concurrentiel.
En fait, si l'Afrique était un pays en 2006, nous aurions été la 10e puissance économique du
monde ! Cependant, au lieu de nous unir dans l’action, alors que nous possédions pratiquement toutes les ressources du monde (les terres, les océans, les minéraux, l'énergie) et avions
une population de plus d'un milliard d’habitants, nous avons agi comme cinquante-cinq petits
pays individuels fragmentés. Les plus grands pays qui 1
auraient dû être les locomotives de l'intégration africaine n'ont pas joué leur rôle à ce
moment-là, et c’est une des raisons qui explique tout le temps pris pour arriver où nous
sommes aujourd’hui. Nous n'avons pas usé de notre puissance, mais nous nous sommes
plutôt appuyés sur les bailleurs de fonds qui nous appellent par euphémisme partenaires.
C’était le cas en 2013. Maintenant, nous avons enfin pris conscience de la réalité et avons eu de
longs débats sur la forme que nous voulions donner à notre unité : une Confédération, des
États unis, une fédération ou un syndicat.
Comme vous pouvez le voir, mon ami, ces débats ont pris fin et la Confédération des États
d'Afrique a été lancée en 2051, il y a douze ans.
Le plus intéressant était le rôle joué par des générations successives de jeunes africains. Déjà
en 2013, lors des célébrations du Jubilé d'or, ce sont les jeunes qui ont exprimé leur impatience face à la lenteur des progrès sur la voie de l'intégration. Ils ont formé des Clubs de
l’union africaine dans les écoles et les universités à travers le continent et ont créé des liens les
uns avec les autres par le biais des médias sociaux. Nous avons donc assisté à un important
mouvement en faveur de l'intégration, de la libre circulation des personnes, de l'harmonisation de l'éducation et des qualifications professionnelles. L'Université panafricaine et le secteur
universitaire et l'intelligentsia jouent un rôle déterminant dans ce processus.
Nous étions un continent jeune au début du 21e siècle, mais avec l’explosion démographique
de jeunes, les jeunes hommes et les jeunes femmes sont devenus encore plus actifs, créatifs,
impatients et sûrs d’eux-mêmes, nous disant souvent à nous, plus âgés, qu’ils représentent
l'avenir, et qu'ils (conjointement avec les femmes) forment la plus grande partie de l'électorat
de tous nos pays !
Bien sûr, ce n'était là qu'un des moteurs de l'unité. La mise en œuvre accélérée du Traité
d'Abuja et la création de la Communauté économique africaine en 2034 ont entrainé une
progression spectaculaire de l'intégration économique.
L'intégration économique, associée au développement des infrastructures, a vu la multiplication des échanges intra-africains qui sont passés de moins de 12 % en 2013 à près de 50 % en
2045. Cette intégration a été davantage renforcée par la croissance des échanges de produits
de base et la présence de géants commerciaux africains. Commençant par l'entreprise pharmaceutique africaine, les entreprises panafricaines dominent non seulement notre marché
intérieur de plus de deux milliards de personnes à présent, mais elles ont dépassé les multinationales du reste du monde sur leurs propres marchés.
Le plus important de tous ces progrès, c’est la croissance des centres de fabrication régionaux
pour la valorisation de nos ressources minérales et naturelles, comme dans l'est du Congo, au
nord-est de l'Angola et dans la ceinture de cuivre de Zambie et les grandes vallées de silicium
de Kigali, d’Alexandrie, de Brazzaville, de Maseru, de Lagos et de Mombasa, pour n’en citer que
quelques-uns.
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E-mail du futur de la Présidente de la Commission
H.E. DR. NKOSAZANA
DLAMINI ZUMA
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Présidente
Commission de l’Union africaine
Mon cher ami Kwame,
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Date : Le 24 janvier 2063
À : [email protected]
De : [email protected]
Objet : Unité africaine
Mes salutations aux parents et amis, et mes meilleurs vœux de bonne santé pour 2063.
Je vous écris de la belle ville éthiopienne de Bahir Dar, aux environs du lac Tana, alors que nous
finalisons les préparatifs des célébrations du Centenaire de l'Organisation de l'unité africaine devenue
l'Union africaine en 2002, qui a jeté les bases de ce qui est maintenant notre Confédération des États
de l'Afrique (CAS).
Oui, qui aurait pensé que le rêve de Kwame Nkrumah et de sa génération, lorsqu’en 1963 ils ont
appelé les Africains à s'unir ou périr, deviendrait un jour une réalité ? Et quelle réalité grandiose !
Au début du XXIe siècle, nous nous irritions de ce que les étrangers considéraient l'Afrique comme un
pays : comme si nous n'étions pas un continent de plus d'un milliard d’habitants et constitué de 55
États souverains ! Mais, l’évolution de la tendance mondiale en faveur des blocs régionaux nous a
rappelé que l'intégration et l'unité sont le seul moyen pour l'Afrique de tirer parti de son avantage
Mon ami, l'Afrique s’est en effet transformée, passant d’un exportateur de matières premières
avec un secteur manufacturier en déclin en 2013, à un exportateur de produits alimentaires,
une plateforme mondiale de production industrielle, un centre de connaissances, en valorisant
nos ressources naturelles et nos produits agricoles comme moteurs de l'industrialisation.
Les Entreprises panafricaines, allant de l'extraction, des finances, des produits alimentaires et
des boissons, de l'hôtellerie et du tourisme, des produits pharmaceutiques, de la mode, de la
pêche et des TIC, stimulent l'intégration et font partie des leaders mondiaux dans leurs
secteurs.
