora e que é oferecida por um
Outro. Assim, para se orientar no pensar e no agir, para
aprender a desejar, para ter um lugar na estrutura familiar, o
bebê inicialmente precisa raciocinar por analogia, imitar uma
imagem na posição de tipo ideal, adotando assim, a
perspectiva de um outro.”96 (SAFATLE, 2007.p.29)
O conceito de alienção será então fundamental para entendermos as
etapas do desenvolvimento do [eu/moi] e sua relação com o registro imaginário da
alteridade (eu e tu), bem como a emergência do sujeito [je] como efeito do
significante, entrada no campo do simbólico, do Outro. A este respeito, o trabalho
realizado por Poli (2003) no seu livro Clínica da Exclusão: A construção do
fantasma e o sujeito adolescente, inspirado em sua tese de doutoramento, nos é
fundamental. A autora irá resgatar a história do conceito de alienação, buscando
suas bases na psiquiatra e na política, chegando ao sentido do conceito na
dialética hegeliana, inspiração inicial de Lacan, que irá ainda ultrapassá-lo, se
aproximando de Marx.
Segundo Poli (2003), poderíamos identificar três tempos da alienação
na obra de Lacan. O primeiro deles, da alienação primordial, seria trabalhado no
Estádio do Espelho, onde Lacan irá situar o [eu] - moi, produto das identificações 96
SAFATLE, V. (2007) Lacan. [São Paulo]: Publifolha, 2007. p. 29.
139
, numa relação de submissão à imagem especular garantida por um outro,
representado, inicialmente, pela imago materna. Para Safatle (2007), “ (...) tratase de alienar-se, já que significa ter sua essência fora de si, ter seu modo de
desejar e pensar moldado por um outro.” (SAFATLE, 2007, p.18). Trata-se do
momento anterior àquele
da tomada do corpo-próprio imaginado como
identidade.
O segundo tempo é trabalhado por Lacan no seminário As psicoses
(1955-1956), onde irá incluir a dimensão da agressividade que reina na captura
do [eu] pela imagem. Assim como em Freud, Lacan inclui a agressividade num
segundo momento da identificação. No entanto, em Lacan não irá se tratar da
ambivalência dos sentimentos dirigidos ao pai, mas sim, ao fenômeno do duplo
que atesta a divisão do sujeito e a dualidade interna própria ao sujeito. Este
fenômeno do duplo aparece também em Freud (1919) em seu texto O Estranho.
Sabemos que este texto começa com uma pequena digressão
etimológica, feita por Freud, sobre o termo no alemão, unheimlich: o heimlich, a
raiz do termo que nos interessa – e também seu antônimo – significaria, ao
mesmo tempo, aquilo que nos é familiar e íntimo, como também, aquilo que é
oculto, suspeito, fora de nossa vista. Assim, o
unheimlich, pela inclusão do
prefixo un, acaba por significar exatamento o mesmo que seu antônimo, ou seja,
ao mesmo tempo o que nos aparece como íntimo é também o que nos é mais
oculto, distante. Freud nos dá um bom exemplo de estranheza quando, por
exemplo, na literatura, muitos dos personagens que nos causam esta sensação
são autômatos ou bonecos, como nos mostra o conto de Hoffman, O homem de
areia.
Esta sensação de estranheza relaciona-se ao fenômeno do duplo que
aparece, segundo Freud (1919), “ (...) pelo fato de que o sujeito identifica-se com
outra pessoa, de tal forma que fica em dúvida sobre quem é o seu verdadeiro eu
(self), ou substitui o seu próprio eu (self) por um estranho. Em outras palavras, há
uma duplicação, divisão e intercâmbio do eu (self).” (FREUD, 1919c/1969, p.
252). Trata-se de reconhecer-se a si próprio na estrangereidade de um outro e de
travar uma ‘luta pelo reconhecimento’, que deverá encontrar uma mediação
140
simbólica, um véu, que permita que entre o c’est lui ou moi se instaure algo para
além da agressividade pura – talvez uma reciprocidade -, que visa eliminar este
outro que reconheço como ameaçador, como é o caso na paranóia. Numa
construção neurótica, o sujeito “acredita desejar porque se vê como desejado”,
graças ao véu que encobre que, na verdade, “o que o Outro quer é lhe arrancar o
olhar” (LACAN, 1972-1973/2005, p. 69). Na paranóia o que falta é o véu, logo, o
sujeito sabe que o que o Outro quer, é lhe arrancar o olhar. Para Poli (2003), “ A
alienação mediatizada significa simplesmente a introdução do ser humano no
universo das significações, representa a inscrição da pulsionalidade “abstrata” no
registro do desejo graças a intromissão do signifiante Nome -do- Pai” (POLI,
2003, p.122) Nas palavras de Lacan (1981),
Se a relação agressiva intervém nessa formação que se
chama o ego, é porque ele é constituinte, é o ego que é por
ele mesmo um outro, que ele se instaura numa dualidade
interna ao sujeito. O ego é este mestre que o sujeito acha
em um outro, e que se instaura na sua função de mestria no
coração dele próprio. Se em toda relação, mesmo erótica
com o outro, existe algum eco desta relação de exclusão, ele
ou eu, é porque sobre o plano imaginário, o sujeito humano
é assim constituído que o outro está sendo disposto a tomar
seu lugar de mestria, que nele existe um eu que é sempre
em parte estrangeiro, mestre implantado por baixo da série
de tendências, de comportamentos, de instintos e pulsões.97
(LACAN, 1955-1956/1981, p. 107, trad. nossa)
Este tempo da alienação na obra de Lacan, como nos aponta Poli
(2003) é claramente inspirado no trabalho de Hegel, o que colocará em cena a
97
Do original consultado : Si la relation agressive intervient dans cette formation qui s’appelle le
moi, c’est qu’elle en est constituante, c’est que le moi est d’ores et déjà par lui-même un autre, qu’il
s’instaure dans une dualité interne au sujet. Le moi est ce maître que le sujet trouve dans un
autre, et qui s’instaure dans sa fonction de maîtrise au cœur de lui-même. Si dans tout rapport,
même érotique avec l’autre, il y a quelque écho de cette relation d’exlusion, c’est lui ou moi, c’est
que sur le plan imaginaire, le sujet humain est ainsi constitué que l’autre est toujours près de
reprendre sa place de maîtrise par rapport à lui, qu’en lui il y a un moi qui lui est toujours en partie
étranger, maître implanté en lui par-dessus l’ensemble de ses tendences, de ses comportements,
de ses instincts, de ses pulsions. » In : LACAN, J. (1955-1956) Le Seminaire. Livre III. Les
psychoses. [Paris] : Éditions du Seuil, 1981. p. 107.
141
questão da dominação do sujeito pela submissão ao desejo do Outro, presente na
dialética do senhor e do escravo, em Fenomenologia do Espírito. Vemos neste
momento teórico de Lacan, que a relação entre eu e outro se instalava uma
relação intersubjetiva, baseada na idéia de uma eficácia discursiva que uniria euoutro, em que nada faltaria a dialética da significação, ao simbólico, que em seu
princípio haveria um significante no Outro que garantiria o sentido do sujeito. O
que, como dissemos, seria o operador do Nome-do-pai; sem esta inscrição,
teríamos a porta aberta da psicose. Nas palavras de Poli (2003),
Em síntese, na primeira apropriação psicogenética da
dialética, Lacan elabora o processo de constituição do
sujeito pautado pela dialética intersubjetiva. Ela se suporta
em sua teoria da significação que parte da suposição de
completude do universo discursivo. Isto é, tal como
formulado no Seminário III, Lacan identifica no significante
do Nome-do-pai e, posteriormente, no significante fálico, um
representante, constituído pela via da metáfora, que seria
suficiente para dar suporte à significação do sujeito.” (POLI,
2003.p.128)
Vemos, então, como o Seminário III elabora um corte à lógica
imaginária do Espelho pela inscrição do significante fálico como entrada do sujeito
nas redes do simbólico. O operador Nome-do-pai de Lacan é fruto de seu retorno
à Freud. Nas palavras de Lacan (1981),
O pai é, em si, de uma realidade sagrada, mais espiritual
que nenhum outro, pois que nada da realidade vivida indica
sua função, sua presença, sua dominância. Como a verdade
do pai, como esta verdade que Freud chama de espiritual,
vem a ser promovida ao primeiro plano? A coisa não pode
ser pensada que pelo viés desse drama a-histórico, inscrito
até aqui na carne dos homens na origem de toda história – a
morte, a morte do pai. Mito, evidentemente, mito misterioso,
142
impossível a evitar na coerência do pensamento de Freud.98
(LACAN, 1955-1956/ 1981.p. 244, trad. nossa)
Ou seja, para que haja inscrição simbólica e o sujeito possa advir, fazse necessário abrir mão do gozo e pagar com a própria carne, garantindo ao
menos o corpo livre ao prazer, destinado ao Outro. Nesta operação algo se perde,
o objeto a, causa do desejo, responsável pela circulação do sujeito na cadeia
significante. O sujeito se constitue numa falta e, supõe no Outro o detentor de
uma verdade que lhe permita aceder a este momento primeiro, anterior, onde
carne e corpo libidinal não estavam ainda cindidos. Afinal, se podemos retornar
rapidamente a Freud e o mito da horda primitiva de Totem e Tabu, não será o pai
primevo o suposto conhecedor do segredo do gozo da mãe? Este sujeito do
desejo, faltoso, do inconsciente, será regido pelas mesmas leis da linguagem –
tomada pelos estruturalistas, como o fato social por excelência. Basta lembrarmos
da célebre frase de Lacan de que o inconsciente é estruturado como uma
linguagem, e que “a lei do homem é a lei da linguagem”. (LACAN, 1998, p. 273).
Será a elaboração de uma teoria sobre o objeto a, que levará Lacan a
se re-posicionar com relação ao uso do termo intersubjetividade. Pois, ao
contrário da elaboração anterior presente no Seminário III, baseada numa
possibilidade de coerência discursiva entre o Ser do sujeito e um significante
adequado, verdadeiro, que garantiria o seu sentido, o seu lugar numa trama
social, a tomada do objeto a como ponto da falta estrutural do sujeito, implica
entendermos que não há nada no Outro, ele não detém nenhuma coordenada,
que garanta a verdade do sujeito. Este é para Poli (2003), o ponto onde Lacan irá
elaborar uma terceira concepção da alienação, desta vez, verdadeiramente
psicanalítica, se afastando de sua inspiração hegeliana, onde, através do
98
Do original consultado : Le père est d’une réalité sacrée en elle-même, plus spirituelle qu’aucune
autre, puisqu’en somme rien dans la realité vécue n’en indique à propremment parler la fonction, la
présence, la dominance. Comment la vérité du père, comment cette verité que Freud appelle luimême spirituelle, vient-elle à être promue au premier plan ? La chose n’est pensable que par le
bias de ce drame an-historique, inscrit jusque dans la chair des hommes à l’origine de toute
histoire – la mort, le meurtre du père. Mythe bien évidemment, mythe très mystérieux, impossible à
éviter dans la cohérence de la pensée de Freud. » In : LACAN, J. (1955-1956) Le Seminaire. Livre
III. Les psychoses. [Paris] : Éditions du Seuil, 1981. p. 244.
143
‘exercício da racionalidade’ chegaríamos a uma correspondência entre o Ser e o
seu Sentido, o que deixaria de fora, a dimensão do não-sentido presente tanto no
campo do sujeito como do Outro. Nas palavras de Poli (2003),
O eixo propulsor dessa ruptura situa-se em torno da
temática da significação. Enquanto no seminário das
psicoses, a falta de um significante que assegure a
significação do sujeito no campo do Outro se refere à
condição de uma estrutura psicótica, no seminário XI, Lacan
parte do suposto que o campo do Outro é não-todo. Isto é:
não há um significante que garanta a significação, ele falta
ao campo do Outro. Lacan chama a representação subjetiva
dessa falta estrutural de S(A/) – significante da falta do
Outro, ou da castração do Outro -, sendo o fantasma a
resposta que o falasser (parlêtre) formula a interpelação que
a castração do Outro provoca.” (POLI, 2003, p. 125)
E será à linguagem que o sujeito, para advir, irá se alienar, via perda
do objeto. Como nos diz Lacan (1998), o vel da alienação “condena o sujeito a só
aparecer nessa divisão que venho, me parece, de articular suficientemente ao
dizer que se ele aparece de um lado como sentido, produzido pelo significante, do
outro ele aparece como afânise, como desaparecimento, ou melhor, como um
fading out do sujeito (LACAN, 1964/1998, p. 199). O sujeito do inconsciente, só
pode subsistir no campo do Outro, do sentido, se alienado. Nas palavras de
Lacan,
Ilustremos isto pelo que nos interessa, o ser do sujeito,
aquele que está ali sob o sentido. Escolhemos o ser, o
sujeito desaparece, ele nos escapa, cai no não-senso –
escolhemos o sentido, e o sentido só subsiste decepado
desta parte de não-senso que é, falando propriamente, o
que constitui na realização do sujeito, o inconsciente.
(Lacan, 1964/1998, p. 200)
144
Passemos ao exemplo do campo da linguística proposto por Lacan: A
bolsa ou a vida! Ao ser confrontado com este dilema, qual é a escolha do sujeito?
Se ele escolhe a bolsa, perde-se a vida – e, obviamente, fica-se sem a bolsa. Se
escolhe a vida, é uma vida sem a bolsa. Como nos diz Lacan, fica-se com uma
vida decepada! É o mesmo caso do dilema que Lacan encontra em Hegel, A
liberdade ou a vida! Trata-se, como nos diz o psicanalista, da primeira alienação,
“aquela pela qual o homem entra na via da escravidão. (...) Se ele escolhe a
liberdade, pronto, ele perde as duas imediatamente – se ele escolhe a vida, tem a
vida amputada da liberdade.” (LACAN, 1998, p. 201). É assim, que podemos
afirmar que ao ultrapassar a via da intersubjetividade, onde haveria uma
reciprocidade entre eu e outro, Lacan chega, via alienação, ao laço social via
obediência. E o primeiro laço discursivo é o do mestre, tirado da dialética do
senhor e do escravo de Hegel.
Fala-se de laço discursivo e não mais de intersubjetividade, pois será o
discurso uma forma de aparelhamento do gozo do sujeito, ou melhor, a lógica
discursiva é a forma encontrada por Lacan, na linguagem, para além da fala – que
daria conta apenas da intersubjetividade entre dois sujeitos, onde haveria uma
eficácia da comunicação, já que não se levaria em conta a dimensão do não
sentido, do não-senso, do inconsciente -, de incluir o objeto a na relação entre
sujeitos e do sujeito ao Outro. Freud, em o Mal-Estar na Civilização não nos deixa
esquecer que os indivíduos não se tomam apenas como semelhantes, pois
podem também, fazerem do outro seu próprio objeto.
O discurso organiza o lugar do sujeito em relaçao ao seu gozo. Como
nos diz Poli (2003), “Neste ponto, Lacan abandona Hegel aproximando-se de
Marx. Ele corrige a dialética do senhor e do escravo, propondo que, ao contrário
do que pensa Hegel, o escravo, para, preservar a vida, não renuncia ao gozo.”
(POLI, 2003, p. 132). Haveria uma escolha pela submissão ao senhor, em troca
de um gozo-Outro, a mais-valia de Marx, que se transforma em Lacan, no maisde-gozar. Assim, como afirmamos, o primeiro laço seria via submissão, e o
aparelhamento discursivo seria a máquina que daria conta da inclusão desse
mais-de-gozar no circuito do sujeito e do Outro. Na primeira alienação, teríamos a
captura do sujeito pelo imaginário; na segunda alienação, uma saída pelo
145
simbólico; na terceira alienação, teríamos a incidência do Real no advento do
sujeito. Os três registros enlaçados.
3.2.1. Da intersubjetividade ao laço social
A
formalização
da
teoria
dos
discursos
de
Lacan
se
faz,
primordialmente, no Seminário XVII, proferido em meio a efervescência do
movimento político-cultural de maio de 68 na França. Se este movimento contou,
em sua origem, com a participação em massa da juventude parisience, na
sequência, contou também, com outras manifestações importantes vindas da
classe operária. Luta contra as mudanças trazidas pela transição entre o
capitalismo de produção e o capitalismo de acumulação, que, como veremos mais
adiante, levará Lacan a falar de um discurso a mais, o discurso do capitalista.
Movimento da juventude que não deixará de ser alvo das críticas do psicanalista.
Em artigo destinado, mas nunca publicado, ao jornal Le Monde, Lacan irá
expressar sua opinião sobre as reformas propostas no campo da educação
superior e no campo da psiquiatria, após o movimento de maio de 68. Para o
psicanalista, o movimento de maio de 68 não fará outra coisa que disseminar as
reformas da economia liberal em vários domínios da sociedade. Ele irá dizer dos
jovens burgueses parisiences, que : “Aquilo que eles vomitavam com o título de
sociedade de consumo e de automóveis que servem apenas para ocupar as ruas,
eram os objetos que esta sociedade espera lhes satisfazer, pois eles não
substituem o objeto (a)»99 (LACAN, 1970a, p. 2 trad. nossa)
A teoria dos discursos será o fruto das inquietações que lhe suscitam
99
Do original : « (…) ce qu’ils vomissaient sous le titre de la société de consommation et des
voitures qui ne servent qu’à meubler les trottoirs, c’étaient les objets dont cette société attend de
les satisfaire à gogo, parce qu’ils ne remplacent pas l’objet (a) fatidique. In : LACAN, J. (1970) «
D'une réforme dans son trou ». In : Journal français de psychiatrie, 2006/4 n° 27, p. 3-5. p.2.
http://www.cairn.info/revue-journal-francais-de-psychiatrie-2006-4Adresse
eletronique :
page-3.htm
146
sua época: o fim da Segunda Guerra e o genocídio nazista, a dificuldade de
resistência da França face a ocupação alemã, e dessa vez, a revolta da juventude
parisience. De modo que, o Seminário XVII, materializa essas inquietações, a
saber, como o sujeito se submete ao Outro? Como, diante do dilema entre a
submissão e a liberdade, é pela via da submissão e da obediência que caminham
os homens? Nas palavras de Roudinesco (1994), Lacan se inquietava com as
seguintes questões:
(...) como se constrói o amor das massas pelos tiranos? Por
que toda “liberação” é impossível fora de uma adesão à lei?
Em outras palavras: face a Sartre, e na linha direta do
ensinamento foucaultiano, Lacan colocava ainda a questão
da essência da liberdade humana do ponto de vista da
descoberta freudiana: como pode um sujeito pretender a
liberdade quando ele é determinado pela existência de um
inconsciente que o impede de ser livre em seus atos e em
suas palavras (...) ?” (ROUDINESCO, 1993, p. 349)
Será a teoria dos discursos o caminho que permitirá a Lacan responder
a essas questões, uma vez que a aparelhagem discursiva, para além da fala e da
linguagem, colocará em cena as posições do sujeito diante de seu gozo, incluindo
a dimensão do objeto a, na estrutura significante - mesmo que se desse objeto, o
sujeito não possa que apenas se aproximar, nunca podendo alcançá-lo
propriamente. Assim, para além da fala e da linguagem, mesmo que pressuposto
por ela, ele irá afirmar um discurso sem palavras. Nas palavras de Lacan (1992),
É que sem palavras, na verdade, ele pode muito bem
subsistir. Subsiste em certas relações fundamentais. Estas,
literalmente, não poderiam se manter sem a linguagem.