Nous sommes à présent la troisième puissance économique mondiale. Comme le soulignait la
retraite des ministres des Affaires étrangères à Bahir Dar en janvier 2014, nous y sommes
parvenus en trouvant l'équilibre entre les forces du marché, des États développementistes forts
et responsables et des CER, pour donner une impulsion aux infrastructures, à la prestation de
services sociaux, à l'industrialisation et à l'intégration économique.
Permettez-moi de rappeler ce que notre ami commun a récemment écrit : « la révolution
agraire (africaine) a eu des débuts modestes. Des entrepreneurs connaissant la réussite (et les
gouvernements locaux) ayant des racines dans les zones rurales ont lancé de vastes
programmes d'irrigation afin d’exploiter les eaux des vastes systèmes hydrographiques du
continent. Les projets panafricains de bassins fluviaux - sur le Congo, le Nil, le Niger, la Gambie,
le Zambèze, le Kunene, le Limpopo et bien d'autres - financés par les PPP avec la participation
de l'Afrique et des investisseurs BRIC, ainsi que de la diaspora africaine, ont libéré le potentiel
agricole inexploité du continent. Grâce à l'application intelligente des connaissances indigènes
séculaires acquises et conservées par les femmes africaines qui se sont, de tout temps,
occupées des cultures, des récoltes exceptionnelles ont été signalées dès les premières années.
Les agronomes ont consulté les femmes sur la qualité des différentes graines – celles qui ont
survécu aux faibles chutes de pluie et celles qui ont bien poussé par temps pluvieux ; les types
de maladies qui ravagent les cultures et comment les combattre sans nuire à l’équilibre des
systèmes écologiques.
L'impact social de la révolution agraire a sans doute été le changement le plus durable qu'elle a
suscité. Le statut des femmes, des travailleurs de la terre par tradition s’est amélioré de façon
exponentielle. La fillette condamnée à passer sa vie dans la cuisine ou dans les champs dans un
passé pas trop lointain, a maintenant, comme le garçon, la possibilité d'acquérir une éducation
moderne (et de posséder une ferme ou une entreprise agroalimentaire). Aujourd'hui, les mères
africaines ont accès aux tracteurs et aux systèmes d'irrigation pouvant être facilement assemblés.
Les coopératives de producteurs (agro-industries) et les offices de commercialisation créés par
ces femmes ont permis d’accroitre leur production et sont devenus les géants alimentaires que
nous voyons aujourd'hui.
Nous avons refusé de faire les frais des changements climatiques et avons activement fait la
promotion de l'économie verte, faisant de l’économie bleue notre cheval de bataille. Nous
avons éclairé l'Afrique, continent autrefois sombre, au moyen de l’énergie hydraulique, solaire,
éolienne, géothermique, en plus des combustibles fossiles.
Parlant de l'économie bleue, la décision de former des compagnies maritimes à l'échelle
continentale et d'encourager les sociétés minières à expédier leurs marchandises par des
navires battant pavillon africain signifiait une importante poussée de croissance. Bien sûr, la
décision prise à Dakar de créer un Commandement des forces navales africaines afin
d’assurer la sécurité collective de nos longues côtes y a certainement également contribué.
Permettez-moi une fois de plus de citer notre ami commun : « Le système des bassins
fluviaux africain, les lacs et les côtes abondent de poissons. Grâce au financement des
différents États et de la diaspora, les jeunes entrepreneurs ont découvert que les embouchures de pratiquement toutes les rivières de la côte Est sont riches en espèces d'anguilles
considérées comme une délicatesse à travers le continent et dans le monde.
Un marketing adroit a également créé un marché en croissance pour la perche du Nil, une
espèce dont la prolifération incontrôlée eu, à un moment, menacé la survie d’autres espèces
dans le lac Victoria et dans le Nil.
La Namibie et l'Angola exploitent aujourd'hui le courant de Benguela regorgeant d’espèces
marines, à travers des projets communs financés par des fonds souverains et la Banque
africaine de développement ».
Sur la côte Est, les anciens États insulaires des Seychelles, des Comores, de Madagascar et de
Maurice sont chefs de file en matière d'économie bleue et leurs universités et instituts de
recherche attirent les spécialistes des sciences de la mer et les étudiants du monde entier.
Cher ami, vous m'avez rappelé dans votre dernier e-mail qu’un magazine nous a une fois
appelé « Le continent sans espoir », citant les conflits, la faim et la malnutrition, la maladie et
la pauvreté comme si c’était un état permanent de l’Afrique. Peu de personnes croyaient en
notre engagement pris dans la Déclaration du cinquantième anniversaire de faire taire les
armes en 2020. En raison de notre expérience directe de la dévastation résultant des conflits,
nous nous sommes attaqués aux causes profondes, notamment la diversité, l'inclusion et la
gestion de nos ressources.
Si je ne devais relever qu’une seule question qui a fait de la paix une réalité, ce serait notre
engagement à investir dans nos peuples, en particulier l'autonomisation des jeunes et des
femmes. Nous avons dit en 2013 que l'Afrique avait besoin d'une révolution en matière de
compétences et que nous devions changer nos systèmes éducatifs pour former des jeunes
qui ont le sens de l’innovation et l'entreprise et possèdent de fortes valeurs panafricaines.
De l'éducation de la petite enfance, à l'enseignement secondaire, technique, professionnel
et supérieur - nous avons connu une véritable renaissance, grâce aux investissements que
nous avons faits, en tant que gouvernements et secteur privé, dans l'éducation et dans la
technologie, la science, la recherche et l'innovation.
Associés à nos campagnes concertées pour éradiquer les principales maladies, fournir un
accès aux services de santé, à une bonne alimentation, à l'énergie et au logement, nos
peuples sont en effet devenus et restent notre ressource la plus importante. Pouvez- vous le
croire mon ami, même le paludisme redoutable est de l’histoire ancienne.
Bien sûr, ce changement ne pouvait se faire sans l’appropriation par l'Afrique de sa transformation, notamment le financement de son développement. Comme l’ont déclaré les
ministres des Affaires étrangères en 2014 : l'Afrique est riche, mais les Africains sont pauvres.
Avec une détermination politique et une solidarité communes, et faisant parfois un pas en
arrière et deux pas en avant, nous avons fait du financement de notre développement et de
l’appropriation de nos ressources une priorité, en commençant par le financement de
l'Union africaine, de nos élections démocratiques et de nos missions de maintien de la paix.
Les festivités du Jubilé ont marqué le début d'un changement radical de paradigme concernant l’appropriation de notre histoire.
L’Agenda 2063, sa mise en œuvre et les étapes qu'il a fixées ont permis ce changement.
L’Agenda 2063 a pour objectif de mobiliser et d’unir tous les Africains et la diaspora dans
l'action autour de la vision commune d'une Afrique pacifique, intégrée et prospère. Comme
cadre global, l'Agenda 2063 a permis la cohésion interne de nos différents cadres et plans
adoptés sous l’égide de l'OUA et de l'UA. Il a relié et coordonné nos nombreux cadres nationaux et régionaux dans une dynamique de transformation continentale commune.
La planification à l’horizon des 50 ans nous a permis de rêver, de penser de façon créative, et
de devenir parfois fous comme l’a déclaré l'un des ministres qui a accueilli la retraite
ministérielle 2014, en nous voyant franchir les obstacles immédiats.
Ancré dans le panafricanisme et la Renaissance africaine, l’Agenda 2063 a promu les valeurs
de solidarité, de confiance en soi, de non-sexisme, d'autonomie et de célébration de notre
diversité.
Au fur et à mesure que nos sociétés se développaient, que nos classes ouvrières et moyennes
augmentaient, que les femmes prenaient leur place dans nos sociétés, notre héritage et nos
industries de loisirs ont augmenté, de même que nos arts et notre culture, notre littérature,
nos médias, nos langues, notre musique et notre cinéma. Le grand projet d'Encyclopédia
Africana de WEB du Bois devint enfin réalité et Kinshasa est aujourd'hui la capitale mondiale
de la mode.
D’entrée de jeu, la diaspora, dans les traditions du panafricanisme, a joué son rôle grâce aux
investissements, en revenant sur le continent, dotée de ses compétences et apportant sa
contribution non seulement au lieu d'origine, mais là où il y avait des besoins et des opportunités.
Permettez-moi de conclure cet e-mail, avec quelques nouvelles de la famille. Les jumeaux,
après avoir achevé leurs études spatiales à l’Université de Bahir Dar, ont décidé de prendre un
mois de vacances pour parcourir le continent avant de commencer leur travail à l'Agence
spatiale africaine. Mon vieil ami, il aurait été impossible de le faire en un mois à notre époque
!
Mais, l’African Express Rail relie maintenant toutes les capitales de nos anciens États, et ils
pourront en effet sillonner et voir la beauté, la culture et la diversité de ce berceau de
l'humanité. La merveille de l’African Express Rail, c'est que c'est non seulement un train à
grande vitesse avec des autoroutes adjacentes, mais il contient également des pipelines pour
le gaz, le pétrole et l'eau, ainsi que des câbles TIC à large bande : la propriété, la planification
et l'exécution intégrées africaines à leur meilleur niveau !
Les réseaux routiers et ferroviaires continentaux qui sillonnent maintenant l'Afrique, nos
compagnies aériennes dynamiques, nos paysages spectaculaires et nos magnifiques couchers de soleil, les initiatives culturelles de nos villes, font du tourisme l'un des secteurs les plus
importants de notre économie.
Notre fille aînée, la linguiste, donne des conférences en kiswahili au Cap-Vert, siège de
l'Université virtuelle panafricaine. Le Kiswahili est maintenant l’une des principales langues
de travail de l'Afrique, et mondialement enseignée dans la plupart des facultés à travers le
monde. Nos petits-enfants rient encore des difficultés que nous rencontrions avec les
interprétations en anglais, en français et en portugais lors des réunions de l’UA, comment
nous dénoncions le manque d’harmonisation entre la version anglaise et la version française
ou arabe. Maintenant, nous avons une lingua franca, et le multilinguisme est à l'ordre du jour.
Rappelez-vous comment nous nous plaignions que notre voix ne soit pas entendue dans les
négociations commerciales et au Conseil de sécurité, comment nous étions désorganisés,
parfois divisés et nationalistes dans ces forums, comment nous étions convoqués par les
différents pays dans leurs capitales pour discuter de leurs politiques sur l'Afrique ?
Comme les choses ont changé ! L’an dernier, la Confédération a fêté vingt ans depuis que
nous avons un siège de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, et
nous sommes un pôle majeur pour la stabilité, la paix, les droits humains, le progrès, la
tolérance et la justice dans le monde.
Mon cher ami, j'espère vous voir le mois prochain en Haïti pour le second cycle des pourparlers d'unité entre la Confédération des États de l'Afrique et les États des Caraïbes. Il s'agit d'une
étape logique, car le panafricanisme tire son origine des premières générations en tant que
mouvement de libération, d'autodétermination et de progrès communs des Africains du
continent mère et de la diaspora.