Mediante o instrumento da linguagem instaura-se um certo
número de relações estáveis, no interior das quais
certamente pode inscrever-se algo bem mais amplo, que vai
147
bem mais longe que as enunciações efetivas. Não há
necessidade destas para que nossa conduta, nossos atos,
eventualmente, se inscrevam no âmbito de certos
enunciados primordiais. (LACAN, 1969-1970/1992, p. 11)
Lacan (1992), em seu Seminario XVII - O avesso da psicanálise, afirma
então que o discurso é o laço social. Nas palavras de Cardoza (2009),
O objetivo era propor uma articulação entre o campo da
linguagem e o campo do gozo. O discurso como um
operador de análise do laço social. O laço social como
sendo o próprio campo discursivo, não descolado ou
deslocado deste lugar de articulação, pois à medida que
fosse possível apreender o que estaria em jogo em um
determinado campo discursivo, seria possível localizar o laço
posto em cena pelo campo social. A psicanálise inaugura
com esta formulação de Lacan um instrumento para operar
no campo social. É a inscrição patente da psicanálise como
instrumento de análise social. Para tanto, os discursos
propostos por Lacan apresentam-se como formas de
compreensão, articulação do liame, laço entre sujeito e
Outro. (CARDOZA, 2009, p. 53)
Para Lacan, ao contrário de Freud (1914), o que está em jogo não é a
relação imaginária produzida do eu ao outro, e nem mesmo mais de um outro ao
eu, mas sim, a relação primordial que se dá entre um significante e outro, S1 →
S2, pois será “ (...) no instante mesmo em que o S1 intervém no campo já
constituído dos outros significantes, na medida em que eles já se articulam entre
si como tais, que ao intervir junto a um outro, do sistema, surge isto, $, que é o
que chamamos de sujeito como dividido. (...) desse trajeto surge alguma coisa
definida como uma perda. (...) que se lê como sendo o objeto a.” (LACAN, 19691970/1992, p. 13).
Temos aqui os quatro termos do aparelho discursivo lacaniano: S1,
S2, $, a. Grosso modo, podemos dizer que S1, inaugura a nominação do sujeito
148
numa bateria significante desde já articulada, campo do S2, do Saber. Assim,
vemos emergir o sujeito, $, lugar desconhecido entre significantes, e o objeto a,
aquilo a que o sujeito deve renunciar para garantir sua entrada no campo do
sentido, gozo renunciado no momento de inscrição da linguagem. Nos diz Lacan
sobre a aparelhagem discursiva,
Há ali uma certa ligação significante, que pode ser postulada
como radical. Este simples fato nos dá a ocasião de ilustrar
o que é a estrutura. Ao propormos a formalização do
discurso e estabelecendo para nós mesmos, no interior
dessa formalização, algumas regras destinadas a pô-la à
prova, encontramos um elemento de impossibilidade. Eis o
que está propriamente na base, na raiz do que é um fato de
estrutura. (LACAN, 1969-1970/1992, p.46)
Assim, como um sistema de quatro patas, com quatro tipos de
articulação discursiva, Lacan definiu as possibilidades de enlaçamento social
sustentadas por quatro tipos de posições subjetivas - o mestre, a histérica, o
universitário e o analista -; quatro lugares habitados pelo sujeito em seu
enlaçamento com o Outro do social. Temos a estrutura discursiva e os lugares
que ela define:
1
→
o agente
2
a verdade
↑
o outro
↓4
//
a produção
Nesta estrutura discursiva temos um esquema de comunicação entre
todos os termos, menos entre o lugar da Verdade e aquele da produção (//), o
que, como veremos mais adiante é a atestação que não há laço com o outro sem
149
que haja a presença do mal-estar, como já havia anunciado Freud em Mal-estar
na Civilização. O lugar do agente, daquele que fala, é o lugar do poder; no lugar
do outro, aquele a quem o poder se adressa, está o lugar do saber; o lugar da
verdade, que no primeiro discurso, o do mestre, é ocupado pelo sujeito, é um
lugar desconhecido no discurso, mas que sustenta a posição do agente, e a
verdade é sempre não-toda, incompleta, faltante; e por último, no lugar da
produção, temos aquilo que o discurso produz como efeito. Nas palavras de
Lesourd (2006),
Aquele que fala, o agente, se dirige ao outro (flecha2) a partir
de sua verdade que lhe sustenta inconscientemente (flecha2).
Esta verdade, em inúmeros sintomas da vida cotidiana
(lapsos, atos falhos, etc), mas também nos sintomas
patológicos, se endereçam como maneira de fuga, também ao
outro (flecha3). O outro destinatário responde ao sujeito por
uma produção que pode ser totalmente outra que linguageira
(flecha4). O efeito produzido retorna sobre o agente do
discurso (flecha5) e o circuito é relançado. 100 (LESOURD,
2006, p. 96 trad. nossa)
3.2.2. O discurso do Mestre: “travailler plus pour gagner plus”
S1 → S2


$ // a
100
Do original consultado : Celui qui parle, l’agent, s’adresse à l’autre (flèche 1) à partir de sa
vérité qui le soutient inconsciemment (flèche 2). Cette vérité, dans les divers symptômes de la vie
quotidienne (lapsus, actes manqués, etc.), mais aussi dans les symptômes pathologiques
s’adresse aussi, de manière insue, directement à l’autre (flèche 3). L’autre de l’adresse répond
alors au sujet par une production qui peut être tout autre que langagière (flèche 4). L’effet produit
fait retour sur l’agent du discours (flèche 5) et le circuit est relancé. » In : LESOURD, S. (2006)
Comment taire le sujet? Des discours aux parlottes libérales. Ramonville Saint-Anne, Éditions
éres.p. 96.
150
O discurso do Mestre equivale à entrada do sujeito no campo da
linguagem. É a entrada do sujeito na história, na civilização, o que implica que
este abra mão de seu gozo, consentindo ao ordenamento da lei social. Ele coloca
em cena a dupla alienação do sujeito: ao significante e ao Outro social, da lei.
Não será obra do acaso que o primeiro dos discursos lacanianos será o
discurso do Mestre; este é retirado de Hegel em Fenomenologia do Espírito. A
obra de Hegel, chegará a Lacan a partir do curso dado por Kojève na École des
Hautes Études, que contará ainda com a audiência de Merleau-Ponty e Raymond
Queneau. Em Hegel, lido por Kojève (1947), a realidade humana, a Consciênciade-si-autônoma, só se constrói através da luta pelo reconhecimento, travada entre
dois indivíduos-humanos que arriscam à vida para se constituírem um às custas
do outro. Nas palavras de Kojève,
A verdade é a revelação de uma realidade. A realidade
humana não se cria, não se constitui, senão que na luta pelo
reconhecimento e pelo risco de vida que isto implica. A
verdade do homem, ou a revelação de sua verdade,
pressupõe então a luta até a morte. E é porque os indivíduos
humanos são obrigados a se engajarem nessa luta. Pois
eles devem elevar ao nível de verdade a certeza subjetiva
que eles possuem deles mesmos de existir por si só, cada
um devendo fazer no outro e em si próprio. (...) O indivíduohumano que não ousou arriscar sua vida pode, certamente,
ser reconhecido como pessoa-humana. Mas ele não
alcançou a verdade do fato de ter sido reconhecido
enquanto uma Consciência-de-si-autonôma. Cada um dos
dois indivíduos humanos devem ter por objetivo a morte do
outro, assim como ele arrisca sua própria vida.»101
(KOJÈVE, 1947, p. 19 trad. nossa)
O homem só sairia de sua posição de animal, acedendo à
101
Do original consultado : La vérite est la révélation d’une réalité. Or, la réalité humaine ne se
crée, ne se constitue que dans la lutte en vue de la reconnaissance et par le risque de la vie qu’elle
implique. La vérité de l’homme, ou la revelation de sa réalité, présuppose donc la lutte à mort. Et
c’est [pourquoi] les individus-humains sont obligés d’engager cette lutte. Car ils doivent élever au
rang de vérité la certitude subjective qu’ils ont d’eux-mêmes d’exister pour soi, chacun devant le
faire en l’autre et en lui-même. (…) L’individu-humaine qui n’a pas osé-risquer sa vie peut, certes,
être reconnu en tant qu’une personne-humaine. Mais il n’a pas atteint la vérité de ce fait d’êtrereconnu en tant qu’une Conscience-de-soi-autonome. Chacun donc des deux individus-humains
doit avoir pour but la mort de l’autre, tout comme il risque sa propre vie. » In : KOJEVE, A. (1947)
Introduction à la lecture de Hegel. [Paris] : Gallimard.p. 19.
151
humanização, se reconhecido por um outro. No entanto, este outro, estaria ele
mesmo, buscando a mesma coisa, ser reconhecido enquanto Consciência
autônoma, logo, deverão travar uma luta, onde os dois riscarão à morte, negação
da existência. Enquanto isto não é alcançado, o indivíduo viveria num « en dehors
de soi”. A vitória da luta pelo reconhecimento faria com que o indivíduo
alcançasse seu próprio valor, no entanto, este outro « (…) também quer se fazer
reconhecer, e (ele) está pronto também a arriscar, à « negar » sua vida animal na
luta por reconhecimento de seu ser-para-humano. Ele deve, então “provocar” o
outro, o forçar a se engajar numa luta de morte de puro prestígio.”102 (KOJÈVE,
1947, p.20 trad. nossa)
No entanto, se esta luta pelo reconhecimento recíproco, terminar com a
morte de um dos pólos que busca no outro sua própria afirmação como
Consciência autônoma, ou mesmo se ambos os pólos da luta encontrar a morte
no meio da batalha, será o fim mesmo da própria existência. No primeiro caso, se
um dos pólos morre, é o vencedor que deixa também de existir como
Consciência-de-si-autônoma já que não pode mais ser reconhecida por esse
outro que acaba de desaparecer. No caso dos dois pólos encontrarem a morte, o
fim é ainda mais óbvio. A saída que Hegel dará para este impasse da morte, é
que para ser reconhecido como Consciência-de-si-autônoma, o eu deverá
suprimir dialéticamente o outro - o que vem a ser, suprimir conservando o
suprimido. Nas palavras de Kojéve, “Quer dizer que ele irá lhe deixar a vida e a
consciência e apenas destruir sua autonomia. Ele deverá lhe suprimir, pois que
este lhe é oposto e age contra ele. Dito de outro modo, ele deverá lhe
assujeitar. »103 (KOJÈVE, 1947, p. 21.trad. nossa)
Grosso modo, a Consciência autônoma, que pode ser assim chamada
pois se saiu vencedora da luta pelo reconhecimento, se apresenta na imagem do
Mestre; e a outra, a Consciência dependente, perdedora, se apresentaria na
figura do Escravo. Nas palavras de KOJÈVE (1947), “Este escravo é o adversário
102
Do original consultado: « (...) aussi veut se faire reconnaître, et [il] est prêt lui aussi à risquer, à
« nier » sa vie animale dans une lutte pour la reconnaissance de son être-pour-soi-humain. Il doit
donc « provoquer » l’autre, le forcer à engager une lutte à mort de pur prestige. » Ibidem., p. 20.
103
Do original consultado: “C’est-à-dire qu’il doit lui laisser la vie et la conscience et ne détruire que
son autonomie. Il ne doit le supprimir qu’en tant qu’opposé à lui et agissant contre lui. Autrement
dit, il doit l’asservir.Ibidem., p. 21.
152
vencido, que não foi até o fim arriscando a própria vida, que não adotou o
princípio dos Mestres: vencer ou morrer. Ele aceitou a vida acordada por este
outro. Ele depende desse outro. Ele preferiu a escravidão à morte, e é por isso,
que ficando vivo, ele vive como escravo.»104 (KOJÈVE, 1947, p. 22 trad. nossa). E
é por ter recusado o risco, que o Escravo permanece ainda um ser « bestial »,
“natural », enquanto o Mestre acedeu ao estatuto de humano, “mediatizado”, se
relacionando com as coisas do mundo já transformadas pelo trabalho do Escravo.
O Escravo detém o Saber sobre a coisa, sobre a natureza,
« (…) quer dizer pelo trabalho do escravo que transforma a
coisa natural, a ’matéria prima’ em vista do seu consumo
(para o Mestre). (…) ele a prepara para o consumo, mas ele
não a consome ele mesmo. Todo esforço tendo sido feito
pelo Escravo, o Mestre cabe apenas gozar da coisa que o
Escravo lhe preparou, e de ‘negá-la’, ‘destruí-la’,
consumindo-a” .105 (KOJÈVE, 1947, p. 23. trad. nossa).
No entanto, o problema que se coloca é o do valor do reconhecimento
conseguido pelo Mestre e de sua relação com a verdade de sua existência. Pois,
no momento em que o Mestre arrisca à perder a vida em troca do reconhecimento
do outro, que o elevaria ao nível humano de uma Consciência autônoma, ele se
apercebe que este outro uma vez transformado em Escravo, não pode lhe dar o
que ele deseja, já que estaria na posição não de um semelhante, mas ainda no
nível do não-humano. Vemos aqui que, se a dialética do senhor e do escravo,
proposta por Hegel, coloca em cena o problema da intersubjetividade, ela não
consegue resolvê-la; se a morte é o caminho que levaria ao reconhecimento, ela
104
Do original consultado: “Cet Esclave est l’adversaire vaincu, qui n’est pas allé jusqu’au bout
dans le risque de la vie, qui n’a pas adopté le principe des Maîtres : vaincre ou mourir. Il a accepté
la vie accordée par un autre. Il dépend donc de cet autre. Il a préféré l’esclavage à la mort, et c’est
pourquoi, en restant en vie, il vit en Esclave. Ibidem., p. 22.
105
Do original citado: (…) c’est-à-dire par le travail de l’Esclave qui transforme la chose naturelle,
la « matière première » en vue de sa consommation (par le Maître). (...) il la prépare pour la
consommation, mais il ne la consomme pas lui-même. Tout l’effort étant fait par l’Esclave, le
Maître, n’a plus qu’à jouir de la chose que l’Esclave a preparée pour lui, et de la “nier”, de la
“détruire”, en la « consommant »Ibidem., p. 23.
153
também é o fim que o aniqui-la, e mesmo a supressão dialética que guardaria o
suprimido como servidão, não seria tampouco uma solução, pois não garante ao
Escravo o estatuto de Consciência-autônoma. Temos então que,
se o homem não pode se satisfazer que pelo
reconhecimento, o homem que se comporta como Mestre
nunca o será. E porque, no início o homem ou é Mestre ou é
Escravo, o homem satisfeito será necessariamente Escravo ;
ou mais exatamente, aquele que foi Escravo, que passou
pela escravidão e que suprimiu dialeticamente ‘sua
servidão’» 106(KOJÈVE, 1947, p. 25. trad. nossa).
Assim, a verdade do Mestre está do lado do Escravo. O Mestre precisa
do Escravo que carrega a sua verdade, garantindo assim a ilusão do Mestre de
que carrega uma Consciência-de-si-autônoma idêntica a si mesma. Assim, como
nos diz Lacan (1992), “(...) desejo do senhor é o desejo do Outro, pois é o desejo
que o escravo predispõe.” (LACAN, 1992, p.38). Mas a crítica que Lacan faz a
Hegel é que sim, o Escravo detém a verdade do Senhor, no entanto, esta verdade
não basta! Não há uma Verdade que baste, pois não há verdade que possa ser
toda dita. Ele nos diz, “Se há algo que toda a nossa abordagem delimita, que
seguramente foi renovado pela experiência analítica, é justamente que nehuma
evocação da verdade pode ser feita se não for para indicar que ela só é acessível
por um semi-dizer, que ela não pode ser inteiramente dita, porque, para além de
sua metade, não há nada a dizer.” (LACAN, 1969-1970/1992, p.53) E é por isso,
que a coisa continua.
Ao pegarmos, então, a dúvida lançada por Lacan no Seminário XVII, a
saber, de que modo o senhor imporia sua vontade? É certo que haveria aí, algo
da ordem de um consentimento, nos diz o psicanalista. A primeira forma de
enlaçamento é a obediência e não a culpa, como em Freud. A culpa em Lacan
aparece somente quando o sujeito abre mão em seu desejo. Mas, não nos parece
106
Do original consultado: si l’homme ne peut être satisfait que par la reconnaissance, l’homme qui
se comporte en Maître ne le sera jamais. Et puisque au début l’homme est soit Maître, soi Esclave,
l’homme satisfait sera nécessairement Esclave ; ou plus exactement, celui qui a été Esclave, qui a
passé par l’Esclavage, qui a supprimé dialectiquement « sa servitude Ibidem., p. 25.
154
que o Escravo seja um sujeito culpado. Talvez, porque ele ganhe alguma coisa
com isso. Para se manter Mestre, aquele que acedeu ao estatuto de sujeito, de
humano, perde alguma coisa que lhe garantiria o encontro com sua suposta
verdade, trata-se do objeto a. E será o saber do Escravo, seu trabalho de
transformar a coisa natural, a “matéria primeira”, em objeto a ser devorado,
gozado pelo Mestre, sem nunca satisfazê-lo que manterá as regras do jogo em
seu estado original. É por isso que nos diz Lacan (1992),
O que sobra é exatamente, com efeito, a essência do senhor
– a saber, o fato de que ele não sabe o que quer. Eis o que
constitui a verdadeira estrutura do discurso do senhor. O
escravo sabe muitas coisas, mas o que sabe muito mais
ainda é o que o senhor quer, mesmo que este não o saiba, o
que é o caso mais comum, pois sem isto ele não seria um
senhor. O escravo o sabe, e é isto sua função de escravo. É
também por isto que a coisa funciona, porque de qualquer
maneira, funcionou durante muito tempo.” (LACAN, 19691970/1992, p. 32)
E o que se situa no primeiro plano do discurso do Mestre é a lei; ela é a
forma por excelência do discurso do Mestre. É pela lei, sob sua forma de
imperativo, que o Mestre se manifesta, e diz: Trabalhe! Produza ! Um imperativo,
como nos diz Benveniste (1966), « (…) não é denotativo e não visa a comunicar
um conteúdo, mas se caracteriza por seu pragmatismo e visa a agir sobre o
auditor, a lhe imprimir um comportamento. O imperativo não é um tempo verbal;
ele não comporta nem marca temporal, nem referência pessoal. É o semantema
nu,
empregado
como
forma
jussiva
e
com
intonação
específica.”107
(BENVENISTE, 1966, p. 274 trad. nossa).
Um imperativo não representa nada no mundo. O enunciado: Ande!,
não corresponde a uma ação visível no mundo, e não diz nada daquele que fala.
107
Do original consultado : « (…) n’est pas dénotatif et ne vise pas à communiquer un contenu,
mais se caractérise comme pragamatique et vise à agir sur l’auditeur, à lui intimer un
comportement. L’imperatif n’est pas un temps verbal ; il ne comporte ni marque temporelle ni
référence personnelle. C’est le sémantème nu employé comme forme jussive avec une intonation
spécifique. » In : BENVENISTE, É. (1966) Problèmes de linguistique générale, I. Paris, Éditions
Gallimard. p.274.
155
Não há um sujeito implicado no enunciado, mas sim, algo da ordem de um puro
dever. É o equivalente ao discurso do Mestre, que ordena o que o outro deve ser.