Je conclus cet e-mail et me réjouis de vous voir en février. J’apporterai quelques-uns des
chocolats d’Accra que vous aimez tant et que nos enfants peuvent maintenant s’offrir.
Au revoir et à la prochaine ! Nkosazana.
tives of African integration, failed to play their role at that time, and that is part of the reasons it took us so long. We
did not realize our power, but instead relied on donors, that we euphemistically called partners. That was the case
tion, a united states, a federation or a union.
Agenda 2063
As you can see, my friend, those debates are over and the Confederation of African States is now twelve years old,
launched in 2051. What was interesting was the role played by successive generations of African youth. Already in
2013 during the Golden Jubilee celebrations, it was the youth that loudly questioned the slow progress towards
integration.
They formed African Union Clubs in schools and universities across the continent, and linked with each other on
social media. We thus saw the grand push for integration, for the free movement of people, for harmonization of
An E-mail from the future
intelligentsia playing an instrumental role. We were a youthful continent at the start of the 21st century, but as our
youth bulge grew, young men and women became even more active, creative, impatient and assertive, often
telling us oldies that they are the future, and that they (together with women) form the largest part of the electorates in all our countries! Of course this was but one of the drivers towards unity. The accelerated implementation of
the Abuja Treaty and the creation of the African Economic Community by 2034 saw economic integration moved to
unexpected levels.
H.E. DR. NKOSAZANA
DLAMINI ZUMA
Economic integration, coupled with infrastructure development, saw intra-Africa trade mushrooming, from less
than 12% in 2013 to approaching 50% by 2045. This integration was further consolidated with the growth of
commodity exchanges and continental commercial giants. Starting with the African pharmaceutical company, Pan
African companies now not only dominate our domestic market of over two billion people, but they have overtak-
Presentation by Dr. Nkosazana Dlamini Zuma,
Chairperson of the AU Commission to the Retreat
of Foreign Ministers held at
Bahir Dar, Ethiopia on 24-26 January 2014
Eastern Congo, north-eastern Angola and Zambia’s copper belt and at major Silicon valleys in Kigali, Alexandria,
Brazzaville, Maseru, Lagos and Mombasa, to mention but a few such hubs.
My friend, Africa has indeed transformed herself from an exporter of raw materials with a declining manufacturing
our natural resources and agricultural products as drivers to industrialization. Pan African companies, from mining
CHAIRPERSON
African Union Commission
integration, and are amongst the global leaders in their sectors.
We are now the third largest economy in the world. As the Foreign Minister’s retreat in Bahir Dar in January 2014
states and RECS to drive infrastructure, the provision of social services, industrialization and economic integration.
Let me recall what our mutual friend recently wrote: “The (African) agrarian revolution had small beginnings.
Successful business persons (and local governments) with roots in the rural areas started massive irrigation
schemes to harness the waters of the continent’s huge river systems. The pan-African river projects - on the Congo,
My dear friend Kwame,
Greetings to the family and friends, and good health and best wishes for 2063
Centenary celebrations of the Organisation of African Unity, which became the African Union in 2002 and laid the foundations for what is now our Confederation of African States (CAS). Yes, who would have thought that the dream of Kwame
Nkrumah and his generations, when they called in 1963 on Africans to unite or perish, would one day become a reality; And
what a grand reality.
BRIC investors, as well as the African Diaspora, released the continent’s untapped agricultural potential.
By the intelligent application of centuries-old indigenous knowledge, acquired and conserved by African women
consulted women about the qualities of various grains – which ones survived low rainfalls and which thrived in wet
weather; what pests threatened crops and how could they be combated without undermining delicate ecological
systems.
The social impact of the agrarian revolution was perhaps the most enduring change it brought about. The status of
women, the tillers of the soil by tradition, rose exponentially. The girl child, condemned to a future in the kitchen or
farm or an agribusiness). African mothers today have access to tractors and irrigation systems that can be easily
Directorate of Information and Communication
African Union Commission
P.O. Box 3243 Addis Ababa, Ethiopia
Tel. Direct +251 115 514555, +251 115 517700 (ext. 236) Fax. +251 115 511299
E-­mail: [email protected]­union.org
Website: www.au.int
Date: 24 Janurary 2063
To: [email protected]
From" [email protected]
Subject: African Unity
country: as if we were not a continent of over a billion people and 55 sovereign states! But, the advancing global trend
towards regional blocks, reminded us that integration and unity is the only way for Africa to leverage its competitive
advantage. In fact, if Africa was one country in 2006, we would have been the 10th largest economy in the world! However,
instead of acting as one, with virtually every resource in the world (land, oceans, minerals, energy) and over a billion people,
-
assembled.
The producers’ cooperatives, (agribusinesses) and marketing boards these
women established help move their produce and became the giant food
companies we see today.’ We refused to bear the brunt of climate change and
aggressively moved to promote the Green economy and to claim the Blue
economy as ours. We lit up Africa, the formerly Dark Continent, using hydro,
solar, wind, geo-thermal energy, in addition to fossil fuels.
And, whilst I’m on the Blue economy, the decision to form Africa-wide shipping
companies, and encourage mining houses to ship their goods in vessels flying
under African flags, meant a major growth spurt. Of course the decision taken
in Dakar to form an African Naval Command to provide for the collective
security of our long coastlines, certainly also helped. Let me quote from our
mutual friend again: ‘Africa’s river system, lakes and coast lines abound with
tons of fish. With funding from the different states and the Diaspora, young
entrepreneurs discovered… that the mouths of virtually all the rivers along the
east coast are rich in a species of eel considered a delicacy across the continent
and the world. Clever marketing also created a growing market for Nile perch,
a species whose uncontrolled proliferation had at one time threatened the
survival of others in Lake Victoria and the Nile. Today Namibia and Angola
exploit the Benguela current, teaming with marine life, through the joint
ventures funded by sovereign funds and the African Development Bank.” On
the east coast, former island states of Seychelles, Comoros, Madagascar and
Mauritius are leading lights of the Blue economy and their universities and
research institutes attract marine scientists and students from all over the
world.