E se dirige, sempre, do dominante ao dominado. E a única coisa que interessa ao
Mestre é que a produção não cesse!
É aqui que Lacan vai se interessar por Marx, via conceito da mais-valia,
que fornecerá a base para a elaboração do mais-de-gozar lacaniano, esse objeto
pequeno a, responsável pelo movimento do sujeito em busca da satisfação. Zizek
(1991), aponta para uma coincidência entre o limite e o excesso, entre a falta de
objeto e a sobra de gozo, e nos questiona: não haveria uma coincidência então
entre objeto-causa do desejo, desse excedente, e este resto que traduz uma falta
constitutiva, dessa perda estrutural com a qual o sujeito deverá se confrontar pela
sua entrada no mundo da linguagem?
Esta busca por satisfação, a ânsia pelo objeto perdido, que irá lançar o
sujeito num eterno movimento de repetição, já havia desde muito, sido percebido
por Freud em alguns de seus trabalhos, como em Além do Princípio do Prazer
(1920) e Sobre o Masoquismo (1924). O que Lacan (1992), irá acrescentar em
sua leitura de Freud sobre essa complusão à repetição é que do formalismo da
estrutura, onde um significante representa um sujeito junto a um outro
significante, há perda de gozo, e no lugar desta perda colocada em cena pela
compulsão à repetição, emerge o objeto pequeno a. Nas palavras do psicanalista,
De fato, é apenas nesse feito de entropia [ponto de perda],
nesse desperdiçamento, que o gozo se apresenta, adquire
um status. Eis porque o introduzi de início com o termo
Mehrlust, mais-de-gozar. É justamente por ser apreendido
na dimensão da perda – alguma coisa é necessária para
compensar, por assim dizer, aquilo que de início é número
negativo – que esse não-sei-quê, que veio bater, ressoar
nas paredes do sino, fez gozo, e gozo a repetir. Só a
dimensão da entropia dá corpo ao seguinte – há um maisde-gozar a recuperar. (LACAN, 1969-1970/1992, p. 52)
Dessa forma, como afirma Poli, Marx chegaria na teoria lacaniana, para
156
corrigir Hegel. Se em Hegel, o Escravo seria aquele que abriria mão do seu gozo
e apenas obedeceria ao imperativo do Senhor, em Marx, a lógica de produção
mesma, restituiria a esse Escravo, aqui já podemos chamá-lo de proletário, um
algo-a-mais que lhe caberia. Nas palavras de Poli (2003), “(...) ao contrário do que
pensa Hegel, o escravo, para preservar a vida, não renuncia ao gozo.
Justamente, a escolha pela submissão o coloca, tal qual explicita Marx, na
relação a um gozo Outro: a “mais-valia” (POLI, 2003, p. 132). Como sabemos,
quando o proletário/escravo vende/submete sua força de trabalho, seu saber, ao
Capital/Mestre, se produz um excedente de seu trabalho – não há equivalência
entre aquilo produz e o valor de sua força de trabalho; esse a mais, é a maisvalia.
O mesmo não acontece em Hegel; não há mais-valia no trabalho do
Escravo, ele não é pago por isso: ele transforma, com seu Saber, os objetos à
repetição que irão servir ao consumo do Mestre, nunca lhe satisfazendo. Ninguém
lhe paga por isso! Não há não-equivalência. Em Hegel, o Escravo abre mão do
gozo, ele abre mão da coisa, ele a prepara para o consumo do Mestre, ele não a
consome (Kojève, 1947). Nas palavras de Zizek (1991),
(...) poderíamos designar o objeto a, o mais-gozar, como o
excedente, o resto que escapa à rede da troca universal, e é
por isso que a fórmula da fantasia enquanto nãouniversalizável se escreve $ ◊ a, ou seja, o confronto do
sujeito com esse resto “impossível”, não-intercambiável. Eis
aí o vínculo entre o mais-gozar e a mais-valia como
excedente que desmente a troca equivalente entre o
capitalista e o proletário, o excedente que o capitalista se
apropria no contexto na troca equivalente do capital pela
força de trabalho.108 (ZIZEK, 1991, p. 156)
No entanto, mesmo em Marx, o que funda o laço social, a relação entre
o proletário e o capitalista, é também, como em Hegel na dialética do senhor e do
escravo, a obediência. Em Hegel, o Escravo é aquele que diante do dilema A
108
ZIZEK, S. (1991) O mais sublime dos histéricos. Hegel com Lacan. [Rio de Janeiro]: Jorge
Zahar Ed., 1991.p.156.
157
liberdade ou a vida!,escolhe a vida e fica com uma vida amputada da liberdade
(LACAN, 1998b). Ele é aquele que, como já dissemos, « (…) não foi até o fim em
correr o risco de vida, que não adotou o princípio dos Mestres: vencer ou morrer.
Ele aceitou a vida acordada por um outro. (...) Ele preferiu a escravidão à morte
(…) »109 (KOJÈVE, 1947, p. 22. trad. nossa). Ele é aquele que obedece aos
imperativos do Mestre: Produza! Em Marx, a liberdade do proletário é também
uma liberdade frustrada que o leva à escravização pelo Capital, pois o trabalhador
é dono de sua força de trabalho, é livre para vendê-la a quem bem entender. Mas,
uma vez que a vende, é despossuído do que detinha: “o conteúdo efetivo desse
ato livre de venda é a escravização ao Capital.” (ZIZEK, 1991, p. 140).
No entanto, na lógica da servidão capitalista algo a mais se passa do
lado de baixo da barra da fórmula do discurso do Mestre; embaixo, onde tudo se
passa meio às escondidas, onde se encontram – ou melhor, se desencontram, $
// a. Trata-se da função da fantasia, $ ◊ a, que numa operação de ilusão, faz
equivaler força de trabalho e mais-valia, e apagar a relação de escravidão. É o
que vemos na célebre frase-lema repetida pelo atual presidente francês, Nicolas
Sarkozy: “Travailler plus, pour gagner plus!” (Trabalhar mais, para ganhar mais!).
Mas, quem de nós ainda acredita nas palavras do Mestre? Quem sabe se ele
agora nos disser: Goze! Talvez, aí, fiquemos tentados. É o que veremos mais
adiante, no próximo capítulo, na subversão tentada pelo discurso do Capitalista –
uma corruptela do discurso do Mestre.
3.2.3. A Histérica, o Universitário e o Analista
Se bem nos detivemos anteriormente sobre o primeiro dos quatro
discursos lacanianos, o discurso do Mestre, não foi por acaso, ele é a
formalização da emergência do sujeito, como duplamente assujeitado: no plano
109
Do original consultado : « (…) n’est pas allé jusqu’au bout dans le risque de la vie, qui n’a pas
adopté le principe des Maîtres : vaincre ou mourir. Il a accepté la vie accordée par un autre. (…) Il
a préféré l’esclavage à la mort (...) ». In : KOJEVE, A. (1947) Introduction à la lecture de Hegel.
[Paris] : Gallimard.p. 22.
158
da estrutura, à linguagem, e no plano da relação entre sujeitos, ao Outro da lei.
Diante da lei, o sujeito, obedece! Ao contrário do que fizemos com o discurso do
Mestre, não iremos nos deter especialmente sobre os outros três discursos que
se seguem. Nos contentaremos em apresentá-los. São eles derivados da primeira
posição do sujeito quando emerge no campo da linguagem e se assujeita ao
campo do Outro. Sim, eles marcam outros lugares que pode o sujeito ocupar na
relação com outros sujeitos e com seu próprio gozo.
É por isso, que não os deixaremos de lado, mas eles não constituem
nosso objeto primeiro nessa tese. O discurso do Mestre, este sim, e mais adiante,
o discurso do Capitalista, pois são a expressão do enlaçamento via dois
imperativos importantes: Produza! Trabalhe!, e um outro, mais astucioso que diz,
Goze! E diante do imperativo, cabe ao sujeito, obedecer! É isso que nos coube
afirmar, se o laço social em Freud se dava pela culpa, nada indica, pelo contrário,
que vivamos ainda sobre essa lógica de liame. Em Lacan, o laço social, o
inaugural, é pela via da obediência, e não nos parece que diante do imperativo
contemporâneo do capitalista que diz, Goze!, haja aí algo do registro da culpa.
Lacan nos propõe darmos um quarto de giro no discurso do Mestre para
chegarmos ao discurso da Histérica. Se o discurso do Mestre poderia também ser
escrito da seguinte forma,
Desejo → Outro


verdade // perda
Dando um quarto de giro, chegaremos a seguinte formalização:
$ → S1

a

// S2
159
Ou seja, vemos o $ no lugar do desejo, se dirigindo ao Outro, o
questionando sobre os significantes-mestre que lhes foram atribuídos. O $ no
lugar do agente, exatamente este sujeito barrado, da dúvida, que interroga com
seu sintoma, os signficantes que marcam sua história. “Diga-me quem eu sou?”,
é a pergunta que dirige ao lugar do Outro, ocupado pelo Mestre. Ela não se
contenta em ser contada pelo Outro; ela o interroga de modo que os significantes
mestres que marcaram sua história sejam equivocados. A histérica não se deixa
escravizar, como nos diz Lacan (1992), ela faz greve! Ela não consente.
O discurso da histérica evidencia a impossibilidade da relação sexual
entre homens e mulheres. Ela denuncia a insatisfação e a falha presente na
lógica estrutural, o que o mestre com seu discurso fechado, tenta tamponar. O
mestre é o discurso que joga o impossível da satisfação sexual para debaixo do
tapete, ou melhor, para debaixo da barra. Nas palavras de Lacan, “O significante
não é feito para as relações sexuais. Desde que o ser humano é falante, está
ferrado, acabou-se essa coisa perfeita, harmoniosa, da copulação, aliás,
impossível de situar em qualquer lugar da natureza.” (LACAN, 1969-1970/1992, p.
34)
Ao mestre faltaria o saber, é isso que a histérica produz com seu
lamento; seu questionamento visa colocar em xeque a lógica das identificações
própria ao Mestre. Como nos diz Cardoza (2009), “É porque as coisas não
caminham de forma tão harmoniosa, que há inconsciente, e há a impossibilidade
e o sublime e atroz mal-estar dos laços. Neste sentido, pode-se afirmar que só a
histérica faz o mestre trabalhar ao questioná-lo, pois aniquila sua possibilidade de
tudo governar diante da dúvida.” (CARDOZA, 2009, p. 64)
O que apaixona a histérica é o saber, mas não qualquer saber, ela
deseja um saber novo. Muito diferente daquele que interessa ao maître, a maisvalia. No caso da histérica esse saber é animado pela pela interrogação “será que
sou um objeto que causa seu desejo?”. Ela quer o Mestre, mas como desejante.
A verdade desta posição subjetiva é o questionamento de seu lugar de objeto
para o Outro. Ao que ela descobre que, na verdade, o Mestre é castrado,
impotente. Nos diz Lacan (1992) sobre o desejo da histérica, “Ela quer um mestre.
(...) Ela quer que o outro seja um mestre, que saiba muitas coisas, mas, mesmo
160
assim, que não saiba demais, para que não acredite que ela é o prêmio máximo
de todo o seu saber. Em outras palavras, quer um mestre sobre o qual ela reine.
Ela reina, e ele não governa.” (LACAN, 1969-1970/1992, p. 136)
O lamento da histérica mostra o furo do governo do mestre, mas não é
a certeza da total liberdade, uma vez que seu lamento não a livra do assentimento
ao Outro, que ao invés de responder a seus apelos, prorroga sua dívida. E, afinal
de contas, o que ela quer é um mestre, mesmo se para sobre ele reinar.
Façamos, mais uma vez, um quarto de giro no sistema de quatro patas
lacaniano, dessa vez sobre o discurso da histérica. Teremos o discurso do
analista, este que tem o próprio objeto a no lugar de poder, do Mestre, e também
no lugar do desejo, se fazendo, o analista, como causa do desejo do analisante.
Isto possível, pois sustentado por S2, o saber - ou melhor, savoir supposé - , no
lugar de verdade.
a → $

S2

// S1
Mas o que significa ter um saber no lugar da verdade? Vejam que isto
é bem diferente de ter um saber de verdade. Não é disso que se trata. “Um saber
como verdade – isto define o que deve ser a estrutura do que se chama uma
interpretação.” (LACAN, 1992, p. 37). O S2 no lugar da verdade – savoir supposé
– traz à tona os significantes da vida do sujeito. A enunciação do analisando
aparece como enigma, que como toda verdade só é possível de ser dita pela
metade. Nas palavras de Lesourd (2006),
O analista não sabe o que o paciente supõe que ele sabe. O
saber inconsciente vem assim no lugar da verdade do
161
discurso, de verdade que só pode ressurgir não levando em
conta o sujeito, em suas diversas formações do inconsciente
que são os sonhos, lapsos e outros sintomas. Neste
dispositivo discursivo, o sujeito, em lugar do outro, é este
que deverá produzir a partir de sua produção (repetição,
linguagem, rememoração, etc) os significantes mestres que
organizam seu desejo, os significantes que lhe designam.
110
(LESOURD, 2006, p. 112 trad. nossa)
O objetivo deste discurso é a des-identificação ($/S1).
Está aí a
oposição entre o Mestre e o analista - um seria o avesso do outro, como nos diz
Lacan (1992) -, enquanto o primeiro governa via identificação, o segundo trata de
equivocá-las, dando prova de que novos significantes podem ser criados para
designar o sujeito. Como nos diz Jorge (2002), “O campo do sujeito do
psicanalista, que reúne o saber verdadeiro e o objeto a, está desabitado pelo
sujeito para que, no campo do Outro, o sujeito possa advir e produzir seus
significantes unários.” (JORGE, 2002, p. 31).
O discurso do analista dá a palavra ao sujeito, o que difere
radicalmente do próximo discurso que encontramos ao darmos o último quarto de
giro no aparelho lacaniano, o discurso do universitário, fruto do revolução
científica. Seu mandamento é “Vai, continua. Não pára. Continua a saber sempre
mais.” (LACAN, 1969-1970/1992, p. 110)
S2 → a


S1
// $
Vemos o Saber ocupar o lugar do agente, do poder, se dirigir ao objeto
110
Do original consultado : L’analyste ne sait pas ce que le patien suppose qu’il sait. Le savoir
inconscient vient ainsi en place de vérité du discours, de vérité qui ne peut ressurgir qu’à l’insu du
sujet, dans ces diverses formations de l’inconscient que sont les rêves, lapsus, et autres
symptômes. Dans ce dispositif discursif, le sujet, en place de l’autre, est celui qui doit produire au
travers de sa production (répétition, langage, remémoration, etc) les signifiants maîtres qui
organisent son désir, les signifiantes qui le désignent. » In : LESOURD, S. (2006) Comment taire le
sujt? Des discours aux parlottes libérales. Ramonville Saint-Anne, Éditions éres.p.112.
162
a, ao estudante, aquele que trabalha para fazer advir a verdade. Este lugar, o da
verdade, é ocupado por S1, ou seja, ninguém menos do que o Mestre. No lugar
da produção, vemos aparecer o $, apartado (//) do S1, ou seja, amputado de sua
verdade, amputado de qualquer significante que lhe identifique. O sujeito, $,
ocupa o lugar do que sobra da operação, do lado debaixo da barra, e o que ganha
lugar são os ordenamentos da ciência e sua constância de resultados, via seu
método de analisar, medir, quantificar. Nas palavras de Lacan (1992)
(...) aquele que aqui se articula no termo S2, e que está na
posição, de uma pretensão insensata, de ter como
produção, um ser pensante, um sujeito. Como sujeito... de
maneira alguma poderia se perceber por um só instante
como senhor do saber.
O S2 provoca no outro – objeto a, o efeito de nada saber, a
ordem é: você nada sabe! Pois o saber é pronto – produzido,
e burocratizado o bastante para dirigir-se ao outro apenas na
condição de objeto, este saber estando sustentado o
bastante por um S1 - no lugar da verdade e da ordem,
produz um sujeito barrado ($), sem tamanha possibilidade
de acesso a palavra ou a verdade, que está resguardada
com o S1” (LACAN, 1992, p. ?)
Este anúncio de que no discurso do Universitário, são os estudantes,
os objetos a, que respondem a ordem: Vocês nadam sabem!, não foi muito bem
aceito pelos alunos universidade de Paris VIII, Vincennes.
Vocês são produtos da Universidade, e comprovam que a
mais-valia são vocês, quando menos no seguinte, que não
apenas consentem, mas aplaudem, e ao que eu não e ao
que eu não teria por que fazer objeções – é que saem dali
vocês próprios equiparados a mais ou menos créditos.
Vocês vêm aqui se tornar créditos. Saem daqui etiquetados
como créditos, unidades de valor. (Lacan, 1992, p. 212)
163
Temos nos quatro discursos propostos por Lacan, a imagem dos
quatro impossíveis já trabalhados em nosso segundo capítulo: o discurso do
mestre daria provas da impossibilidade de governar; o discurso do analista, a
impossibilidade de tudo analisar; o discurso do universitário, daria provas da
impossibilidade de educar e o discurso da histérica seria a impossibilidade do
fazer desejar.
Mas o que aconteceria se déssemos mais um giro de quarto no
discurso do Universitário? Voltaríamos, obviamente, para o início, para o começo
de tudo: para a servidão do discurso do Mestre. É isso que faremos, mas não
voltaremos ao mesmo, e sim, a um discurso a mais (+1), ao discurso do
Capitalista. É com ele que trabalharemos no próximo capítulo, afirmando-o como
o laço social das sociedades de controle. Discurso este que pretende abolir as
barras que impedem que o $ se encontre com o objeto destinado à satisfação. No
entanto, seria este uma forma de laço, já que o sujeito perde seu estatuto móvel
de desejante e se relaciona com objetos destinados a tamponar sua falta a ser
estrutural? Ou melhor, como fazer laço com o outro se não há nada que falte ao
sujeito que lhe faça caminhar? Quando a lei social é deixada de lado em prol do
imperativo do capitalista que promete direito ao gozo a todos, de que forma os
adolescentes expostos a esta anomia reagem, resistem e fazem laço? Serão
esses questionamentos que tentaremos responder em nosso próximo capítulo,
dedicado as artimanhas de poder sob a égide do discurso do capitalismo.
164
CAPÍTULO IV – Curto-circuito no laço social: a
violenta rede simbólica do contemporâneo
4.1.Da disciplina ao capitalista : do triunfo da culpa ao reinado do gozo
4.2.A anomia: rumo a uma dessubjetivação do socius
4.3. O menino-mulsuman e a violência como ficção de uma vida
desqualificada
No curso desta tese, nos ocupamos em discutir as vicissitudes da
inscrição no laço social na passagem adolescente, sobretudo quando esta se
encontra inscrita num contexto incerto, onde os sonhos de projeção num futuro
coletivo rapidamente podem ser atravessados e impedidos pela violência da
realidade. Em um contexto onde a vida desses jovens se inscreve e se apaga
numa morte muitas vezes provável e anônima, quais as possibilidades de
inscrição no laço social, quando a vida ou a morte não tem qualquer valor social
positivo? A partir da formulação desta pergunta, pode-se perceber que
consideramos que não há inexistência de laço, mesmo quando o contexto é
adverso. Não corroboramos, em nenhum momento deste trabalho, com teorias
que afirmam o nascimento de uma psicose generalizada do laço social, por
exemplo. Tampouco aproximaremos nossas análises e conclusões de um quadro
de dessubjetivação estrutural do sujeito.