Dear friend, you reminded me in your last e-mail how some magazine once
called us ‘The hopeless continent’, citing conflicts, hunger and malnutrition,
disease and poverty as if it was a permanent African condition. Few believed
that our pledge in the 50th Anniversary Declaration to silence the guns by
2020 was possible. Because of our firsthand experience of the devastation of
conflicts, we tackled the root causes, including diversity, inclusion and the
management of our resources. If I have to single out one issue that made
peace happened, it was our commitment to invest in our people, especially the
empowerment of young people and women. By 2013 we said Africa needed a
skills revolution and that we must change our education systems to produce
young people that are innovative and entrepreneurial and with strong Pan
African values.
From early childhood education, to primary, secondary, technical, vocational
and higher education – we experienced a true renaissance, through the
investments we made, as governments and the private sector in education
and in technology, science, research and innovation Coupled with our
concerted campaigns to eradicate the major diseases, to provide access to
health services, good nutrition, energy and shelter, our people indeed
became and are our most important resource. Can you believe it my friend,
even the dreaded malaria is a thing of the past. Of course this shift could not
happen without Africa taking charge of its transformation, including the
financing of our development. As one esteemed Foreign minister said in
2014: Africa is rich, but Africans are poor. With concerted political determination and solidarity, and sometimes one step back and two steps forward,
we made financing our development and taking charge of our resources a
priority, starting with financing the African Union, our democratic elections
and our peacekeeping missions.
The Golden Jubilee celebrations were the start of a major paradigm shift,
about taking charge of our narrative.
Agenda 2063, its implementation and the milestones it set, was part of what
brought about this shift. We developed Agenda 2063 to galvanize and unite
in action all Africans and the Diaspora around the common vision of a peaceful, integrated and prosperous Africa. As an overarching framework, Agenda
2063 provided internal coherence to our various sectoral frameworks and
plans adopted under the OAU and AU. It linked and coordinated our many
national and regional frameworks into a common continental transformation drive. Planning fifty years ahead, allowed us to dream, think creatively
and sometimes crazy as one of the Ministers who hosted the 2014 Ministerial
retreat said, to see us leapfrog beyond the immediate challenges.
Anchored in Pan Africanism and the African renaissance, Agenda 2063
promoted the values of solidarity, self-belief, non-sexism, self-reliance and
celebration of our diversity. As our societies developed, as our working and
middle classes grew, as women took their rightful place in our societies, our
recreational, heritage and leisure industries grew: arts and culture, literature,
media, languages, music and film. WEB du Bois grand project of Encyclopedia
Africana finally saw the light and Kinshasa is now the fashion capital of the
world. From the onset, the Diaspora in the traditions of Pan Africanism played
its part, through investments, returning to the continent with their skills and
contributing not only to their place of origin, but where the opportunities
and needs were found.
progress, tolerance and justice. My dear friend, I hope to see you next month
in Haiti, for the second round of unity talks between the Confederation of
African States and the Caribbean states. This is a logical step, since Pan
Africanism had its roots amongst those early generations, as a movement of
Africans from the mother continent and the Diaspora for liberation, self-determination and our common progress.
Let me conclude this e-mail, with some family news. The twins, after completing their space studies at Bahir Dar University, decided to take the month
before they start work at the African Space Agency to travel the continent. My
old friend, in our days, trying to do that in one month would have been
impossible! But, the African Express Rail now connects all the capitals of our
former states, and indeed they will be able to crisscross and see the beauty,
culture and diversity of this cradle of humankind. The marvel of the African
Express Rail is that it is not only a high speed-train, with adjacent highways,
but also contains pipelines for gas, oil and water, as well as ICT broadband
cables: African ownership, integrated planning and execution at its best! The
continental rail and road network that now crisscross Africa, along with our
vibrant airlines, our spectacular landscapes and seductive sunsets, the cultural vibes of our cities, make tourism one of our largest economic sectors.
I end this e-mail, and look forward to seeing you in February. I will bring along
some of the chocolates from Accra that you so love, which our children can
now afford.
Our eldest daughter, the linguist, still lectures in KiSwahili in Cabo Verde, at
the headquarters of the Pan African Virtual University. KiSwahili is now a
major African working language, and a global language taught at most
faculties across the world. Our grand children still find it very funny how we
used to struggle at AU meetings with English, French and Portuguese interpretations, how we used to fight the English version not in line with the
French or Arabic. Now we have a lingua franca, and multi-lingualism is the
order of the day. Remember how we used to complain about our voice not
being heard in trade negotiations and the Security Council, how disorganized, sometimes divided and nationalistic we used to be in those forums,
how we used to be summoned by various countries to their capitals to
discuss their policies on Africa?
How things have changed. The Confederation last year celebrated twenty
years since we took our seat as a permanent member of the UN Security
Council, and we are a major force for global stability, peace, human rights,
Till we meet again, Nkosazana.
integração africana, não conseguiu desempenhar o seu papel nessa altura, e essa é uma parte das razões que
contribuíram para que levássemos muito tempo. Não materializarmos o nosso poder, mas ao invés disso depositamos confiança nos doadores, que eufemísticamente chamamos por parceiros.