Enquanto houver sujeito, haverá sempre um modo de resistir! É por
isso que em toda a tese, nos perguntamos acerca das vicissitudes dessa
inscrição, pois a tomamos como instável, própria a cada sujeito, mesmo quando o
contexto social se mostra mortífero para as singularidades. Acreditamos que
depositar uma parte do problema numa espécie de curto-circuito da estrutura
165
subjetiva é um ato que pode desencadear efeitos políticos perigosos nesses
tempos sombrios. Principalmente quando se trata de uma parcela da população
cuja a vida adquire valor social positivo apenas quando incluída no sistema de
produção capitalista como mão-de-obra barata e descartável, ou seja, como
aqueles que são incluídos num determinado sistema produtivo pelo seu valor
negativo.
O objetivo do último capítulo dessa tese irá traçar as bordas inteligíveis
desse sombrio contexto social, para entendermos como os sujeitos se dirigem ao
Outro e se enlaçam com os outros. Entendemos assim, sair do campo privado e
medicalizado da estrutura do sujeito – que trata o paciente, e esquiva-se das
origens de seu mal -, para restituir a dimensão política da discussão. O que nas
palavras de Rosa & Poli (2009),
trata-se de auferir seus efeitos nos modos como o sujeito
estabelece suas estratégias de resistência àquilo que se
impõe como restrição ou constrição de seus modos de
gozar. Tais estratégias não são, bem entendido, passíveis
de serem reduzidas aos recursos egoicos de cada indivíduo.
São antes modos coletivos e discursivos de organizar sua
posição em relação a si memso, aos outros e ao Outro.
(ROSA & POLI, 2009, p. 7)
Os fragmentos de caso que pudemos trazer para essa tese, nos dão
mostra dos impasses do sujeito adolescente no contemporâneo. Clara, tornará
equivalente consentir em seu desejo, colocando-se como o objeto do gozo do
Outro, e resistir, o que implicaria a afirmação de seu desejo, a partir do
assentimento à culpa implicada na castração. Em sua tentativa de aceder a um
gozo Outro, próprio da passagem adolescente, Clara cai na cilada armada pelos
laços do contemporâneo, onde esse Outro social anômico irá aprisionar o sujeito
em suas garras. Roberto, assente à segregação e, ao enlaçar, ocupa a posição
de resto social, o que irá apartá-lo de sua dimensão de sujeito. Assim, ao ocupar
166
um lugar de resto, do refugo, irá se narrar a partir de uma ficção socialmente
desqualificada, que terá na violência urbana contemporânea, sua linha de
construção.
Afirmamos, que as histórias de violência não aparecem como relatos
da realidade diária dos sujeitos a ela expostos, mas sim, como construções
ficcionais onde os sujeitos se contam e conseguem se incluir. No entanto,
afirmaremos, do mesmo modo que Rosa & Poli (2009) o fazem, que não se trata
em nenhum dos casos de pane na estrutura do sujeito, nem de sua completa
dessubjetivação. Ao contrário, trata-se de uma estratégia de subjetivar na mais
completa anomia do socius, anomia essa que tratá como consequência os efeitos
de violência urbana que evidenciamos em nossos dias e ao qual nos expomos;
uns mais, outros muito menos. Como nos diz Agamben (2008) “trata-se de uma
forma de subjetivar na mais absoluta dessubjetivação”. (AGAMBEN, 2008, p. 111)
Vejamos como todos esses aspectos se apresentam. Para tal,
começaremos lançando mão das análises de Foucault (1987, 1999) sobre as
sociedades disciplinares e suas estratégias de exercício de poder sobre os corpos
e seu controle sobre as populações e de Agamben (2002) sobre a lógica do
estado de exceção como paradigma do controle na contemporaneidade. Bem
como lançaremos mão da psicanálise para evidenciar as astúcias do exercício do
poder do capitalismo contemporâneo, associando-o a um de seus efeitos
imediatos, um curto-circuito do laço social, o que irá contribuir para a emergência
de uma nova especificidade do fenômeno da violência na atualidade. Desta
forma, entendemos garantir a inclusão dos posicionamentos do sujeito num
sistema de exercício do poder, disciplina ou controle, afirmando a positividade de
seu lugar, e não apenas a negatividade de uma produção de subjetividade à
mercê das astúcias do sistema de poder vigente.
167
4.1.Da disciplina ao capitalista :
reinado do gozo
do triunfo da culpa ao
Partiremos do que foi nosso caminho em dissertação de mestrado,
intitulada, A lógica do controle global e sua estranha imanência: o caso do Brasil e
a emergência de uma norma violenta de sociabilidade (2003). Foucault (1984), no
primeiro volume de sua História da Sexualidade I. A Vontade de Saber, se
surpreende com a constatação de que nunca antes do século XIX as guerras
haviam sido tão sangrentas. O advento do capitalismo industrial produziu suas
marcas não apenas na reorganização dos modos de produção, mas também nos
processos de subjetivação da modernidade. Essa reorganização específica dos
modos de produção e seus efeitos para a construção dos corpos individuais e
para as instâncias grupais de organização marcaram a formação de um modo
específico de exercício do poder, chamado por Foucault (1987), as sociedades
disciplinares.
A formação das sociedades disciplinares pode ser circunscrita a partir
do final do século XVII e início do século XVIII, sendo o seu apogeu no século
XIX. Sua constituição ganhou visibilidade, primeiramente, pela reorganização do
sistema judiciário e penal. De acordo com essa re-elaboração teórica da lei penal,
uma infração passava a não ser mais uma espécie de dano cometido contra o
soberano, mas sim, uma ruptura com a ordem civil previamente estabelecida no
interior da sociedade por um poder legislativo. Eis que, a partir desse século, os
mecanismos de poder não irão mais atuar através dos rituais individuais de
punição, mas sim, a partir de técnicas de vigilância e controle contínuos sobre
todo o corpo social. Esse exercício do poder não estará mais nas mãos da
vontade do soberano, mas sim será regido por leis necessárias, aplicáveis
indistintamente sobre todos. Assim, podemos deduzir que o antigo mal-feitor que,
com seu ato, infligia uma ofensa contra o soberano, irá se transformar num
criminoso que se insurge contra o corpo da sociedade (Foucault, 2001).
Mas ainda, alguns outros aspectos importantes serão desenvolvidos
168
por Foucault no sentido de nos fornecer os contornos precisos de uma sociedade
que, cada vez mais, irá erigir-se a partir da complexificação das técnicas de um
exercício de poder fundado nos moldes da vigilância e do controle. Pode-se dizer
que as tecnologias de poder da modernidade irão se afirmar num duplo
funcionamento. O primeiro deles, ainda no século XVII, foi nomeado por Foucault
(1987), como uma anátomo-política dos corpos individuais e se instaurou como as
disciplinas. As disciplinas foram todos os métodos que tornaram possível o
controle detalhado de todas as operações sobre o corpo, sujeitando suas forças e
impondo a elas, uma relação de utilidade-docilidade. De acordo com essa lógica,
o corpo se torna o objeto e o alvo do poder.
Em concordância a este funcionamento, observa-se durante a segunda
metade do século XVIII que uma outra tecnologia de poder começa a ser traçada.
Trata-se de uma biopolítica da espécie humana. Essa nova tecnologia do
exercício do poder não exclui a estratégia disciplinar, mas ao contrário, soma-se a
ela, a complementa e a integra. A marca desta nova estratégia de exercício do
poder é o aparecimento de um novo fenômeno, um novo personagem, a saber, a
população.
A biopolítica das espécies vai se debruçar sobre os problemas
referentes à população. A população passa a ser o alvo do exercício do poder. De
acordo com essa lógica, importará menos tratar do corpo individual do que os
fenômenos de conjunto, como forma de se obter estados globais de equilíbrio e
regularidade (Foucault,1999). A partir da junção dessas duas estratégias do
exercício do poder, uma anátomo-política dos corpos – tecnologia disciplinar do
corpo – e de uma biopolítica das espécies – tecnologia regulamentadora da vida –
é que se deu a saída para um controle completo de todas as instâncias do corpo
social. Trata-se, como nos diz Agamben (2002) da tomada do poder sobre a vida
nua, “zoé”.
O que Foucault nos mostra é a construção de um aparato de disciplina
e controle que se produziu intrinsecamente ligado ao desenvolvimento do
capitalismo industrial, cujo objetivo evidente era possibilitar o aumento das forças
do corpo em termos da sua produtividade econômica. O que nas palavras de
169
Zizek descreveria de forma exemplar a lógica do discurso do Mestre construído
por Lacan,
A partir desses elementos de base que podemos apreender
da lógica do que Lacan chamou o (discurso do) Mestre : seu
papel consiste precisamente em introduzir o equilíbrio, à
regular o excesso. As sociedades “pré-capitalistas” eram
capazes de controlar o desequlibrio estrututal próprio ao
supereu na medida em que elas eram regidas pelo discurso
do mestre111 (Zizek, 1993.p.148 trad. nossa)
Vimos no capítulo anterior, que Lacan irá construir sua teoria do laço
social a partir do esquema discursivo de quatro patas, indicadoras de quatro tipos
de posições subjetivas, onde sujeito, Outro, outros e objeto a, estarão
contemplados. O primeiro desses discursos, o do Mestre, é também o discurso do
inconsciente: um significante representa o sujeito para um outro significante.
Como resultante dessa operação, algo deve cair, uma perda deve se produzir, o
objeto a lacaniano.
Inspirado, inicialmente, pela dialética do senhor e do escravo presente
na Fenomenologia do Espírito de Hegel, a formulação do discurso do Mestre foi a
primeira apontada por Lacan como o ponto de partida para o deslizamento das
outras três fórmulas de liame social: histérica, universitário e analista. O discurso
do Mestre traz o embate de forças entre o senhor que extrai do escravo seu
trabalho. A figura do Mestre seria a de um líder, que com apenas um olhar,
garantiria a estabilidade da sociedade, salvando-a dos excessos da pulsão. Mas,
o essencial ao mestre é a produção de uma comunidade identificatória, livre dos
perigos e dos desvarios das massas e das coletividade. Mas o Mestre, que no
111
Do original consultado : C’est avec ces éléments de base que l’on peut saisir la logique de ce
que Lacan appelle le (discours du) Maître : son rôle consiste précisément à introduire l’équilibre, à
réguler l’excès. Les sociétés « pré-capitalistes » étaient capables de contrôler le déséquilibre
structural propre au surmoi dans la mesure où elles étaient régies par le discours du
maître. »ZIZEK, S. (1993) L'intraitable : psychanalyse, politique et culture de masse. [Paris] :
Antropos Ed., 1993.
170
capitalismo de produção – dos tempos do início das sociedades disciplinares -, já
começava a dar sinais de transfomação, chegará ao tempo do capitalismo de
mercado com uma outra especificidade.
Se Lacan inicialmente, buscou inspiração em Hegel para a formalização do
discurso do Mestre, ele teve que dele se afastar para se servir da teoria de Marx e
sua estrutura do capitalismo, que o permitiu situar sua noção de objeto a próximo
ao do conceito de mais-valia, transformado em mais-de-gozar. O senhor passa a
ser aquele que captura a mais-valia. Que como sabemos depois de Marx, é o
valor do trabalho subtraído o valor de troca do objeto forjado e seu valor de uso,
ou seja, é aquilo pra sempre perdido – do lado do trabalhador, é claro. Lacan, no
Seminário 16, de um Outro ao outro (2008), irá afirmar que o que dá origem ao
objeto a é a perda do saber do lado do escravo. Mas, o escravo ficará com um
gozo Outro.De acordo com Geller (2008), “Lacan se serve de Marx para explicar
que o gozo produz o objeto a. A economia tem por princípio a produção extensiva,
insaciável da falta de gozo, e a mais valia, Mehrwert, é a causa de seu desejo.
Seu objetivo é a cumulação para aumentar os meios de produção ao nível do
capital, do fato do excedente, é recuperado em lucro.”112 (Geller, 2008, p. 111
trad. nossa).
Na outra ponta do esquema, estaria o escravo, o outro, aquele que
detém um saber do qual o Mestre deve se apropriar. De um lado, teríamos o
Mestre, no lugar do poder, que não sabe o que quer, e de outro, teríamos o
escravo que não deve questionar, mas apenas, obedecer. Nas palavras de Lacan,
Eis o que constitui a verdadeira estrutura do discurso do
senhor. O escravo sabe muitas coisas, mas o que sabe
muito mais ainda é o que o senhor quer, mesmo que este
112
Do original consultado : « Lacan se sert de Marx pour expliquer que la jouissance produit l’objet
a. L’économie a pour principe la production extensive, insatiable du manque à jouir, et la plus
value, Mehrwert, est ce qui cause son désir. Son objectif est l’accumulation pour accroître les
moyens de production au niveau du capital, du fait de l’excédent, est récupéré en profit. » . In :
GELLER, S. (2008) Le discours du Maître. In : Scilicet [Texte imprimé] : les objets "a" dans
l'expérience analytique / textes réunis par l'Association Mondiale de Psychanalyse ; [sous la
direction de Jacques-Alain Miller]. 2008, p. 111.
171
não o saiba, o que é o caso mais comum, pois sem isto ele
não seria um senhor. O escravo o sabe, e isto é sua função
de escravo. É também por isto que a coisa funciona, porque,
de qualquer maneira, funcionou durante muito tempo.
(LACAN, 1992.p.30)
O que interessa ao Mestre é que a produção não cesse e, podemos
dizer que seu lema é o não tão atual: “travailler plus pour gagner plus”, sendo que
podemos lê-lo evidenciando seu componente oculto, como: “travailler plus pour
perdre plus”. E será exatamente essa dimensão da perda que estará no centro da
transformação do discurso do Mestre para o discurso do Capitalista. Esse
discurso estará no centro do laço social da contemporaneidade, regido pelas
chamadas sociedades de controle.
Deleuze (1992), em seu pequeno artigo Post-scriptum sobre as
sociedades de controle, nos diz que a ordem disciplinar moderna é o que
gradativamente deixamos de ser. A contemporaneidade é regida pela lógica do
controle. Esta será a afirmação sustentada por ele, a partir do traçado de uma
série de contrapontos entre as sociedades disciplinares e a nova lógica do
controle global. Entre eles, a delimitação de todo um excedente populacional para
além de todo o aumento dos números da produção, e que deverá ser integrado,
mas ao mesmo tempo subtraído do sistema capitalista neoliberal.
Assim como nas sociedades disciplinares, que delimitiva as bordas do
pertencimento social excluindo todo o campo do não-conforme, nas sociedades
de controle, em contrapartida, serão rechaçados todos aqueles que não detiverem
a senha de acesso as benéfices do capital globalizado. Melhor dizendo, todos
aqueles que forem pobres demais para serem incluídos no sistema de
endividamento capitalista, mas ainda numerosos demais para o encarceramento
(Deleuze, 1992).
Sennett (1999), em seu livro A Corrosão do Caráter, se dedica
especificamente à questão das novas relações que se estabelecem a partir da
atual estruturação do mundo do trabalho. Neste livro ele analisa como o estatuto
do trabalho começa a ganhar novos contornos, principalmente após a Segunda
172
Guerra Mundial, e de que forma este novo estatuto irá contribuir para o que ele irá
chamar de corrosão do caráter. De acordo com o autor, o capitalismo
contemporâneo irá inaugurar uma nova dimensão temporal: será considerada
contraproducente qualquer relação de longo prazo. Todos aqueles vínculos
duráveis e estáveis, antes características apreciadas nas relações de emprego e
entre pessoas, perderão força e serão suprimidos por relações cada vez mais
velozes e fugazes. Vínculos como confiança e lealdade serão corrompidos numa
sociedade que irá privilegiar, cada vez mais, a flexibilidade das relações, o
desprendimento às tradições e a disponibilidade a correr riscos. Essa gradativa
perda do estatuto fundamental, que até então regia as relações interpessoais
baseadas no reconhecimento da alteridade, começa a perder toda sua aspereza.
Vemos, desta forma, a estruturação da alteridade se confundir com o exercício
violento de emancipação do capital.
A respeito deste aspecto da lógica contemporânea das sociedades de
controle, Hardt e Negri, (2002) no livro Império, afirmam que, para se sustentar, a
economia capitalista neoliberal depende da constante ampliação e conquista de
novos territórios, ou seja, da incorporação e da criação de infinitos modos de
existência destruindo, para concretizar sua expansão, toda espécie de barreira
social fixa. É o colapso das fronteiras fixas entre os territórios geográficos, das
identidades enrijecidas, das instituições e seus regulamentos e também das
funções sociais, antes tão bem delimitadas.
Esta incansável produção de novos territórios existenciais fomenta uma
espécie de trânsito frenético através das inúmeras possibilidades de afirmação
subjetiva. O que se estabelece aqui, é a reprodução da desregulamentação e da
ruptura das antigas barreiras impostas pela lógica disciplinar, fundamental à
expansão do capital, ao nível micropolítico das relações cotidianas. Ou seja, as
relações de constituição do socius adquirem, nas sociedades de controle
neoliberal, a mesma violência disruptiva do movimento do capital. Assim, como já
pudemos perceber com as constantes crises sazonais do capitalismo,
principalmente o de mercado, seu desequilíbrio estrutural se efetivaria como uma
certa
anomia essencial a sua expansão e não restrita apenas a lógica de
produção.
173
Uma diferença fundamental entre o funcionamento das sociedades
disciplinares e sua lógica capitalista industrial e pré-industrial e as sociedades de
controle e seu capitalismo de mercado neoliberal, diz respeito a categoria do
excesso dessa produção, o que concerne diretamente ao estatuto do objeto a.
Como vimos, nas disciplinas teríamos um controle e normatização de tudo aquilo
que excedia: pulsões, excessos de comportamento, acumulação da mais-valia. Já
nas sociedades de controle não se tratará mais de cercear o excedente, mas sim,
de acelarar a produção deste excedente, disponibilizando-o ao sujeito. Na
palavras de Zizek (2008),
(...) excesso, aliás, que foi mantido sob controle na história
anterior; percebido como perversão local, como desvio
limitado, é elevado, no capitalismo, a verdadeiro princípio da
vida social, no movimento especultaivo do dinheiro que gera
mais dinheiro, de um sistema que só pode sobreviver
revolucionando constantemente suas próprias condições, ou
seja, no qual a coisa só pode sobreviver como o seu próprio
excesso, excedendo constantemente suas próprias
restrições “normais” (ZIZEK, 2008.p. 393)
Assim, o ponto central de onde partiremos para situar a passagem da
sociedade disciplinar, organizada segundo o modo discursivo do Mestre, para as
sociedades de controle, regidas pelo discurso do Capitalista, será pela função que
irá ocupar o objeto a, antes como excesso normatizado pela castração, agora
puro gozo, ilimitado e consacrado ao desperdício. Sustentaremos nossa posição
de que será o capitalista,
e sua articulação discursiva, o novo senhor da
contemporaneidade.