Agenda 2063
Esse foi o caso em 2013, mas finalmente a realidade materializou-se e tivemos longos debates sobre a forma que a
nossa unidade deve tomar: confederação, estados unidos, federação ou união.
Conforme podemos depreender, meu amigo, esses debates já chegaram ao fim e a Confederação dos Estados
Africanos tem agora doze anos de idade, lançada em 2051.
O e-mail do futuro
O que foi interessante foi o papel desempenhado pelas gerações sucessivas da juventude africana. Já em 2013
durante as celebrações do Jubileu de Ouro, foi a juventude que questionou em voz alta o fraco progresso em prol
da integração. Constituíram Clubes da União Africana nas escolas e nas universidades no continente e estabeleceram ligação entre eles nos meios de comunicação social. Deste modo, vimos o grande avanço para a integração,
para a livre circulação de pessoas, para a harmonização de qualificações educacionais e profissionais com a
Universidade Pan-africana e, na verdade, o sector universitário e os intelectuais desempenharam um papel
fundamental.
H.E. DR. NKOSAZANA
DLAMINI ZUMA
Éramos um continente jovem no início do século 21, mas à medida que o número dos nossos jovens aumentava de
forma súbita, os jovens do sexo masculino e feminino tornaram-se mais activos, criativos, impacientes e afirmativos,
muitas vezes considerando-nos velhos, informando-nos que são o futuro e que (juntamente com as mulheres)
formam a maior parte dos eleitorados em todos os nossos países!
Mensagem de correio electrónico
da Presidente da Comissão da União Africana (CUA)
sobre o futuro
Obviamente este foi apenas um dos factores conducentes à unidade. A implementação acelerada do Tratado de
Abuja e a criação da Comunidade Económica Africana em 2034 contribuíram para a integração económica movida
para níveis inesperados.
A integração económica, aliada ao desenvolvimento de infra-estruturas, testemunhou uma rápida expansão do
comércio intra-africano, de menos de 12% em 2013 para aproximadamente 50% em 2045. Esta integração foi
Dirigida ao hipotético Kwame no ano de 2063,
a mensagem de correio electrónico
completa é transcrita abaixo:
consolidada ainda mais com o aumento da troca de mercadorias e o desenvolvimento dos gigantes comerciais
continentais. Começando com a empresa farmacêutica africana, actualmente as empresas Pan-africanas não só
dominam o nosso mercado interno de mais de dois biliões de pessoas, mas superaram as multi-nacionais do resto
do mundo nos seus próprios mercados.
Ainda mais significativo do que isso, foi o crescimento dos centros de produção regionais, o benefício dos nossos
recursos minerais e recursos naturais, tais como a parte Oriental de Congo, o noroeste de Angola e o cinturão de
cobre da Zâmbia, bem como os grandes vales de silício em Kigali, Alexandria, Brazzaville, Maseru, Lagos e
Mombaça, para mencionar alguns desses centros.
Meu amigo, na verdade África transformou-se de exportador de matéria-prima, com um sector de produção em
declínio em 2013, para se tornar num grande exportador de alimentos, um centro mundial de produção, um centro
de conhecimentos, beneficiando dos nossos recursos naturais e produtos agrícolas como factores conducentes à
industrialização.
As empresas Pan-africanas, desde a mineração até às finanças, alimentos e bebidas, hospitalidade e turismo,
farmacêuticas, de moda, pesca e TIC, são a força motriz da integração e estão entre os líderes mundiais nos seus
sectores.
Actualmente somos a terceira maior economia do mundo. Tal como enfatizou o retiro dos Ministros dos Negócios
Estrangeiros em Bahir Dar, em Janeiro de 2014, estabelecemos o equilíbrio entre as forças de mercado e os Estados
fortes e de desenvolvimento responsáveis e as CER para o desenvolvimento de infra-estruturas, prestação de
Presidente
Comissão da União Africano
Meu caro amigo Kwame,
Saudação à família e amigos e votos de boa saúde e sucessos para 2063.
Escrevo-lhe a partir da linda cidade etíope de Bahir Dar, localizada no Lago Tana, numa altura em que concluímos os
preparativos para as celebrações do Centenário da Organização da Unidade Africana, que se tornou União Africana em 2002
e criou as bases para o que é agora a nossa Confederação dos Estados Africanos (CAS).
Sim, quem poderia pensar que esse sonho de Kwame Nkrumah e das suas gerações, quando em 1963 apelaram aos
africanos para se unirem ou perecerem, que um dia iria tornar-se realidade. E que grande realidade!
DIRECÇÃO DE INFORMAÇÃO E COMUNICAÇÃO
Comissão da União Africano
P.O. Box 3243 Addis Ababa, Ethiopia
Tel. Direct +251 115 514555, +251 115 517700 (ext. 236) Fax. +251 115 511299
E-­mail: [email protected]­union.org
Website: www.au.int
Data: 24 de Janeiro de 2063
Para: [email protected]
De: [email protected]
Assunto: Unidade Africana
No início do século vinte e um, costumávamos ficar irritados com os estrangeiros quando tratavam África como um país,
como se não fôssemos um continente de mais de um bilião de pessoas e 55 estados soberanos! Mas, a tendência mundial
de avançar para blocos regionais recordou-nos que a integração e a unidade é a única forma de África impulsionar a sua
vantagem competitiva.
De facto, se África fosse um país em 2006, teríamos sido a 10ª maior economia do mundo! Contudo, ao invés de agir como
um, com todos os recursos virtualmente no mundo (terra, oceanos, minerais, energia) e mais de uma bilião de pessoas,
agimos como cinquenta e cinco países pequenos, fragmentados e individuais. O maior país que teria sido a locomotiva da
serviços sociais, industrialização e integração económica.
Permita-me lembrar-lhe o que o nosso amigo mútuo escreveu recentemente:
“A revolução agrária (africana) teve avanços de menor escala. Homens de negócio
bem-sucedidos (e governos locais) enraizados nas zonas rurais iniciaram esquemas de
irrigação massiva para aproveitar o potencial dos recursos hídricos dos enormes rios do
continente. Os projectos de rios pan-africanos - no Congo, Nilo, Níger, Gâmbia, Zambeze,
Kunene, Limpopo e muitos outros – financiados pelas Parcerias Público - Privadas (PPP)
que envolveram os investidores africanos e os BRIC, bem como a Diáspora Africana,
divulgaram o potencial agrícola ainda inexplorado do continente.
Através da aplicação inteligente de conhecimentos antigos e ancestrais de séculos,
adquiridos e conservados pelas mulheres africanas que tinham
culturas alimentares bem desenvolvidas em todas as estações, dentro dos primeiros anos
apresentavam colheitas abundantes. Os agrónomos consultaram as mulheres sobre as
qualidades dos vários cereais – quais delas sobreviviam à fraca precipitação e quais
prosperavam durante a época chuvosa; que pragas ameaçavam as culturas e como é que
poderiam ser combatidas sem subestimar os sistemas ecológicos delicados.
O impacto social da revolução agrária foi, talvez, a mudança mais duradoura que ocorreu.
O estatuto da mulher, pessoas que por tradição trabalham a terra, foi reforçado de forma
exponencial. A rapariga, condenada a um futuro na cozinha ou nos campos agrícolas no
nosso futuro não muito distante, tem agora uma oportunidade igual de obter uma
educação moderna (e de possuir um campo agrícola ou um negócio no sector agrícola).
Actualmente, as mães africanas têm acesso aos tractores e aos sistemas de irrigação que
podem ser facilmente montados.
As cooperativas de produtores (empreendimentos agrícolas) e entidades de marketing
que estas mulheres criaram, ajudam a escoar a sua produção e tornaram-se empresas
gigantes de produtos alimentares que vemos actualmente.’
Recusamo-nos em arcar com as consequências das alterações climáticas e avançamos de
forma agressiva para promover a economia Verde e clamamos pela economia Azul como
sendo nossas. Iluminamos África, o antigo continente negro, usando energia hidroeléctrica, solar, eólica, geotérmica, para além dos combustíveis fósseis.
E, enquanto estou na economia Azul, a decisão de criar grandes empresas de navegação
e incentivar as empresas de mineração a escoar os seus produtos em embarcações que se
deslocam sob bandeiras africanas, significaram um grande crescimento. Obviamente a
decisão tomada em Dakar para formar um Comando Naval Africano para garantir segurança colectiva das nossas longas costas, certamente que também ajudou.
Permita-me citar, mais uma vez, o nosso amigo mútuo:
‘Os rios, lagos e zonas costeiras de África são ricos em toneladas de peixe. Com o financia-
mento de diferentes Estados e a Diáspora, empresários jovens descobriram… que
virtualmente as fozes dos rios ao longo da costa oriental são ricas em espécies de
enguias consideradas delicadas no continente e no mundo.
O marketing inteligente também criou um mercado em crescimento para a Perca do
Nilo, uma espécie cuja proliferação não controlada tinha, a uma determinada altura,
ameaçado a sobrevivência das outras espécies no Lago Vitória e no Nilo.
Hoje, Namíbia e Angola exploram a corrente de Benguela, fazendo parceria com a
vida marinha através de empreendimentos conjuntos financiados por fundos soberanos e o Banco Africano de Desenvolvimento.”
Na costa oriental, antigos Estados insulares de Seychelles, Comoros, Madagáscar e
Maurícias que são as luzes condutoras da economia Azul e as suas universidades e
institutos de investigação atraem cientistas marinhos e estudantes de todo o mundo.
Caro amigo, recordou-me na sua última mensagem de correio electrónico como uma
revista considerou-nos ‘continente sem esperança’, citando conflitos, fome e desnutrição, doenças e pobreza, como se fosse uma condição africana permanente. Poucas
pessoas acreditavam que a nossa promessa durante a Declaração do 50º Aniversário
de silenciar as armas até 2020 seria possível. Por causa da nossa primeira experiência
da devastação de conflitos, abordamos as causas principais incluindo a diversidade,
inclusão e gestão dos nossos recursos.
Se eu tivesse que destacar uma questão que contribuiu para a paz, seria o nosso
compromisso de investir no nosso povo, especialmente a capacitação dos jovens e
das mulheres. Até 2013, afirmamos que África necessitava de uma revolução de
habilidades e que devemos alterar os nossos sistemas de educação, para formar
jovens inovadores e empresários e com fortes valores Pan-africanos.
Desde a educação pré-escolar até ao ensino primário, secundário, técnico, profissional
e superior – tivemos um verdadeiro renascimento, através dos investimentos que
efectuamos como governos e como sector privado na educação, tecnologia, ciência,
investigação e inovação.
Aliado às nossas campanhas concertadas para erradicar as principais doenças, garantir acesso aos serviços de saúde, boa nutrição, energia e abrigo, o nosso povo, na
verdade, tornou-se e constitui o recurso mais importante. Acredita nisso, meu amigo,
mesmo a temida malária é algo do passado.