O discurso do Capitalista não foi formalizado por Lacan como o foram
os outros quatro: Mestre, Histérica, Universitário e Analista. Mas o psicanalista faz
referência a este discurso na conferência proferida em Milão em 12 de maio de
1972, e podemos ainda encontrá-lo no ensino de Lacan entre 1970 e 1974, no
Seminário XVI, de um Outro a outro, no Seminário XIX, ou pire ..., e ainda em
174
Television, de 1973. Como uma corrupção do discurso do Mestre, sua astúcia se
porta em obliterar a impossibilidade de encontro entre sujeito e objeto. O discurso
do Capitalista inverte o matema da esquerda da formalização discursiva do
discurso do Mestre e produz um curto-circuito no sentido das setas que faz com
que o sujeito $, tenha acesso ao objeto, a. E o que antes restava disjunto, por
força de estrutura e pela presença da barreira de impossibilidade (barrière de
jouissance) (LACAN, 1970b/2001), no lado de baixo do matema, pode agora se
encontrar por força do discurso do Capitalismo. Vejamos a formalização desse
discurso:
↓
$
S1
S2
↓
a
Daí, podemos deduzir uma primeira consequência: o que antes se
apresentava como um discurso aberto, pela ação da barreira de impossibilidade
(//) – no caso do discurso do Mestre, por exemplo, há um impossível que se
localiza do lado de baixo da barra, qual seja, entre $ e objeto a-, se configura, no
discurso do Capitalismo como fechamento, pois todas as setas giram e ligam
todas as posições umas as outras. Podemos, então passar a uma segunda
consequência: a equivalência de posições. Se antes, S1 comandava, se
dirigiando a S2 que respondia com seu saber, do qual emergia o $ no lugar da
verdade, a partir da queda, da produção de um resto, o objeto a; já no discurso do
Capitalismo, não se pode mais saber quem comanda o quê ou quem!
Aflalo (2008) acerca do discurso do Capitalista e as mudanças que
opera na cisão entre sujeito e objeto, irá afirmar que uma das consequências
dessa passagem para o discurso do capitalista é que, se no discurso inaugural da
subjetividade, o discurso do Mestre, o S1 capturava o sujeito lingando-o a lógica
175
identificatória, mortificando o gozo e normatizando o desejo; já, no discurso do
capitalista, “Os significantes do Outro social não identificam mais o sujeito
moderno que está desgarrado. (...) o sujeito é evidentemente desorientado. Com
o discurso do capitalista a produção e a exploração do objeto a mais-de-gozar é
levado ao frenesi. É a exploração à morte, pois (...) o sujeito que recalcou de S1,
é ainda mais entregue a autoridade do mestre absoluto.»113 (Aflalo, 2008, p. 97
trad. nossa)
O essencial desta montagem discursiva é a primazia do objeto,
responsável pela segregação do sujeito ao nível do lugar fixo destinado a ser
unicamente consumidor. O sujeito, mesmo estando localizado no matema, do
lado esquerdo, acima da barra, será ele mesmo impulsionado pelo objeto a.
Lacan (1970b/2001), em Radiophonie irá dizer que a mais-valia é a causa do
desejo, princípio que impulsiona a economia capitalista. A falta de gozo
impulsionaria os meios dessa produção, ao mesmo tempo que estenderia o
consumo para dar conta do excesso de toda essa produção, isso por “ (...) sua
inépcia a procurar um gozo com o qual ela possa desacelar.”114 (LACAN,
1970b/2001, p. 435 trad nossa). Soler115 (2001) a esse propósito irá afirmar,
(...) posso dizer que os objetos comandam o sujeito, na
medida em que o circuito de flechas é um circuito contínuo,
sem ponto de origem e sem ruptura. É isso o importante no
113
Do original consultado : “Les signifiants de l’Autre social n’identifient plus le sujet moderne qui
en est égaré. (…) le sujet est certes déboussolé. Avec le discours du capitaliste, la production et
l’exploitation de l’objet a plus-de-jouir est poussée jusqu’à la frénésie. C’est l’exploitation à mort,
car, (...) le sujet, qui a refoulé de S1, est d’autant plus livré à la férule du maître absolu In :
AFLALO, A. (2008)Le discours du capitalisme. In : Scilicet [Texte imprimé] : les objets "a" dans
l'expérience analytique / textes réunis par l'Association Mondiale de Psychanalyse ; [sous la
direction de Jacques-Alain Miller]. 2008, p. 111.
114
Do original consultado : « (...) son ineptie à procurer une jouissance dont elle puisse se
ralentir » LACAN, J. (1970) Radiophonie.In : Autres Écrits. [Paris] : Éditions du Seuil, 2001.p.435.
115
Do original consultado: (…) je peux dire que les objets commandent au sujet, puisque le circuit
des flèches est un circuit continu, sans point d'origine et sans rupture. C’est cela l’important dans le
discours capitaliste, et c’est bien pourquoi, d’ailleurs, Lacan dit dans Radiophonie que c’est aux
objets de la production, beaucoup plus qu’au maître, que les sujets devraient demander compte de
l’exploitation qu’ils subissent. C’est dire qu’il introduit l’idée de sujets exploités par les objets, les
objets qu’ils font produire en circuit fermé, dans un cycle sans fin, où il n’y a pas le hiatus, présent
dans tous les autres discours, entre la jouissance produite et la vérité de la jouissance. » In :
SOLER, C. (2011) Texto online : http://www.champlacanienfrance.net/IMG/pdf/csolercours.pdf. Extraído
05/05/2011.
176
discurso do capitalista, e é por isso, então que Lacan diz em
Radiofonia que é aos objetos da produção, muito mais do
que ao Mestre, que os sujeitos deveriam prestar contas da
exploração que sofrem. É dizer que ele introduz a idéia de
sujeitos explorados pelos objetos, os objetos que fazem
produzir em circuito fechado, em um ciclo sem fim, onde não
há o hiato, presente em todos os outros discursos, entre o
gozo produzido e a verdade do gozo. (SOLER, 2001, ref.
eletrônica)
Sob a égide do discurso do capitalista, o que resta ao sujeito é assentir
ao imperativo de gozo pela promessa de satisfação via objetos de consumo.
Trata-se de uma estratégia de amparo que apaga do horizonte social toda
possibilidade de laço entre sujeitos, já que estes passam a ser objetos-para-ooutro.
Uma outra estratégia mortífera de subjetivação no contemporâneo é
pela via do sacrifício, ao qual se dedica Ambertin (2009). Quando a falta estrutural
neurótica, imposta pela entrada do sujeito na civilização, não pode ser tolerada,
resta ao sujeito assentir à fascinação pelo Outro, se oferecendo como corpoobjeto que aplaque sua falta. Como nos diz Ambertin, “Se culpa e sacrifício, para
Freud e Lacan, remetem à tentativa de restaurar a lei do pai e do Outro barrado
( ), para torná-los consistentes, essa pretensão de completude – busca de
amparo – embora persiga uma pacificação que garantiria a pacificação da
violência, geralmente acaba por potencializá-la.” (Ambertin, 2009, p. 82).
Mas, trata-se de uma cilada, como vimos no caso de Clara, que faz
equivaler ser violentada pelo Outro e consentir no ato sexual com o namorado
escolhido. Clara arrisca o sacrifício do corpo para tentar garantir uma consistência
ao Outro, que na adolescência aparece em toda sua força como faltoso, se
colocando assim como objeto, serva, do gozo do Outro. O fiasco é que essa
estratégia não resolve o problema da angústia do sujeito confrontado com esse
Outro faltoso, como nos diz Ambertin, mas ao contrário, só serve para alimentar
seu número de exigências. Instala-se uma dívida que nunca poderá ser soldada.
Assim, o sujeito no contemporâneo pode fazer algumas escolhas,
177
dentre elas: ou assente à castração, suporta a culpa instalada pela lei do pai da
autoridade, se contentando com uma relação de gozo que só poderá ser
alcançada pelas bordas – o que fará o sujeito se movimentar orientado pelo
objeto-causa-do-desejo. Aqui, um leque de possibilidades de subjetivação podem
se abrir, graças a dimensão do movimento do desejo. Uma outra forma é se
esquivar da culpa, abolindo a dimensão do laço social entre sujeitos, ao conceber
o outro como objeto, a ser consumido como qualquer produto do mercado. Tratase aqui da ausência de laço do capitalismo. Sacrifica-se a dimensão do outro,
mas ao fim, também, a dimensão do si-próprio. Uma outra forma de mortificação
subjetiva é a de servir ao Outro, como objeto que tampone a sua falta, tentando,
com a própria carne tamponar à falta inerente ao campo do sentido. Aqui o sujeito
desliza de ser o objeto para ser o abjeto.
Duas faltas se interpõem e tentam ser mascaradas, a do sujeito e a do
Outro. O sujeito assente à lei, mas não pode suportar que ela lhe desampare em
sua incompletude. Aqui, a cilada é que com isso, irá cair sob os desmandos do
autoritarismo do Pai.
Que o diga o pobre menino Kafka! Nas palavras de
Ambertin, “(...) a pretensão de salvar o grandioso pai é, antes de tudo, um
pretexto de cada sujeito para se eximir da responsabilidade de se envolver com
seus desejos e gozos. Ao contrário, o empreendimento de enfrentar a própria
orfandade, inevitável herança da inconsistência do pai, é tremendo – mas
promissor.” (Ambertin, 2009, p. 87)
Retomemos, rapidamente, a formalização do discurso do Capiltalista. O
que nos interessa, em particular, é a afirmação de que é o objeto que comanda o
sujeito, já que há uma seta vai do primeiro ao segundo. Ao ser comandado pelo
objeto, o sujeito fica à mercê do desarranjo de lei que sustenta o gozo. Se antes,
no discurso do Mestre, o ordenamento era claro, pois identificava o sujeito, vemos
no Capitalismo, um imperativo, um ordenamento cego, já que sob o comando do
gozo. Podemos então falar de uma ordem cega, ou talvez fosse melhor concebêla como uma ordem que cega o sujeito?
Sob a égide do discurso do Capitalismo, a lei passa a ter a forma do
abandono, por isso, podemos falar de um Outro social anômico. Lacan irá situar
esse Outro no campo da verdade, “como sendo o lugar em que o discurso do
178
sujeito ganharia consistência” (LACAN, 2008, Apub. Ambertin, 2009, p. 24). O
sujeito se dirige a esse Outro, lhe questionando sobre os significantes que lhe
garantem esse terreno de consistência, ao que o Outro deve responder com o
enigma que implica a existência do sujeito num laço que o antecede.
Para finalizar, podemos afirmar que com o discurso do Capitalista,
saímos definitivamente de uma lógica social fundada através da culpa deixada
pela castração, para entrarmos na era onde o gozo triunfa. Essa hegemonia do
gozo sobre a culpa, pode ser vista pelo seu vínculo com o desregramento da lei.
Ambertin (2009), irá se basear na seguinte afirmação de Lacan, para afirmar que
o gozo estaria veiculado ao desarranjo da lei: “Todo exercício do gozo comporta
algo que se inscreve no livro da dívida da lei. E mais, é necessário que algo nessa
regulação seja paradoxal ou lugar de algum desarranjo ...” (Ambertin, apud. Lacan
inédito)
Assim, vemos as sociedades contemporâneas se instituírem a partir de
um Outro social anômico, não limitador do gozo pleno. O laço social do
capitalismo irá abolir a dimensão do semelhante, tranformando-o como puro
objeto, consumível, resto a ser aniquilado como tentiva de apagar o furo do
cenário perfeito do capitalismo de consumo, que nos faz crer que somos todos
“sujeitos-consumidores”, quando na verdade, estamos mais para sujeitos
consumidos pelo objeto. Para isso, podemos nos fiar no caso clínico construído
no segundo capítulo desta tese, Os temerários.
Assim, vemos não ser suficiente lançar mão dos objetos de consumo
que desfilam pelas vitrines, como forma de sanar a angústia da castração, o que
busca obliterar o discurso do Capitalista. Ambertin, citando trecho inédito de
Lacan, aponta: “É isto que distingue o discurso capitalista: a verwerfung, a
rejeição, a rejeição fora de todos os campos do Simbólico, com o que já disse que
traz como consequência. A rejeição de quê? Da castração. Toda ordem, todo
discurso que se entronca no capitalismo deixa de lado o que simplesmente
chamaremos de coisas do amor, meus amigos ... não é pouca coisa!”116.
Assim, serão eleitos como sintoma social, todos aqueles que forem
116
Lacan, J. (1971/1972) Em Seminario, Libro XIX, ... Ou pire (El saber del psicoanalista). Inédito,
sessão de 06/01/1972. Apud. Ambertin (2009), p.29.
179
pobres demais para a dívida capitalista (Deleuze, 1992), os “inimigos do sistema”
que deturpariam a cena idílica perfeita instalada pela fantasia “sujeitoconsumidor”. Estes, serão tomados como sujeitos-objetos, que por seu estatuto,
deverão ser exterminados.
4.2. A anomia: rumo a uma dessubjetivação do socius
Agamben (2002), irá se apropriar do conceito de anomia construído por
Durkheim em 1897 em seu tratado sobre o suicídio. Nesta obra, podemos nos
deter no esforço de Durkheim (1897/1977) em construir uma economia energética
das paixões humanas; paixões estas ilimitadas em sua natureza, exigindo assim,
uma constante força externa reguladora dos ímpetos dos homens em sua busca
por felicidade. Este papel moderador deveria ser exercido pela sociedade e todas
as instituições que a compõem, cuidando assim de fixar todos os limites para
além dos quais as paixões não devem se manifestar.
No entanto, quando a sociedade está perturbada, nos diz Durkheim,
esse controle se desestabiliza – o que, aos propósitos do autor, irá contribuir para
o aumento das taxas de suicídio -, dando início a um período de anomia. O
estado de anomia seria, então, um intervalo, um estágio de desregramento que
antecederia uma nova acomodação social, onde as paixões estariam exaltadas e
a competição pela busca da felicidade seria mais violenta na medida em que as
instâncias de mediação social estariam fragmentadas.
No entanto, na contemporaneidade, podemos mesmo afirmar que este
estágio de desregramento se constitui como o modo efetivo do exercício do poder
das sociedades de controle, o que pode ser evidenciado pelo apagamento das
bordas entre a legalidade e a ilegalidade do ordenamento jurídico. Em Agamben
(2002), o conceito de anomia é retomado acerca de sua análise sobre um novo
estatuto dos espaços sociais da contemporaneidade, a saber, a partir da noção
de campo. Ao se perguntar sobre a especificidade de um campo, o autor remonta
180
sua argumentação acerca da primeira aparição destes no cenário histórico: talvez,
tenha sido com os campos de concentração espanhóis, em Cuba em 1896, ou
ainda, com os campos ingleses do início do século XX.
De qualquer forma, em ambos os casos, tratava-se da extensão a uma
população civil inteira a um estado de exceção ligado a uma guerra colonial.
Como se sabe, uma exceção é algo que está incluído num sistema de regras,
mas que se constitui como algo que está fora desta regra. Ou seja, há aqui um
certo paroxismo, pois o espaço do campo é o que emerge nesta área de exceção
e é o que irá fazer a intersecção entre o dentro e o fora do ordenamento, estando
simultaneamente inscrito nas duas lógicas, a da legalidade e a da ilegalidade.
Esta configuração teve seu apogeu com o episódio nazista que se afirmou com a
sofisticação deste exercício de poder, justificado inicialmente, pelo argumento
jurídico de uma polícia preventiva que, legitimamente, poderia tomar em custódia
a vida de determinados indivíduos, unicamente com a finalidade de resguardar o
Estado de algum perigo suposto.
Desta forma, iremos afirmar, que a noção de campo, se transposta
para nossa discussão acerca das sociedades de controle da atualidade, dirá de
uma modulação contemporânea da ordem espacial do socius; esta, capaz de
emergir como positividade da supressão do ordenamento jurídico e de produzir, a
partir da lógica da exceção, sujeitos legalmente inomináveis.
A respeito dessa lógica de exceção, que toma corpo nas sociedades
capitalistas contemporâneas, sob a forma dos campos – guetos, periferias e
favelas das grandes cidades – Agamben, em seminário intitulado “Eu quero, eu
ordeno : arqueologia do comando e da vontade ("Je le veux, je l'ordonne":
Archéologie du commandement et de la volonté)117 (2011), ministrado na
Universidade de Paris 8, descreve sua origem. Em aula de 21/01/2011, irá afirmar
que o traço de nossa época, que podemos observar tanto no campo jurídico,
político, mas ainda em todo o pensamento das ciências humanas, será a tentativa
de formalização de uma origem, quer seja da lei, do significante, do sujeito, a
117
(informação verbal) Do Seminário ministrado por Giorgio Agamben, na Universidade de Paris
8, intitulado "Je le veux, je l'ordonne": Archéologie du commandement et de la volonté”, (2011).
Aula de 21/01/2011.
181
partir de sua falta, manque, ou seja, a partir de um degrée zero.
Sua repercussão no campo da psicanálise pode ser atestada pela
teoria lacaniana do sujeito, que irá buscar seus fundamentos no campo da
linguística via o estruturalismo de Levi-Strauss impregnado nas teorias de
Saussurre sobre a relação entre o significado e o significante. Assim, os três
campos, acima mencionados, nos interessam especialmente, mas neste capítulo,
iremos nos ater a lógica do degree zero no campo jurídico, que teria seu marco na
instauração legal do estado de exceção.
De acordo com Agamben, a lógica do degrée zero é fundamental para
entendermos a relação paradoxal entre o estado de exceção e a lei. Ela implica
que em todo ato de fundação, no momento zero, o que há é a negação da
presença primeira e não a sua ausência. Como ele nos diz: temos dois termos,
um deles é caracterizado por uma marca e o outro não é marcado. Essa não marca que porta o segundo é o degrée zero da presença da marca. Isto é, ele
porta a presença de algo como aquilo que lhe falta. O degrée zero é o significante
da presença de algo. Pensemos como esta lógica se aplica no âmbito jurídico,
que é o que nos interessa quando pensamos o estado de exceção em sua
relação à lei. Seria ele o seu degrée zero ou uma anomia – ausência de lei?
Tomemos o exemplo no Brasil do que foi o AI-5 – Ato Institucional n° 5
- decreto emitido pelo governo militar do período de ditadura que permitia o livre
descumprimento da legislação brasileira. Decretou-se:
Art 3º - O Presidente da República, no interesse nacional,
poderá decretar a intervenção nos Estados e Municípios,
sem as limitações previstas na Constituição (...)
Art 4º - No interesse de preservar a Revolução, o Presidente
da República, ouvido o Conselho de Segurança Nacional, e
sem as limitações previstas na Constituição, poderá
suspender os direitos políticos de quaisquer cidadãos pelo
prazo de 10 anos e cassar mandatos eletivos federais,
estaduais e municipais (...)
Art 5º - A suspensão dos direitos políticos, com base neste
182
Ato, importa, simultaneamente, em:
(...) IV - aplicação, quando necessária, das seguintes
medidas de segurança:
a) liberdade vigiada;
b) proibição de freqüentar determinados lugares;
c) domicílio determinado
Art 10 - Fica suspensa a garantia de habeas corpus , nos
casos de crimes políticos, contra a segurança nacional, a
ordem econômica e social e a economia popular.
Art 11 - Excluem-se de qualquer apreciação judicial todos os
atos praticados de acordo com este Ato Institucional e seus
Atos Complementares, bem como os respectivos efeitos.”
(referência eletrônica118).
Neste trecho do decreto do AI – 5 não vemos referência explícita ao
termo, estado de exceção, nem de seus parentes mais próximos, como o estado
de urgência ou estado de sítio. No entanto, é disto que se trata. O AI-5 é o
representante de uma época de exceção na história brasileira, onde por meio de
um decreto que é incorporado à Constituição, destitui esta mesma de seu poder
de lei. Quando no Art 4, que atribui poder ao Presidente da República para cassar
mandatos e suspender os direitos políticos de cidadãos, sem as limitações
previstas na Constituição, trata-se de suspensão da lei, provisoriamente, pois se
considera “ (...) que atos nitidamente subversivos, oriundos dos mais distintos
setores políticos e culturais, comprovam que os instrumentos jurídicos, que a
Revolução vitoriosa outorgou à Nação para sua defesa, desenvolvimento e bemestar de seu povo, estão servindo de meios para combatê-la e destruí-la119.”
Temos então que o decreto não elimina a lei, a Constituição, ele se adiciona a ela,
para suspendê-la.
Este debate nos remete ao problema: devemos tomar o estado de
exceção como o degrée zero da lei, ou antes, como uma zona de anomia, onde
os limites entre a legalidade e a ilegalidade se confundem? Agamben nos propõe
acompanharmos o diálogo entre Schmitt e Benjamin sobre o estado de exceção.
118
119
http://www.acervoditadura.rs.gov.br/legislacao_6.htm
Ibidem.
183
Para Schmitt não haveria anomia, mas sim degree zero, a lei estaria em vigor no
estado de exceção sob a forma de sua suspensão. O exemplo seria o caso da
Constituição de Weimarn artigo 48, em que o próprio texto da Constituição prevê
sua suspenção, ou seja, a exceçao é um elemento de lei. Nas palavras de
Agamben (2004) “O aporte específico da teoria schmittiana é exatamente o de
tornar possível tal articulação entre o estado de exceção e a ordem jurídica”
(AGAMBEN, 2004, p.54). Já Benjamin irá insistir na existência de uma violência
pura para fora do direito, que é o “que está em jogo no conflito sobre o estado de
exceção, o que resulta dele e, somente desse modo, é pressuposto do direito”
(AGAMBEN, 2004, p. 94). Ou seja, a violência seria um pressuposto do direito,
não estando apenas fora dele.
Mas como essa discussão nos ajuda a entender a relação entre
anomia, violência e lei, que parece desregulada em nossos dias? A quem serve
cada uma das seguintes respostas: “a exceção é uma forma da lei”, ou “o estado
de exceção instaura uma zona de anomia social”? Para respondermos a esta
questão, devemos recorrer a um breve histórico dos episódios recentes, nos quais
o estado de exceção foi declarado. No Brasil, como vimos logo acima, foi no
período da ditadura militar (1964 – 1985) que se usou mão da suspensão dos
direitos fundamentais dos cidadãos com o objetivo de garantir a ordem no Estado
e, “proteger” o dito “cidadão de bem”, dos perigos da subversão ao regime
instalado.
Assim, como nos relembra Ambertin (2011)120, este foi o mesmo motivo
que se justificou a instauração do estado de exceção na Argentina: como forma
de proteger a manutenção da própria Constituição e das instituições criadas por
ela, contra a ameaça das forças internas subversivas. Na França, a partir de
1958, o estado de urgência ou mesmo o estado de sítio, foi decretado sobretudo
na Argélia e, mais recentemente, em 2005 em razão do episódio dos confrontos
com jovens da periferias em protesto contra a morte de dois jovens de origem
africana, suspeitos de um roubo, quando fugiam da policia. Nos Estados Unidos,
120
AMBERTIN, Marta Gerez. Culpa, anomia y violencia. Rev. Mal-Estar Subj., Fortaleza, v. 9, n.
4, dez. 2009 . Disponível em <http://pepsic.bvsalud.org/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S151861482009000400002&lng=pt&nrm=iso>. acessos em 18 maio 2011.
184
a manifestação recente do “estado de exceção” se deu após o ataque as torres
gêmeas, no atentado do 11 de setembro de 2001 em Nova York, que terminou
com a prisão de centenas de pessoas de religião musulmana, no campo de
Guantánamo, encarceradas sob a justificativa da proteção do Estado americano e
de seus cidadãos contra o terrorismo. Diga-se de passagem que esses campos,
como Guantanamo, não estão submetidos às leis constitucionais. Ou seja, a
resposta é, apenas para o poder vigente interessa que o estado de exceção tenha
estatuto legal, já que a lei não é válida para ele! Ou seja, a anomia da lei serve
para abandonar àqueles sobre os quais deve deitar sua mão para controlar e
punir.
Essa lei que abandona, de um Outro social anômico, que é a marca do
contemporâneo, difere do ordenamento anterior, cujo laço social era baseado na
culpa engendrada pela castração, quanto ao estatuto do objeto a e de seu valor
de excedente: anteriormente mal-estar advindo da perda de gozo, o que
possibilitava a movimentação do sujeito como desejante. Em nossos dias, o
objeto é excesso, efeito de produção incessante. O sujeito adquire um estatuto
objetivizável, sobretudo quando faz parte do grupo daqueles identificados como
resto social, amontoados nas limitações dos campos, sob o abandono de uma lei
que segrega, nos limites dos estados de exceção. Vejamos como foi possível
chegarmos neste ponto.
Voltemos a passagem da sociedade disciplinar para a lógica do
exercício do poder do controle para podemos apontar alguns deslocamentos no
princípio de seleção social, na forma como concebido na modernidade e como se
configura hoje, na contemporaneidade. Podemos observar uma mudança no
princípio de seleção baseado nas teorias racistas modernas, que hierarquizavam
uma
raça
em
detrimento
de
outra.
Já
o
princípio
de
seleção
da
contemporaneidade tende a eliminar, a excluir em guetos e favelas e a separar
através do bom e velho encarceramento, aqueles que são pobres demais para a
dívida capitalista. No primeiro caso haveria uma lógica do que excede, que é
externo a organização e que se não for passível de normatização será de
extermínio; no segundo, uma lógica do que pertence à própria organização e que
constitui a própria engrenagem do exercício do poder do capitalismo mundial do
185
controle mas que, a despeito disso, é também passível de extermínio. A produção
do excedente é estrutural ao capitalismo liberal como vimos.
Devemos neste ponto, recolocar a mesma pergunta que nos guiou em
nossa dissertação de mestrado, onde buscamos traçar um nova especificidade do
fenômeno da violência urbana contemporânea (Catroli, 2003). Essa pergunta foi
colocada por Foucault (1984), ao se questionar sobre o estranho paradoxo sob o
qual se estruturava as chamadas sociedades disciplinares, qual seja, como um
exercício do poder, que teria como função controlar os excessos do corpo,
normatizar a vida de suas populações, prolongar sua duração, multiplicar suas
possibilidades de produção, desviar seus acidentes e compensar suas
deficiências, pôde matar, expor a morte não apenas seus inimigos como também
seus próprios cidadãos?
Como saída para o problema, Foucault nos apresenta o racismo como
a condição para que se possa exercer no biopoder o direito de matar. O racismo
será, então, o fundamento inserido no biopoder para demarcar aqueles que
poderão viver e aqueles que deverão morrer, de acordo com critérios biológicos
que irão defasar no interior de uma população, de uma raça, uns grupos em
relação a outros. Essa teoria dará suporte, também, ao direito de eliminar o maior
número de indivíduos de espécies, ditas, inferiores, pois somente dessa forma se
garantiria a sobrevivência das raças superiores. De acordo com Foucault, “tirar a
vida, o imperativo da morte, só é admissível, no sistema do biopoder, se tende
não a vitória sobre os adversários políticos, mas a eliminação do perigo biológico
e ao fortalecimento, diretamente ligado a essa eliminação, da própria espécie ou
da raça”. (FOUCAULT, 1999. p. 306)
A implementação do fundamento do racismo será a condição que irá
tornar legítima a função assassina do Estado. O maior exemplo dessa política,
marco histórico da modernidade, foi o modelo do nazismo implementado pelo
Estado Alemão. O sonho da pureza, ao qual se refere, sempre esteve ligado à
busca de um controle que deveria possibilitar a manutenção de uma determinada
ordem. Essa lógica acabou funcionando como inspiração ao desejo de
consolidação de um Estado Alemão que sonhava com a possibilidade de um povo
186
“puro”, a tão sonhada pureza da raça ariana. O nazismo levou ao extremo essa
busca pela pureza, concebendo outros seres humanos como o obstáculo à
implementação de uma “ordem apropriada”. E a suspensão dos artigos da
Constituições de Weimar, que suspendia às liberdades individuais foi o começo
deste estado de exceção.
É neste sentido que Zizek (1992) vai tratar o anti-semitismo como uma
resposta fantasmática das mais violentas, produzida pelo confronto com a
pergunta-chave que incarna o desejo do Outro, o “Chez vuoi?” lacaniano. Temos
com a fantasia, a construção imaginária que permite lidar, ou seja, atribuir sentido,
a algo da ordem do traumático; o que no âmbito das civilizações poderia ser
descrito como aquilo que escapa à toda e qualquer tentativa de normatização, a
saber, as pulsões – ou ainda, em termos lacanianos, o gozo. Nas palavras de
Zizek (1992), “A fantasia esconde o fato de que o Outro, a ordem simbólica, se
estrutura em torno de uma impossibiliadade traumática, em torno de algo que não
pode ser simbolizado, isto é, o real do gozo: através da fantasia, o gozo é
domesticado...” (ZIZEK, 1992.p.121). Se o fantasma quer fazer existir a idéia de
uma sociedade livre de suas mazelas, representada por aqueles que outrora
identificamos ser o refugo vivo de nosso tempo, estes, pobres demais para a
dívida capitalista, seriam presentificados enquanto sintoma do social, o bicho
podre e pobre, que estragaria a beleza do fruto.
Na contemporaneidade, a concepção desse outro social ganhará um
estatuto modulável em detrimento de seu antigo estatuto de excesso ao corpo
social, de exterioridade e que tinha contornos fixos. Como já dissemos, trata-se
de um colapso das fronteiras fixas entre os territórios geográficos, das identidades
enrijecidas, das instituições e seus regulamentos e também das funções sociais,
antes tão bem delimitadas. Assim, em nossos dias, é como se assistíssemos a
uma estranha corporificação de uma idéia, a de inimigo, que prescindisse a uma
forma específica, mas que estaria sempre circunscrita no grupo daqueles pobres
demais para a divida capitalista, mas numerosos demais para o encarceramento.
Sua forma se modularia na mesma medida da necessidade do capital em criar
novos territórios existenciais com o intuito de perpetuar seu processo de
expansão.
187
O desdobramento desse deslocamento é que o “inimigo social”, o
outro, o estranho, que era até então concebido como um perigo biológico, um
agente externo à organização e que deveria ser combatido para que não
maculasse a pureza de uma determinada raça, na contemporaneidade, se
transforma. Ele deixa de ser uma ameaça externa e passa a ser um excesso do
próprio sistema capitalista. Os efeitos dessa nova maquinaria são devastadores,
pois quando a ameaça perde o seu caráter externo e passa a integrar o próprio
movimento do capitalismo globalizado, o ‘inimigo’ assume sua face nebulosa. O
‘outro social’, na contemporaneidade, se torna indiscernível na corrente de fluxos
que movimentam o capital. O ‘estranho’ não é externo ao movimento, ele ao
contrário, o integra. Essa indiscernibilidade faz com que tudo, e todos, possam ser
experimentados como ameaçadores (Catroli, 2003).
Acontece que todos esses deslocamentos e personificações do “mal”
social nas sociedades disciplinares e nas sociedades de controle, tanto em uma
quanto em outra, dizem de um mesmo aspecto do problema, ao tomarem esses
pequenos outros ameaçadores como um sintoma social. Trata-se de identificar a
causa da impossibilidade de um projeto civilizatório, onde todos teriam acesso ao
gozo, na figura de um agente social localizável, o portador do mal-estar. Em
ambos os casos, disciplina ou controle, a estratégia é a mesma, só que no
primeiro caso, o inimigo social seria um agente externo ao sistema, enquanto no
segundo, o agente estranho seria a própria desregulação do sistema e sua face é,
agora, modulável e indiscernível.
Se seguirmos, rapidamente, os passos com Freud (1917), sobre
sintoma e fantasia, podemos dizer que enquanto o sintoma aparece como
possibilidade de satisfação parcial, substituta, via regressão da libido sexual ao
inconsciente – movimento ligado ao desprazer, pois nasce do conflito entre o
princípio do prazer e o princípio de realidade -; a fantasia, por sua vez, se constitui
numa adequação ao princípio de realidade, via renúncia da tendência de
satisfação pulsional e do objeto ligado a ela. A forma da fantasia não ameaça os
ditames do ego, logo, ao contrário do sintoma, na fantasia resta o prazer.
A luta do ego para manter a casa em ordem não termina com o
188
recalque da pulsão e sua regressão rumo aos domínios do isso. O combate se
mantém, mas agora contra o sintoma que uma vez instalado, não há mais como o
ego livrar-se dele. A saída para não pôr em risco a organização do ego será uma
adaptação à esse pedaço do isso que insiste em incomodar. Em Freud,
A presença de um sintoma pode impor uma certa
diminuição de capacidade, e isto pode ser explorado
para apaziguar alguma exigência da parte do superego
ou para recusar alguma reivindicação proveniente do
mundo
externo.
Dessa
forma,
o
sintoma
gradativamente, vem a ser representante de interesses
importantes; verifica-se útil na afirmação do eu (self) e
se funde acada vez mais estreitamente com o ego,
tornando-se cada vez mais indispensável a ele.
(Freud,1926/2007. p.15)
Assim, vemos, na obra de Freud, a definição de duas faces do sintoma:
uma primeira, onde o ego lutaria para se desvencilhar da moção pulsional que dá
origem à formação do sintoma; e uma segunda, onde uma vez instalado o
sintoma, resta ao ego se servir dele da melhor forma, tirando o máximo de
proveito de sua presença. É a isso que faz referência Miller (1997)121 ao apontar
que, inicialmente em Freud, o sintoma é um escrúpulo, é como um pequeno
caillou, uma pedrinha pequena e pontuda que incomoda os pés dentro dos
sapatos e que estamos loucos para nos livrar. Mas uma vez lá, instalado, o
sintoma se transforma naquilo que mais amamos, sem o qual somos incapazes
de nos reconhecermos. Num primeiro momento, o sintoma está ligado a um
desprazer do qual queremos nos livrar a todo custo; num segundo momento,
atrelado à satisfação. Assim, talvez caiba pensar neste caillou como o grande
impasse de nosso tempo, pois dele como excedente, a civilização quer se
desvencilhar e eliminar, mas ao mesmo tempo, sua manutenção é, ela mesma,
121
MILLER , J.-A. (1997) Inédito. Ce texte reprend une partie du seminaire pronocé avec Eric
Laurent, dans le cadre de la Section Clinique de Paris VIII, sous le titre L’Autre qui n’existe pas et
ses comités d’étique (1996-1997). Publié par Catherine Bonningue avec l’autorisation de J.-A.
Miller.
189
inerente a estrutura das sociedades contemporâneas sob a égide do discurso do
Capitalista.
4.3. Os meninos-mulsumans e a violência como ficção de
uma vida desqualificada
Afirmamos que não faz sentido pensarmos simplesmente numa
categorização
estanque
em
torno
de
determinados
personagens
contemporâneos, sem levarmos em conta a função utilitarista desta nomeação
que é engendrada pelo Capitalismo Mundial. Este deverá se re-configurar e criar,
num processo contínuo e ininterrupto, inúmeras figuras sociais, assim como,
diferentes especificidades para cada novo personagem. Ainda que a idéia de’
inimigo social’ esteja, na contemporaneidade, necessariamente atrelada a um
corpo, - podendo ele ser, tanto o do traficante de drogas como do terrorista, etc –
este, se apresentará cada vez mais disforme na medida em que deverá se
modular de acordo as necessidades do capital. O inimigo deixará de ser um
agente externo, destoante de todo o conjunto de uma população, e que deverá
ser eliminado para não ferir a ordem desejada, para se constituir, já em meados
do século XX, como um produto próprio ao sistema capitalista mundial global.
No entanto, tomarmos a corporificação do estatuto do inimigo em
personagens específicos e localizáveis como uma produção utilitarista e
estratégica no processo de expansão do capital, não significa assumir uma
postura ingênua diante da realidade. Não podemos, de um lado, cair no engodo
produzido pelas análises mais simplistas baseadas na idéia de uma afirmação
identitária de um inimigo social que, por sua natureza maligna deveria ser
eliminado, encarcerado, ou seja, colocado à parte do cotidiano do socius (Catroli,
2003).
Mas, não apenas da modulação de identidades a serem exterminadas
190
vive o Capitalismo Mundial. Todos aqueles que não forem convocados a compor
este quadro específico do imaginário social contemporâneo, desempenharão de
toda forma, outros papéis. Personagens na mais pura contingência do mercado,
irão assumir qualquer forma de objeto-mercadoria a serem consumidos
velozmente. Sujeitos ou corpos nus habitados por subjetividades fast-food?
De toda forma, trata-se, em ambos os casos, tanto no caso dos
‘inimigos sociais’ escolhidos para serem combatidos violentamente, como no caso
de todos aqueles que desempenham o papel de ‘bons moços’, consumidores
vorazes no mundo shopping center, de posições de consentimento à lógica do
mercado. Em ambos os casos, inúmeras respostas subjetivas podem ser
pensadas.
Agamben em “Ce qui reste d’Auschwitz” (2008), colocará em cena dois
modos de subjetivar nos campos de extermínio nazistas. Trata-se da testemunha
e do musulman, dois modos de subjetivar na mais absoluta dessubjetivação dos
campos de extermínio nazista. Da testemunha, muitas vezes se ouviu que seu
objetivo de sobreviver ao campo era movido pela certeza de poder contar ao
mundo o que ali se passava e que o impossível tinha ganhado forma. Do
musulman, aquele que diante da corporificação do impossível, nada podia fazer,
senão calar. Os musulmans só puderam ser contados graças ao testemunho
daqueles que diante do horror, narraram. E desta forma, muitas vezes foram
descritos como aqueles que estavam mais mortos do que vivos, que não tinham
esperança, que não mais se sensibilizavam como os outros, que não se
solidarizavam com o trabalho necessário, que estavam demasiado vazios para
sofrer.
Primo Levi (1947/1987), em seu livro Si c’est un homme onde relata de
modo autobiográfico sua passagem pelo campo de extermínio de Auschwitz,
descreve a figura do mulsuman. Por exemplo, quando descreve o prisioneiro
conhecido pelo nome de Null Achtzehn, irá dizer: “Sua voz, seu olhar dão a
impressão de um grande vazio interior, como se fosse apenas um simples
envelope (…). Ele executa todas as ordens que recebe, e é bem provável que
quando irão lhe enviar à morte, ele irá com a mesma indiferença” (Levi, 1987, p.
191
60 trad. nossa)122. No capítulo intitulado Les élus et les damnés, Levi irá
descrever a figura do mulsuman de forma precisa e extremamente dura. Os
mulsumans, nos diz ele, são homens em vias de desintegração, que estão ali
apenas de passagem, pois sua morte é certa, Sabemos que eles estão de
passagem, e que daqui a algumas semanas restará deles apenas um punhado de
cinzas (…) e um número de matrícula marcado num registro. (...) eles sofrem e
avançam numa solidão interior absoulta, e são ainda mais solitários que morrem e
desaparecem sem deixar traço na memória de ninguém.123 (LEVI, 1987, p.136137 trad. nossa)
Os musulmans só despertavam a ira naqueles que na mesma situação,
procuravam a vida e não a morte lenta. Os que puderam testemunhar sentiam ira,
pois os musulmans eram portadores de um futuro que os incluía, já que sabiam
que podia se tratar apenas de uma questão de tempo até sucumbirem. Os
musulmans eram aqueles que causavam estranheza. « Eles povoam minha
memória com sua presença sem rosto, e se posso resumir todo o mal de nosso
tempo em uma única imagem, escolheria essa visão que me é familiar : um
homem desencarnado, a testa baixa e os ombros curvados, cujo rosto e os olhos
não refletiam nenhum traço de pensamento.” 124 (LEVI, 1987, p. 139 trad. nossa).