Obviamente, esta mudança não poderia acontecer sem que África assumisse a sua
transformação, incluindo o financiamento do nosso desenvolvimento. Tal como um
estimado ministro dos negócios estrangeiros afirmou em 2014: África é rica, mas os
africanos são pobres.
Com determinação política e solidariedade concertadas e, às vezes, um passo para
trás e dois passos para frente, tornamos o nosso financiamento em nosso desenvolvimento e assumindo responsabilidade pelos nossos recursos como nossa
prioridade, começando com o financiamento da União Africana, as nossas eleições
democráticas e as nossas missões de manutenção da paz.
As celebrações do Jubileu de Ouro foram o início de uma grande mudança de
paradigma em relação ao controlo da nossa narrativa.
A Agenda 2063, a sua implementação e os marcos definidos, foi parte do que trouxe
esta mudança. Desenvolvemos a Agenda 2063 para galvanizarmos e unirmos em
acção todos os africanos e a Diáspora sobre a visão comum de uma África em paz,
integrada e próspera. Como um quadro geral, a Agenda 2063 garantiu coerência
interna para os nossos vários quadros e planos sectoriais adoptados, sob a égide da
OUA e UA. Estabeleceu a ligação e coordenou os nossos vários quadros nacionais e
regionais numa força motriz comum de transformação continental.
A planificação antecipada de cinquenta anos permitiu-nos sonhar, pensar criativamente e, às vezes, de forma “louca”, tal como afirmou um dos ministros que acolheu
o retiro ministerial de 2014, para que possamos fazer face aos desafios imediatos.
Ancorada no Pan-africanismo e no renascimento africano, a Agenda 2063 promoveu
os valores de solidariedade, auto-convicção, não-sexismo, auto-confiança e
celebração da nossa diversidade.
À medida que as nossas sociedades desenvolviam, à medida que a nossa classe
trabalhadora e a classe média desenvolviam, à medida que as mulheres assumiam o
seu legítimo lugar nas nossas sociedades, as nossas indústrias de recreação, património e de lazer desenvolveram: artes e cultura, literatura, meios de comunicação
social, línguas, música e filmes. O grande projecto intitulado WEB du Bois da
Enciclopédia Africana finalmente viu luz e Kinshasha é agora a capital da moda no
mundo.
Desde o início, a Diáspora nas tradições do Pan-africanismo, desempenhou o seu
papel através de investimentos, regressando ao continente com as suas habilidades
e contribuindo, não só no seu lugar de origem, mas também onde se constatava que
havia oportunidades e necessidades.
Permita-me concluir esta mensagem de correio electrónico com algumas notícias da
família. Os gémeos, depois de concluírem os seus estudos espaciais na Universidade
de Bahir Dar, decidiram passar um mês antes de iniciar o trabalho na Agência Espacial Africana para viajar pelo continente. Meu velho amigo, nos nossos dias, tentar
fazer isso num mês teria sido impossível!
Mas actualmente, o African Express Rail estabelece ligação com todas as capitais dos
nossos antigos Estados e, na verdade, será capaz de atravessar e apreciar a beleza, cultura
e diversidade deste Berço da Humanidade. A maravilha do African Express Rail é que não
é apenas um comboio de alta velocidade, com rotas adjacentes, mas também contém
gasodutos, oleodutos e condutas de água, bem como cabos de banda larga de Tecnologias de Informação e Comunicação (TIC): apropriação africana, planificação integrada e
execução no seu melhor!
Actualmente, a rede ferroviária e rodoviária continental que atravessa África, juntamente
com as nossas linhas aéreas vibrantes, as nossas paisagens espectaculares e o pôr-do-sol
sedutor, as agitações culturais das nossas cidades, tornam o turismo num dos nossos
maiores sectores económicos.
A nossa filha mais velha, a linguista, ainda lecciona em KiSwahili em Cabo Verde, na sede
da Universidade Virtual Pan-africana. KiSwahili é agora uma grande língua africana e uma
língua mundial ensinada na maior parte das faculdades no mundo. Os nossos netos ainda
consideram muito engraçado quando enfrentávamos dificuldades nas reuniões da UA
com interpretação em Inglês, Francês e Português, quando constatávamos que as versões
em Inglês e Francês ou Árabe não estavam em consonância. Agora temos uma língua
franca e o multilinguismo é a ordem do dia.
Recorde-se como nos queixávamos do facto da nossa voz não ser ouvida nas negociações
comerciais e no Conselho de Segurança, a forma como éramos desorganizados, às vezes,
divididos e nacionalistas nestes fóruns, como éramos notificados por vários países para as
suas capitais, para discutir as suas políticas sobre África?
Como as coisas mudaram. A Confederação celebrou no ano passado vinte anos em que
assumimos o nosso lugar como membro do Conselho de Segurança das Nações Unidas e
somos uma grande força para a estabilidade, paz, direitos humanos, progresso, tolerância
e justiça no mundo.
Meu amigo, espero vê-lo no próximo mês em Haiti, para a segunda ronda de conversações sobre a unidade entre a Confederação dos Estados Africanos e os Estados das
Caraíbas. Este é um passo lógico, uma vez que o Pan-africanismo teve as suas origens
entre as anteriores gerações, como um movimento de africanos do continente mãe e a
Diáspora para a libertação, auto-determinação e o nosso progresso comum.
Concluo esta mensagem de correio electrónico e espero vê-lo em Fevereiro. Trarei alguns
dos chocolates de Acra que o senhor tanto gosta, que os nossos filhos agora podem
comprar.
Até breve, Nkosazana.
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