Ora, de certa forma podemos fazer um esforço de aproximação entre
as figuras dos musulman se daqueles nomeados os ‘inimigos sociais’ do
contemporâneo; estes, não habitam os campos de concentração ou de extermínio
do nazismo, mas se movimentam e vivem de acordo com os interesses do capital,
nos espaços pauperizados, os campos, das periferias e das favelas das grandes
cidades. Representantes, nas palavras de Zizek (2008, p.355), “não de um
122
Do original consultado : “Sa voix, son regard donnent l’impression d’un grand vide intérieur,
comme s’il n’était plus qu’une simple enveloppe (…). Il exécute tous les ordres qu’on lui donne, et
il est fort probable que lorsqu’on l’enverra à la mort, il ira avec la même indifférence. » In : LEVI, P.
(1947) Si c’est un homme. [Paris] : Gallimard, 1987, p.60.
123
Ido original consultado: “(...) ont sait qu’ils sont là de passage, et que d’ici quelques semaines il
ne restera d’eux qu’une poignée de cendres (...) et un numero matricule coché dans un registre.
(...) ils souffrent et avancent dans une solitude intérieure absolue, et c’est encore en solitaires qu’ils
meurent ou disparaissent, sans laisser de trace dans la mémoire de personne. »bidem., p.136-137.
124
Do original consultado: “Ils peuplent ma mémoire de leur présence sans visage, et si je pouvais
résumer tout le mal de notre temps en une seule image, je choisirais cette vision qui m’est
familière: un homme décharné, le front courbé et les épaules voûtée, dont le visage et les yeux ne
reflètent nulle trace de pensée. »Ibidem., p.139.
192
acidente infeliz, mas o produto necessário da lógica interna do capitalismo global”.
Estão mais próximos de serem os estranhos, aqueles que a partir das
considerações de Freud (1919/1969), carregam a possibilidade de trazer à tona o
que deveria permanecer oculto. Estes que deverão, sempre, estar circunscritos
num espaço de visibilidade/invisibilidade, para que não denunciem – com sua
presença, já que lhes é negado a possibilidade de narrativa - o furo, a lacuna, que
reside em todo ato de governar e de regular as civilizações. Os estranhos são a
prova. Aqueles que o capitalismo contemporâneo deverá apagar, fazer calar, ao
produzir a ilusão de que estão mortificados, imersos num cenário desértico da
mais completa dessubjetivação do socius. De acordo com Rosa, Vicentin &
Catroli,
O empuxo à destruição do outro não é motivado pelas
propriedades do objeto odiado, mas aponta um real que
transcende aquele para o qual se dirige a agressão. O que
se quer eliminar não é só aquele que esta ali, mas o real,
aquilo de insuportável e ingovernável que vem do real como
o impossível de ser abarcado, representável, dominado,
aquilo que aponta à castração.” (Rosa, Vicentin & Catroli,
2009 p. 55)
Afirmamos a partir das análises de Agamben (2004), que serão os
campos o novo paradigma de organização do socius contemporâneo,
presentificados como espaços de segregação das periferias, guetos e favelas.
Modulações contemporâneas que tiveram o holocausto nazista, como marco zero
de uma nova aparelhagem de enlaçamento social, regida pelo discurso do
Capitalista e sua lógica objetivante cientificista que transforma sujeitos em
objetos, ou melhor, desconsidera toda e qualquer manifestação do sujeito em sua
singularidade. Roberto, o menino fabricador de casos, de nosso grupo de
conversação, se transforma em menino-mulsuman ao ser segregado pelo grupo
de meninas. Ele considerava que ali era o lugar que poderia acolher sua história.
Quando nos pôde contar sobre os motivos que o levavam a querer conversar em
193
grupo, se apresenta como aquele que escreve com as mão de seu pai e, como
aquele que viaja em terras do Afeganistão, no meio de tiros e granadas, pois,
segundo ele, esse era o único tipo de viagem a que tinham direito os pobres.
Sua
primeira
construção
diz
respeito
a
um
impossível
de
responsabilização do sujeito pelo seu destino: escreveu com as mãos de seu pai,
foi alvo de perseguição da diretora, por isso não passou de ano, então continua
na mesma escola junto com os pequenos, e não com os seus amigos, adultos,
que não dizem apenas besteiras. Jerusalinsky (2004), em seu artigo Adolescência
e contemporaneidade, irá afirmar que nossa sociedade se afirma numa
aleatoriedade do destino, onde o sujeito é de-responsabilizado, suprimido, de
suas próprias escolhas. Ao contrário das sociedades gregas que possuíam uma
forte consciência trágica, nossa sociedade atual, substitiu a dimensão da
experiência pela do conhecimento técnico que desconsidera a historicidade do
sujeito. Nas palavras do psicanalista,
Essa era a posição de um grego comum: quando o desfecho
do seu destino não coincidia com seus desejos, sentia-se
preso em uma tragédia da qual ele mesmo era produtor. (...)
Curiosamente, na sociedade atual, que é produto de uma
evolução em direção ao individualismo, tem-se eliminado
progressivamente a responsabilidade desse indivíduo como
sujeito no desfecho de seu destino. (...) por obra da evolução
do pensamento científico, o que decide seu destino é o real,
ou seja, o aleatório das coisas. Se a coisa cai na minha mão,
o destino é bom; se a coisa não cai na minha mão, o destino
é ruim. De toda maneira, a culpa é dos outros, não
representados como um universo de semelhantes, mas
como um universo de objetos (...) A trama, o enigma do
outro, fica reduzida ao usufruto da coisa.” (JERUSALINSKY,
2004, p. 4)
Em sua outra construção, uma história ficcional de guerras e de tiros,
Roberto aparece colado a um lugar de resto social, do refugo, podendo se situar
como sujeito a partir dessa ficção socialmente desqualificada, que terá na
violência urbana contemporânea, sua linha de construção. Ele nos diz que o
194
Afeganistão, com seus tiros e granadas, é o único lugar no qual pode fazer parte
da história.Vemos então, como as histórias de violência não aparecem como
relatos da realidade diária dos sujeitos a ela expostos, mas sim, como
construções ficcionais onde os sujeitos se contam e conseguem se incluir. Nas
conversas que tivemos em grupo, em alguns poucos momentos pudemos tocar
em pontos delicados da história de cada um desses meninos: nas feridas abertas
pelo assombro diário da violência, pela morte ou pelo encarceramento dos pais e
tios, ou pelo simples desaparecimento destas figuras masculinas.
Mas, se os relatos de situações de violência real foram pouco
abordados, ele esteve vivamente presente nos grupos e na conversação, quer
seja na forma como pensavam e encenavam o ato sexual, nos momentos em que
arremessavam pedras que partiam em todos os sentidos – mas que nunca
acertaram ninguém, felizmente – e nas ficções violentas que construíam como
forma de se incluírem numa história coletiva. Douville (2010), em artigo intitulado
Enfants et Adolescents sous la Guerre et rapport à l’ancestralité, apresenta
algumas considerações a que chegou após um trabalho clínico de oito anos com
crianças africanas que sofreram os efeitos da guerra, como participantes armados
e como sujeitos ameaçados. Uma dessas considerações tiradas da experiência
com essas crianças da guerra, era que esses meninos perdiam o sentimento de
participar de uma narrativa comum. Para ele, esses jovens se sentiam
radicalmente excluídos da comunidade da linguagem e dos vivos. Observou
também um aplainamento de toda a dimensão da alteridade, (… ) as pessoas
eram planas, podíamos cortar, podíamos cortar que não víamos que alguma coisa
morria (...)” 125 (Douville, 2010, p. 161 trad. nossa). Mais adiante, conclui :
O sujeito é excluído, ele resta de fora, ex-centrado.
Entendemos aqui que a ruína da palavra decompõe a
perspectiva; tudo vira superfície. Não é mais possível ler o
espaço com o tempo. Tudo passa a ter uma dimensão
uniforme e imediata. O corpo não é mais um lugar de abrigo,
125
Do original consultado: « (…) les gens c’était tout plat, on pouvait couper, on pouvait couper on
voyait pas quelque chose crevait (… ) » In: DOUVILLE, O. (2010) Enfants et Adolescents sous la
Guerre et Rapport à l’ancestralité. In : Psicologia Política, 10 (19), 151-168.., p.161.
195
ele é uma imagem. O sujeito, por sua vez, se vive como a
pura energia, a extensão armada de um Outro que comanda e
ordena. Esse tempo do homicídio é um tempo de ruptura da
imagem do outro.” 126 (DOUVILLE, 2010, p. 162 trad. nossa)
Nosso objetivo aqui, não é o de comparar duas situações
completamente distintas no que diz respeito ao estatuto desses meninos na
sociedade africana e sua relação ancestral e colonial com o Outro. Em muito
esses meninos que fizeram a guerra, diferem das crianças e adolescentes com o
qual trabalhamos. As violências segregadoras não têm o mesmo passado político,
nem o mesmo contexto secular de tradições. No entanto, podemos afirmar que
toda segregação, como configurada em nossos dias, com suas estratégias de
exercício do poder como foi descrito acima neste capítulo, produz o aplainamento
da dimensão da alteridade, pois na terra de um Outro anômico, o outro perde seu
estatuto de semelhante na medida em que passa a ser puro objeto.
O modo de subjetivar de Roberto, comporta ainda um terceiro e quarto
tempos: o do emudecimento e o da redescoberta da palavra. Num primeiro
momento, desresponsabilização quanto ao seu destino. No segundo, inclusão
numa sociedade de pares a partir de um lugar de resto social, o que fará com que
sua estratégia narrativa - que mostra seu posicionamento como sujeito – só possa
ser construída na forma de uma história ficcional violenta e socialmente
desqualificada.
O terceiro tempo é o emudecimento; momento em que foi excluído do
grupo de meninas e que compôs, posteriormente, um outro grupo, com outros
meninos. Neste tempo, Roberto se cala e aparece apenas jogando pedras; mais
precisamente, jogando uma única pedra: a única que quase encontrou o corpode-um-Outro. É o tempo que aproximamos do modo de subjetivar do mulsuman e
seu não-lugar diante do outro. Rosa & Poli (2009), seguem as pistas de Agamben
126
Do original consultado: Le sujet en est exclu, il en est au-dehors, excentré. On saisit ici que la
ruine de la parole décompose la perspective, tout devient feuilleté. Il n’est plus possible de lire
l’espace avec le temps. Tout prend la dimension uniforme de l’immédiat. Le corps n’est plus
contenant, il est image. Le sujet à son tour se vit comme la pure énergie, l’extension armée d’un
Autre qui commande et ordonne. Ce temps du meurtre est un temps de déchirement de l’image
d’autrui. »Ibidem., p.162.
196
(2008) e se interrogam sobre esse exílio identificatório que poderia significar uma
estratégia de subjetivação, aonde sempre se pensou estar o traço da mais
absoluta ausência do sujeito. As autoras nos dizem desse estranho paradoxo que
consiste num “retirar-se da identificação com o semelhante e assim tocar no solo
comum, no ponto de identificação máxima, de objeto-resto, que situa – como
indica Agamben – aquele que é impossível de olhar, mas que não se pode não
ver, que perfaz uma imagem absoluta, “imagem-tabu”.” (ROSA & POLI, 2009, p.
8)
Roberto, ocupa por algum momento, um tempo de menino-mulsuman
ao ser expulso do grupo que gostaria de fazer parte; ele que já ocupava o
imaginário escolar como um dos piores; ele que já vinha de uma outra solidão, a
de ter ficado sem alguém com quem pudesse conversar. Mas, ao ocupar esse
posição dessubjetivada, nos mostrou que esta não era uma pane de sua
estrutura, pois quando tudo o que excedia e lhe impedia o encontro com a palavra
que tanto buscava, pôde se retirar do grupo, Roberto, novamente, voltar a
conversar. Ele nos disse em nosso último encontro, que antes queria ser policial
ou militar, mas que talvez quisesse também fazer rap. Eu havia dito que sua
história de viagem no Afeganistão tinha uma construção gramatical perfeita, e sua
forma de contá-la era mesmo musical, como a poesia cantada do slam. Roberto e
mais outro amigo também expulso do grupo de meninas, me ajudam a limpar a
Oca depois que todos os meninos mais jovens, que impediam que a palavra
significasse, vão embora. Ele nos diz, É uma pena que esse espaço fique sempre
trancado à chave! Eu concordo. Temos então, um quarto tempo de subjetivação,
de retomada da palavra e do testemunho, onde ele nos conta o que gostaria de
fazer com sua história.
Nesse quarto tempo de subjetivação, Roberto encontra um outro
destino na mesma viagem que havia feito ao Afeganistão: dessa vez ele é aquele
que pôde fazer música com sua história, ao invés de ser aquele que, por ser
pobre, estaria destinado a um mundo de tiros e granadas.
197
Conclusão
Pensar a conclusão desta tese de doutorado, implica retomar a
questão inicial que motivou sua elaboração. Mas, para isso, precisamos remontar
ao tempo do ponto de chegada de nossa dissertação de mestrado. Em 2001, a
questão que nos motivou na ocasião do mestrado, foi a de pensar uma nova
especificidade para o fenômeno da violência na contemporaneidade. Na tentativa
de responder a essa pergunta, vasculhamos a obra de Foucault que nos levou a
traçar as bordas do exercício do poder das sociedades de controle, pela
hegemonia
de
uma
biopolítica
das
espécies.
Associamos
as
análises
foucaultianas às considerações de Agamben acerca do biopoder, e de seu modo
de funcionamento que tem como ponto de apoio, a lógica do estado de exceção –
este, não sendo somente obra de um decreto jurídico, mas dessa vez, o próprio
modus operandi de um sistema planetário exclusivo, excessivo e segregador.
Dissemos a título de conclusão dessa dissertação, que as sociedades
de controle contemporâneas, efeito da progressiva expansão do sistema
capitalista acumulativo e especulativo, engendrava em seu movimento disruptivo
das fronteiras territoriais, uma des-identificação do sujeito aos significantesmestre que antes regeram, regularam e normatizaram os comportamentos nas
sociedades disciplinares pré-capitalistas e, ainda, mas já em vias de desaparição,
no capitalismo industrial. Os sujeitos se confundem e se tornam, eles mesmos,
objetos, reduzidos ao estatuto de consumidores. Este movimento disruptivo de
des-identificação e de objetificação é gerador de algo que chamamos, um
esgarçamento do vínculo intersubjetivo. O resultado desse processo é a
emergência da violência em seus moldes contemporâneos, onde ao que parece,
o próprio estatuto do outro, do semelhante, tende a desaparecer.
Grosso modo, este foi nosso percurso teórico de mestrado. Mas, algo
teve de ficar de fora naquele momento. E foi a própria dimensão do sujeito que foi
deixada para um segundo momento, neste trabalho de dissertação. A essa falha,
198
essa tese de doutorado veio a responder. Podemos dizer que essa tese de
doutorado, teve a pretensão de trazer a dimensão do sujeito para dentro do
funcionamento do capitalismo acumulativo e especulativo de nossos tempos. O
sujeito, suas formas de padecimento e seus modos de não-consentimento ao
desaparecimento violento que o faz se confundir com os objetos do mercado de
consumo.
A entrada em cena do sujeito, nesta tese, dá-se pelo tempo da
passagem adolescente. O adolescente ao entrar na cena social é confrontado
com as astúcias do laço social capitalista – mesmo, se é claro, a cena familiar que
era antes seu mundo, não seja nenhuma ilha protegida do laço precário dos
tempos desse capitalismo disruptivo. E não será o próprio adolescente que povoa
o imaginário social de nossos tempos, sendo portador do significante “violento”;
aquele que não respeita os outros; aquele cuja a nossa palavra atravessa sem
deixar vestígios e marcas? A passagem adolescente comporta, por si mesma, um
tempo disruptivo; encontro com o traumático que aparece pela via do real do
corpo que assusta, pela insuficiência do laço familiar e seus significantes nos
quais o adolescente não pode mais se reconhecer. Em meio à violenta desidentificação produzida pelo capitalismo acumulativo de nossos tempos, que
abole territórios, e faz desaparecer o sujeito, transformando-o apenas em número
para engrossar uma massa de consumidores disforme, o adolescente é o que
estará mais à mercê dos estragos psíquicos causados por esse tipo de laço
social.
Mas como a formulação que deu origem a esta tese de doutorado teve
origem? No âmbito de nosso trabalho de psicóloga clínica, orientada pela
psícanálise, nos foi colocada a seguinte questão que nos mobilizou a aceitar
realizar um trabalho clínico com adolescentes de uma escola estadual de São
Paulo: o que se passa com esses adolescentes, pois nossa palavra os atravessa
sem deixar marcas? Trata-se de uma inquietação da diretora desta escola,
preocupada com os adolescentes que pareciam não realizar a presença de um
Outro. Quando estavam entre eles, outros, desapareciam eles mesmos, existindo
numa grande massa uniforme – o que é sempre muito comum na adolescência:
estar sempre em companhia dos pares. Esses outros, existiam, sem dúvida, mas
199
eram constantemente atacados verbalmente e fisicamente. O que nos interessou
na inquietação da diretora, foi a dimensão da palavra que não encontrava mais os
limites do corpo do outro.
Essa constatação da diretora ia de encontro às minhas afirmações
elaboradas na dissertação de mestrado; de que haveria um esgarçamento das
relações intersubjetivas, que gerava, como consequência, efeitos de violência não
motivados. Nunca pretendi afirmar que haveria uma ruptura de laço entre euoutro, nem entre o sujeito e o Outro; um sujeito dessubjetivado, fora do laço,
como numa psicose generalizada. Basta pensarmos que enquanto houver
padecimento, é porque há sujeito. Quando em nossa dissertação de mestrado,
afirmamos haver um esgarçamento intersubjetivo, este tinha significado de um
afrouxamento de uma trama, sempre mais ou menos, eficaz. Desta forma, a
elaboração da questão com o qual iniciamos esta tese de doutorado, nasceu
desses dois aspectos: de nossas afirmações da dissertação de mestrado e da
preocupação da diretora da escola. Pudemos assim, formular: por que
vicissitudes passam a incrição do adolescente no laço social do contemporâneo?
Sobretudo, quando se trata dos jovens das periferias pauperizadas dos grandes
centros urbanos, cuja vida se traduz num número: de sua entrada e saída do
aparato carcerário, das estatísticas do desemprego, do fracasso escolar e do
número de mortes violentas. Como se pode fazer laço social num mundo do
abandono, onde sua vida e sua morte, não possuem qualquer valor social?
Assim, questão colocada, percebemos que consideramos que há
sujeito e, que talvez, seja o próprio laço social que entra em curto-circuito. Essa é
uma afirmação que iremos carregar até o final da tese. Uma vez evidenciado
nosso caminho até a elaboração de nossa pergunta, podemos agora passar as
hipótese que levantamos a título de conclusão. Faremos isso capítulo por
capítulo.
Nosso primeiro capítulo, cujo título irá afirmar que o sujeito adolescente
embarcaria nas aventuras da subjetivação diante de um Outro social anômico, já
nos mostra uma de nossoas hipóteses: de que o cenário contemporâneo seria
regido por um Outro social anômico. Todo nosso esforço neste capítulo foi pensar
200
como o sujeito adolescente, em suas tentativas de subjetivação, irá esbarrar nas
dificuldades impostas por esse Outro incapaz de nomear e fornecer um lugar, na
cultura, a um sujeito barrado, para o qual a satisfação deve restar não-autorizada,
sob pena de não se alcançar a dimensão do movimento desejante.
Percorremos, primeiramente,
a obra de Freud sobre a sexualidade
infantil e a puberdade, na medida em que uma teoria da subjetividade, só pôde
ser pensada na obra do criador da psicanálise, pela via de uma teoria da
sexualidade. Isto porque, se nos primórdios do desenvolvimento, a sexualidade
estaria ancorada numa etapa auto-erótica, onde eu e outro, não encontravam-se
ainda cindidos; na etapa seguinte, narcísica, onde já haveria distinção do corpopróprio, Freud nos fornece já os vestígios da inclusão de um outro, que motivará o
sujeito a começar a buscar reviver a satisfação perdida num objeto do mundo
externo. Esta etapa irá se concluir com a chegada da escolha de objeto, própria
da fase adulta. Para que esse desenvolvimento da sexualidade rumo à escolha de
objeto se efetive, o sujeito deverá renunciar à escolha de objeto incestuoso que
garantiu a experiência de satisfação na mais tenra infância. O operador dessa
renúncia será a castração imposta pela autoridade da função paterna.
Com Lacan, podemos dizer que o Nome-do-Pai, será o operador que
fará corte no desejo da mãe. Trata-se de uma operação simbólica, que garantirá a
entrada do infans no mundo da linguagem, da cultura. Mas Lacan irá dividir essa
instância do pai, separando a instância imaginária daquela do pai simbólico. O
pai imaginário seria aquele da construção freudiana do mito da horda primitiva de
Totem e Tabu (1913); um pai acima da lei, não submetido às suas próprias
regras, não separado de seu gozo. O pai simbólico, seria o pai que teve de ser
morto para se incluir na Lei. Esse pai, é um ser da civilização, capaz de transmitir
a castração que irá separar o sujeito de seu gozo. Dissemos, neste capítulo, que
o pai de nossos dias, não estaria mais disposto a suportar sua falta gozo, logo ele
seria incapaz de transmitir a dimensão da falta como intrínseca ao sujeito. Assim,
voltamos aos desmandos do pai-imaginário não castrado. Mas este, não se
apresentaria como na época de Freud, como o senhor inquestionável, o pai de
Kafka, como mostramos. Este seria substituído pelos especialistas de diversas
áreas de conhecimento, psicólogos, pedagogos, pediatras: cavaleiros do discurso
201
da ciência que se propõe o tudo-saber e apaga as bordas da transmissão
generacional que atribuía um lugar para o sujeito.
Diremos, com isso, que temos um Outro social, incapaz de nomear,
pois detém um saber sobre uma generalidade e não sobre o sujeito singular. Os
especialistas são infalíveis em seu discurso sobre qualquer um, sobre um sujeito
sem nome, sem filiação. Ao contrário, o saber generacional transmitido, incide
sobre o um-a-um, nomeando e atribuindo um lugar para cada sujeito. Mas esse
discurso da ciência é o porta-vez do laço do capitalista, que vimos também no
decorrer desta tese. A estratégia deste discurso será a de apagar do sujeito a
dimensão do mal-estar, preenchendo o furo de incompletude com os objetos de
consumo, nas palavras de Lacan, gadgets. Diremos de um Outro social anômico,
que ele será incapaz de responder ao sujeito com as balizas simbólicas que
garantam sua existência num campo de sentido. Diremos que responder, significa
também, suportar-se enquanto Outro faltoso, permitindo que o sujeito se
confronte com o mal-estar inevitável de sua condição. Diremos que responder é
suportar a angústia de sua própria incompletude. E isso é extamente o que a cena
social contemporânea tenta evitar ao se organizar sob a égide do discurso do
capitalismo. Esta afirmação será construída ao longo da tese. Neste primeiro
capítulo, nos preocupamos em demonstrar como essa estratégia incidia sobre as
transformações da família do contemporâneo, e suas implicações para o processo
de subjeticação adolescente.
No capítulo seguinte, pudemos levantar algumas hipóteses sobre a
pertinência do método psicanalítico no social, mesmo se ele comporta, em si
mesmo, um limite para sua eficácia. Investigamos também, sobre a possibilidade
de se criar um dispositivo de grupo e algumas diretrizes interessantes para a
condução deste trabalho no que concerne ao lugar do psicanalista enquanto
extimo e produtor de des-identificações. Formalizamos esses grupos, como
Grupos de Conversação. Fechamos este capítulo, com a experiência de dois
grupos que nos permitiram as análises e as hipóteses teóricas que construímos
ao longo desta tese.
Sobre a pertinência da psicanálise como método de intervenção no
202
social, consideramos que ela deve comportar seu impossível, qual seja, o de tudo
analisar. Uma vez que se propõe um trabalho guiado pela ética da psicanálise,
não se pode desconsiderar a dimensão do mal-estar inerente à própria condição
do sujeito. A psicanálise não pretende tudo curar, pois sempre permanecerá, no
humano, o mal-estar causado pela perda de gozo de sua entrada na civilização,
na linguagem. Esta perda não poderá ser restituída por nenhuma terapêutica,
normalizada por nenhuma pedagogia, nem controlada por nenhuma lei. Deve-se
respeitar esse impossível, sobre risco de se aliar ao próprio tipo de discurso do
capitalista que tenta impedir que o mal-estar esteja a rondar.
É pela dimensão do mal-estar que o sujeito pode ocupar um lugar de
movimento entre significantes, na cadeia significante. Uma terapêutica que busca
obliterar essa dimensão, impede também a dimensão desejante do sujeito,
paralizando-o.
Vemos
como
aparecem,
neste
contexto,
as
terapias
comportamentalistas e os medicamentos para aplainar todos os afetos do ser
humano. Foi por não desconsiderar a dimensão do mal-estar, nem por querer
domesticá-lo, que permitimos, em um dos grupos de conversação, que os
meninos levassem pedras para dentro do grupo. Mesmo se isso, comportou um
certo risco.
A instituição escolar, em sua ânsia normatizadora, tenta desconsiderar
tudo o que impedirá a realização de seu objetivo. Vivemos, em nossos dias, um
curto-circuito da possibilidade de transmissão do conhecimento e da identificação.
Era a identificação aos professores que despertava, nos alunos do tempo de
Freud, uma vontade de saber. Nossa hipótese foi a de que, enquanto o sujeito
adolescente entra no laço social pela via do discurso da histérica, que como
vimos, interroga o Outro, e equivoca os significantes mestre que esse detém
sobre ela; a lógica escolar, ao contrário, não suporta que esses significantes
sejam colocados em perigo. O professor, não pode suportar ser questionado
sobre o saber que detém. Diante do adolescente que não cessa de colocar em
xeque o saber fechado dos mestres, desestabilizando-os, os professores se
fecham, recrudescem. O adolescente é insistente, e o professor se sente em
perigo. Mas, o que quer o adolescente ao desestabilizar o saber do seu mestre?
Ele quer que este, trabalhe! E produza um saber novo! O professor, muitas vezes,
203
incapaz de responder ao adolescente, impõe, pela via do discurso do
universitário, que o jovem não sabe nada! Vai trabalha, pois você não sabe nada
mesmo! Opta, por uma lei pela lei, que é só desmando e autoridade. Diremos
desta lei, que ela produz apenas abandono.
Quanto ao lugar do psicanalista nos grupos, afirmamos que ele deverá
trabalhar na tentativa de produzir des-identificações. Seguimos a indicação de
Lacan, que encantado com o trabalho dos grupos de Bion na Inglaterra, nos diz
da necessidade de fazer da dificuldade da situação, o desafio da atuação. Foi na
tentativa de enfrentar o desafio de uma palavra que não encontrava os limites do
corpo de um outro, que propusemos a criação dos grupos de conversação. Nosso
objetivo nesses grupos, foi o de possibilitar ao adolescente o encontro com um
Outro não anômico, graças a um outro, capaz de receber os apelos feitos pelo
sujeito. Esperamos que o sujeito adolescente nos demandasse um lugar de
palavra. Este lugar, não lhes foi imposto, nem pela escola, nem por um
pesquisador à espera de extrair do sujeito um saber que só ele possui. Tentamos
garantir nesses grupos, que a palavra adolescente pudesse encontrar um esteio
de sentido no meio a enxurrada de falas que puderam ser narradas. Tínhamos em
mente que há uma diferença entre a palavra como puro gozo e a palavra prenhe
de significação. Tentamos possibilitar que uma se transformasse na outra. Por
vezes, conseguimos; por vezes, não!
Nossa posição nos grupos, buscou a extimidade. Ou quando isso não
nos foi plenamente possível, nos esforçamos para permitir que qualquer assunto,
acontecimento, pudesse ocupar e desempenhar essa função. Tomamos como
inspiração, o lugar do mais Um (+1) dos pequenos grupos lacanianos, os cartéis.
Essa inspiração foi tirada do trabalho realizado pelo CIEN, como foi apontado
algumas vezes na tese. Sustentar um lugar de extimidade clínica é ser capaz de
extrair algo da fala do sujeito; algo que lhe chega como estranhamento. Quando o
acontecimento se situa, para o sujeito, nesse lugar de estranho, produz-se uma
quebra na identificação que cola o sujeito a uma verdade. Esse movimento,
possibilita também ao restante do grupo, o mesmo efeito de descolagem. Vimos
na tese, como isso se tornou possível no pequeno fragmento que construímos
sobre o grupo composto de meninos e meninas: com a entrada de Valentina que
204
chega ao grupo dizendo que estava ali para discutir o aquecimento global. Logo
depois, ela se apresenta como afro-descendente, introduzindo no grupo, a
dimensão do inesperado. Valentina começa a se contar a partir de sua história,
nela não há segregação, nem desqualificação. O resgate do laço pela via da
ficção histórica das origens, tornou possível que esse grupo acolhesse a diferença
em si mesma, e não o outro como diferente, caso do narcisismo das pequenas
diferenças de Freud.
O terceiro capítulo desta tese, não nos trouxe grandes hipóteses
conclusivas. Ele nos foi necessário para construir uma teoria psicanalítica do laço
social, para além do simples laço identificatório. Pudemos afirmar, a partir do
primeiro momento dessa digressão teórica, que a constituição do sujeito, em
Freud, irá reunir eu-outro, tomando como base a identificação. Freud irá nos dizer
que o primeiro laço é pela via da identificação. Diremos que o que faz laço, em
Freud, é a identificação, mas o que mantém os homens no laço é o sentimento de
culpa. Em Lacan, no início de seu trabalho, onde empreendeu sua releitura da
obra freudiana, haveria uma intersubjetividade assentada na identificação. No
decorrer de sua teorização, será levado a ir mais adiante, graças a introdução do
conceito de alienação do sujeito, primeiro à imagem de um Outro, depois ao
significante. Sua teoria dos discursos irá afastá-lo, definitivamente, do uso do
conceito de intersubjetividade, presente anteriormente em seus textos.
A teoria dos discursos de Lacan, irá trazer para a cena a dimensão do
objeto, do gozo, do qual o sujeito teve de se afastar para entrar na civilização.
Discurso é laço social, onde sujeito, Outro, outros e gozo estarão contemplados.
Incluir a dimensão do gozo nos laços sociais, é o que irá possibilitar pensar o
assujeitamento do sujeito na história, sua obediência. Afirmaremos que em Lacan,
o homem entra no laço social pela obediência, no discurso do Mestre, que é
também a estrutura do insconsciente. Lacan irá construir mais três outros laços
discursivos: Histérica, Analista e Universitário. E um a mais, o +1 dos discursos: o
discurso do Capitalista. Será a partir desse último discurso que iremos ler as
estratégias do exercício do poder na contemporaneidade.
O quarto e último capítulo desta tese será dedicado à teorização sobre
205
um curto-circuito do laço social na contemporaneidade. Vejam que falamos que
há curto-circuito do laço social e não do sujeito. Este capítulo, particularmente
importante, se subdividiu em três pontos. No primeiro deles, partimos das
considerações chegadas em nossa dissertação de mestrado para fazermos a
passagem entre as sociedades disciplinares e as sociedades de controle,
organizadas em função da lógica do capitalismo acumulativo especulativo
contemporâneo. Traremos como hipótese, que o que Foucault descreveu como
as sociedades disciplinares, traz a organização o laço social como o discurso do
Mestre, elaborado por Lacan. Já as sociedades de controle contemporâneas
seriam a própria formalização do discurso do capitalista.
Este discurso que teve seu aparecimento com o incício da lógica de
produção capitalista, chega a seu auge em nossos dias. Nossas análises irão se
basear na diferença que assume o excedente e o excesso nas duas lógicas. Na
disciplina, o excesso, dos comportamentos, da produção, eram passíveis de
normatização. No controle, é o próprio desfile dos excessos que garantem a
manutenção do sistema de produção. Como dissemos, o ponto de distinção que
iremos sustentar para o ultrapassamento de uma lógica a sua posterior, será pela
função que irá ocupar o objeto a: na primeira, excesso a ser normatizado pela
castração; na segunda, puro gozo, ilimitado e consacrado ao desperdício.
Afirmamos que será o capitalista, e sua articulação discursiva, o novo senhor da
contemporaneidade. Iremos afirmar, neste capítulo, que com o discurso do
Capitalista, saímos definitivamente de uma lógica social fundada na culpa deixada
pela castração, para entrarmos na era onde o gozo triunfa. Essa hegemonia do
gozo sobre a culpa aparece sob a forma do desregramento da lei. As sociedades
de controle, organizadas sob a égide do discurso do capitalista, será a era de um
Outro social anômico, não limitador do gozo pleno.
Não há mais possibilidade de normatização, sobretudo quando se trata
do excedento populacional, que nas palavras de Deleuze (1992) pode ser definido
como “aqueles pobres demais para a dívida capitalista e numerosos demais para
o encarceramento”. Não é à toa que o séc. XX realizou as mais sofisticadas e
violentas práticas de extermínio em massa de toda a História. Afirmamos que as
sociedades contemporâneas, irão controlar sua massa populacional excedente,
206
mantendo-as alojadas nas periferias, guetos e favelas. As pessoas desta massa
serão o alvo de um perpétuo estado de exceção, desregulado juridicamente.
Tratam-se dos campos de nossos dias, onde a anomia da lei servirá para produzir
apenas abandono. Estes sujeitos, serão o refugo vivo de nosso tempo, serão
corporificados no imaginário social, como os inimigos a serem combatidos e
controlados. A violência fará parte do dia-a-dia desses restos sociais, objetos, e
será a via desqualificada na qual o sujeito excedente poderá existir. O sujeito, ao
ocupar o lugar de objeto, resto do social, irá subjetivar como abjeto.
O lugar do sujeito neste discurso é paralizado pelo consumo. Sob a
égide do discurso do capitalista, o que resta ao sujeito é assentir ao imperativo de
gozo pela promessa de satisfação via objetos de consumo. Trata-se de uma
estratégia de amparo que apaga do horizonte social toda possibilidade de laço
entre sujeitos, já que estes passam a ser objetos-para-o-consumo. Tenta-se
apagar a falta de gozo imposta pela castração, pela via desses objetos. Como
dissemos, quando a falta estrutural neurótica, imposta pela entrada do sujeito na
civilização, não pode ser tolerada, resta ao sujeito assentir à fascinação pelo
Outro, se oferecendo como corpo-objeto que aplaque sua falta.
Vemos essa estratégia de subjetivação, a partir do caso clínico
apresentado nesta tese: As melindrosas ... Clara, em sua ânsia de aceder ao
lugar do feminino, torna equivalente consentir em seu desejo, colocando-se como
o objeto do gozo do Outro, e resistir, o que implicaria a afirmação de seu desejo, a
partir do assentimento à culpa implicada na castração. Em sua tentativa de
aceder a um gozo Outro, próprio da passagem adolescente, Clara cai na cilada
armada pelos laços do contemporâneo, onde esse Outro social anômico irá
aprisionar o sujeito em suas garras. Aqui, duas faltas se interpõem e tentam ser
mascaradas, a do sujeito e a do Outro. O sujeito assente à lei, mas não pode
suportar que ela o desampare em sua incompletude. Com isso, o sujeito obedece
diante dos desmandos do pai autoritário.
Um outro modo de sujvetivar que cartografamos nesta tese, foi o de
Roberto. Ele que estava colado ao lugar de resto social. Afirmamos, nesta tese,
que não tomamos a subjetivação como um processo fechado. Preferimos falar em
207
tempos da subjetivação. Roberto, após ter procurado o grupo de meninas, pois
havia escolhido aquele lugar para contar sua história, acaba sendo expulso desse
grupo. Roberto, tomado pela escola como um dos piores alunos, mais bagunceiro
e ainda, repetente, acaba mais uma vez segregado, dessa vez pelas meninas. Ele
carrega consigo outros meninos que o acompanham e o ajudam a portar o
mesmo estigma. Se no primeiro aparecimento de Roberto, no grupo de meninas,
ele conta o episódio de sua reprovação de ano a partir de uma história de viagem
ao Afeganistão, repleta de tiros e granadas, ao menos aí ele consegue se narrar.
Ao ocupar um lugar de resto, do refugo, o que foi segregado mais uma vez, irá se
contar a partir de uma ficção socialmente desqualificada, que terá na violência
urbana contemporânea, sua linha de construção. Afirmamos, que as histórias de
violência aparecem menos como relatos da realidade diária dos sujeitos a ela
expostos, mas sobretudo, como construções ficcionais onde os sujeitos-restos se
contam e conseguem se incluir.
Pouco a pouco, Roberto se cala, e só consegue jogar pedras,
combatendo a ameaça que vinha de fora da Oca. Uma das pedras que atira
Roberto, por muito pouco, não acha um destino, uma inspetora de alunos que
entrou no grupo sem antes bater na porta. Todos silenciam. A pedra quase achou
um destinatário. As vezes, elas acham, efetivamente. Roberto pôde retomar a
palavra quando aquilo que excedia partiu. Ele nos conta de seu desejo que fazer
música ou outra coisa qualquer; outra coisa que não fosse ser policial.
Pensamos que não consentir ao lugar a que estamos destinados pelo
contexto social que nos conta, segundo seus significantes, pode acontecer
quando se arremessa uma pedra, quando se faz uma música, quando se diz “sou
afro-descendente”. Existem vidas e histórias que são, elas mesmas, a história de
uma resistência. Este destino não será para todos. Mas será para todos, uma vida
composta de tempos, de padecimentos, de consentimento, de desejo, de
singularidade. Não afirmamos, nesta tese, que a estrutura do sujeito entra em
pane; afirmamos, sim, que o laço social do contemporâneo é um laço em curtocircuito, que dificulta as estratégias de subjetivação singulares e não
massificadas. Enquanto houver sujeito, haverá sopro, e a resistência é sempre
um
sopro.
Para
poucos,
ela
é
toda
uma
vida.
208
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